NOU KA SONJÉ
YO
CÉ LI MINME KI LA
 
Vign_10
CÉSAIRE (Aimé, Fernand, David)

Né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique)

Décédé le 17 avril 2008 à Fort-de-France

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Martinique)

Député de la Martinique de 1946 à 1993 (IVe République et Ve République)

_____________

Chronologie

26 juin 1913 : naissance d'Aimé Césaire à Basse-Pointe (Martinique) d’une famille de sept enfants.

1918-1924 : études primaires à Basse-Pointe

1924 : études secondaires au lycée Schœlcher.

1931 : élève au lycée Louis-le-Grand ; rencontre Léopold Sédar Senghor qui l’initie à l’Afrique.

1935 : crée à la Cité universitaire, L’Étudiant noir. ; reçu à l’École normale supérieure.

1937 : épouse Suzanne Roussi. Ils auront six enfants.

1939 : publication dans la revue Volontés, du Cahier d’un retour au pays natal.

1940 : nommé professeur au lycée Schœlcher

1946 : élu maire de Fort-de-France et député de la Martinique sur la liste communiste. Les Armes miraculeuses, Paris.

1947 : crée avec Alioune Diop la revue Présence africaine. Cahier d’un retour au pays natal, avec une préface d’André Breton

1948 : Soleil cou coupé, Paris.

1949 : Corps perdu, Paris

1950 : Discours sur le colonialisme, Paris

1956 : Et les chiens se taisaient (version théâtrale), Paris. Rupture avec le parti communiste : Lettre à Maurice Thorez ; fonde le parti progressiste martiniquais.

1960 : Ferrements, Paris

1961 : Cadastre (refonte de Soleil cou coupé et de Corps perdu), Paris.

1962 : Toussaint Louverture, Paris.

1963 : La Tragédie du roi Christophe, Paris.

1967 : Une saison au Congo, Paris.

1969 : Une tempête, Paris.

1982 : Moi, Laminaire (poèmes), Paris. Grand prix national de la Poésie.

1989 : poète invité du Festival d’Avignon.

1991 : La Tragédie du roi Christophe entre au répertoire de la Comédie Française.

1994 : Aimé Césaire. La Poésie ; réédition de son œuvre poétique avec un recueil inédit : Comme un malentendu de salut, Paris.

_____________

Éléments biographiques :

« La justice écoute aux portes de la beauté. »

Fils de Fernand Elphège Césaire, contrôleur des contributions, et d'Hermine Marie Félicité, sans profession, Aimé Césaire est né à Basse-Pointe (Martinique) le 26 juin 1913. Après ses études secondaires au lycée de Fort-de-France, il entre au lycée Louis-le-Grand à Paris. « Je revois le couloir où était le secrétariat. Je vois un petit homme noir, c'est un élève, il a une blouse grise ; au bout de la blouse grise, une ceinture qui tient une cordelette, un encrier vide. C'était la grande coquetterie des internes. Il arrive vers moi :"Mais d'où viens-tu, bizut ?" Je dis : "Je viens de la Martinique - Comment t'appelles-tu ? - Aimé Césaire, et toi ? - Léopold Sédar Senghor, je suis du Sénégal." Il ouvre ses bras et m'embrasse. Il me dit : "Eh bien, bizut, tu seras mon bizut." Et toute la vie, ça a été comme ça. ». Il obtient une licence ès lettres et un diplôme d’études supérieures et entre à l’École normale supérieure.
Aimé Césaire devient président de l’Association des Étudiants Martiniquais en 1934 et fonde le journal l’Étudiant noir. Avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas il jette les bases de la Négritude. « La Négritude est la simple reconnaissance du fait d'être noir, et l'acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture. »
Après avoir réussi en 1935 le concours d'entrée à l'École normale supérieure, Aimé Césaire passe l'été en Dalmatie chez son ami Petar Guberina et commence à y écrire le Cahier d'un retour au pays natal, publié une première fois en août 1939.

Dans cette œuvre Césaire se veut le représentant de tous les opprimés : « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »

Le 10 juillet 1937, il épouse Suzanne Roussi qui lui donnera six enfants.

À l’issue de ses études supérieures, Aimé Césaire, agrégé de lettres, est nommé professeur au lycée Schœlcher de Fort-de-France où il exerce de 1940 à 1945. Il y a pour élèves Frantz Fanon et Édouard Glissant. En 1941, avec Suzanne, qui enseigne aussi au lycée Schœlcher, et d'autres intellectuels martiniquais comme René Ménil, Georges Gratiant et Aristide Maugée, Aimé Césaire fonde la revue Tropiques. « C'est moi qui ai eu l'idée de mettre sur pied la revue ; c'est moi qui lui ai donné son nom, déclare-t-il à Jacqueline Leiner (Tropiques, Paris, Éditions Jean-Michel Place, 1978). J'ai toujours été frappé par le fait que les Antilles souffrent d'un manque. Il y a aux Antilles un vide culturel. Non que nous nous désintéressions de la culture, mais les Antilles sont trop exclusivement une société de consommation culturelle. Aussi, ai-je toujours travaillé à ce qu'elles puissent s'exprimer elles-mêmes, parler, créer. Pour cela, il faut absolument un centre de réflexion, un bureau de pensée, donc une revue... »

Aimé Césaire se consacre aussi à la rédaction de poèmes qui l’ont rendu célèbre comme l’un des représentants de l’école surréaliste.

Pendant la guerre André Breton, qui embarque avec Wilfredo Lam et Claude Lévi-Strauss pour New York, fait escale à la Martinique. Il y découvre la poésie de Césaire qu'il rencontre en avril 1941 à travers le Cahier d'un retour au pays natal. C'est par hasard qu'André Breton découvrit le premier numéro de la revue Tropiques dans une mercerie de Fort-de-France, tenue par la sœur de René Ménil, l'un des animateurs de la revue, et c'est elle qui lui fera rencontrer Aimé Césaire. Césaire lui donna un « petit tirage à part d'une revue de Paris où le poème avait dû passer inaperçu en 1939, et ce poème n'était rien moins, écrira Breton, que le plus grand monument lyrique de ce temps. » Breton, en effet, qui publiera après guerre Martinique, charmeuse de serpents, rédige en 1944 la préface de l'édition bilingue du Cahier d'un retour au pays natal, publiée dans la revue Fontaine. Le Cahier d'un retour au pays natal« m'apportait la plus riche des certitudes, celle que l'on ne peut jamais attendre de soi seul : son auteur avait misé sur tout ce que j'avais cru juste et, incontestablement, il avait gagné. L'enjeu, tout compte tenu du génie propre de Césaire, était notre conception commune de la vie. »

C'est à l’issue de la seconde guerre mondiale que commence la carrière politique proprement dite d’Aimé Césaire. Alors candidat du Parti communiste, il est élu conseiller municipal et maire de Fort-de-France, puis conseiller général de la Martinique. Aux élections pour la première Assemblée nationale constituante, Aimé Césaire, toujours sous l’étiquette communiste, est élu au second tour dans la première circonscription de la Martinique, le 4 novembre 1945, par 14 405 voix sur 20 264 votants pour 67 121 inscrits.

Nommé membre de la commission des territoires d’outre-mer, il présente le 26 février 1946 un rapport sur la proposition de loi déposée le 17 janvier précédent par son collègue martiniquais Léopold Bissol et tendant à faire classer la Guadeloupe et la Martinique comme départements français. La loi d’assimilation sera votée à l’unanimité le 19 mars 1946 [Voir : la création des départements d'outre-mer].

Rapporteur de la proposition de loi de MM. Bissol, Monnerville et Vergès tendant au classement de la Guyane comme département, Aimé Césaire vote les nationalisations et le projet de Constitution. Cependant, le rejet de ce dernier par le référendum du 5 mai entraîne l’élection d’une nouvelle Assemblée nationale constituante. Le 2 juin 1946, Aimé Césaire est réélu, toujours sous l’étiquette communiste, avec 19 704 voix sur 30 937 votants (62 915 inscrits). À l’Assemblée, il retrouve la Commission des territoires d’outre-mer et intervient à plusieurs reprises dans les débats constitutionnels. Le 18 septembre, il présente des observations sur l’Union française puis vote le projet de Constitution le 28 septembre.

Aux élections pour la première législature de la IVe République, la Martinique ne forme plus qu’une circonscription mais le nombre des sièges à pourvoir passe de deux à trois. Aimé Césaire conduit la liste présentée par le Parti communiste et, avec 34 659 voix sur 55 007 suffrages exprimés (119 467 électeurs inscrits), est à nouveau réélu : la liste communiste emporte deux sièges sur trois, la SFIO avec Emmanuel Hermence Véry obtenant le troisième. L’élection d’Aimé Césaire sera validée le 22 mai 1947, par la majorité de l’Assemblée malgré le rapport du 5e Bureau tendant à son annulation. L'Assemblée conclura cependant à la nécessité de réviser les listes électorales de la Martinique.

Aimé Césaire est nommé membre de plusieurs commissions parlementaires importantes : affaires étrangères (1946), territoires d’outre-mer (1946, 1948, 1949, 1950, 1951) et enfin, éducation nationale (1948, 1950, 1951). En outre, la commission des territoires d’outre-mer le désigne en vue de représenter l’Assemblée au sein du Comité de gestion du fonds d’investissement pour le développement économique et social des territoires d’outre-mer (le FIDES). [Voir : l'Assemblée nationale et la IVe République]

Élu le 3 décembre 1946 secrétaire de l’Assemblée nationale, Aimé Césaire vote le 12 pour la candidature de Léon Blum comme président du Gouvernement provisoire de la République. Au cours de la première législature, il déposera un très grand nombre de textes. Réélu secrétaire de l’Assemblée nationale le 14 janvier 1947, il vote le 4 mai contre la confiance au gouvernement Paul Ramadier, scrutin à là suite duquel celui-ci se sépare de ses ministres communistes. Au cours de la séance du 22 mai 1947, Aimé Césaire intervient longuement à propos des opérations électorales en Martinique. Il conclut : « Il conviendra de ne procéder à de nouvelles élections à la Martinique que lorsque vous aurez obtenu que le pouvoir exécutif y place, conformément (...) à la loi qui a transformé cette vieille colonie en département, une administration démocratique et républicaine qui sera chargée de veiller scrupuleusement à l’application des dispositions législatives (...). À travers ce problème se pose un autre problème (...) plus vaste, plus général (...), le problème de la démocratie outre-mer dans sa dignité, dans son existence et dans son avenir. » Sa proposition de loi du 13 août suivant vise à nationaliser de grandes banques des départements d’outre-mer. Enfin, il s’abstient volontairement lors du scrutin du 27 août 1947 sur le projet de statut de l’Algérie.

Les 12 et 23 février 1948, il dépose des demandes d’interpellation à propos des incidents survenus à Fort-de-France et sur la non application de la loi relative à la sécurité sociale dans les départements d’outre-mer. Puis, le 23 juin 1948, il revient sur ces problèmes en déposant une proposition de loi visant à assurer l’application effective de la sécurité sociale dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de la Réunion. Il vote le 9 juillet 1949 contre la constitution du Conseil de l’Europe et le surlendemain, intervient longuement sur le projet de loi relatif au découpage électoral des départements d’outre-mer. Aimé Césaire vote le 7 mai 1951 contre le projet de réforme électorale instituant le scrutin de liste majoritaire départemental à un tour avec apparentements. [Tables d'archives]
Aimé Césaire conduit la liste présentée par le Parti communiste français en Martinique aux élections législatives du 17 juin 1951. Ses engagements électoraux reprennent un programme exposé le 31 mai précédent dans l’hebdomadaire Justice, que dirige alors son collègue Léopold Bissol. Ils insistent sur le mauvais bilan du gouvernement depuis le départ des ministres communistes : hausse des prix pour les consommations de première nécessité, quadruplement du budget militaire, chômage, etc. En Martinique, la liste communiste obtient 41 231 voix sur 65 626 suffrages exprimés et conserve ses deux sièges.

À l’Assemblée, Aimé Césaire est à nouveau nommé membre de la commission de l’éducation nationale (1951) et de celle des territoires d’outre-mer (1951, 1953, 1954, 1955) et dépose six textes au cours de la législature. Il vote le 13 décembre 1951 contre la ratification du traité de Paris instituant la CECA (pool charbon-acier). Le 24 mars 1951, il dépose une proposition de résolution pour porter secours aux victimes du tremblement de terre que vient d’éprouver la Martinique et intervient longuement le 10 juin 1952 lors du débat sur l’investiture de Georges Bidault comme président du Conseil désigné : « Il est (...) une fâcheuse tradition qui veut que les présidents du Conseil désignés soient d’une singulière discrétion sur les problèmes de l’Union française. Je constate, Monsieur le président du Conseil désigné, que vous avez scrupuleusement respecté cette tradition... » Le 16 février 1954, Aimé Césaire dépose une demande d’interpellation sur la politique économique et sociale dans les départements d’outre-mer, interpellation qu’il développera longuement le 9 avril avec celle déposée le 26 mars sur les revendications des fonctionnaires des territoires d’outre-mer. Le 17 juin, il vote l’investiture de Pierre Mendès France.

Le 30 août 1954, Aimé Césaire vote la question préalable opposée par Édouard Herriot et le général Aumeran à la ratification du traité sur la Communauté européenne de défense (vote équivalant au rejet du traité) [Le rejet de la Communauté Européenne de Défense (CED)] et le 10 décembre suivant, contre la confiance au gouvernement sur sa politique en Algérie. Il votera également contre la confiance à Pierre Mendès France lors du scrutin du 4 février 1955 sur la situation en Afrique du Nord, scrutin à la suite duquel le gouvernement est renversé. Puis le 31 mars, il vote contre l’état d’urgence en Algérie. Enfin le 6 octobre 1955, il dépose une proposition de résolution tendant à faire apporter une aide immédiate aux victimes du raz-de-marée qui vient de toucher la Martinique.

Lors des élections anticipées du 2 janvier 1956, Aimé Césaire conduit la liste du Parti communiste français en Martinique et insiste dans ses engagements électoraux, sur la « situation (...) dramatique » de l’île, touchée par la réduction de son contingent de rhum. « Ce que nous proposons, c’est une politique, démocratique dans son inspiration, sociale dans ses buts, et martiniquaise dans ses moyens. » Avec 46 915 voix sur 75 868 suffrages exprimés (et 121 668 inscrits), la liste communiste conserve ses deux sièges. À nouveau nommé membre de la commission des territoires d’outre-mer (1956), Aimé Césaire vote la confiance à Guy Mollet (31 janvier 1956), puis les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 mars). Le lendemain il intervient longuement à propos de la situation de l’agriculture dans les départements d’outre-mer, spécialement en Martinique.

L’année 1956 est surtout marquée par la crise du mouvement communiste : le rapport Khrouchtchev, présenté secrètement au XXe Congrès du Parti communiste d’Union soviétique condamne le système stalinien. Les répercussions en Europe de l’Est sont très importantes, avec en particulier la révolte hongroise d’octobre 1956. Aimé Césaire, comme plusieurs autres intellectuels français, tire les leçons de la crise : il donne, par une lettre à Maurice Thorez datée du 25 octobre 1956, sa démission du Parti communiste français. Se plaçant d’abord du point de vue de la politique nationale, il stigmatise l’immobilisme du PCF par rapport à la situation politique française et face au développement du débat idéologique. Puis il en vient à la situation internationale, en relevant les problèmes soulevés par les conclusions du rapport Khrouchtchev. Enfin, Aimé Césaire ajoute : « Il faut que le marxisme et le système soviétique servent le peuple noir et non l’inverse, il faut plus généralement que les doctrines et les mouvements politiques soient au service de l’homme et non le contraire. »

Aimé Césaire s’inscrit au Parti du regroupement africain et des fédéralistes. Le 6 juillet 1957, il prend la parole dans le débat relatif à la Communauté économique européenne (CEE) et à l’Euratom : « Je crois que l’avenir des Antilles est fonction d’une politique cohérente et résolue d’industrialisation (...). Non seulement il est illusoire de croire que les produits de l’Union française conquerront une part du marché allemand, mais encore il (...) y a grand danger que, par le biais du Marché commun, nos produits (...) ne perdent une partie du marché national français... » Le 9 juillet, Aimé Césaire vote contre la ratification des traités instituant la CEE et l’Euratom.

En 1958, il ne prend pas part au vote du 1er juin sur l’investiture du général de Gaulle, ni à celui du 2 juin relatif à la révision constitutionnelle, mais le même jour il refuse les pleins pouvoirs au Gouvernement. 

Durant cette période, Aimé Césaire a notamment publié, outre Cahier d’un retour au pays natal, Les armes miraculeuses, précédemment cités, Soleil cou coupé, et le Discours sur le colonialisme. Il a soutenu, avec notamment Léopold Sédar Senghor, Richard Wright, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Georges Balandier, Théodore Monod, Michel Leiris, la revue Présence africaine créée en décembre 1947 par Alioune Diop

Aimé Césaire poursuit son activité politique sous le Ve République. Après sa rupture avec le Parti communiste, il avait fondé le Parti progressiste martiniquais en mars 1958. C’est sous ses couleurs qu’il retrouve son siège dans la deuxième circonscription de la Martinique (Fort-de-France) au premier tour des élections législatives de novembre 1958. Il sera député jusqu’en mars 1993, date à la quelle il ne sollicitera pas le renouvellement de son mandat, accomplissant ainsi une des plus longues carrière de l’histoire parlementaire : quarante-sept ans de mandat continu.

Dans ses engagements électoraux, il plaide pour l’autonomie de la Martinique en précisant bien qu’il ne s’agit pas d’indépendance (1962), condamne « le colonialisme et le racisme impénitents » (1968) et « le pouvoir central colonialiste de nature et réactionnaire de sentiment » (1973). Il ne manque pas de s’adresser aux plus modestes en indiquant que son bulletin est de couleur rose.

À l’échelon local, il sera conseiller général jusqu’en 1970, président du Conseil régional de 1983 à 1986 et surtout maire de Fort-de-France durant cinquante-six ans (1945-2001).

Siégeant parmi les non-inscrits à partir de 1958, il s’apparente au Groupe socialiste et radical de gauche en juillet 1974. Membre de la commission de la production de 1975 à 1978, puis de celle des lois de 1978 à 1981, il participe aux travaux de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de 1981 à 1993.

De 1958 à 1979, chaque année, il intervient sur le budget des DOM-TOM et de manière ponctuelle sur des textes intéressant l’outre-mer : loi programme, régime foncier, Ve Plan. À partir de 1981, il s’investit dans les lois de décentralisation, dites « lois Defferre » avant de combattre le projet de loi de programme relatif au développement des départements d’outre-mer présenté en 1986 par le gouvernement de Jacques Chirac. Ses interventions se font ensuite plus rares.

Homme politique de premier plan, Aimé Césaire restera aussi comme un grand homme de lettres sans que, dans son esprit, ces deux aspects de son activité s’opposent : « Je ne sépare pas mon action politique de mon engagement littéraire ». Il poursuit son œuvre poétique – Cadastre (1961), Moi, laminaire (1982), La Poésie (1994) –, consacre une biographie à Toussaint Louverture (1962), crée Une tempête d’après Shakespeare (pour un théâtre nègre,1969), et donne des entretiens : Aimé Césaire, rencontre avec un nègre (2004) et Nègre je suis, nègre je resterai (2005). 
Bibliographie :

« J'ai plié la langue française à mon vouloir-dire »



Denise Colomb et Aimé Césaire à la librairie Le Minotaure à Paris, 1949
En 1948, Denise Colomb (1902-2004) avait été invitée à se joindre à une mission ethnographique
à l'occasion du centième anniversaire de l'abolition de l'esclavage.
L'année suivante, elle présente à la librairie Le Minotaure sa première exposition sur les Antilles.
© Ministère de la Culture / Médiathèque du Patrimoine / Denise Colomb / Dist. RMN

Cliquer pour un affichage plein écran

- Cahier d'un retour au pays natal (poésie), in revue Volontés, Paris 1939 édité en 1947 par les éditions Bordas avec une préface d'André Breton écrite en 1943 (rééditions, depuis 1956, par les éditions Présence Africaine).

- Les Armes miraculeuses (poésie), Éditions Gallimard, Paris 1946, réédition en 1970 dans la collection de poche « Poésie ».

- Soleil cou coupé (poésie), Éditions K., Paris 1948.

- Corps perdu (poésie, illustrations de Picasso), Éditions Fragrance, Paris 1949.

- Discours sur le colonialisme (essai), Éditions Réclame, Paris 1950 (réédition par Présence Africaine en 1955).

- Et les chiens se taisaient (version théâtrale), Éditions Présence Africaine, Paris 1956 (réédition en 1962 ), parution en 1946 dans Les Armes miraculeuses, sous forme de poème.

- Lettre à Maurice Thorez (essai), Éditions Présence Africaine, Paris 1956.

- Ferrements (poèmes), Éditions du Seuil, Paris 1960.

- Toussaint Louverture (essai), Club Français du Livre, Paris 1960 (réédition par Présence Africaine en 1962).

- Cadastre (poésie), Éditions du Seuil, Paris 1961 version définitive des œuvres précédentes Soleil cou coupé et Corps perdu.

- La Tragédie du Roi Christophe (théâtre). Créé à Paris au théâtre de l’Odéon, Éditions Présence Africaine, Paris 1963 édition de poche en 1970.

- Une saison au Congo (théâtre). Créé à Paris au T.E.P., Éditions du Seuil, Paris 1965 (édition remaniée en 1967, édition du texte définitif en 1973).

- Une tempête (théâtre), Éditions du Seuil, Paris 1969 avait paru en 1968, dans le n° 67 de la revue Présence Africaine.

- Œuvres complètes, poésie, théâtre, essais, Éditions Désormeaux, 1976.

- Moi, laminaire (poésie), Éditions du Seuil, Paris 1982.

- La Poésie. Œuvres poétiques complètes. Le Seuil, 1994.

- Anthologie poétique. Imprimerie nationale, 1996.

- Victor Schœlcher et l’abolition de l’esclavage, suivi de trois discours. Éditions le Capucin, Lectoure, 1994.

- Nègre je suis, nègre je resterai, entretiens avec Françoise Vergès. Albin Michel, 2005.

- Aimé Césaire : une parole pour le XXIe siècle, entretiens avec Euzhan Palcy. Max Milo, 2006. 
-SOURCE : Article  Cliqué ICI

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/aime-cesaire/biographie.asp 
------------------------------------------------------------------------------------------------


 



Aimé Fernand David Césaire
Vign_aime_fernand_david_cesaire
Aimé Césaire, de son nom complet Aimé Fernand David Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique) est un poète et homme politique français. Il est l'un des fondateurs du mouvement littéraire la Négritude. Aimé Césaire fait partie d'une famille de sept enfants ; son père est enseignant et sa mère couturière. Son grand-père fut le premier enseignant noir en Martinique et sa grand-mère, contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, savait lire et écrire ; elle enseigna très tôt à ses petits-enfants la lecture et l'écriture. De 1919 à 1924, Aimé Césaire fréquente l'école primaire de Basse-Pointe, où son père est contrôleur des contributions, puis obtient une bourse pour le lycée Victor Schoelcher à Fort-de-France. En septembre 1931, il arrive à Paris en tant que boursier du gouvernement français pour entrer en classe d'hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand où, dès le premier jour, il rencontre Léopold Sédar Senghor, avec qui il noue une amitié qui durera jusqu'à la mort de...
Aimé Césaire
Aimé Césaire
Vign_5
SA BIOGRAPHIE


Aimé CESAIRE est né le 26 juin 1913 au sein d’une famille nombreuse de Basse-Pointe, commune du Nord-Est de la Martinique, bordée par l’océan Atlantique dont la « lèche hystérique » viendra plus tard rythmer ses poèmes. Le père est un petit fonctionnaire. La mère est couturière.

Aimé CESAIRE, élève brillant du Lycée Schoelcher de Fort-de-France, poursuit ses études secondaires en tant que boursier du Gouvernement Français au Lycée Louis Le Grand, à Paris. C’est dans les couloirs de ce grand lycée Parisien que, dès son arrivée, le jeune CESAIRE rencontre Léopold Sédar SENGHOR, son aîné de quelques années qui le prend sous son aile protectrice.

Au contact des jeunes Africains étudiants à Paris, Aimé CESAIRE et son ami Guyanais Léon Gontran DAMAS, qu’il connaît depuis le Lycée Schoelcher, découvrent progressivement une part refoulée de l’identité martiniquaise, la composante africaine dont il prenne progressivement conscience au fur et à mesure qu’émerge une consciente forte de la situation coloniale. En septembre 1934, CESAIRE fonde avec d’autres étudiants Antillo-Guyanais et Africains (Léon Gontran DAMAS, les Sénégalais Léopold Sédar SENGHOR et Birago DIOP), le journal l’Etudiant noir. C’est dans les pages de cette revue qu’apparaîtra pour la première fois le terme de « Négritude ». Ce concept, forgé par Aimé CESAIRE en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelle et d’autre part la dévalorisation de l’Afrique et de sa culture, des références que le jeune auteur et ses camarades mettent à l’honneur. Construit contre le projet colonial français, le projet de la négritude est plus culturel que politique. Il s’agit, au-delà d’une vision partisane et raciale du monde, d’un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. CESAIRE déclare en effet : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ». Admis à l’Ecole Normale Supérieure en 1935, CESAIRE commence en 1936 la rédaction de son chef d’œuvre, le « Cahier d’un Retour a u Pays Natal ». Marié en 1937 à une étudiante martiniquaise, Suzanne ROUSSI, Aimé CESAIRE, agrégé de lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au Lycée Schoelcher

En réaction contre le statu quo culturel martiniquais, le couple CESAIRE, épaulé par René MENIL et Aristide MAUGEE, fonde en 1941 la revue Tropiques, dont le projet est la ré-appropriation par les Martiniquais de leur patrimoine culturel. La seconde guerre mondiale se traduit pour la Martinique par un blocus qui coupe l’approvisionnement de l’île par la France. En plus d’une situation économique très difficile, l’Envoyé du Gouvernement de Vichy, l’Amiral ROBERT, instaure un régime répressif, dont la censure vise directement la revue Tropiques. Celle-ci paraîtra, avec difficulté, jusqu’en 1943.

La guerre marque aussi le passage en Martinique d’André BRETON. Le maître du surréalisme découvre avec stupéfaction la poésie de CESAIRE et le rencontre en 1941. En 1944, BRETON rédigera la préface du recueil Les Armes Miraculeuses, qui marque le ralliement de CESAIRE au surréalisme.

Invité à Port-au-Prince par le docteur MABILLE, attaché culturel de l’Ambassade de France, Aimé CESAIRE passera six mois en Haïti, donnant une série de conférences dont le retentissement sur les milieux intellectuels haïtiens est formidable. Ce séjour haïtien aura une forte empreinte sur l’œuvre d’Aimé CESAIRE, qui écrira un essai historique sur Toussaint LOUVERTURE et consacrera une pièce de théâtre au roi Henri CCRISTOPHE, héros de l’indépendance.

Alors que son engagement littéraire et culturel constituent le centre de sa vie. Aimé CESAIRE est happé par la politique dès son retour en Martinique. Pressé par les élites communistes, à la recherche d’une figure incarnant le renouveau politique après les années sombres de l’Amiral ROBERT, CESAIRE est élu Maire de Fort-de-France, la capitale de la Martinique, en 1945, à 32 ans. L’année suivante, il est élu Député de la Martinique à l’Assemblée Nationale.

Le Député CESAIRE sera, en 1946, le rapporteur de la Loi faisant des colonies de Guadeloupe, Guyane Française, Martinique et la Réunion, des Départements Français. Ce changement de statut correspond à une demande forte du corps social, souhaitant accéder aux moyens d’une promotion sociale et économique. Conscient du rôle de la départementalisation comme réparation des dégâts de la colonisation. Aimé CESAIRE est tout aussi conscient du danger d’aliénation culturelle qui menace les Martiniquais. La préservation et le développement de la culture martiniquaise seront dès lors ses priorités.

Partageant sa vie entre Fort-de-France et Paris. CESAIRE fonde, dans la Capitale française, la revue Présence Africaine, aux côtés du Sénégalais Alioune DIOP, et des Guadeloupéens Paul NIGER et Guy TIROLIEN. Cette revue deviendra ensuite une maison d’édition qui publiera plus tard, entre autres, les travaux de l’égyptologue Cheikh Anta DIOP, et les romans et nouvelles de Joseph ZOBEL.

En 1950, c’est dans la revue Présence Africaine que sera publié pour la fois le Discours sur le colonialisme, charge virulente et analyse implacable de l’idéologie colonialiste européenne, que CESAIRE compare avec audace au nazisme auquel l’Europe vient d’échapper. Les grands penseurs et hommes politiques français sont convoqués dans ce texte par l’auteur qui met à nu les origines du racisme et du colonialisme européen. Peu enclin au compromis, Aimé CESAIRE, révolté par la position du Parti Communiste Français face à l’invasion soviétique de la Hongrie en 1956, publie une « Lettre à Maurice THOREZ » pour expliquer les raisons de son départ du Parti. En mars 1958, il crée le Parti Progressiste Martiniquais (PPM), qui a pour ambition d’instaurer un « type de communisme martiniquais plus résolu et plus responsable dans la pensée et dans l’action ». Le mot d’ordre d’autonomie de la Martinique est situé au cœur du discours du PPM.

Parallèlement à une activité politique continue (il conservera son mandat de Député pendant 48 ans, et sera Maire de Fort-de-France pendant 56 ans), Aimé CESAIRE continue son œuvre littéraire et publie plusieurs recueils de poésie, toujours marqués au coin du surréalisme (Soleil Cou Coupé en 1948, Corps perdu en 1950, Ferrements en 1960). A partir de 1956, il s’oriente vers le théâtre. Avec Et les chiens se taisaient, texte fort, réputé impossible à mettre en scène, il explore les drames de la lutte de décolonisation autour du programme du Rebelle, esclave qui tue son maître puis tombe victime de la trahison. La tragédie du Roi Chistophe (1963), qui connaît un grand succès dans les capitales européennes, est l’occasion pour lui de revenir à l’expérience haïtienne, en mettant en scène les contradiction et les impasses auxquelles sont confrontés les pays décolonisés et leurs dirigeants. Une saison au Congo (1966) met en scène la tragédie de Patrice LUMUMBA, père de l’indépendance du Congo Belge. Une tempête (1969), inspiré de Shakespeare, explose les catégories de l’identité raciale et les schémas de l’aliénation coloniale. Pensant à l’origine situer l’action de cette adaptation de Shakespeare aux Etats-Unis, il choisit finalement les Antilles, gardant tout de même le projet de refléter l’expérience noire aux Amériques.

Au total CESAIRE a publié plus de quatorze œuvres, recueils des poésies, pièces de théâtre et essais. De nombreux colloques et conférences internationales ont été organisés sur son œuvre littéraire qui est universellement connue. Son œuvre a été traduite dans de nombreuses langues : anglais espagnol, allemand, etc.

SES OEUVRES

ŒUVRES PRINCIPALES

Œuvres complètes. (1. Poèmes ; 2. Théâtre ; 3 Œuvre historique et poétique).
éd. Desormeaux, Fort- de-France 1976, éd. Seuil, Gallimard, Présence Africaine.

POESIE

Cahier d’un retour au pays natal. Paris : Présence Africaine, 1939, 1960.
Soleil Cou Coupé. Paris : Ed. K, 1948.
Corps perdu. (gravures de Pablo Picasso) Paris : Editions Fragance, 1950.
Ferrements, Paris : Seuil, 1960, 1961.
Cadastre. Paris : Seuil,1961.
Les Armes Miraculeuses. Paris : Gallimard, 1970.
Moi Laminaire. Paris : Seuil, 1982.
La Poésie. Paris : Seuil,1994.

ESSAIS ET DISCOURS

Discours sur le colonialisme. Paris : Présence Africaine, 1955.
Lettre à Maurice THOREZ. Paris : Présence Africaine, 24 octobre 1956.
La poésie un moyen de connaissance et de co-naissance : propositions poétiques, publié en Haïti en 1944.
Toussaint LOUVERTURE ; La Révolution française et le problème colonial. Paris : Présence Africaine, 1961/62.
Culture et colonisation, communication faite au 1er Congrès des Ecrivains et Artistes noirs en 1956, à la Sorbonne.
L’homme de Culture et ses responsabilités, communication faite au deuxième Congrès des Ecrivains et Artistes noirs en 1959, à Rome.
Discours sur l’Art Africain au Premier Festival Mondial des Arts nègres à Dakar en 1966.
Discours sur la Négritude au colloque organisé par Carlos MOORE en 1987, à l’Université Internationale de Miami.
Discours relatif à la commémoration du centenaire de l’abolition de l’esclavage à la Sorbonne en 1948.
Discours d’accueil de François MITTERRAND, prononcé à la Mairie de Fort-de-France le 25 octobre 1974.
DiScours prononcé en l’honneur de la visite de Léopold Sédar SENGHOR à la Mairie de Fort-de-France le 13 février 1976.

THEATRE

Et les chiens se taisaient, pubiée en 1956 (tragédie).
La Tragédie du Roi Christophe, publiée en 1963 (tragédie).
Une Saison au Congo, publiée en 1966 (tragédie).
Une Tempête, adaptation à La Tempête de Shakespeare, publiée en 1969 (une tragi-comédie ou romance).

SOURCE :  Article pour en savoir plus cliqué ICI

http://www.hommage-cesaire.net/spip.php?rubrique8
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
 
 
 
Aimé CESAIRE
Vign_33
Aimé Fernand David Césaire, est un poète et homme politique martiniquais, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France1. Il est l'un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude et un anticolonialiste résolu.

Biographie

Les jeunes années


Aimé Césaire faisait partie d'une famille de sept enfants; son père était instituteur et sa mère couturière. Son grand-père fut le premier instituteur noir en Martinique et sa grand-mère, contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, savait lire et écrire ; elle enseigna très tôt à ses petits-enfants la lecture et l'écriture2. De 1919 à 1924, Aimé Césaire fréquente l'école primaire de Basse-Pointe, commune dont son père est contrôleur des contributions, puis obtient une bourse pour le lycée Victor Schoelcher à Fort-de-France. En septembre 1931, il arrive à Paris en tant que boursier pour entrer en classe d'hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand où, dès le premier jour, il rencontre Léopold Sédar Senghor, avec qui il noue une amitié qui durera jusqu'à la mort de ce dernier.

Émergence du concept de négritude

Au contact des jeunes africains étudiant à Paris, notamment lors des rencontres au salon littéraire de Paulette Nardal, Aimé Césaire et son ami guyanais Léon Gontran Damas, qu’il connaît depuis la Martinique, découvrent progressivement une part refoulée de leur identité, la composante africaine, victime de l'aliénation culturelle caractérisant les sociétés coloniales de Martinique et de Guyane.

En septembre 1934, Césaire fonde, avec d’autres étudiants antillo-guyanais et africains (parmi lesquels Léon Gontran Damas, le Guadeloupéen Guy Tirolien, les Sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop), le journal L'Étudiant noir. C’est dans les pages de cette revue qu’apparaîtra pour la première fois le terme de « Négritude ». Ce concept, forgé par Aimé Césaire en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelle et à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste.

Construit contre l'idéologie coloniale française de l'époque, le projet de la Négritude est plus culturel que politique. Il s’agit, au-delà d’une vision partisane et raciale du monde, d’un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. Césaire déclare en effet : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ».

Ayant réussi en 1935 le concours d'entrée à l'École normale supérieure, Césaire passe l'été en Dalmatie chez son ami Petar Guberina et commence à y écrire le Cahier d'un retour au pays natal, qu'il achèvera en 1938. Il lit en 1936 la traduction de l’Histoire de la civilisation africaine de Frobenius. Il prépare sa sortie en 1938 de l'École normale supérieure avec un mémoire : Le Thème du Sud dans la littérature noire-américaine des USA. Épousant en 1937 une étudiante martiniquaise, Suzanne Roussi, Aimé Césaire, agrégé de lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au lycée Schœlcher.

Le combat culturel sous le régime de Vichy

La situation martiniquaise à la fin des années 1930 est celle d'un pays en proie à une aliénation culturelle profonde, les élites privilégiant avant tout les références arrivant de la France, métropole coloniale. En matière de littérature, les rares ouvrages martiniquais de l'époque vont jusqu'à revêtir un exotisme de bon aloi, pastichant le regard extérieur manifeste dans les quelques livres français mentionnant la Martinique. Ce doudouisme, dont des auteurs tels que Mayotte Capécia sont les tenants, allait nettement alimenter les clichés frappant la population martiniquaise.

C'est en réaction à cette situation que le couple Césaire, épaulé par d'autres intellectuels martiniquais comme René Ménil, Georges Gratiant et Aristide Maugée, fonde en 1941 la revue Tropiques. Alors que la Seconde Guerre mondiale provoque le blocus de la Martinique par les États-Unis (qui ne font pas confiance au régime de collaboration de Vichy), les conditions de vie sur place se dégradent. Le régime instauré par l’Amiral Robert, envoyé spécial du gouvernement de Vichy, est répressif. Dans ce contexte, la censure vise directement la revue Tropiques, qui paraîtra, avec difficulté, jusqu’en 1943.

Le conflit mondial marque également le passage en Martinique du poète surréaliste André Breton (qui relate ses péripéties dans un bref ouvrage, Martinique, charmeuse de serpents). Breton découvre la poésie de Césaire à travers le Cahier d'un retour au pays natal et le rencontre en 1941. En 1943 il rédige la préface de l'édition bilingue du Cahier d'un retour au pays natal, publiée dans la revue Fontaine (no 35) dirigée par Max-Pol Fouchet et en 1944 celle du recueil Les Armes miraculeuses, qui marque le ralliement de Césaire au surréalisme.

Surnommé « le nègre fondamental », il influencera des auteurs tels que Frantz Fanon, Édouard Glissant (qui ont été élèves de Césaire au lycée Schoelcher), le guadeloupéen Daniel Maximin et bien d'autres. Sa pensée et sa poésie ont également nettement marqué les intellectuels africains et noirs américains en lutte contre la colonisation et l'acculturation.

Après guerre, le combat politique

En 1945, Aimé Césaire, coopté par les élites communistes qui voient en lui le symbole d'un renouveau, est élu maire de Fort-de-France. Dans la foulée, il est également élu député, mandat qu'il conservera sans interruption jusqu'en 1993. Son mandat, compte tenu de la situation économique et sociale d'une Martinique exsangue après des années de blocus et l'effondrement de l'industrie sucrière, est d'obtenir la départementalisation de la Martinique en 1946.

Il s'agit là d'une revendication qui remonte aux dernières années du XIXe siècle et qui avait pris corps en 1935, année du tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France par Belain d'Esnambuc. Peu comprise par de nombreux mouvements de gauche en Martinique déjà proches de l'indépendantisme, à contre-courant des mouvements de libération survenant déjà en Indochine, en Inde ou au Maghreb, cette mesure vise, selon Césaire, à lutter contre l'emprise béké sur la politique martiniquaise, son clientélisme, sa corruption et le conservatisme structurel qui s'y attache. C'est, selon Césaire, par mesure d'assainissement, de modernisation, et pour permettre le développement économique et social de la Martinique, que le jeune député prend cette décision.

En 1947 Césaire crée avec Alioune Diop la revue Présence africaine. En 1948 paraît l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache, préfacée par Jean-Paul Sartre, qui consacre le mouvement de la « négritude ».

En 1950, il publie le Discours sur le colonialisme, où il met en exergue l'étroite parenté qui existe selon lui entre nazisme et colonialisme. Il y écrit entre autres choses :



« Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore, qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation contre l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les arabes d'Algérie, les colonies de l'Inde et les nègres d'Afrique [...] »

S'opposant au Parti communiste français sur la question de la déstalinisation3, Aimé Césaire quitte le PC en 1956, s'inscrit au Parti du regroupement africain et des fédéralistes, puis fonde deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l'autonomie de la Martinique. Il siège à l'Assemblée nationale comme non inscrit de 1958 à 1978, puis comme apparenté socialiste de 1978 à 1993.

En 1966, Césaire est le vice-président du Festival mondial des Arts nègres à Dakar.

Aimé Césaire restera maire de Fort-de-France jusqu'en 2001. Le développement de la préfecture de la Martinique depuis la Seconde Guerre mondiale est caractérisé par un exode rural massif, provoqué par le déclin de l'industrie sucrière et l'explosion démographique créée par l'amélioration des conditions sanitaires de la population. L'émergence de quartiers populaires constituant une base électorale stable pour le PPM, et la création d'emplois pléthoriques à la mairie de Fort-de-France furent les solutions trouvées pour parer à court terme aux urgences sociales de l'époque.

La politique culturelle d'Aimé Césaire est incarnée par sa volonté de mettre la culture à la portée du peuple et de valoriser les artistes du terroir. Elle est marquée par la mise en place des premiers festivals annuels de Fort-de-France en 1972, avec la collaboration de Jean-Marie Serreau et Yvan Labéjof, puis la mise en place d'une structure culturelle permanente grâce à l'installation au Parc Floral de Fort-de-France et dans les quartiers, pour la première fois en Martinique d'une équipe professionnelle autour de Yves Marie Séraline missionné pour cette tâche, à partir de août 1974. En 1976, à partir des fondations de l'équipe de l'office de la culture provisoire, ce sera la création officielle du Service Municipal d'Action Culturelle (SERMAC) dirigé par Jean-Paul Césaire, qui par le biais d'ateliers d'arts populaires (danse, artisanat, musique) et du prestigieux Festival de Fort-de-France, met en avant des parts jusqu'alors méprisées de la culture martiniquaise. Le Sermac est dirigé depuis quelques années par Lydie Bétis. Cette même année, il reçoit Léopold Sédar Senghor son ami et président du Sénégal à Fort-de-France.

Son Discours du colonialisme fut pour la première fois au programme du baccalauréat littéraire (épreuve de lettres en Terminale) en 1995, avec le Cahier d'un retour au pays natal.

Aimé Césaire s'est retiré de la vie politique (et notamment de la mairie de Fort-de-France en 2001, au profit de Serge Letchimy), mais reste un personnage incontournable de l'histoire martiniquaise jusqu'à sa mort. Après le décès de son camarade Senghor, il est resté l'un des derniers fondateurs de la pensée négritudiste.

Jusqu'à sa mort, Aimé Césaire a toujours été sollicité et influent. On notera sa réaction à la loi française du 23 février 2005 sur les aspects positifs de la colonisation qu'il faudrait évoquer dans les programmes scolaires, loi dont il dénonce la lettre et l'esprit et qui l'amène à refuser de recevoir Nicolas Sarkozy. En mars 2006, Aimé Césaire revient sur sa décision, à la suite de la médiation de Patrick Karam[réf. nécessaire], et reçoit Nicolas Sarkozy puisque l'un des articles les plus controversés de la loi du 23 février 2005 a été abrogé. Il commente ainsi sa rencontre : « C'est un homme nouveau. On sent en lui une force, une volonté, des idées. C'est sur cette base-là que nous le jugerons4. »

À la suite de cette rencontre Patrick Karam obtiendra du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy qu'il agisse pour donner le nom Aimé Césaire à l'aéroport de Martinique[réf. nécessaire].

Durant la campagne de l'élection présidentielle française de 2007, il soutient activement Ségolène Royal, en l'accompagnant lors du dernier rassemblement de sa vie publique. « Vous nous apportez la confiance et permettez-moi de vous dire aussi l'espérance5 ».

Rétrospectivement, le cheminement politique d'Aimé Césaire apparaît étrangement contourné, en contraste avec la pensée de la négritude qu'il a développée par ailleurs. Tour à tour assimilationniste (départementaliste), indépendantiste et autonomiste (sans que l'on sache précisément ce qu'il entendait par là), Césaire semble avoir été davantage à la remorque des initiatives prises par les gouvernements métropolitains (en matière de décentralisation tout particulièrement) qu'un élément moteur de l'émancipation de son peuple. Il restera sans doute dans les mémoires comme le "nègre fondamental" et comme l'un des grands poètes de langue française du XXe siècle, mais non comme un chef politique ayant véritablement influencé son époque6.

Décès

Le 9 avril 2008, il est hospitalisé au CHU Pierre Zobda Quitman de Fort-de-France pour des problèmes cardiaques. Son état de santé s'y aggrave et il décède le 17 avril 2008 au matin1.

Hommages

Dès l'annonce de sa mort, de nombreuses personnalités politiques et littéraires lui ont rendu hommage comme le président Nicolas Sarkozy, l'ancien président sénégalais Abdou Diouf ou l'écrivain René Depestre.

Ségolène Royal, Jean-Christophe Lagarde, Christine Albanel, appuyés par d'autres élus, ont demandé son entrée au Panthéon et une pétition a été mise en ligne pour qu'il soit inhumé au Panthéon le 10 mai 20087.

Des obsèques nationales8 ont été célébrées le 20 avril 2008 à Fort-de-France, en présence du chef de l'État. Un grand discours a été prononcé par Pierre Aliker, son ancien premier adjoint à la mairie de Fort-de-France, âgé de 101 ans. Le président de la République n'a pas donné de discours mais s'est incliné devant la dépouille, devant plusieurs milliers de personnes réunies au stade de Dillon9. Il est inhumé au cimetière La Joyaux près de Fort-de-France. Sur sa tombe sont inscrits des mots choisis par Aimé Césaire lui-même et extraits de son Calendrier lagunaire :
« La pression atmosphérique ou plutôt l'historique Agrandit démesurément mes maux Même si elle rend somptueux certains de mes mots10 »
D'autres personnalités se sont déplacées, telles Dominique de Villepin, Laurent Fabius, Pierre Mauroy, Lionel Jospin, Yves Jégo, Rama Yade, Bernard Kouchner, François Hollande, François Fillon, Lucette Michaux-Chevry, Victorin Lurel, Michèle Alliot-Marie, Patrick Devedjian, Serge Letchimy…

Plusieurs nouveaux édifices ont pris son nom depuis son décès. La future station Aimé Césaire de la ligne 12 du métro de Paris a pris son nom11.

Le parvis de la médiathèque de Limoges a pris le nom de Place Aimé Césaire en 2008.

Dans H (série télévisée), le personnage d'Eric Judor se nomme Aymé Cesaire.

Une plaque en son honneur a été dévoilée au Panthéon le 6 avril 2011.
 
SOURCE /Article de WIKIPEDIA

Pour en savoir plus cliquez ICI :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_C%C3%A9saire
--------------------------------------------------------------------------------------------------------

Les Obseques d'Aimé Césaire
Les Obseques d'Aimé Césaire
 
Dernier adieu à Aimé Césaire 3/3
Dernier adieu à Aimé Césaire
 
Vign_20080420phowww00051
L'adieu à Aimé Césaire

L.D et C.J (lefigaro.fr) Mis à jour le 21/04/2008 à 11:43 | publié le 20/04/2008 à 22:30Réactions (21)

En images, les obsèques nationales du chantre de la négritude.

Le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy se recueille devant la dépouille d'Aimé Césaire. AFP / Charles Platiau / POOL
Hommage national à Aimé Césaire mercredi au Panthéon
Vign_aimecesaire-pantheon
Hommage national à Aimé Césaire mercredi au Panthéon

Publié le 05 avril 2011 par vt, avec afp


(Photo : Aimé Césaire)


Une fresque monumentale, composée de portraits évocateurs de quatre périodes de la vie du poète, sera installée au coeur de la nef. La télévision retransmettra l'événement.


Un hommage de la Nation, retransmis à la télévision, sera rendu mercredi au Panthéon à Aimé Césaire, grand poète et homme politique martiniquais décédé en 2008, reconnaissance aussi de "la vitalité des cultures d'Outre-mer".

Le corps d'Aimé Césaire restera, conformément à sa volonté, en Martinique. Mais une fresque monumentale, composée de portraits évocateurs de quatre périodes de la vie du poète, sera installée au coeur de la nef.

Le président Nicolas Sarkozy assistera à la cérémonie ainsi que la famille d'Aimé Césaire et près d'un millier d'invités, dont une centaine d'élèves de collèges et lycées de Martinique et de métropole, ainsi que ceux du prestigieux lycée Louis Le Grand et de l'Ecole normale supérieure, où étudia le grand poète.

La lecture d'un poème d'Aimé Césaire par une lycéenne martiniquaise est prévue ainsi que la diffusion d'un film de huit minutes sur sa vie, réalisé par la cinéaste Euzhan Palcy (Rue Case Nègres).

"Reconnaître l'une des plus grandes voix ultramarines, c'est aussi rendre hommage à la vitalité des cultures d'Outre-mer, qui n'ont cessé d'influencer l'ensemble de la culture française", avait déclaré le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand lors d'une présentation de l'événement.

La ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard avait souhaité de son côté que cet hommage, "un geste fort pour les Outre-mer, pour la France" puisse "sensibiliser notre jeunesse de France à ce grand homme que fut Aimé Césaire et, à travers lui, celui qui sut abattre les murs, chanter l'humanisme, briser les préjugés, éveiller les consciences et donner la force de regarder demain".

Chantre de la négritude et militant contre la colonisation, Aimé Césaire est mort le 17 avril 2008 à l'âge de 94 ans. Nicolas Sarkozy, qui avait entretenu des relations parfois délicates avec le poète martiniquais, avait présidé quatre jours plus tard ses obsèques nationales à Fort-de-France.


La cérémonie, qui doit débuter à 17H00, sera retransmise en direct sur France 2 et France ô et sur des écrans géants installés à l'extérieur du bâtiment. Le grand public pourra se rendre au Panthéon gratuitement jusqu'à dimanche.

________

SOURCE  / ARTICLE VEUILLEZ CLIQUE ICI
http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=6452
-------------------------------------------------------------------------------------------------

Nou Ka Sonjé-1

vign_2

vign_3

vign_4

vign_5

vign_6

vign_8

vign_9

vign_10

vign_11

vign_12
Nou Ka Sonjé-2

vign_sans-titre

vign_1946

vign_27

vign_25

vign_23

vign_22

vign_20

vign_23

vign_4
suzanne césaire
Vign_suzanne_cesaire
Suzanne Césaire

Femme d’Aimé Césaire jusqu’en 1963, Suzanne Roussi brillante mais méconnue…

administrateur | 11 septembre 2011


à 16 h 30, Espace Jane Léro au 17 rue Lamartine à Fort-de-France, le Samedi 17 Septembre 2011, l’Union des femmes de la Martinique rend hommage à SUZANNE ROUSSI CESAIRE, Intellectuelle engagée progressiste et militante de l’antillanité? Quelle a été sa vie ? Quelle a été son ouvre ? C’est l’ambition de l’UFM de tenter d’y répondre. Les lecteurs d’Antilla savent que Guy Cabort-Masson portait une grande admiration à cette femme et ne manquait pas de souligner son rôle éminent.
Fille d’une institutrice, Flore Roussi (née William) et d’un employé d’usine sucrière, Benoït Roussi, Suzanne est étudiante à l’École normale supérieure, en 1936, quand elle rencontre Aimé Césaire. Ils se marient le 10 juillet 1937. Ils auront six enfants. En 1938, à la fin de ses études, elle retourne en Martinique et enseigne au Lycée Schœlcher à Fort-de-France.
Co-fondatrice, en 1941, avec son mari et René Ménil de la revue Tropiques. En rétention administrative en Martinique, avant d’être autorisé à rejoindre les États-Unis, André Breton découvre cette revue et prend aussitôt contact avec leurs fondateurs et se lie d’amitié (avril-juillet 1941). Suzanne Césaire : « Loin de contredire, ou d’atténuer, ou de dériver notre sentiment révolutionnaire de la vie, le surréalisme l’épaule. Il alimente en nous une force impatiente, entretenant sans fin l’armée massive des négations. »1
En 1945, les Césaire s’installent au Petit-Clamart dans les Hauts-de-Seine, puis retournent en Martinique. En 1955, Suzanne Césaire écrit une pièce de théâtre Aurore de la liberté et revient en France où elle enseigne en tant que professeur de Lettres au collège Étienne, à Sèvres, puis au lycée technique de la même commune. Elle se sépare d’Aimé Césaire en avril 1963. Elle meurt d’un cancer du cerveau

RENCONTRE-DEBAT avec un expo autour de sa vie et son œuvre littéraire

Voilà comment l’UFM lance ses invitations : Suzanne Césaire n’a pas été que la femme, l’inspiratrice et la collaboratrice d’Aimé Césaire et la mère de leurs six enfants. Elle a été une intellectuelle progressiste engagée, une militante de l’antillanité, une femme brillante et belle.
Mais après Tropiques et Aurore de la liberté, une adaptation théâtrale perdue, plus rien, Suzanne n’a plus jamais écrit, et c’est une énigme. Comment une femme qui entre 25 et 30 ans a écrit des textes aussi forts a-t-elle pu s’arrêter définitivement ?
Qu’est-ce qui fait qu’une femme s’arrête ?
L’UFM vous invite à débattre de cette question malheureusement encore d’actualité et à mieux connaître cette brillante intellectuelle
SOURCE : ARTICLE DE Antilla
http://www.antilla-blog.com/2011/09/11/femme-daime-cesaire-suzanne-roussi-brillante-mais-meconnue%e2%80%a6/?subscribe=success#blog_subscription-2  
Photo d'archives, D.R., vers 1950
Vign_cesaire_suzanne
Veuillez taper votre texte iciSuzanne Césaire



Photo d'archives, D.R., vers 1950


Suzanne Roussi (Roussy) est née le 11 août 1915 en Martinique. Elle fait ses études à Toulouse et à Paris, où elle rencontre le jeune Aimé Césaire, avec qui elle travaille à la rédaction de la revue L'Etudiant noir. Le couple, marié en 1937, aura six enfants. En 1941, à Fort-de-France, avec la collaboration de René Ménil et d'Astride Maugée, Suzanne et Aimé Césaire fondent la revue culturelle Tropiques. C'est pour cette revue que Suzanne Césaire écrit les seuls essais qu'elle a publiés – sept textes au total.
Les premiers essais de 1941 traitent des influences européennes, notamment celles de l'ethnologue allemand Léo Frobenius et du surréaliste André Breton. Dès son quatrième article « Misère d'une poésie », publié en 1942, Suzanne Césaire établit les fondations d'une nouvelle littérature d'identité martiniquaise, fortement distincte de la perspective qu'offre l'ancien continent sur les îles. Par la suite, dans « Malaise d'une civilisation », elle avertit les Martiniquais des dangers de l'assimilation et conseille à ses lecteurs de reconnaître « toutes les forces vives mêlées sur cette terre où la race est le résultat du brassage le plus continu ». Suzanne Césaire rappelle aussi la dette du mouvement surréaliste envers ses pratiquants extra-hexagonaux dans son essai « 1943 : Le Surréalisme et nous », qui s'approprie le surréalisme comme arme de choix d'une poésie martiniquaise. Dans ses écrits, Suzanne Césaire prévoit une Caraïbe multiethnique et dynamique, une vision qui culmine dans son dernier essai, « Le Grand Camouflage ». Celui-ci examine les origines historiques, sociologiques, et économiques d'une Martinique multiple et invite ses lecteurs à inventer une littérature nouvelle.

Après la guerre, Suzanne Césaire retourne à Paris avec son mari, élu député du nouveau département à l'Assemblée Nationale. Enseignante, elle continuera à travailler dans le domaine culturel et adaptera une nouvelle de Lafcadio Hearn (Youma, The Story of a West-Indian Slave, 1890) pour un groupe théâtral martiniquais en 1952. Cette pièce, intitulée Aurore de la liberté, traite de la révolte noire en Martinique de mai 1848. Mis en scène par un groupe amateur, le texte n'a jamais été publié.

Suzanne Césaire se sépare de son mari en 1963 et meurt trois ans plus tard, à l'âge de 50 ans. Les traces de son influence restent visibles dans l'œuvre de maints auteurs contemporains, dont Daniel Maximin et Édouard Glissant. Sa vision d'une littérature antillaise ancrée dans une terre qui fait partie de ce peuple « aux quatre races et aux douzaines de sang », son refus de l'exotisme littéraire, et sa reconnaissance des relations dynamiques et interculturelles en jeu aux Antilles continuent à fasciner et à inspirer.


SOURCE  : Article ICI

http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/cesaire_suzanne.html
 
 
Vign_04
 
Vign_5
 
Vign_2
Aimé CESAIRE
Vign_400
Aimé CESAIRE
Vign_3
Aimé CESAIRE
Vign_123
Aimé CESAIRE
Vign_8-9-paul-et-cesaire-cfcdb
Aimé CESAIRE
Vign_13
Aimé CÉSAIRE Martinique
Vign_3
© Couverture du coffret dvd de "Aimé Césaire, une voix pour le XXI° siècle" d'Euzhan Palcy


Plus poète que théoricien, Césaire a toujours défini la négritude selon le mouvement qui anime son poème : prise de conscience et acceptation de soi, pour coïncider avec l'émergence d'une parole enfin rendue à elle-même.
Né en 1913, Aimé Césaire est envoyé à Paris pour poursuivre ses études. Reçu en 1935 à l'Ecole Normale Supérieure, il élabore, en compagnie de Léopold Senghor, l'idée de "négritude". De retour en Martinique en 1939, professeur de lycée, il fonde avec sa femme la revue Tropiques qui réussit à maintenir en Martinique une parole de résistance culturelle. En 1945, élu avec le soutien du parti communiste maire de Fort-de-France et député à l'Assemblée nationale, il est l'un des principaux inspirateurs de la loi de départementalisation des colonies (1946). En lutte contre les tenants de l'ordre colonial, il rompt cependant avec les communistes qu'il accuse de ne pas comprendre les problèmes de la décolonisation. Il s'oppose également aux indépendantistes dont il redoute l'extrémisme, et fonde son propre mouvement : le Parti progressiste martiniquais.
Il rassemble en 1946, dans Armes miraculeuses, des poèmes influencés par le Surréalisme et dont l'âpre violence se retrouvera dans ses recueils ultérieurs : Soleil cou coupé (1948), Corps perdu (1950), repris et remaniés dans Cadastre (1961), et Ferrements (1960). Dans ces poèmes, Césaire ausculte la destruction du monde ancien dans un flamboiement d'images de cataclysmes, de catastrophes volcaniques, et appelle à la surrection tellurique d'un monde nouveau. Les poèmes qui composent Moi, laminaire (1982) diffusent l'angoisse de voir le feu des volcans se dissoudre et se perdre dans la vase maléfique des mangroves.
L'?uvre théâtrale d'Aimé Césaire, jouée partout dans le monde, aborde les problèmes de la décolonisation dans La tragédie du roi Christophe (1963) ; l'histoire contemporaine dans Une saison au Congo (1966) où, avec l'ampleur des grandes pièces épiques de Brecht, il raconte la mort de Patrice Lumumba ; les conflits raciaux dans Une Tempête (1968), son adaptation de la pièce de Shakespeare.
Toute l'?uvre d'Aimé Césaire demeure animée par l'impulsion qui, dès sa jeunesse, orienta toute sa vie et détermina ses engagements : "pousser d'une telle roideur le grand cri nègre que les assises du monde en seront ébranlées."
Il est décédé le 17 avril 2008 en Martinique.

OEUVRES

OEuvres complètes (trois volumes), Fort-de-France, Desormeaux (1976).

Poésie

Cahier d'un retour au pays natal, Paris, Présence Africaine (1939 et 1960) ;
Les Armes miraculeuses, (1946), Paris, Gallimard (1970) ;
Soleil cou coupé, (1947), Paris, Editions K. (1948) ;
Corps perdu, (gravures de Picasso), Paris, Editions Fragrance (1950) ;
Ferrements, Paris, Seuil (1960 et 1991) ;
Cadastre, Paris, Seuil (1961) ;
Moi, laminaire, Paris, Seuil (1982) ;
La Poésie, Paris, Seuil (1994).

Théâtre

Et les chiens se taisaient, Paris, Présence Africaine (1958 et 1997) ;
La Tragédie du roi Christophe, Paris, Présence Africaine (1963 et 1993) ;
Une saison au Congo, Paris, Seuil (1966 et 2001) ;
Une tempête, d'après La Tempête de William Shakespeare :
(adaptation pour un théâtre nègre), Paris, Seuil (1969 et 1997).
Essais
Esclavage et colonisation, Paris, Presses Universitaires de France (1948) ;
Réédition : Victor Schoelcher et l'abolition de l'esclavage, Lectoure, Editions Le Capucin (2004) ;
Discours sur le colonialisme, Paris, Éditions Réclames (1950) ; Éditions Présence Africaine (1955) ;
Discours sur la négritude (1950).

Histoire

Toussaint Louverture, La révolution Française et le problème colonial, Paris, Présence Africaine (1962).

Entretiens

Rencontre avec un nègre fondamental, Entretiens avec Patrice Louis, Paris, Arléa (2004) ;
Nègre je suis, nègre je resterai, Entretiens avec Françoise Vergès, Paris, Albin Michel (2005).

Enregistrement audio

Aimé Césaire, Paris, Hatier, "Les Voix de l'écriture" (1994).
 Pour en savoir plus cliqué ICI
http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=3418





 
Vign_hommage-national-a-aime-cesaire-au-pantheon_1_

jeudi 7 avril 2011
Aimé Césaire entre au Panthéon


Aimé Césaire, Chantre de la Négritude, est un poète et homme politique Martiniquais, né le 26 juin 1913 à Basse-Pionte, il est mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France.
Prônant l’Universalité, son œuvre reflète l’engagement dont il a fait preuve aussi bien en littérature, qu’au travers de sa carrière politique.
Reconnu par ses pairs, il est rentré au Panthéon ce mercredi 6 avril 2011 à 17h. Conformément à la volonté de la famille, il n’y est pas entré physiquement, mais une plaque lui rendant hommage a été dévoilée.
En présence du Président de la République, une fresque monumentale composée de portraits évoquant quatre périodes de la vie du poète a été déposée dans la nef du Panthéon, rendant plus vibrant encore cet hommage solennel.


Extrait poétique : 1939 Cahier d'un retour au pays natal


Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, je serai un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou de Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas
l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture, on pouvait à n'importe quel
moment le saisir le rouer de coups, le tuer- parfaitement le tuer- sans avoir de
compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne


un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot
mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la face de stupeur d'une dame anglaise
qui trouverait dans sa soupière un crâne de Hottentot ? 

 
SOURCE: Article  B.K
 lire la suite cliqué ICI

http://inter-poles.blogspot.com/2011/04/aime-cesaire-entre-au-pantheon.html
-----------------------------------------------------------------------




 
Vign_2
 
Vign_8
Politique Aimé Césaire, chantre de la "négritude"
Vign_1-france-colonialisme-meeting_183

Politique Aimé Césaire, chantre de la "négritude"publié le 17/04/2008 à 13:30
Avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, il était le chantre du célèbre concept de 'négritude' -la conscience d'être noir. Aimé Césaire, décédé jeudi 17 avril à l'âge de 94 ans, avait consacré sa vie à la poésie et à la politique. Infatigable promoteur de l'automonie, et non de l'indépendance, de la Martinique, Aimé Césaire aura été de tous les combats contre le colonialisme et le racisme. Retour sur sa carrière en images.
SOURCE : ARTICLE

http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/politique/aime-cesaire-chantre-de-la-negritude_458257.html?p=7
------------------------------------------------------------------------------------------------

 
Vign_aime-cesaire_
 
Vign_2-13-15ede
 
Vign_1-municip-fort-de-france-letchimy-cesaire_182
 Le 11 décembre 2000, lors d'une réunion électorale, Aimé Césaire embrasse son dauphin, Serge Letchimy, 48 ans, tête de liste du PPM. Serge Letchimy a été conseiller général du canton de Volga-Plage-Dillon à Fort-de-France, de 1992 à 2004. Le 9 mars 2008, il a été réélu dès le premier tour maire de Fort-de-France en recueillant 82,62% des suffrages exprimés.
 
Vign_negre
Aimé CÉSAIRE

Nègre je suis, nègre je resterai

FRANCE INTER
L'humeur vagabonde1

Par Kathleen Evin

Émission du 15/02/2006.
Invitée Françoise Vergès.

SOURCE CLIQUE ICI
http://www.potomitan.info/atelier/pawol/cesaire.php



Hommage solennel de la Nation à Aimé Césaire
Vign_arton1902-c41ca
Hommage solennel de la Nation à Aimé Césaire

Hommage de la Nation à Aimé Césaire


Un hommage solennel de la Nation a été rendu, mercredi 6 avril, au grand poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire, décédé en 2008. Cette cérémonie est accessible en ligne : www.franceo.fr/hommage-aime-cesaire

En janvier lors de sa visite en Martinique, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, avait annoncé l’organisation de cet hommage national, au cours duquel une plaque à la mémoire de l’intellectuel et homme politique sera scellée au Panthéon, "marquant ainsi la reconnaissance de la France dans son ensemble".

Cette cérémonie a été convenue avec la famille d’Aimé Césaire lors d’un entretien avec le chef de l’Etat. Le corps d’Aimé Césaire restera, conformément à sa volonté, en Martinique, terre qu’il a si bien incarnée pendant plus d’un demi-siècle.
 SOURCE : http://www.outre-mer.gouv.fr/?hommage-solennel-de-la-nation-a-aime-cesaire.html
 
Vign_1
Aimé Fernand David Césaire è nato a Basse-Pointe (Martinica, isola nel cuore dei Caraibi) il 26 giugno 1913. Compie gli studi in Martinica, poi a Parigi, presso il Líceo Louis-le-Grand; perfeziona gli studi universitari sempre a Parigi, presso l'École normale supérieure. Qui conosce il senegalese Léopold Sédar Senghor e il guaianese Léon Gontran Damas. Grazie alla lettura di opere di autori europei che raccontano del continente africano, i ragazzi scoprono insieme i tesori artistici e la storia dell'Africa nera. Fondano quindi la rivista "L'Étudiant Noir", punto di riferimento fondamentale per gli studenti neri della capitale francese e creano la "négritude" (negritudine), nozione che comprende i valori spirituali, artistici, filosofici dei neri d'Africa. Questa stessa nozione diventerà poi l'ideologia delle lotte dei neri per l'indipendenza. Césaire nel corso della sua produzione letteraria chiarirà che questo concetto supera il dato biologico e vuole riferirsi a una delle forme storiche della condizione umana. Torna in Martinica nel 1939 e fonda la rivista "Tropiques", entrando in contatto con André Breton e il surrealismo. Césaire aveva come ideale la liberazione della sua isola natale dal giogo del colonialismo francese: grazie a lui la Martinica diventerà nel 1946 un Dipartimento d'oltremare della Francia, diventando poi così a tutti gli effetti parte dell'Europa. Césaire si impegnerà attivamente in qualità di deputato della Martinica all'Assemblea generale francese, sarà a lungo - dal 1945 al 2001 - sindaco di Fort-de-France (la capitale) e sarà membro - fino al 1956 - del Partito comunista francese. Dal punto di vista letterario Aimé Césaire è un poeta tra i più celebri rappresentanti del surrealismo francese; in qualità di scrittore è autore di drammi che raccontano la sorte e le lotte degli schiavi dei territori colonizzati dalla Francia (come ad esempio Haiti). Il poema più noto di Césaire è "Cahier d'un retour au pays natal" (Diario del ritorno al Paese natale, 1939), tragedia in versi di ispirazione surrealista, che è da molti considerata come un'enciclopedia della sorte degli schiavi neri nonchè l'espressione della speranza della liberazione di questi ultimi. Attraverso una ricca produzione di poesia drammatica e specificamente teatrale ha dedicato i propri sforzi in modo particolare al recupero dell'identità antillana, non più africana e certamente non bianca. Tra le sue varie raccolte poetiche ricordiamo "Les armes miraculeuses" (Le armi miracolose, 1946), "Et les chiens se taisaient" (E i cani tacevano, 1956), "Ferraments" (Catene, 1959), "Cadastre" (1961). Nel 1955 pubblica il "Discours sur le colonialisme" (Discorso sul colonialismo) che viene accolto al pari di un manifesto di rivolta. A partire dagli anni '60, per evitare che la sua attività raggiunga solamente gli intellettuali africani e non le grandi masse, lascia la poesia per dedicarsi alla formazione di un teatro negrofilo popolare. Tra le sue opere teatrali più rilevanti: "La tragédie du roi Christophe" (La tragedia del re Christophe, 1963), "Une saison au Congo" (Una stagione in Congo, 1967) ispirata al dramma di Lumumba, e "Une tempête" (Una tempesta, 1969), reinterpretazione di un dramma di Shakespeare. L'ultima sua opera pubblicata in Italia è "Negro sono e negro resterò, conversazioni con Françoise Vergès" (Città Aperta Edizioni, 2006). L'anziano scrittore si ritira dalla vita politica nel 2001, a 88 anni, lasciando la guida di Fort-de-France al suo delfino Serge Letchimy, eletto a furor di popolo. Aimé Césaire muore il 17 aprile 2008 presso l'ospedale di Fort-de-France.
SOURCE  CLIQUE
http://www.zam.it/biografia_Aime_Cesaire
-----------------------------------------------------------------
 
Vign_cesaire450
Aimé Césaire, Martinique Poet and Politician, Dies at 94
 

By THE ASSOCIATED PRESS

Published: April 18, 2008

ORT-DE-FRANCE, Martinique (AP) — Aimé Césaire, an anticolonialist poet and politician who was honored throughout the French-speaking world and who was an early proponent of black pride, died here on Thursday. He was 94.

A government spokeswoman, Marie Michèle Darsières, said he died at a hospital where he was being treated for heart problems and other ailments.

Mr. Césaire was one of the Caribbean’s most celebrated cultural figures. He was especially revered in his native Martinique, which sent him to the French parliament for nearly half a century and where he was repeatedly elected mayor of Fort-de-France, the capital city.

In Paris in the 1930s he helped found the journal Black Student, which gave birth to the idea of “negritude,” a call to blacks to cultivate pride in their heritage. His 1950 book “Discourse on Colonialism” was considered a classic of French political literature.

Mr. Césaire’s ideas were honored and his death mourned in Africa and France as well as the Caribbean. The office of President Nicolas Sarkozy of France said Mr. Sarkozy would attend Mr. Césaire’s funeral, scheduled for Sunday in Fort-de-France. Students at Lycée Scoelcher, a Martinique high school where Mr. Césaire once taught, honored him in a spontaneous ceremony Thursday.

Mr. Césaire’s best-known works included the essay “Negro I Am, Negro I Will Remain” and the poem “Notes From a Return to the Native Land.”

Born on June 26, 1913, in Basse-Pointe, Martinique, Mr. Césaire attended high school and college in France. In 1937 he married another student from Martinique, Suzanne Roussi, with whom he eventually had four sons and two daughters.

He returned to Martinique during World War II and was mayor of Fort-de-France from 1945 to 2001, except for a break from 1983 to 1984.

Mr. Césaire helped Martinique shed its colonial status in 1946 to become an overseas department of France.

He was affiliated with the French Communist Party early in his career but became disillusioned in the 1950s and founded the Martinique Progressive Party in 1958. He later allied with the Socialist Party in France’s National Assembly, where he served from 1946 to 1956 and from 1958 to 1993.

As the years passed, he remained firm in his views. In 2005 he refused to meet with Mr. Sarkozy, who was then minister of the interior, because of Mr. Sarkozy’s endorsement of a bill citing the “positive role” of colonialism.

“I remain faithful to my beliefs and remain inflexibly anticolonialist,” Mr. Césaire said at the time. The offending language was struck from the bill.

Despite the snub, Mr. Sarkozy last year successfully led a campaign to rename Martinique’s airport in honor of Mr. Césaire. Mr. Césaire eventually met with Mr. Sarkozy in March 2006 but endorsed his Socialist rival, Ségolène Royal, in the 2007 French elections.

SOURCE :  http://www.nytimes.com/2008/04/18/books/18cesaire.html
 
Vign_25
 
Vign_sans-titre
 
Vign_chirac-aime-cesaire_179
Suivant Le Premier ministre Jacques Chirac discute avec le député-maire de Fort-de-France le 11 septembre 1987 à l'hôtel-de-Ville.


 
Vign_1-gouvernement-outremer-antilles-fillon_185
Le Premier ministre François Fillon s'entretient avec Aimé Césaire le 5 Janvier 2008 à Fort-de-France, au dernier jour de la visite du Premier ministre dans les Antilles françaises. François Fillon a expliqué que la 'politique de civilisation' proposée par Nicolas Sarkozy désignait des réformes 'fondamentales' tendant à 'changer les comportements'.

Crédit photo : Martin Bureau/AFP
 
Vign_cesaire9
Aimé Césaire

Voix majeure de la francophonie postcoloniale


Père de la « négritude », concept qu'il avait créé dans les années 1930 avec Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire était le patriarche des lettres antillaises et, plus généralement, des lettres francophones.
Il fut tour à tour craint, critiqué, mais jamais renié. Même la jeune génération d'écrivains martiniquais qui ont pris leur distance par rapport à la négritude - pour se définir comme métis et créoles - reconnaît volontiers ce qu'ils doivent à ce père spirituel dont découle la liberté antillaise présente et à venir : « C'est la Négritude césairienne qui nous a ouvert le passage vers l'ici d'une Antillanité désormais postulable, et elle-même en marche vers un autre degré d'authenticité qui restait à nommer », écrivent le trio Chamoiseau, Confiant et Bernabé. « La Négritude césairienne est un baptême, l'acte primal de notre dignité restituée. Nous sommes à jamais fils d'Aimé Césaire ».

Son oeuvre, riche de sept recueils de poésie, de quatre pièces de théâtre et d'innombrables essais, demeure toujours d'une grande actualité. Paradoxalement, sa poésie est aujourd'hui peu connue en France, alors qu'elle est enseignée dans les grandes universités du monde entier, notamment en Afrique et aux Amériques où Césaire est considéré comme une des voix majeures de la littérature francophone et postcoloniale.
SOURGE :  http://www.rfi.fr/lffr/pages/001/page_52.asp
 
Vign_avec_cesaire
 
Vign_38
 
Vign_35
 
Vign_lam-et-cesaire_large
 
Vign_22
 
Vign_200
 
Vign_40
1946
Vign_1946
 
Vign_10
 
Vign_64343_304867779567051_173879342665896_740293_1681262500_n
suzanne césaire
Vign_suzanne_cesaire
suzanne césaire

Femme d’Aimé Césaire jusqu’en 1963, Suzanne Roussi brillante mais méconnue…


SOURCE : ARTICLE DE Antilla
Photo d'archives, D.R., vers 1950
Vign_cesaire_suzanne
Suzanne Roussi (Roussy) est née le 11 août 1915 en Martinique.
 
Vign_cesaire
 
Vign_cesaire-1
 
Vign_cesaire-2
 
Vign_cesaire-3
 
Vign_cesaire-4
 
Vign_cesaire-5
 
Vign_aime
 
Vign_002
© 2011
Créer un site avec WebSelf