NOU KA SONJÉ
YO
CÉ LI MINME KI LA
 
 
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Casimir BRANGLIDOR

Né le : 19 Avril 1903-

Décédé le : 19 Juin 1995
 
Profession: Directeur d'Ecole d'Application
1920-1923: Elève-Maître (Ecole normale de Fort-de-France)
1923-1928: Instituteur à Rivière Pilote puis à Sainte-Marie
1925-1934: Directeur d'Ecole au Marigot
1934-1940:Directeur de Cours Complémentaire au Carbet
1940-1941:Professeur de lettres à l'enseignement technique
1941-1942:Instituteur à Perrinon
1942-1966:Directeur d'Ecole à Félix Eboué puis Professeur


de Cours Complémentaire
à Terre-Sainville-Directeur de Cours complémentaire au Bassin de Radoub-Directeur d'Ecole d'Application-Professeur de Pédagogie,en Lettres,Histoire-Géographie,à L'Ecole normale-Délégué aux fonctions d'Inspecteur de L'enseignement primaire ( 1964-1965 )
SPORTS PRATIQUES-Basket,Football,Athétisme

CLUB
Gauloise de la Trinité,Membre Fondateur,Président de 1934 à 1944
HOMME POLITIQUE
Parti Politique: Parti Socialiste ( PS )
1971-1988: Maire de la Trinité
1973-1985:Conseiller Général de la Trinité
1983-1986:Vice Président du Conseil Régional
ECRIVAIN
Recueil de Chroniques:
” Les Contes de Caso “- (1984)
Journaliste Sportif

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Un Peuple qui a la mémoire courte
Est un peuple qui n'a pas d'avenir
David Gakunzi
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Contes créoles

Contes créoles

«La déposition de Ti-Julien»
in Bulletin de l'enseignement de la Martinique,
numéro spécial, Fort-De-France, 1948


Ti-Julien par Claude THÉVENAZ .

Texte créole
Monsieur le juge! Moin ké ba ou toutt la cuite z'affaire a! Mi case moin, mi là ca faitt: c'est nin épi bouche.

— Bon! Parler

— I té environ quatre heures du matin.

— Voyons. Interrompt le Président, le meurtre a eu lieu à 6 heures et…

— Pâdon, Monsieu le juge! c'est moin qui ni bouett là et c'est ou qui tableau… C'est à di que c'est moin qui ni la parole et ou là pou couté. Pressé pou tenn, pas pressé pou rouvè bec.

— Témoin, cela suffit.

Faites nous grâce de ces considérations et dites ce que vous savez de l'affaire.

— Comptez assou moin patron. C'est moin qui peut di ou ca qui passé:
Casse moin épi là ca faitt là, c'est nin épi bouche!

— Entendu; vous l'avez déjà dit.

— Vers quatre heus du matin, moin lévé pou fai café moin: si c'est pas moin qui fai i, madam moin pas ka bouè i.

— Mais quelle relation y a t'il?…

— Tchin bon, Monsieu le juge, moin ka continué! Moin fenn bois gomm là mais fin, fin, fin, fin.

— Cette histoire de bois ne m'intéresse pas!

— Mais oui, chef! faut fenn li fin pou du feu a pris vite.

— Après?

— Après? Moin metté café a dans cafitiè a épi moin foulé i foulé i, foulé i ou cave, pou i pas coulé vite. C'est pas con ca ou ka fai café ou an, monsieu le juge?

— Vous n'avez pas à m'interroger, surtout sur des choses de cette nature.

— Eh bien! foutt ou susceptible! Moin ka com- prenn c'est yonn à l'autre!

— Venez au fait qui nous intéresse.

— C'est cà! Café moin coulé tac, tac, tac, bien fô. Moin metté an bon un peu ba madanm moin.

— ? ? ?

— Pas chauffé cô ou! Moin ka raconté ou du fil en aiguille!

— Mais vous y mettez du temps!

— Patron, trop pressé pas ka fait jou rouvè et faut ou save toutt bagaille!

— Si vous devez continuer à philosopher et à divaguer, je vous renvoie à votre place.

— Moin pôté café a ba madamm moin. I té ka dômi toujou! Quand y senti tass chaud à bô bouche li, i sauté épi i dit moin: Ah! Ah! ou toujou ainmi fait jeu! Mais i té bien content! I ka bouè ti café i ; moin là ka plaisanté épi i…

— Comme vous faites en ce moment avec moi. Finissons en! Au fait!

— Oui, oui patron! Moin là ka plaisanté con moin ka di ou. Nous ka tenn: Pa! Pa! Blo! Blo!

— Enfin ! nous y arrivons.

— Moin ka pren couri, manqué tombé encô. Quand moin rivé an la rue a… C'est parole là qui longue… Toutt bagaille té jà fini.

Casimir BRANGLIDOR
Professeur de cours complémentaire



Traduction française
Monsieur le juge ! Je vais vous donner le fin de l'affaire. Voici ma case, voici le lieu du drame: c'est comme le nez et la bouche.

— Bon! Parlez!

— Il était à peu près quatre heures du matin…

— Voyons, interrompt le Président, le meurtre a eu lieu à 6 heures et…

— Pardon! Monsieur le juge! C'est moi qui ai la boîte, vous êtes tableau… Je veux dire que c'est à moi de parler et à vous d'écouter. Soyez pressé pour entendre et non pour ouvrir le bec.

— Témoin cela suffit. Faites-nous grâce de ces considérations et dites ce que vous savez de l'affaire.

— Comptez sur moi, patron. Je peux vous dire ce qui s'est passé: ma maison et le lieu de l'affaire sont comme le nez et la bouche

— Entendu! Vous l'avez déjà dit.

— Vers quatre heures du matin, je me suis levé pour faire mon café. S'il n'est pas fait par moi, ma femme ne le boit pas.

— Mais quelle relation y a-t-il?…

— Pardon, monsieur le juge! Je continue, j'ai fendu mon bois gommé menu, menu, menu, menu…

— Cette histoire de bois gommé ne m'intéresse pas!

— Mais oui, chef, il faut le fendre menu pour que le feu prenne vite.

— Après?

— Après? J'ai mis le café dans la cafetière et je l'ai pressé, pressé, pressé, pour qu'il ne coule pas vite. Ce n'est pas ainsi que vous faites votre café, monsieur le juge?

— Vous n'avez pas à m'interroger: surtout sur des choses de cette nature.

— Eh bien! Vous êtes diablement susceptible! Et moi qui croyais qu'on pouvait se passer les recettes de l'un à l'autre!

— Venez au fait qui nous intéresse.

— C'est ça! Mon café a coulé goutte à goutte (tac, tac, tac) très fort. J'en ai mis une assez bonne quantité pour ma femme.

— ? ? ?

— Ne vous échauffez pas! Je vous raconte tout de fil en aiguille!

— Mais vous y mettez du temps.

— Patron! On a beau être pressé, on ne peut pas amener le jour plus tôt! Et il vous faut tout savoir.

— Si vous devez continuer à philosopher et à divaguer, je vous renvoie à votre place!

— J'ai porté le café pour ma femme: elle dormait encore: mais quand elle sentit la tasse chaude près de sa bouche, elle sursauta et me dit: «Ah! Ah! Tu aimes toujours à jouer. Mais elle était bien contente. Elle boit son petit café et je plaisante avec elle.

— Comme vous faites en ce moment avec moi! Finissons en!…. Au fait!

— Oui, oui patron! Nous sommes là à plaisanter ainsi que je vous l'ai dit, quand nous entendons: «Pa! Pa! Blo! Blo!»

— Enfin, nous y arrivons!

— Je me mets à courir, je risque de tomber. A mon arrivée dans la rue, j'ai pris plus de temps qu'il n'en faut pour le dire, tout était fini.»

Casimir BRANGLIDOR
Professeur de cour complémentaire.



«Depozisyon Ti Jilyen»
(Traduction en créole haïtien (CH): Emmanuel W. VEDRINE)


Msye jij! Mwen pral ba ou pye ak tèt koze a! Men kay mwen, men kote krim nan te fèt: se (distans) nen ak bouch.

— Bon! (ou mèt) Pale!

— Li te anviwon katrè dimaten.

— Bon, rete la Prezidan, krim nan te fèt a sizè e…

— Padon, Msye jij! Se mwen ki gen bwèt la e se ou ki tablo… Sètadi se mwen ki gen lapawòl epi ou menm, koute. Prese pou tann, pa prese pou ouvè bèk ou.

— Temwen, sa sifi! Tanpri, pran sa an konsiderasyon epi di sa ou konnen sou zafè a.

— Konte sou mwen patwon. Mwen ka di w sa ki te pase: kay mwen avèk kote krim nan te fèt la, se kouwè (distans) nen ak bouch!

— Antandi (nou konprann)! Ou te di sa deja.

— Vè zòn katrè dimaten, mwen leve pou fè kafe m. Si se pa mwen ki fè l, madanm mwen p ap bwè l.

— Men ki relasyon sa genyen (ak koze a)?…

— Bon, Msye jij, mwen ap kontinye! Mwen fann bwa gonm nan men fen, fen, fen, fen.

— Zafè bwa a pa enterese m!

— Mè wi, chèf, fò w fann li pou dife a pran vit.

— Aprè?

— Aprè? Mwen mete kafe a nan kafityè a epi mwen foule l foule l, foule l, pou l ka koule vit. Se pa konsa ou fè kafe ou, msye jij?

— Ou pa gen pou poze m kesyon, sitou sou bagay konsa.

— Ebyen! (Tomat!) Ou fout sansib! Mwen menm ki te kwè nou te ka pataje resèt yo youn lòt!

— Vini ak fè (verite) ki enterese nou.

— Se sa! Kafe mwen koule tak, tak, tak, byen fò. Mwen mete on bon valè bay madanm mwen.

— ? ? ?
— Pa eksite! M ap rakonte w tout bagay la filannegui!

— Men ou pran anpil tan deja!

— Patwon, twò prese pa fè jou louvri e fò ou konn tout bagay!

— (Gade) Si w kontinye ap filozofe, voye monte, m ap fè w al chita nan plas ou tande.

— Mwen pote kafe a bay madanm mwen. Li te nan dòmi toujou. Lè l santi tas la cho bò kote l, li sote epi l di mwen: A! A! Ou toujou renmen jwe ou menm! Men mamnzèl te byen kontan! Li bwè ti kafe l epi m plezante ak li…

mwen foule l foule l— Menm jan w ap fè avè m kounyeya. Gade, ann fini! Pale serye!

— Wi, wi patron! Mwen la pou m plezante e m ap di ou, lè nou tande: Pa! Pa! Blo! Blo!

— Anfen! Nou rive la.

— Mwen pran kouri, m manke tonbe ankò. Lè mwen rive nan lari a… Se pawòl la ki long… Tout bagay te deja fini.

Casimir BRANGLIDOR,
Professeur de cours complémentaire

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Chers Concitoyens,

Il était temps ! Enfin, justice rendue. Casimir BRANGlIDOR est reconnu dans sa ville. Il aura fallu, diront certains, 9 ans après sa mort pour que ce fils serviteur ait enfin son nom inscrit sur une plaque d'une rue trinitéenne ! Non loin de l'Hôtel de Ville où il aura marqué l'Histoire de
la Trinité et au delà, celle de
la Martinique. Mais la reconnaissance ne saurait se mesurer au temps qui s'écoule. Elle se mesure, plus encore, et j'en suis convaincu, aux émotions et aux attitudes qui jalonnent ce temps et dont l'intensité nous permet de garder vivace le souvenir de ce que l'être aimé fut et l'exemple de ce qu'il fit. Caso, l'homme à qui, aujourd'hui, la municipalité et la population rendent un solennel hommage, avait reçu tous les dons : éducateur, sportif, écrivain, conteur, journaliste, Homme politique. “1/ n'est pas facile de le camper tant il est multiple “. Tous ces dons, en 92 ans, il a su les destiner à une oeuvre que notre mémoire et notre admiration n'oublieront pas.

louis-Joseph MANSCOUR

Député-Maire de
la Trinité

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Casimir BRANGLIDOR

CE que j'en pense? BlSSOL Léopold était un homme au sens plein du terme, et, sans partager ses idées politiques, je le respectais pour la force de ses convictions, la pondération dont il faisait preuve en les exposant; et je l'estimais aussi, parce qu'il s'appliquait à convaincre ses auditeurs ou interlocuteurs, car il leur prêtait la bonne foi et la sincérité qui l'animaient lui-même; attitude plutôt rare de nos jours. Des détails particuliers? J'en citerai deux seulement. Je ne saurais oublier une conversation que nous eûmes le lendemain du premier tour des élections municipales après
la Révolution Nationale, chez le coiffeur BELHUMEUR, en présence de Gabriel HENRY, et surtout du candidat tête de liste de son parti à Trinité. Alors que je•demandais à ce dernier s'il s'était entendu avec son suivant immédiat pour le partage des sièges au deuxième tour, il me répondit qu'il ne s'agissait plus de respecter le pro tocole d'accord, pourtant écrit et signé: «Je ,donne à RÉJON 5 sièges, pas davantage». BlSSOL, (je crois l'entendre encore de son débit. mesuré, avec manière spéciale d'accuser les dernières syllabes), protesta calmement: «Tu es neuf en politique, mais tu dois apprendre à respecter les engagements, autrement tu cours à des déconvenues». Le «camarade» s'obstina, il refusa l'alliance sur les bases arrêtées et fut battu le dimanche suivant. BlSSOL avait vu juste. Un autre jour, au plus fort de la marée communiste, faisant jouer la vieille amitié qui m'unissait à l'un des «meneurs» Rosemond SURELlE, j'obtiens que ses suiveurs fassent silence pour m'écouter. A la faveur de ce silence absolu, mais embarrassant, paralysant (car un orateur public a besoin d'applaudissements, de répliques et d'interpellations), je rappelai cette conversation et citai BlSSOL. A la fin de ma conférence, une voix, une seule, s'éleva: Celle de ROSEMOND pour dire: «SA OU DI-A BON, SIOU LÉ, MÉ VIV BISSOL !». BlSSOL n'était pas candidat, il n'était pas encore Conseiller Général, je ne sais même pas s'il avait déjà eu l'occasion de prendre la parole à Trinité, mais son crédit était si grand dans le peuple que son nom seul avait suffi à ROSEMOND pour accepter mon message. L'AVEZ- VOUS ENTENDU PARLER? Bien sûr, à Sainte-Thérèse à la fin d'une campagne électorale.

Il savait qu'il n'était pas grand orateur et qu'il avait beaucoup à apprendre; mais il s'appliquait à articuler convenablement, à employer des formules simples percutantes, dont on se moquait parfois, mais qui portaient dans la masse. Il avait do nc d'instinct la psychologie des foules; et ceci ajouté à son action syndicale, à son long et persévérant travail de militant, explique la popularité et la confiance qui firent de l'ouvrier BISSOL un Député de la Martinique.


Casimir BRANGLIDOR Maire de Trinité

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Jude Duranty

COLLOQUE DU jeudi 10 FEVRIER 2011- 17h00

Konsit jédi 10 févriyé 2011 - sentjè

Maison Familial et Rurale du Morne Rouge


Dé mo kozé té ka fet adan an lékol privé ba dé jenn dépi 4ème jik an Bac pro, yo té désidé djoubaté alantou an tem «Kréyol dan lé média». Té ni moun ki té ka ba lekspérians-yo. Robert Saé yonn-dé moun adan sa ki kréyé radio APAL, Charles Marajo ki ni an némision asou KMT é mwen menm, ki dépi 2004 ka matjé an nartik an kréyol andidan jounal ANTILLA.

Jean-François Beaunol ki directè lékol-tala akéyi sé twa moun-an, ek i di i té fiè sé jenn manmay-la ek Isambert Duriveau té mété bagay-tala an plas pas sa ka alé adan sans «La Maison Familiale et Rurale du Morne Rouge».

Ki moun ki Jid?
Non-mwen sé Jude Duranty, mé yo konnet mwen kon Jid. Man sé chef de chœur, la Chorale l’orchidée de Schoelcher éti nou fini fè an déziem CD «Voyage au gré des alizés». Nou fini prézanté’y le 22 janvié Téyat minisipal. Man ka jwé tanbou bèlè, tronpet ek man ka tjoké piano. Man sé an otè-konpozitè.

Kidonk man isi a kom Jid, pou man palé zot di an kronik man ka matjé dépi févriyé 2004 (7 an) an jounal ANTILLA, yo ka kriyé Kréyolad.

Kréyol adan jounal
Avan man fè zot chonjé tibren listwa sa yo kriyé «la presse» an fransé é «jounal» an kréyol, man ké pousé an lapot a dimi-band pou di zot an bagay ki ni kont pwa’y.

Dépi lontan Matinik ni an konba lang. Kivédi, ni dé lang ki toujou an bisbi, chien-yo pa kay lachas, é sa kréyé an malkadi éti tout moun ka soufè, (yo pa menm sav). Yo kriyé sa «la diglossie» sa diféran épi «bilinguisme» éti an moun pé sèvi dé lang san pies tjak. Kontel avan, yo té ka défann moun palé kréyol serten koté. (kay-ou, lékol, dan biro épi kisasayésa…) Jòdi-jou sa pli an bèn, yo pa ka di’w pa palé, mé ou sav fok ou pa palé kréyol. Pou man bout, sé kondisiré lè yo ka envité sé dé lang-la, yo ka montré yonn an bel fotey épi yo ka di’y: «Asseyez-vous, je vous en prie!»

Épi lot lang-lan, kidonk kréyol, mi sa yo ka di’y: «É ga sa, gadé wè si ou pé fouté kò’w asou ti ban-an ki la-a!»

Tibren istwa atjelman (an ti kout zié pa dèyè)

Fok sav ki avan té ni anlo jounal Matinik ki té ni dé kont oben dé poem kontel an kréyol.

Ant 1919 épi 1939 té ni o mwen 70 tit jounal Matinik. Yo té Té ni an ti tiraj épi an lavi kout kon latjé krapo. Fok di sé jounal éti té ka kopié anlo artik fransé ek pa té ni anlo plas pou lavi isi. Nou pé palé vitman dé jounal kontel:

L’action Nouvelle, La Résistance, Le Courrier des Antilles, L’Aurore, L’Information, La Paix en 1915.

Le Clairon en 1940.

Le Sportif en 1946 épi Les contes de Caso de Casimir Branglidor.

An 1964 dé nouvo mwayen enfòmasion ka pwenté.

Daboudabò, France-Antilles ki ka paret touléjou, sé sa yo ka kriyé an « quotidien » an fransé.

Épi apré, sé ti bwet-la yo kriyé télévision-an ki ka paret isi Matinik. Sa ké ni an brital konsékans asou ti jounal kontel: L’Information, La Paix, Le Sportif, épi Rénovation. Disparet ka pran tout sé jounal-tala. Yo pran lavol.

Sé Aujourd’hui Dimanche ki vréyé déwò dé kont ant 1965 é1972 épi dé dialog ant dé personaj kon Zizi et Popol; Ti Chal et Ti Chabin ; Propos d’un Bitako ; Compè Lapin et Compè Zamba ; Mait Mano et Asto ; Ami Vévé et Ti Jacques.

Fok di an pasan dan lé lanné 1976 té ni dé zartik asou le créole à l’école.

France-Antilles an 1968 piblié, lwen za lwen, dé poèm ek dé kont.

Adan l’émigration an Frans, té ni Djok ki ké bout épi liméro 57 an out 1978 (vraisemblablement à la suite du retour des principaux animateurs).

Mé fok atann lé zanné 1978, épi Grif An Tè ek dé moun kon lé (Léotin Térez, Georges-Henri Léotin, Raphaël Confiant, Serge Harpin...) pou wè anpiblikasion yenki an kréyol. Jounal ki ké viv épi 52 liméwo, ant 1978 jik an 1982.

Pres an menm périod-la, Kabouya paret. Sé an rèvi ki té matjé yenki an kréyol pou vréyé douvan an kréyol nef, an kréyol matjé.

Épi dan lé zanné 1980, lé premié ANTILLA KRÉYOL éti 15 liméwo ké suiv. Sé an jounal ki té ka paret chak mwa (mansiel) épi apré asou lé dènié tan tou lé dé mwa. Fok di lanné 78 la té an bon founé pas sé 2000 ekzanplè Antilla kryé ki sòti.

Anfen an séri jounal titak pli siantifik éti le GEREC mété déwò. Nou pé palé di:

ESPACE KRÉYOL. An rèvi lengistik pou étidié lang ek kilti kréyol la épi 5 liméwo: 1(76) 2 (77) 3 (78) 4 (79-80) 5 (83).

MOFWAZ. An rèvi pédagojik pou difizé bò sé enstitè-a ek pofésè lékol sigondè, finaldikont sé wouchach GEREC la: 1 (77) 2 (78) 3 (1980)

TEXTES ET DOCUMENTS. An révi litérati pou katjilé anlè litérati antiyez la.

Kidonk nou ka wè toujou ni dé jounal totalman oben ki ni teks kréyol adan dépi koumansman 20e siek-la.

Fok man di zot i ni dé teks kréyol éti nou pa ka chonjé pies toubannman sé lé chanté kisiswa bidjin, mazurka, zouk oben jòdi-jou dannsol.

Si zot alé asou an sit kontel Zouker.com oben Apapawolanlè.com sé pasé 2000 teks zot pé trouvé adan chanté kréyol; é sé an tizizin dan sa nou tann é chanté dépi an siek. Sonjé yenk «La galaxie Kassav» (albom group al albom sé chantè-a) sé aprochan 40 albom kidonk 400 mòso. Sé plis di 2000 teks ka ekzisté adan chanté kréyol.

Nou pé konstaté kan menm, ki dé jounal militan kon Justice (1910) épi Jounal Asé Pléré An Nou Lité (1981) pa janmen pibliyé pies artik an kréyol.

Épi an 2004 ANTILLA permet mwen fè Kréyolad mé an menm balan-an yo rikoumansé teks an kréyol. Man ka pofité rimèsié (Gérard Dorwling-Carter, Henri Pied ek Alfred Fortuné dé militan kréyol ki toujou wè potalans lang-la dépi lontan-lontan).

(Voir Annexe. Lecture du premier Kréyolad).

Matjé dé teks asou dé tem touléjou, sé pa an latjéprétet (san prétansion) ka fè kronik-la mé sé an militan éti ka djoubaté kon i pé pou kréyol pran plas-li kon an lang yo ka matjé, kon tout lang. Sé an lang ki méprizé, dénigré, malmennen pa ich-li menm. Pas dépi lontan yo fè yo konprann ki dabò-pou-yonn sé pa té menm an lang. Ni anlè yo té ka palé di patwa, kidonk an bagay ki pa an véritab lang. Épi apré yo fé nou konprann ki douvan an gran lang kontel anglé, kréyol pa té ni pies chans. Sel lang ki té pé sové nou sé fransé, oben anlot lang mé pa kréyol. Sé ki yo pa konprann ki lè ou sa palé kréyol ek ou ni an kilti oben anlot lang, sé an chans ou ni.

Tou sa ka fè ki moun andéwò ka entérésé yo asou zafè kréyol-la, mé jan isi menm, pa lé otjipé di’y. Mé lang ek kilti kréyol ka fennen, é si jénes-li pa wouzé’y, kidonk pa otjipé di’y, asiré i ké mò.

Ki moun ka li Kréyolad, lektè Antilla, yonn-dé militan, dé senpatizan, pétet zot dèmen.

Ni dé moun ki djoubaté ek ka goumen toujou pou lang-lan (Mano RCI, Alsendò (Maurice Alcindor) Sulli Calli, Géraud Ambroisine, Denis Adenet-Louvet, Daniel Boukman, Philipe Lagier).

Ni dé gran grek ki goumen ek ka bat toujou pou kréyol Jean Bernabé, Raphaël Confiant, Pierre Pinalie…Yo matjé liv, diksionnè…

Ni dé radio (APAL, RLDM, Martinique 1re, RCI, dot radio lib)

Ni dé jounal (Antilla)

Ni dé sit (Meetaw, Montray Kréyol, Potomitan …)

Ni ATV (An tjè péyi-a d’Hubert atjelman é avan té ni Philippe Lagier ki té ka fè an jounal kréyol, pétet dé télé kon (ZoukTV, KMT) mé man pa ka pran sé télé-tala ki ka fè sa yo pé kon yo pé.

Man sav si zot pa chaché alfabétizé kò-zot, kivédi aprann li ek matjé kréyol dan aprochan 5O an nou ké kon Trinidad. Kivédi yenki vié moun ké ka palé kréyol. Man palé ni valé pèsi pa mis, ni et pésimis, mé asiré si nou pa aprann li, matjé ek sirtou palé, asiré-pa-pépet kréyol ké foukan nan péyi san chapo.

Man ka bout la, é man ka di zot mèsi pou kouté zot kouté mwen. Man a dispozision zot pou éséyé réponn, lè zot ké pozé mwen an kèsion.

Respé pou zout tout.

Jid
le 15 févriyé 2011
 

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Casimir BRANGLIDOR
Le- 17- Février-1994—« Le Bon Exemple »
Emission Crée Par Mano LOUTOBY-
Animation :Edouard HERELLE & Mano LOUTOBY
Invité :Casimir BRANGLIDOR–Né le : 19 Avril
1903-Décédé le : 19 Juin 1995
Parti Politique: Parti Sociali
ste ( PS )–1971-1988: Maire de la Trinité
 Profession: Directeur d’Ecole d’Application
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