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Nou Ka Sonjé

Des émissions à caratère social,civique et humain comme:

DOCTEUR CARAÏBE :Conseils et prévention de la Santé.

AVOCAT CARAÏBE : Informations et conseils jurridiques.

NOTAIRE CARAÏBE : Conseils.

BONJOUR MONSIEUR LE MAIRE : Proximité Communale et Civisme.

LA JENESSE EN TANT LONTAN :Destinée au 3EME àge.il s'en suivit la création de très Nombreux Clubs.

LA JENESS NOU VINI WE ZOT: destinée au Jeunes.

CE NOU MINM: Emission hebdomadaire au cours de la quelle bien des conflits sociaux ont été réglés en direct.dans le Studio de Radio Caraïbes

MANO RETRO (Coucou Rétro ) Emission Crée 1976

NOU KA SONJE YO-2007

LE BON EXEMPLE-1998
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Max Elizé-1928-1998
Max Elizé-1928-1998

Né en 1928. Fils de Maxence ELIZE, exploitant de salle de spectacle et de cinéma à Saint-Pierre, Max fait des études de droit et d'économie avant de prendre la succession de son père à la tête de l'entreprise qu'il développe à la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et Haïti.

En 1970, il préside avec rigueur et créativité, la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique. Conseiller économique et social de 1974 à 1984, Max ELIZE fut aussi membre du comité de surveillance de l'Institut d'Emission des Départements d'Outre-mer.

Max F. ELIZE est le concepteur du Palais des Congrès de Madiana à Schœlcher, qu'il ne connaîtra pas puisqu'il meurt en février 1998, quelques mois avant l'ouverture de ce complexe moderne d'une capacité de près de 3000 personnes

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Décès de Sévère Cerland : l’hommage du monde politique
Les obsèques de Sévère Cerland se déroulent ce Mardi après-midi à Fort de France et c'est toute la famille politique qui se recueille.

[ mardi 5 septembre 2006 à 06:22:00 | DOMactu.com | Par Florian Labre ]
Après une veillée ou bon nombre d'hommes politiques sont venus lui rendre un dernier hommage hier soir, Sévère Cerland sera inhumé ce Mercredi après-midi au cimetière de Balata, à Fort de France.

Maire du Macouba, conseiller général et conseiller régional, il est décédé dans la nuit de vendredi à samedi, à l'âge de 85 ans. Les hommages n'ont d'ailleurs pas cessé d'affluer depuis l'annonce de son décès.

Après les nombreux messages émis par son parti communiste, sa famille politique durant une bonne partie de sa carrière politique, hier c'est Claude Lise, le président du Conseil Général a tenu à saluer « l'homme de conviction »… qui a laissé à ses concitoyens de Macouba, de Basse Pointe, le souvenir d'un homme « très attaché à leurs services ».

Florian Labre - DOMactu.com

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Sévère Cerland

MACOUBA TETE EN BAS
Le maire Sévère Cerland (PCM) est condamné sur la base de «manipulations de dossiers»<br><br>selon l'expression d'une avocate à la cour d'appel de Fort-de-France<br><br>


La justice coloniale n'est pas morte. Dans les DOM-TOM, elle se porte même très bien! Dernier exemple en date, la récente condamnation (10.000 F d'amende, 6.500 F de dommages et intérêts, deux ans de privation des droits civiques) de Sévère Cerland, membre du parti communiste martiniquais et maire de Macouba, une commune de la côte nord de l'Ile.

Macouba détient un double et peu enviable record, celui des annulations d'élections municipales. Cela pour des motifs qui peuvent laisser rêveur. Exemple, 6 mars 1983, la victoire électorale de la liste conduite par Sévère Cerland est déclarée nulle et non avenue; motif: une affichette éditée par la municipalité sortante (dirigée par le même Sévère Cerland) était restée dans le bureau de vote; précision: il s'agissait d'une reproduction du... monument aux morts!

Depuis une trentaine d'années, Sévère Cerland est élu de façon continue, soit comme conseiller général, soit comme maire de Macouba. N'arrivant pas à inverser le verdict des urnes, la droite locale, dirigée par M. Cakin, tente de le contourner : en procédant à des modifications des listes électorales de façon à inverser la majorité résultant de la consultation; en multipliant les procédures susceptibles de faire passer le maire communiste pour un délinquant.

Ajoutons que les nouvelles inscriptions obtenues par l'intermédiaire du tribunal d'instance correspondent fréquemment à des domiciliations telles que... Sarcelles, Garges-lès-Gonesse ou Strasbourg! Les radiations? Nous citerons deux lettres rédigée par Me Françoise Amadio, docteur en droit et avocat à la cour d'appel de Fort-de-France.

La première (jeudi 22 mars 1990) adressée au président du tribunal d'instance, M. Rulliat, fait état de pièces non restituées et de l'absence de convocation de nombreux intéressés. La seconde (19 mai), au Garde des Sceaux, souligne la «façon sybilline» avec laquelle le tribunal s'est chaque fois prononcé, Me Amadio poursuivant: «ceci a pour résultat d'user de l'autorité de la chose jugée pour contrecarrer les décisions d'une autre autorité, celles de la Commission de révision de la liste électorale »... «J'ajoute que depuis quelques semaines s'est même instaurée une véritable manipulation des dossiers de la défense, allant jusqu'à y introduire des pièces contrariant les documents communiqués»...

Concrètement la situation est la suivante: 1) Les modifications de la liste électorale décidées par le tribunal d'instance ne sont étayées que par une phrase laconique ( «la preuve est apportée»), sans jamais préciser sur quoi elles se fondent. 2) Dans bien des cas les intéressés eux-mêmes n'ont pas été avertis. 3) Plus grave encore, il y aurait eu des «manipulations de dossiers». 4) Pour éviter les pourvois en cassation, les intéressés n'ont souvent pas reçu de notification. De même, le tribunal n'a jamais officiellement avisé le maire de ces jugements. Dame! c'est plus pratique pour, après, lui reprocher de ne pas les avoir appliquer!

Un exemple garanti authentique: une certaine Marie-Andrée Chadet est radiée; or il se trouve que deux électrices de Macouba s'appellent ainsi. Et qu'aucune autre précision n'est donnée. Alors?

La commune ne comptant guère que deux mille habitants, pourquoi cette avalanche de coups de force procéduriers aboutissant à faire vivre Macouba «tête en bas», selon un titre de la revue «Antilla»? Bien sûr, il faut compter avec les ambitions de son adversaire. Mais ce que révèle surtout cette affaire, c'est que dans un DOM, la justice sort ses griffes dès qu'elle juge la tutelle coloniale menacée. Sévère Cerland a fait appel de sa condamnation (rendez-vous aujourd'hui jeudi pour en connaître l'issue). De la réponse donnée découleront des enseignements politiques dont la portée dépassera de beaucoup cette seule commune martiniquaise.
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Sévère CERLAND

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Camille Darsières
Né le 19 mai 1932 à Fort-de-France décéda le 14 décembre 2006) à Fort de France. Avocat et homme politique martiniquais , partisan de l'autonomie, Camille Darsieres fut député de la Martinique de 1993 à 2002 .

Né dans une famille de la bourgeoisie foyalaise (sa mère, Renée Daniel, était bijoutière et son père, Louis Appoline Darsières, était inspecteur des contributions à Fort de France, on lui a souvent reproché ses origines, précisément parce qu'il était l'avocat des plus humbles. Cadet d'une famille de trois enfants, son frère ainé Maurice Darsières a été Docteur en chirurgie dentaire à Paris (7ème) et sa soeur Simone Darsières mourut à 13 ans de maladie, ce qui le marqua énormément. Camille Darsieres épousa en première noce Julotte Sylvestre dont il n'eut pas d'enfants, puis en seconde noces, Henrie Wiltord avec qui il eut deux fils Olivier et Youri, et en troisième noce Jeannie Pied , avec qui il n'eut pas d'enfants, mais qui partagea avec lui sa passion de la politique et l'accompagna jusqu'à la mort. Son fils Olivier mourut 1 an avant lui, de maladie.
Formation universitaire et profession
Brillant étudiant, il effectua ses études supérieures à l’université de Toulouse . Titulaire d'un doctorat en droit, à son retour dans son île natale, il s'inscrit comme avocat au barreau de Fort-de-France. Il fut aussi ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats de la Martinique et président du conseil d'administration du Centre Hospitalier Universitaire de Fort de France.
Parcours politique
Camille Darsières s'engage en politique en 1959 et adhère au Parti progressiste martiniquais (PPM) parti fondé par Aimé Césaire et en devient Secrétaire général de 1970 à 1999.

Conseiller général du 6e canton de Fort-de-France de 1961 à 1992.
Conseiller municipal de Fort-de-France de 1965 à 2001 et 2e adjoint au maire.
Conseiller régional de 1983 à 2004.
Premier vice-président du conseil régional de la Martinique de 1983 à 1986.
Président du conseil régional de la Martinique de 1986 à 1992.
Député de la 3e troisième circonscription de la Martinique de 1993 à 2002.

L'existence de la nation martiniquaise selon Camille Darsières
Camille Darsières est l'auteur d'un essai politique monumental intitulé Des origines de la nation martiniquaise publié en 1974 dans lequel il développe un argumentaire tendant à prouvant l'existence d'une nation martiniquaise :

"Que nous soyons Martiniquais nous paraît d'évidence... Martiniquais nous le sommes par la géographie...Martiniquais nous le sommes par l'histoire... Martiniquais nous le sommes par les composantes de notre peuple... Martiniquais nous le sommes parce que nos intérêts économiques sont distincts des intérêts économiques de la France... Martiniquais nous le sommes jusque dans ce parler Créole... Et tous ces facteurs divers ont, nécessairement, forgé une culture qui, pour être fortement influencée par la culture européenne, culture imposée, enseignée, vulgarisée officiellement, n'en est pas moins une culture originale, dans laquelle entrent aussi des composantes africaines et indiennes... En vérité que nous manque-t-il, dès lors, pour être la nation martiniquaise? Rien, absolument rien. Si ce n'est de cesser d'avoir peur des mots".
"S'il est une donnée, à mon sens insusceptible de discussion sérieuse, c'est bien que le peuple martiniquais forme une nation ...En sorte notre chance, à nous Martiniquais, c'est de n'être tout à fait, ni de culture européenne, ni de culture africaine, ni de culture indienne, mais d'une culture qui résulte d'un mixage de plusieurs, chacune, de façon délibérée ou inconsciente, reçue et digérée à notre manière... Pour tout dire : nous ne sommes pas, ou ne sommes plus, un peu de ceci, un peu de cela, un peu de cet autre encore... Nous sommes des êtres nouveaux, des Martiniquais, vivant, que l'État français le conçoive ou pas, dans un ensemble français plurinational... Il n'est pas question de revendiquer, par ce biais l'indépendance de notre pays qui livrerait notre peuple, nu, table rase de tout acquis, sans la moindre protection ni le moindre atout, à un néo-colonialisme d'autant plus tenace que nous l'aurions, objectivement, mis en place, sans possibilité d'un retour en arrière. C'est d'une région Martinique autonome, dans une France décentralisée qu'il est question, d'une nation martiniquaise se développant librement dans une France fédérée plurinationale"
Ses œuvres
Ce grand érudit martiniquais et passionné par l'histoire de son pays est l'auteur de :

Des origines de la nation martiniquaise, éditions Désormeaux, 1974.
Joseph Lagrosillière, socialiste colonial, biographie en 3 tomes, éditions Désormeaux, 1999 - Tome 1: "Les années pures, 1872-1919", Tome 2: "Les années dures, 1920-1931", Tome 3: "La remontée, 1932-1950".
Écrits Politiques.
Il a également écrit de nombreux articles dans Le Progressiste dont il était le rédacteur en chef.

Sources et références
Joseph Lagrosillière, socialiste colonial - tome 2 - postface
Des origines de la nation martiniquaise publié en 1974 par Camille Darsières Éditions Désormeaux
Site officiel de l'Assemblée Nationale
.

1.↑ Extrait de l'essai "Des origines de la nation martiniquaise" publié par Camille Darsières en 1974 Éditions Désormeaux
2.↑ Extrait de "Identité et Politique, chapitre 10 intitulé "Identité martiniquaise et construction européenne écrit par Camille Darsières" publié sous la direction de Fred Réno Éditions Economica
Un livre lui est consacré : " Hommage à un grand martiniquais, Camille Darsières" écrit par Edouard de Lépine , K.Éditions, février 2009

M. Camille Darsières
ÉTAT CIVIL

INFORMATIONS GÉNÉRALES

MANDAT À L'ASSEMBLÉE NATIONALE

ANCIENS MANDATS ET FONCTIONS A L'ASSEMBLÉE NATIONALE
MANDAT DE DÉPUTÉ CLOS


ÉTAT CIVIL


M. Camille Darsières

Né le 19 mai 1932 à Fort-De-France ( Martinique )


Question(s) posée(s) par le député

INFORMATIONS GÉNÉRALES


Circonscription d'élection : Martinique (3ème)

Profession : Avocat

MANDAT À L'ASSEMBLÉE NATIONALE


RÉÉLU le 01/06/1997

Date de début de mandat : 01/06/1997 ( élections générales )

Fin du mandat au : 18/06/2002 ( Fin de législature )

ANCIENS MANDATS ET FONCTIONS A L'ASSEMBLÉE NATIONALE


ÉLU le 28/03/1993

Mandat du 02/04/1993 ( élections générales ) au 21/04/1997 ( Fin de législature )

RÉÉLU le 01/06/1997

Mandat du 01/06/1997 ( élections générales ) au 18/06/2002 ( Fin de législature )

Commission de la production et des échanges

Membre (05/03/1996 - 18/03/1996)

Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Membre (14/06/1994 - 01/07/1994)

Membre (08/04/1998 - 08/04/1998)

Commission des affaires étrangères

Membre (08/05/1996 - 15/05/1996)

Commission des finances, de l'économie générale et du Plan

Membre (06/12/1994 - 07/12/1994)

Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Membre (08/04/1993 - 13/06/1994)

Membre (02/07/1994 - 05/12/1994)

Membre (08/12/1994 - 04/03/1996)

Membre (19/03/1996 - 07/05/1996)

Membre (16/05/1996 - 21/04/1997)

Membre (13/06/1997 - 07/04/1998)

Membre (09/04/1998 - 18/06/2002)

Délégation de l'Assemblée nationale pour les communautés européennes

Membre (14/04/1993 - 10/06/1994)

Délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union européenne

Membre (19/06/1997 - 24/06/1997)

Membre (26/06/1997 - 24/03/1999)

Membre (26/03/1999 - 11/10/2001)

Membre (12/10/2001 - 12/12/2001)

Membre (12/10/2001 - 18/06/2002)

Délégation de l'Assemblée nationale pour l'union européenne

Membre (11/06/1994 - 21/04/1997)
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M. Camille Darsières

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Hector Saé
Vign_h
Hector Saé

Professeur Honoraire.
* Chevalier de la légion d'Honneur.
* Chevalier de l'O.N.M [Fondateur de la Section de l'Ordre National du Mérite de la Martinique). * Officier des Palmes Académiques.
* Officier du Mérite Public.
* Médaille d'Or de la Ligue Française de l'Enseignement de t'Education Permanente. * Médaille d'Or de la Jeunesse et des Sports.
* Croix d 'Honneur et de Mérite de la Fédération Interaméricaine de l'Education des Adultes. * Médaille de Bronze de la Grande Chancellerie.
* Ancien Directeur de l'Œuvre Départementale des Colonies de Vacances.
* Ancien Secrétaire Général et Président Fondateur de la Fédération des Oeuvres laïques
de la Martinique.
* Ancien Président Fondateur de t'Association des Anciens Elèves de l'École Normale. * Ancien délégué de l'Administration Préfectorale à la Révision de la Liste Electorale.
* Ancien Délégué Départemental des C.E.M.E.A. (Centre d'Entraiment Méthode Education Active) * Ancien délégué du Ministère de la Justice à la Présidence de la l'Association
SocioCulturelle et de Réintégration des Détenus de la Maison Centrale.
* Président Fondateur du Conseil Parents d'Elèves au C.E.S de Bordeaux (Année 1969-1970J. * Animateur de la Section A.M.I.T.A.G de Bordeaux Année (1969-1970J.
* Ancien Président du C.ID. - JM (Centre Information et de Documentation de la Jeunesse de la MARTINIQUE.
* Ancien Vice-Président du Comité Départemental de la Sauvegarde de l'Enfance de la Martinique. Témoignage de satisfaction du Ministère de la Santé publique et de la Population * Ancien Vice-Président du Conseil d'Administration du Comité Régional d'Education Physique et Sportive de la Guadeloupe.
* Ancien Vice-Président du Comité Départemental de lutte Contre la Faim. Diplôme d'Honneur du Comité National
* Ancien Vice-Président de C.A.R.C.A.E et la F.I.D.E.A (Caribbean Régional Concil for Adult Education & Fédération Interarnéricaine d'Education des AdultesJ.
* Président d'Hqnneur de l'UNIVERSITE POPULAIRE DE LA MARTINIQUE.
* Président d'Honneur de l'Association des Décorés et Médaillés de la MARTINIQUE.


Poème du départ
Halo et voie lactée
Mais où sont les plaisirs, qu'un soir sous la nuit brune les Muses me donnaient, alors qu'en LIBERTE dans le reflet opalin du rivage écarté
je les menais danser aux rayons de la lune.

Fil de l'eau de source Gais rayons de soleil Des matins dorés Flots bleus et étoiles de mer Etoiles filantes
Et, coccinelles, volant Cabris-bois aux cris irritants Lagghia de la mort de Joseph Zobel Veillées campagnardes de Médouze Et Belia du jour
Aux rhizomes de joie
Dans les bambous du champ Aux vibrations des cœurs
En communion des âmes ...

Rude vie des marins-pêcheurs Et des coupeurs de canne Chabines aux cheveux de mais Aux yeux de pâle émeraude Noires au regard de braise Rires éclatants,

Des dents nacrées ... Voilà que renaissent
Le soir
Les heures très riches et très belles De MADININA ...
Hector Saé
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Le Samedi 12 Janvier 2002
Cérémonie de départ du Président-Directeur
Hector SAE


Lettre

Au Maire de Fort de France
Monsieur le Maire de la Ville de F.DE.F
Hôtel de Ville Boulevard du Général de Gaulle
97200 FORT DE France

Il Y a quelques mois, je subissais une double et rude épreuve: une délicate intervention chirurgicale d'une part et, d'autre part la perte de mon épouse, employée au Service Technique, puis aux Archives Municipales.
La simultanéité des faits fut telle, que je n'ai même pas pu l'accompagner à sa dernière demeure.
Le moment est venu pour moi de me retirer des différents terrains qui ont été, jusqu'ici, ceux de mes longues et dures préoccupations.
Plus d'un 1/2 Siècle de lutte acharnée contre l'illettrisme et l'analphabétisme; deux maux rédhibitoires anémiant le corps, déformant la colonne vertébrale, ramollissant l'âme, éclatant et détériorant la conscience d'un peuple ! ...
Permettez-moi, je vous prie, ces deux quatrains, respectivement de Charles PEGUY et de Victor HUGO:
" l'heure qui sonne est sonnée le jour qui passe est passé
Demain seul reste .
Et les après demain "
" Car personne ici-bas ne termine et n'achève
Les pires des hommes sont comme les meilleurs
Nous, nous réveillons tous au même endroit du rêve
Tout commence en ce monde, et tout finit ailleurs ... "

Le 13 Janvier 2002 sonneront pour moi 59 années de présence à ce Centre d'Education Populaire des Terres Sainville, créé par la Municipalité et appelé Cours d'Adultes des Terres Sainville, transformé au mois de Janvier 1983 en UNIVERSITE POPULAIRE DE LA MARTINIQUE. L.:institution, tout au long de son existence a toujours bénéficié de l'aide déterminante de la Municipalité.
C'est l'Ancien Maire, accompagné de son 1er Adjoint, qui dévoila le Marbre marquant la transformation.
Le Conseil d'administration, les collègues et les participants, n'ont pas déféré à mes souhaits de me retirer" sans bruit ni trompette ".

En conséquence de quoi, sera organisée une petite Cérémonie de circonstance
le Samedi 12 Janvier de 16h à 19h
Au Siège-Ecole d'application

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au Maire de Fort de France
Monsieur le Maire, par la présente,
J'ai l'honneur de vous donner les renseignements qui suivent et, je sollicite votre bienveillant concours pour:
1. Que la manifestation soit placée sous le patronage de la Municipalité, et soulignée par votre présence, ne serait-ce que de quelques instants,
2. La présidence d'Honneur confiée:
, Monsieur le 1er Adjoint SAINT-LOUIS-AUGUSTIN Raymond
, Monsieur Auguste ARMET - Ancien élève des Cours d'Adultes • Monsieur Le Recteur
, Monsieur Serge HONORE - Médiateur de la République
3. Parmi les invités d'Honneur:
• Le Député du Centre
• Le Conseiller Général du Canton
• Le Conseiller Municipal étant membre de droit du Conseil d'Administration
4. La mise à notre disposition du Restaurant Scolaire:
, Le Vendredi 11 Janvier de 15h à 19h pour la tenue de l'Assemblée Générale des membres
• Le Samedi 12 de 15h à 19h pour les discours de circonstance, les Adieux du président-directeur et la présentation de son remplaçant
• Offre, par la Municipalité, d'une petite collation pour une centaine de personnes environ.
Je solliciterai de notre Maire Honoraire et de l'Ancien 1er Adjoint, qui furent toujours présents aux grandes heures de la vie de l'Institution, de m'accorder un ultime signe de l'estime, qu'ils m'ont toujours accordée, par un instant de présence effective en ce samedi exceptionnel, mettant fin à une longue carrière.
Me tenant à votre disposition pour les renseignements complémentaires, que vous jugerez utiles, je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de ma haute et respectueuse considération.
Hector Saé


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Les Discours

Hector SAE

A VOUS TOUS

Le lundi 13 janvier 1943- samedi 12 janvier 2002 ! ..
Un jour de plus, encore une feuille qui tombe du laurier d'Or poussé sur la grande hécatombe.
Encore un pas du temps vers l'Eternel oubli.

" 0 Temps suspens ton vol! ... " s'était écrié le poète
o temps, gardien de l'Etemité, puisque" chaque fois que l'heure sonne tout ici-bas nous dit adieu", nous te supplions, allonge de quelques coudées la durée de ce jour agréable, qui me donne à la fois tant de joie et tant d'émotions ...

Monsieur le Maire Honoraire - Monsieur le Maire de la Capitale, Messieurs les Présidents d'Honneur - en vos grades et qualités, Mesdames - Messieurs les Invités d'Honneur,
Et vous, Hommes et Femmes participants, pétrole raffiné ayant sans cesse alimenté la flamme, de mon engagement! Et vous Chers Collègues de combat, de joie et de peine ... Amis sincères, courageux et loyaux.

A vous tous, à vous toutes, cette manière singulière de vous saluer respectueusement, et de vous dire merci, mille fois merci, de me témoigner par votre nombreuse et chaleureuse présence; et des nobles sentiments que représentent l'estime, la considération et surtout de fine saveur, l'amitié, que vous me prodiguez en la circonstance!

LE COMMENCEMENT

Janvier 1943! ... Janvier 2002! ... 59 ans tout juste! ... Des noces plus que d'Or, avec la vie associative s'était écrié le collègue rencontré,
Tu as battu tous les records 1. .. " C'est plus que pour notre grand homme, à tous" ! Avait-il ajouté. L'allusion était nette, alors je lui ai rétorqué" Ton inconscience frôle l'impudence ami "!
Comment oses tu mettre en parallèle les pas d'un nain et ceux d'un géant, la simple boucharde du simple tailleur de pierre, à l'équerre d'onglet de l'architecte, au ciseau à bout d'acier au manche de rubis, du passionné sculpteur, ou au bistouri au tranchant de verre du prestigieux chirurgien!

Oublies-tu que les œuvres de la vie ne se mesurent pas seulement à la durée, mais surtout à leur variété, leur intensité, leur utilité, et au nombre de pulsations provoquées, ajoute, Honoré DE BALZAC.
Et dès lors, quoiqu'il en soit, l'important est d'essayer de quitter le monde meilleur qu'on y est entré. Et que" seuls ceux-là sont morts qui n'ont rien laissé d'eux"

Permettez-moi ici des citations venant de trois poids lourds de la pensée française:
Victor HUGO - Emile ZOLA• Albert CAMUS. " Personne ici-bas ne tennine et n 'acheve
Les pires des hommes sont comme les meilleurs Nous, nous réveillons tous au même endroit du rêve Tout commence en ce monde, tout finit ailleurs" Dit le premier.

" Notre œuvre, c'est notre chair, c'est notre sang, nous vivons pour elle et avec elle; nous souffrons pour elle, avec elle, et parfois, mourront pour elle "
Dit le second.
Que dit Albert CAMU: Tout simplement ceci:
" s'il n'y avait pas de passion, il n'y aurait pas de vertu"

Cérémonie de départ du Président Directeur Hector Saé

le samedi 12 Janvier --2002

" s'ilny avait pas de pasSIon, ilny aurait pas de vertu "



Donc dès le départ, sorti de l'E.N, J'étais, imprégné de la teneur de la lettre de Jules FERRY aux Instituteurs, à l'occasion de la création de l'École Laïque Républicaine d'une part et d'autre part de l'influence et des élans généreux des HURARD, des Clavius Marius, des Osman DUQUESNAY. LES DEPROGE - ALLEGRE - CLEMENT CESAR -LAURE KNIGH
Et des rayons de lumière projetés en direction des descendants d'esclaves enfin libérés, que j'avais retenu du petit 15
__ livre d'histoire de C.S, à couverture verte, écrit par le directeur Jules LUCRECE, que je revois encore, toujours de _

Blanc vêtu,mais chapeau et chaussures noirs sans cesse,et du souvenir aussi,de la joie indicible de ma grand-mère analphabète,le jour de mon succès au C.E.P.
j'avais enfin la conscience subjuguée par ce qui devint plus tard la devise de l'UP.M ; Gravée sur le petit marbre du préau:
"PAIN & INSTRUCTION - PAIX & LIBERTE"

J'avais pleine conscience du rôle, joué par la vieille école Perrinon, dont beaucoup d'anciens élèves ont déploré la démolition, avec une pensée pour les frères de PLOERMEL, les premiers instituteurs, appelés les hussards de la République.
Or, il est avéré que la conscience est la colonne vertébrale de l'âme, et tant que la conscience est droite, l'âme reste debout.
C'est ce qui m'a permis de tenir malgré les prédateurs, les requins, les ombres et les zombis rencontrés, chemin faisant, de tenir avec cette aristocratie de la force et la satisfaction intérieure, qu'on peut appeler la santé de l'âme, que donne le sentiment du devoir accompli. Sachant, avec 1. JAURES, que" que tous ceux qui désirent que l'humanité soit portée un peu haut, doivent s'attendre aux pires ennuis dans leur vie"
Fastidieux serait de dérouler ici le film et les différents scénarios de mon contrat avec la vie associative, je me contenterai d'en présenter une synopsis et un générique réduits;
De l'E.N. Sorti, incontinent, me voilà en 1940 sous les drapeaux - canonnier - servant de 1ère Classe à Gerbault. Armistice - démobilisation presque générale, incontinent me voilà sur la voie et le pavillon des premières Colonies de Vacances de la Martinique.
Cap sur ST PIERRE par une gabare de transport de sable, aménagée et mise à notre disposition par les Ets Gallet de StAURIN, sis à STE-THERESE.
Ô temps héroïque - Ô passage des Thermopyles- ...
Mais j'ai un credo - une boussole. Ma constellation astrale accrochée au zénith de ma conscience. L'École -l'Enfance -la Jeunesse de mon Pays.

LA GRANDE ET BELLE AVENTURE

1943 ! .. Début de la grande aventure. En ce qui concerne la cérémonie de ce soir.
Je suis jeune professeur au C.C des T.S.v. - dirigé par M. ROBINEL, appelé familièrement ROBI. Le Maire de la Ville est V. SEVERE. Il avait invité, quelques jours auparavant, les enseignants, tant des C.c. que ceux de l'École d'Application à une réunion à l'Hôtel de Ville.
Le but? Vous avez compris. Après avoir donné les tenants et aboutissants de son projet, les conditions matérielles de fonctionnement, il indique qu'une indemnité est prévue pour les maîtres qui accepteront la charge ... 0 mon dieu!
Il y avait parmi nous un véritable gentleman du nom de Gustave THOREL ! Eminent professeur à la fois de lettres, de mathématiques et de musique
De surcroît lieutenant de réserve! L'homme qui avait une voix de ténor de surcroît claironnante, se dressa comme un véritable automate, détendu par un ressort à boudin d'acier ....
C'est le mot qui convient, il tempêta, en ces termes:
" Monsieur le Maire, jusqu'ici vous m'aviez séduit par la noblesse et la générosité de votre projet... Mais vous venez d'assombrir le tableau par une insupportable insulte! Vous proposez des indemnités aux éducateurs du

peuple en leur demandant ce qui relève de leur devoir! ... " Et s'est assis ...
Monsieur SEVERE, serein et souriant presque, avait répondu qu'il partageait entièrement cette indignation, et que c'était justement une attitude contraire qui l'eût étonné ... Et l'incident était clos ... Conclusion: " Temps fait temps, temps quitté temps! ... "
Trois classes fonctionnent, une cinquantaine d'adultes .. Ils fréquentent avec une crainte frôlant la honte. Les railleries et les lazzis des inconscients et désœuvrés des abords sont démobilisateurs.
Les jours, les mois et les années passent, les habitudes s'installent, les vieux qui apprennent à lire et à écrire, les plus jeunes qui réussissent au C.E.P, puis au B.E, puis au Baccalauréat, font que l'institution tranche, avec netteté, sa place dans le concert de la vie sociale et culturelle de la cité, entraînant avec elle l'insertion et la promotion professionnelle de plus d'uns.
Durant ce plus d'un 112 siècle de lutte contre l'analphabétisme et l'illettrisme, ces deux maux rédhibitoires, ramollissant le corps, affaiblissant l'âme, désorientant la conscience d'un peuple, nous estimons que les actions menées se traduisent par les chiffres qui suivent:
Plus de 30.000 Hommes et Femmes de 16 à 80 ans ont appris à lire et écrire correctement, et parmi plus de 5.000 ne signent plus d'une croix.
Plus de 20.000 Hommes et Femmes de 17 à 60 ans ont élevé leur niveau moyen et plus de 3.000 à celui du C.E.P, dont un ancien employé de la c.G.T. - aujourd'hui Directeur d'Ecole, il a pour nom Elie dit Nelson. Une vingtaine de personnes ont obtenu le BAC.
La 1 ère s'appelle Pascal LAMARTINIERE. TI est Directeur d'École, aujourd'hui. Et sa nièce ici présente est sur la voie de l'oncle.
Nous estimons à 200 le nombre de personnes ayant obtenu soit le B.E.P.C le B.E.
Il n'existe pas à la Martinique un seul service, une seule administration, y compris celle de l'enseignement public, où ne se trouve quelqu'un, quelqu'une venant du Centre d'Education Populaire des T.S.V. et souventes fois, au poste de commande.
Ce n'est pas sans raison, qu'en 1983, qu'à l'occasion de la commémoration des 4 décennies d'existence les Cours d'Adultes des Terres-Sainville sont devenus l'UNIVERSITE POPULAIRE DE LA MARTINTIQUE.
Il nous est possible de donner des noms et des adresses d'hommes et de femmes venus du Marin au Morne¬Rouge, de Schoelcher à Sainte-Marie, et de s'en aller après avoir trouvé ce dont ils avaient besoin!.
Ce ne serait point la manifestation d'une sotte vanité, si depuis quelques années l'Institution était dénommée u.p Internationale
puisqu'aussi bien s'y rencontrent, ou y étaient hier: Palestinien et Syriens, Africains et Costa -Ricains - Cubains - Vénézuéliens -Russes et même" Français de France" - comme aimait dire notre Professeur de l'E.N. Fernand ROMANETTE.
Et puis ne sommes-nous pas, jusqu'à ce jour, membre de C.A.R.C.A.E (1), membre de la FI.D.E.A.(2) - dont nous occupons respectivement la 2ème et la 3ème Vice-Présidence?
Et enfin membre de l'A.U.P.F (3) dont, au mois d'avril prochain, nous accueillerons une des sections durant les vacances de Pâques.
Voilà qui est beau, voilà qui est bien, Voilà qui est réconfortant! ... Peut-on dire!
Alors que faut-il espérer de la récolte de cette moisson? ... Et des nouvelles semailles, à l'heure, où l'avenir du pays est marqué de points d'interrogation, si énormes, d'exclamation soudaine, de suspension sans fin!. ..

Puisse le ciel, veuillent les dieux que les connaissances acquises et les lumières répandues, sur les esprits, aident à agir raisonnablement après profonde méditation de cette pensée de Marc AURELE:
" Seigneur, donnez-moi, la sérénité d'accepter ce qui ne peut-être changé. Le courage pour changer ce qui peut l'être.
Et la clairvoyance de discerner l'un de l'autre. "
LES COURS D'ADULTES
Ce sous-titre surprendra peut-être plus d'un parmi vous. Pourtant, c'est une séquence fondamentale et rigoureusement vraie de notre film. Ecoutez plutôt!
Alors que:
Albert BAYET, professeur à la Sorbonne par ailleurs, est Président de la L.F.E.E.p.( 1)
le 58e Congrès se tient, au début de juillet au Pays de" la douceur angevine ""préférée à l'air marin" par Joachim DU BELLAY, dans son fameux" Heureux, qui comme Ulysse! ... "Nous sommes en 1947.
Nous n'étions que quatre noirs dans ce vaste ensemble, dans ce Lycée, au nom du poète:
M. BENAMIN, représentant Hani, MAMADOU KONATE, OUENZI COULffiALY tous deux instituteurs et respectivement députés de la Côte d'Ivoire et du Soudan, et moi-même, jeune maître à l'École d'Application des Terres Sainville.
J'avais fait à la Tribune du Congrès une intervention, longuement applaudie.
Je me souviens qu'en témoignage de considération, au banquet de clôture, j'eus
l'honneur d'être placé à côté du ministre de l'Education Nationale, Monsieur Marcel NAEGELEN.
Je reviens au pays au mois d'octobre. Je suis nanti de quelques" papiers" qui me contèrent diverses responsabilités : Diplômé d'Etat pour la direction des colonies de vacances, délégué des C.E.M.E.A. (Centre d'entraînement aux Méthodes d'Education Active), premier correspondant de la Ligue de l'Enseignement" chargé de tout mettre en œuvre en vue de la création à la Martinique d'une section départementale". Ma délégation est signée par les représentants de Henri BELLIOT, Inspecteur général de l'Education Nationale, Secrétaire général de la Ligue de l'Enseignement. Je reste en liaison étroite avec André LESTAGE, Directeur des Services d'Outre-mer et des Relations Internationales, jusqu'à son affectation à la section de l'Education des Adultes de l'UN.E.S.C.O.
Le dimanche 13 décembre 1947 au Théâtre Municipal, à Fort-de-France, était signé l'acte de naissance de la Fédération des Oeuvres Laïques. - En présence des autorités civiles et académiques, avec à leur tête Monsieur Louis SABATIER, Inspecteur général de l'Education Nationale, que j'avais rencontré à ANGERS
Mon rapport avait duré près de deux heures! .. Ce fut une journée grandiose, pathétique!.
Le 1 er siège fut une méchante salle, oubliée au 2ème Etage de l'École PERRINON ... Tout seul, je mis près de deux années à lui donner une âme ! ...
Pour le concierge Monsieur SERBIN, j'étais" un jeune homme extraordinaire".
On comprend aisément qu'une affaire de cette nature, et de cette envergure ne saurait être réalisée en un temps si court, en partant de zéro.

C'est qu'il existait déjà une base solide, une structure convenable, des ouvriers, des artisans, des architectes déjà à l'œuvre!
Ils existaient déjà, en effet, ces hommes et ces femmes qui avaient créé et animaient ce Centre d'Education Populaire, appelé Cours d'Adultes des Terres Sainville.
En son sein l' A.S.C.A. T.( 1) a servi de base au lancement de l'U.F.O.L.E.P. Scènes et Culture à L 'U.F.O.L.E.A - Le premier C.P.E, présidé par Henri POPINCOURT - (Élève des Cours d'Adultes) avec sa Bibliothèque, sa Coopérative, avait amené les troupes d'hommes, de femmes, de jeunes.
Ce sont ces êtres-là, entraînant leurs enfants aux premières manifestations organisées au nom de la F.OL qui ont permis à celle-ci d'être ce qu'elle est aujourd'hui.
Le 30e Congrès, en décembre 1977, donna lieu à une grandiose manifestation avec la présence d'une importante délégation de la Ligue elle-même.
Dans son livre " CONTACTS DE CIVILISATIONS EN MARTINIQUE ET EN GUADELOUPE " réalisé pour le compte de l'U.N.E.S.C.O. à la page 88, on peut lire l'hommage que rend le grand ethnologue Michel LERIS,au simple pionnier que je fus.
On comprend aisément pourquoi, au mois de décembre 1977, année du Cinquantenaire de la Création de la Fédération des Oeuvres Laïques de la Martinique, fut jetée par l'une des fenêtres de l'immeuble N° 31 de la rue PERRINON, non pas un lourd voile de silence, mais tout simplement une épaisse chape d'acier plombé .... afin qu'on ignore .... et qu'on ignore tout, toujours!
C'est Abraham Lincoln qui a dit, je ne sais plus où :
" - On peut tromper une partie du monde tout le temps. - On peut tromper tout le monde une partie du temps
- On ne peut pas tromper tout le monde, tout le temps".

PAIX-FRATERNITE & AMOUR

Abordant la fin de mon propos, je ne puis passer sous silence la loyale et fructueuse collaboration de tous ceux, de toutes celles, qui m'ont aidé à mener le navire au port, pavillon haut, à l'aurore du siècle nouveau, trébuchant sur ses deux ans. J'oublie volontiers les ISCARIOTE, que j'ai rencontrés, morts de leur vivant...
Siècle donc pour lequel nous souhaitons que les dominantes DROIT - JUSTICE et PAIX soient fortement appuyées sur l'HONNEUR, LA DIGNITE, la LOYAUIE, L'AMITIE! ... Car Si " personne, ici-bas, ne termine, et n'achève", comme nous le dit, le géant des lettres, nulle part, quelque loin que l'on remonte le couloir du temps, nul ne peut se vanter d'avoir fait tout, tout seul, tout le temps, et quel que soit par ailleurs, l'étendue de son génie, la richesse de ses réflexions, la puissance ou la magnificence de son imagination.
Une pensée particulière à ceux de la passerelle du Commandant, à ceux du gaillard d'avant qui,en haute mer, en pleine manœuvre, ont été foudroyés par d'inattendus coups de tonnerre, d'hypocrites et féroces coups de vent et, dans le sillage, de voraces requins! ...


Raphaël GERMAIN,il y aura bientôt six ans;
Serge BELMAT, il Y a tout juste 15 jours ....
"Le souvenir, dit le poète, est la présence dans l'absence, la parole dans le silence, et le retour sans fin d'une sensation passée, à laquelle le cœur donne l'immortalité."
Alors, permettez-moi, Mesdames et Messieurs, de vous demander d'observer en leur souvenir, une minute de silence. •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
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Permettez-moi aussi de saluer la mémoire des maîtres d'École qui ont fait de l'arrière, l'arrière-petit-fils de l'ancienne esclave Malaca SALLASSEE, le maître SAE, le front haut et l'âme debout, devant vous.

Entre toutes et tous: Melle Hortense BAUDE qui me fit répéter des dizaines de fois:
A.B.C.D. .. Mme Nelly INIMOD qui m'apprit à lire ; Robert BELROSE qui me présenta au C.E.P. - Alfred DONGAR et Gérard CAFE au B.E. et, enfin à l'E.N : Antoine DIMBOUR ¬Barthélemy MEZIN - Fernand ROMANETTE. Ils m'ont donné les armes nécessaires au bon combat, d'une bonne vie.

Et maintenant que" l'heure qui sonne est sonnée" je ressens plus encore les fortes vibrations que déterminent ces mots:
" Objet inanimé, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme, et la force d'aimer ".

De cette École d'Application, OÛ je fis le plus jeune maître à y être nommé, je verrai toujours l'ombre du Directeur lB. ROUAM-SIM ; entendrai toujours la sonnerie de la cloche qu'il actionnait avec amour et grande solennité. Dans ma classe située à quelques mètres d'ici la devise, que je rappelle aux quatre sympathiques anciens élèves présents dans l'assemblée, était: TRAVAIL ET DISCIPLINE - CAMADERIE ET JOIE.

La place des Terres Sainville d'hier, avec sa fontaine lumineuse, et Madame HENRIOL, tour à tour, au fil des soirs, élève des Cours d'Adultes ou marchande de pistaches. Cachant son syllabaire à l'approche de chaque acheteur, au point, que le bruit court avec, persistance que cette vieille femme est une quimboiseuse " qui récite des "lorésons " pour écouler ses cornets.

Je l'entends de sa voix gouailleuse affirmer, qu'à l'âge de 14 ans, alors qu'elle tirait la senne sur la plage du Carbet, une tortue a envoyé du sable dans ses yeux, et que c'est 40 ans après, aux Cours d'Adultes, qu'on lui a enlevé ce sable!

Je revois Julien DUCLOVEL, genoux en terre, bras tendus vers le ciel, ayant voltigé bien loin sa casquette de cuir, remerciant dieu, le seigneur et le directeur de lui avoir permis d'avoir ce C.E.P - dont la possession était la condition sine qua non de sa titularisation, après ses 17 années de bons et loyaux services, en tant qu'aide infirmier à l'Hôpital Civil de l'Ermitage.
Son nom venant d'être prononcé du balcon de l'École, où l'Inspecteur donnait la liste des lauréats.

Le sympathique M. GASPART AGOT disait qu'un miracle venait de s'accomplir:
Saint-Antoine lui avait donné au cours de la même année son c.E.P - et un enfant, après 17 ans de mariage!
Mais hélas! ... Tâche d'ombre de ce riant tableau! ... Le souvenir de Solis PINARAY - que nous appelions alors le Diogène de Trénelle - mort de chagrin, parce qu'insidieusement, il avait été écarté de la présidence de la lA.T, qu'il avait créée avec le concours des Cours d'Adultes, où il venait d'obtenir le c.E.P. Devant sa tombe au cimetière de Trabaut, j'avais prononcé le mot d'adieu, comme pour: CREVON -RAMON - Jean ECANVIL - Michel SEREIN - Henri POPINCOURT - Flora CLOE ; de vaillants pionniers! ... Paix à leur âme.
Comment aussi ne point garder l'image de ces petites rues au nom si grand, volonté si je ne m'abuse du plus grand présent ici: IJ.R - MARAT - BLANQUI - ST JUST, CREMIEUX -L'OUVRIER ALBERT et le NO 23 de la rue de la P.O.P d'où ma mère s'en alla après avoir reçu l'extrême onction de l'inoubliable Abbé LAVIGNE.
Et pour terminer la charmante place Abbé Grégoire d'aujourd'hui et sa belle église en mariage si harmonieux en forme et en couleur!
Ces souvenirs impérissables qui me parleront bas dans le silence des soirs et les heures de longues solitudes, parce qu'enfouis profondément dans tous les recoins du cœur et les replis de l'âme, ils m'inclineront, ces souvenirs avec plus de ferveur à répéter:
objet inanimé avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer? "
Alors quand on peut rendre témoignage que l'on a rempli ses devoirs, qu'on a fait tout le bien, qu'il était possible de faire, malgré le navrement de nos sottes vanités, et malgré les obstacles inhérents à la nature des choses et au comportement des hommes.
On est plus sereinement en mesure de savourer cette pensée de E. KANT:
" Les deux plus belles choses de la vie, ce sont: Le ciel étoilé sur nos têtes et la conscience du devoir accompli dans nos cœurs!"
Heureux donc ceux-là, femmes et hommes, dignes de leur pays, qui au crépuscule d'une longue vie, puissent s'en aller par delà" les voûtes azurées, rêvant encore d'un monde meilleur".
Un monde où seraient extirpées la misère et la peur, l'injustice et la guerre. Un monde tel celui des cités lointaines, chanté par BEETHOVEEN dans son hymne à la joie ...
Un monde qui oubliera le temps des pleurs ...

Un monde enfin, tel que le rêvait le poète Paul ELUARD où:
" l'homme délivré de son passé absurde, dresse devant son frère un visage semblable, et donne à la raison des ailes vagabondes".


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 LE BON EXEMPLE
Invité Hector Saé
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Père Jean-Michel
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père Jean-Michel honoré par ses pairs
Martinique - Mercredi 21 Octobre 2009
Le père Gaston Jean-Michel vient d'être honoré par le pape Benoît 16, à l'âge de 98 ans et devient « prélat d'honneur de sa sainteté » : une titre honorifique lui confiant le pouvoir de porter la soutane violette ô combien solennelle dans la vie de l'église catholique.
Cette distinction remise au prêtre par le nonce apostolique représentant le pape aux Antilles il y a 48 heures, marque un tournant dans l'histoire de l'église en Martinique.

Dans le courrier accompagnant l'hommage, un mot de Benoit 16 expliquait ce titre par « une demande inspirée de bons sentiments ».

Celui qui convient désormais d'appeler « Monseigneur Jean-Michel » a trouvé l'origine de cette reconnaissance en évoquant un « tour de l'évêque Msr Méranville ».

Ordonné prêtre en 1935, Gaston Jean-Michel qui jouit d'une grande popularité dans la population locale devrait fêter son centenaire en 2011.
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HENRY BERNARD
Vign_hh
 
Nou Ka Sonjé -HENRY BERNARD
Professeur de Philosophie

Conscience de Race
Conscience de Classe
Conscience Nationale
par HENRY BERNARD
Professeur de Philosophie
Basse - Terre le -03-Avril-1970

PS: Un peuple qui a la mémoire courte
Est un peuple qui n'a pas d'avenir

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Félix-Hilaire Fortuné
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Félix-Hilaire Fortuné


ANTILLES FRANÇAISES : DE LA NATURE ET DES HOMMES
Félix-Hilaire Fortuné
DIVERS MONDE CARAÏBES

Géologie, relief, hydrogéologie, risques naturels majeurs, faune, flore, cet ouvrage tente de présenter ce qui, dans l'arc des Petites Antilles, caractérise de manière intrinsèque, la nature physique, la géographie du peuplement, les espèces endémiques, présentes, disparues ou protégées de ces îles océanes qui ont " trop d'histoire et pas assez de géographie ". Des îles qui, dans leur Programme de Développement, intègrent désormais la dimension écologique et font, enfin, de la préservation du milieu naturel, la priorité des priorités.

LA FRANCE ET L'OUTRE-MER ANTILLAIS
Quatre siècles d'histoire économique et sociale
Félix-Hilaire Fortuné
DIVERS MONDE CARAÏBES

L'Outre-Mer antillais, pendant près de quatre siècles, a nourri l'économie française et a facilité le rayonnement de la France. Les îles sont pourtant toujours en attente d'un redressement que laisse enfin espérer de nouvelles mentalités et structures tournées vers le développement. Quant au dialogue social, il avance par soubresauts et affrontements épisodiques où ne sont pas absentes les séquelles héritées de l'Histoire. Une contribution à l'étude de l'évolution de l'économique et du social aux îles françaises d'Amérique, de 1635 à l'aube de l'an 2000.

LES ÎLES FRANÇAISES D'AMÉRIQUE
De la vision géopolitique de Richelieu à l'Union européenne
Félix-Hilaire Fortuné
DIVERS

En l'an de grâce 1627, Richelieu qui ambitionne de contrer l'Espagne, à la source même de sa puissance - Le Nouveau-Monde - saisit une occasion inespérée d'installer la première colonie du Royaume, à Saint-Christophe (St Kitts). De là, il parvient à convaincre Louis XII d'occuper deux îles sauvagement belles, deux rivages considérés comme simples aiguades et délaissés depuis 143 ans, par les Espagnols : La Guadeloupe et la Martinique.

Pour l’Enseignement de l’Esclavage
de Félix-Hilaire FORTUNÉ
Un petit Mulâtre, petit-fils du Maître

ANTILLA, l'hebdo de la Martinique - 3 janvier 2007



C’était l’anniversaire du fils cadet du Maître. Le seul garçon de la famille. Il en profita, pour demander à son père l’affranchissement du petit mulâtre né de ses œuvres avec une belle négresse dont la silhouette, l’allure et le regard lui avaient enflammé le cœur.

En grandissant, Isidore, le très beau garçon, dont «une moitié de la personnalité voudrait supprimer l’autre», vivait dangereusement dans sa grande famille blanche entre la gêne des uns, les sarcasmes des autres, la fierté des esclaves. Sous la surveillance ou la protection de «da», il criait sa joie de courir entre les jambes de son bienheureux père ou de se précipiter innocemment dans la jupe de la sœur, laquelle le repoussait violemment ou le rabrouait d’un geste de mépris accompagné d’insultes et d’injures. Quand le père du petit s’absentait, la «tante» l’enfermait dans une chambre pour éviter qu’il n’aille se mêler aux jeux ou goûter aux gourmandises des enfants des autres colons du voisinage, invités au Domaine. Il ne fallait pas que la marmaille des environs ait trop de contacts avec ce bâtard, «dont la couleur du sang, sous l’épiderme, ne trompe pas». Un déshonneur pour la famille.

Dans cet environnement délicat et l’âge aidant, Isidore trop puissant comme rejeton de Maître, mais trop vulnérable comme produit d’esclave, commençait à se sentir étranger partout, mal à l’aise dans sa double peau et mal équilibré dans ses idées et ses exigences contraires.

On en était là, les colons partagés sur la réalité des faits ou crispés, accrochés sur la «supériorité» de nature de la «sangle azur — le sang bleu –», quand, brusquement, la tante irascible, changea du tout au tout. Un matin on la vit, sans raison apparente, prendre le petit «ni noir, ni blanc», par la main, lui apprendre à monter à cheval, lui enseigner l’alphabet et la musique du clavecin. Une petite révolution de Palais. Puis, Isidore, devenu adolescent, la «tante» s’offrit le luxe de conduire elle-même son «petit café au lait»,au collège de Saint-Pierre.

Une heureuse évolution, qui apporta un peu de calme et de bonheur inespéré dans ce foyer désuni. C’est que Grand-père avait fait comprendre à la tante que les retombées négatives de la situation commençaient à se faire sentir sur les affaires. Il fallait en prendre son parti.

La chute d’audience de la famille dans l’opinion, avait entraîné en effet, la rareté des visites, la fermeture de quelques portes d’importance qui, auparavant, leur étaient largement ouvertes. Et surtout, la renommée de cette honorable Maison disparaissait peu à peu, et, avec elle, les relations de prestige ou la splendeur d’antan.

Le statut de personne libre fut alors donné par le Maître à son petit-fils devant notaire et la Caisse du Trésor Royal, perçut la taxe d’affranchissement. Des années plus tard, après son retour de France où il fit brillamment ses humanités, Isidore reçut de son grand-père, en pleine propriété, une des dépendances de l’Habitation. Grand-père inaugurait ainsi, à la Martinique, l’ère des grands mulâtres, propriétaires terriens, planteurs de cannes à sucre, distillateurs de tafia, producteurs de café, éleveurs. Ils deviendront au fil du temps, tantôt piliers prête-noms de la puissance parfois vacillante des Blancs, tantôt leurs plus farouches opposants, pour avoir leur place, une place de plus en plus importante au soleil de l’île. Les langues s’en donnèrent à cœur joie dans les salons et garden-party sur la famille bicolore du Maître, lorsqu’elles n’exprimèrent pas regrets et désapprobations.

En tout cas, à fleur de lit ou de grabat, mixage ou métissage, la naissance d’une classe moyenne, pluri ou multiraciale pointait dans la nuit de l’esclavage. Mais allait-elle pouvoir tenir ses promesses?

Félix-Hilaire FORTUNÉ

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Solange FITTE-DUVAL
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Solange FITTE-DUVAL Professeur de CEG


Solange FITTE-DUVAL-Mano RCI Ka Sonjé MANO Radio Caraïbes -Le 08-Décembre-2001 " Le Bon Exemple " Invité: Solange FITTE-DUVAL-
Solange FITTE-DUVAL est née à Saint-Esprit le 25 août 1921. Membre du parti communiste martiniquais depuis 1946. Femme dengagement et de conviction ancienne présidente de lUnion des femmes de la Martinique de 1975 à 1993, elle est à lorigine de la naissance du journal féministe Femmes martiniquaises.
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que ceux qui travaillaient n'avaient rien, tandis qu'il y avait des békés qu; partant du Lamentin ou des Trois-Ilets pouvaient dire: "Des deux côtés de la route, tout ceci est à moi».
A cette époque, les adversaires du communisme étaient virulents: ils avaient peur de l'efficacité de son discours. En 1954, BISSOL parlait à l'École de Garçons. Le candidat opposé à la Municipalité communiste avait organisé une véritable obstruction en distribuant des sifflets aux enfants. BISSOL, imperturbable, continua son discours sans sourciller, protégé par les nombreux ouvriers agricoles et d'usines, et les chahuteurs lassés durent s'apaiser et l'écouter.
Je me souviens de BISSOL également à Rivière-Pilote. La lutte fut dure avec les fonctionnaires de la commune, très anticommunistes à -l'époque; ils ne pouvaient pas comprendre la position du Parti Commu-niste présentant BISSOL aux élections. Ils estimaient qu'un ouvrier n'était pas digne d'un mandat de député.
L'un d'eux qui se disait socialiste alors, dirigeant actuel du Conseil Général, oubliant ses humbles origines, adjurait les électeurs de ne pas voter pour ce travailleur manuel qu'il désignait par une périphrase indigne qui voulait être méprisante mais des" Vive BISSOL» frénétiques sanctionnèrent ces propos imbéciles.
La classe ouvrière, en dépit des phrases ronflantes des anticor.1munistes, savait reconnaitre ses défenseurs et, chaque fois réélisait cet ouvrier qui avait montré sur tous les plans ses capacités.
A l'occasion de son 90e Anniversaire, il avait évoqué avec émotion la mémoire de Germaine MARIE¬ANGÉLIQUE qu'il tenait en très grande estime. Il admirait le travail acharné de cette mère de famille dans l'U.F.M., pour l'émancipation des femmes. Il pensait qu'il était normal qu'elles s'organisent pour mener leur combat, estimant qu'en général, les hommes ne voyaient pas le problème des femmes correc¬tement et qu'il y avait beaucoup à faire pour changer les mentalités.
Comme LÉNINE, Léopold BISSOL qui avait été porté aux nues par les femmes travailleuses de la ville et des campagnes, comprenait que la lutte des femmes martiniquaises méritait toute l'attention du Parti Communiste. »
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Guy Cabort-Masson
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Guy Cabort-Masson
né le 12 juin 1937 à Saint-Joseph (Martinique), est un écrivain nationaliste et anticolonialiste martiniquais. . Guy Cabort, de son vrai nom, effectue ses études secondaires au Lycée Schœlcher de Fort-de-France, puis sort diplômé de l'École Normale des Instituteurs. Refusant de se plier au conformisme imposé par sa position de jeune notable, le jeune instituteur du quartier des Terres-Sainville rompt de manière éclatante avec l'Éducation Nationale (un épisode qu'il relate dans son autobiographie, Pourrir, ou Martyr un peu).

S'engageant comme militaire du rang, le jeune Cabort est incité par ses cadres à présenter le concours d'entrée de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui forme les officiers de l'Armée de Terre française. L'expérience algérienne

Jeune officier, il est affecté en Algérie, un pays alors en proie à une guerre d'indépendance. Refusant d'accepter les actes de torture et les exactions de ses pairs (un de ses prisonniers FLN est torturé puis tué), Guy Cabort déserte et rejoint les rangs du Front de Libération Nationale en 1961, tout comme son compatriote Frantz Fanon. La désertion d'un officier français est un cas aussi grave que rarissime. Condamné à 20 ans de réclusion par contumace, il sera finalement amnistié en 1969.

En Algérie, Guy Cabort-Masson est également étudiant, et sera licencié en sociologie auprès de l'Université d'Alger.

Rentré clandestinement en France en 1967 sous le nom de Guy Cabort-Masson, il reprend ses études et prend contact avec les milieux étudiants antillais. C'est avec Alex Ferdinand qu'il réalise le premier drapeau nationaliste martiniquais dont les couleurs, noir, vert et rouge, rappellent celles portées par les meneurs de l'insurrection du Sud de la Martinique en septembre 1870 (événements considérés par les nationalistes martiniquais comme fondateurs de la nation martiniquaise). Le drapeau sera brandi pour la première fois lors des manifestations de mai 1968.

De retour en Martinique en 1969, Guy Cabort-Masson est recruté par Aimé Césaire, maire de Fort-de-France. Après avoir lancé la revue En Avant, il crée en 1970 l'Association Martiniquaise d'Éducation Populaire (AMEP), un établissement scolaire alternatif qui entend développer des méthodes pédagogiques plus adaptées au contexte socio-culturel martiniquais, et au sein duquel enseigneront, notamment, Vincent Placoly, Alex Ferdinand et l'historien Édouard Delepine.

Après une longue bataille juridique, l'AMEP est finalement reconnue par l'Éducation Nationale française en 1974. Située à Fort-de-France, agrandie, l'école de l'AMEP – Association Martiniquaise d'Éducation Populaire et Lycée Polyvalent – offre aujourd'hui une préparation comme lycée général, professionnel, technologique industriel et tertiaire.

L'analyste de la société martiniquaise

L'engagement politique de Guy Cabort-Masson s'est notamment traduit par plusieurs ouvrages, essais et brochures dans lesquels il a analysé le fonctionnement de la société et de l'économie martiniquaise. Les puissances d'argent en Martinique : l'État français, la caste békée et les autres (1984, réédité et augmenté en 1987) est le titre le plus connu, après son dernier essai, Martinique, comportements et mentalité (Prix Frantz Fanon 1998).

Après avoir créé la revue En Avant en 1970, Guy Cabort-Masson a lancé les titres Simao et La Voix du Peuple, établissant diverses tribunes pour approfondir les interrogations sur la société et la politique martiniquaises et caribéennes. Dans les années 1980-1990, Cabort-Masson collabore également à d'autres revues, telles Antilla et Naïf.

Romancier et essayiste, il est l'auteur notamment de :

La mangrove mulâtre (roman)
Pourrir, ou martyr un peu (roman)
Les puissances d'argent en Martinique : l'Etat français, la caste békée et les autres (essai)
Les indépendantistes face à eux-mêmes (essai)
La face cachée de la France aux Antilles : pour une histoire des forces armées coloniales françaises (essai) co-auteur C.Chauvet
Martinique, comportements et mentalité (essai), Prix Frantz Fanon en 1998
En 1968, Guy Cabort-Masson et Alex Ferdinand réalisent le drapeau nationaliste martiniquais Rouge Vert Noir. Il est aussi la même année l'un des fondateurs du M.N.L.M (Mouvement National pour la Libération de la Martinique), premier parti indépendantiste de la Martinique.

En 1982, le ministre de la défense, Yvon Bourges, poursuit en justice Guy Cabort-Masson et Camille Chauvet, les auteurs de la brochure, "La face cachée de la France aux Antilles : pour une histoire des forces armées coloniales françaises". Le motif est que cette brochure critiquait avec trop de virulence les méfaits de l'administration française aux Antilles.

Il meurt le 27 mars 2002 à l'âge de 65 ans.

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Edouard de Lépine
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Edouard de Lépine
Martiniquais ancien élève du Lycée Schoelcher de Fort-de-France il a retrouvé cet établissement comme professeur d'histoire.

Édouard Delepine

Date de naissance : 11 janvier 1932

Situation amoureuse : Marié

Opinions politiques : PPM
Religion : Catholique

EDOUARD DE LEPINE : SI LES MARTINIQUAIS

Ce dernier lui transmet l’amour de la mer, d’ailleurs son rêve était bel et bien d’être pêcheur comme lui. Il se souvient également des durs journées de sa mère qui confectionnait des vêtements vendus par les Syriens qui les lui commandaient, tout en s’occupant du jardin caraïbe. Le métier de son bon père comptable à l’usine, pour lequel il ne conserve aucune sympathie, ne l’intéressant guère. Scolarisé à Sainte-Luce, il n’apprécie pas que le maître ne lui accorde qu’un billet de satisfaction, alors qu’il prétendait au tableau d’honneur, il agresse ce dernier avec une conque de lambi. Refusant le « je vous demande pardon » qu’on exigeait de lui, il est mis à la porte et se retrouve au CM2 au François et rencontre monsieur Léotin l’instituteur grâce à qui il peut s’inscrire au Lycée Schoelcher après sa réussite à l’examen des Bourses. Membre de la Jeunesse Communiste, dès juillet 1945, fréquentant le cercle Charles Péguy, de la quatrième jusqu’à la terminale, il aura une vie de militant très active dans une classe surpolitisée et déclamant Césaire. La première fois où il participe à une grande manifestation de rue avec le P.C c’était pour affirmer que les seuls français de la Martinique, étaient les communistes en réaction contre la droite de l’époque qui voulait rendre hommage à Victor Schoelcher.


Vous quittez la Martinique pour les grandes études, parfaitement assimilé et convaincu que vous êtes un français comme les autres. Que reste-t-il de ces convictions une fois confrontées au regard de l’autre ?

Edouard DE LEPINE : En arrivant en France, ma carte d’identité était mouillée, il a donc fallu faire des photos à Marseille, alors je découvre que je suis martiniquais, en tous cas pas un français comme les autres. Avec mes amis nous montons à Paris et arrivons à l’internat. Nous nous faisons bizuter, comme tous les bizuts, pas en tant que nègre, mais nous ignorions cette pratique. Alors, dès le lendemain matin, nous sommes allés acheter des couteaux, décidés à nous défendre parce que nous croyions que c’était du racisme. Très vite cette impression première s’est dissipée et j’ai eu de très bons amis qui par la suite eurent d’excellentes carrières dans la politique, dans le cinéma et autres.
Avec le recul, avez-vous été victime de racisme et avez-vous été séduit par la France ?
Edouard DE LEPINE : Non. Je n’ai pas connu de racisme dans ma période d’étudiant. Ce racisme a commencé après la défaite en Algérie. Oui, j’ai été séduit par la France au point où je regrette toujours de ne pouvoir passé six mois à la Martinique et six mois en France où j’aurai pu fouiner dans les archives. Nous avons également été ébloui par les femmes faciles. A l’époque le Sida n’existait pas, le grand sport était : qui le premier, se ferait une femme entre le Luxembourg et Saint-Michel ?
Fascination de la koukoune blanche ou rattrapage face aux filles de chez nous qui n’étaient pas aussi facile que cela ?
Edouard DE LEPINE : Honnêtement, je n’ai pas réfléchi au problème. J’admire que Fanon l’ait fait, je l’ai d’ailleurs bien connu.

Edouard Glissant dans son ouvrage Tout Monde, signale ce fameux télégramme « vini vit koukoun o piyaj …
Edouard DE LEPINE : C’est Francisco, qui est à l’origine de ce télégramme arrivé de Suède « fanm, fanm, fanm, koukoune o piyaj »

Finalement, puisque vous aimez cette France, pourquoi ne pas choisir une carrière en France ?
Edouard DE LEPINE : En fait, c’est cela la contradiction. Je suis revenu en I956 à cause de la démission de Césaire du P.C avec le but de le défendre, de prendre fait et cause pour lui. Je l’ai vu régulièrement entre le 25 octobre et le 16 novembre 1956, mais le niveau du débat, était invraisemblable. Je vous donne un exemple, dans la lettre de Césaire il y a la phrase suivante : « dans les sociétés rurales comme les nôtres, où la classe ouvrière est infime » etc. Les adversaires de Césaire ont traduit pour le militant : nou infim, nou ké enwé en tyiou » Cela se faisait devant Armand Nicolas, qui savait bien que là n’était pas le sens de la phrase. D’autre part, après la victoire de Césaire, circula un billet d’enterrement sur papier rose et bandeau noir, où on pouvait lire : « de la part des familles Bissol, Lamon, Gratiant et toute la racaille, vous êtes priés d’assister aux obsèques du P.C.F décédé à l’âge de onze ans, la levée du corps aura lieu à la mairie. L’inhumation aura lieu au 32 rue Emile Zola » .

Ce tract m’a beaucoup chagriné, j’en ai pleuré de rage. Cette période était très dure et je suis reparti enragé mais, finalement, Georges Mauvois avait réussi à me convaincre que c’était dans le parti qu’il fallait régler les problèmes, j’y suis donc resté. Trois mois plus tard, à Paris, j’ai porté ce tract à Césaire. Il me demande : « Tu crois que c’est moi qui l’ai écrit ? » Je lui réponds, « non mais tu l’as laissé sortir. » Il conclut en me disant : « Edouard, c’est de la métaphysique, le peuple a décidé » Je ne le revois plus avant 1963, pour l’affaire des tricots. A l’époque au P.C, nous mettions les jeunes dans la rue à la moindre occasion, nous l’avons fait pour l’affaire Marni ou lorsque les troupes américaines sont entrées à Saint-Domingue. Dès que les Américains bougeaient dans le monde, nous allions bomber le Consulat. J’étais à la tête de toutes ces manifestations.

Vous êtes donc de retour à Paris et quelles sont vos occupations ?
Edouard DE LEPINE : Je continue à végéter pendant deux ans en espérant réussir à l’agrégation tout en étant persuadé que en 59 le temps de la révolution était arrivé. Fidel Castro entre à la Havane le 1 janvier 59, je retourne à la Martinique en juillet 59. Je demande au parti de me détacher avec Guy Dufond pour l’organisation de la jeunesse. Je suis resté pratiquement de 1959 à I968 au P.C, et à la direction à partir de 63. De nouveau, je dis mon désaccord avec Moscou, je discute avec Georges et lui rappelle que pour 1956, on a expliqué qu’il y avait le feu que la Hongrie c’était une histoire interne, mais comment expliquer août 68 en Tchécoslovaquie ? Pourtant, je reste au P.C. En mars 71 pour les municipales, les camarades décident de ne pas me donner l’investiture, je passe outre et me présente quand même. Deux mois plus tard, en mai 71, ils m’excluaient du P.C. Je crée alors le G.R.S, avec les jeunes qui me suivent et d’autres venant de Mai 68 français, comme Philippe Pierre Charles et Gilbert Pago. Cela n’a pas été facile, mais nous avons eu notre premier congrès en 73, la base de notre action était l’indépendance et le socialisme. Au congrès de 78, apparaissent des divergences entre le G.RS et moi, notamment en ce qui concerne le programme sur l’indépendance, je quitte ce mouvement et j’entre au P.P.M en septembre 82. En effet, j’estimais qu’Aimé Césaire était le seul capable de rassembler les indépendantistes, les autonomistes et les nationalistes de gauche. Je lui avais dit très naïvement : « nous mettons 2000 personnes dans la rue, toi tu appelles les autonomistes, moi j’appelle les indépendantistes » Il m’a alors répondu : « Edouard, tu seras un homme heureux si tu en mets 200 » Nous faisons effectivement cette manifestation et …nous étions à peine 200. J’ai estimé que le meilleur moyen de transformer le P.P.M. était d’être à l’intérieur, on ne pouvait avoir un si grand parti avec un homme du prestige de Césaire et ne rien faire. On allait voir ce que l’on allait voir. On a vu, c’est le parti qui nous a avalé.

Dans l’intervalle vous avez été maire du Robert, quel souvenir gardez-vous de cette période ?
Edouard DE LEPINE : C’est une expérience extraordinaire. J’ai eu avec moi l’ancien secrétaire général du Lamentin Camille Paviot sans qui, indépendamment de ses problèmes personnels, je n’aurai pas réalisé la moitié de ce que nous avons fait au Robert. J’avais un programme ambitieux : « Mettre le Robert sur les rails du 21ieme siècle » que j’ai présenté, cinq ou six mois avant les élections. Nous voulions construire le Robert sur la mer, autour de la mer. Nous avons manqué de moyens c’est vrai, mais surtout d’encadrement politique.

Votre succès aux municipales est directement lié à la campagne de séduction de Camille Darsières président de la Région à travers vous et la Semair ?
Edouard DE LEPINE : Je ne le crois pas. Je crois plutôt, ce qui ne peut plus se faire aujourd’hui, que ce sont les moyens, dans tous les domaines, que la mairie de Fort-de-France avait mis à ma disposition qui explique le succès. Il y a eu un travail efficace sur le terrain avec des moyens en hommes et en matériel. Et la victoire de 89, est une victoire du P.P.M. Camille Darsières me soutenait mais ce n’était pas évident pour lui, parce je ne suis pas persona grata au P.P.M. Il m’a imposé.

Avec le recul, portant jugement sur vous-mêmes, comment expliquez-vous que l’on n’ait pas été capable de vous fidéliser ou que vous ayez été incapable d’être fidèle ?
Edouard DE LEPINE : Je pense que c’est la conséquence de ma liberté absolue. Je n’ai jamais été à un moment quelconque de ma vie un béni oui oui. Quand je ne suis pas d’accord, je le fais savoir. Sur l’Europe, nous avons eu des désaccords, sur la structuration du parti également. Mais, je reviens à votre ouvrage Cénesthésie et l’urgence d’être, vous militez pour un peuple soudé regardant dans la même direction, mais en 1990 au dixième congrès, je crois, j’ai dit qu’il fallait changer le parti fondamentalement, y compris changer le nom, et je proposais : Parti du Peuple Martiniquais. Apparemment, très peu de gens savent ou savaient au P.P.M que cette proposition, c’était déjà la proposition première de Césaire en I958. C’est lui qui m’a confié cela, mais quelqu’un dans la salle a proposé : Parti Progressiste Martiniquais. Cela sonnait très bien, il a accepté. Mais, encore une fois un parti national, nationaliste, ne peut pas être le parti d’une fraction.contre une autre fraction. Par conséquent, comme vous le dites, le peuple martiniquais c’est tout le monde, y compris les békés. J’ai posé très nettement cette question au congrès.

Oui, mais l’harmonie dans un peuple né dans les conditions que nous savons nécessite des concessions réciproques, vous n’avez pas à première vue, vous particulier, été capable de concessions, cela vous a peut-être coûté votre mairie parce que vous n’avez pas fait un deuxième mandat.
Edouard DE LEPINE : Je ne sais pas qui a avalé plus de couleuvres, mais Césaire m’a dit une fois : « j’ai avalé bien des couleuvres, mais tu en as avalé plus que moi » je pense que j’ai fait beaucoup de concessions. Quant à la deuxième mandature, en 95 j’ai eu beaucoup plus de voix qu’à la première, mais le Conseil d’Etat a annulé les élections de 97 au motif que j’avais commandé un sondage sans respecter les délais légaux. Aux municipales 2001, nous avions des candidats honorables parfaitement en mesure de gagner et je ne me suis pas représenté me contentant de préparer le plan de campagne des camarades qui se présentaient.

Il y a actuellement des jeunes au P.P.M. qui on le même état d’esprit que vous arrivant au P.PM., vouloir changer les choses, notamment Didier Laguerre et Johnny Ajjar, ont-ils plus de chance dans leur volonté de changer le parti ?
Edouard DELEPINE : Ce sont des jeunes qui en veulent. Nous, l’excès d’idéologie ou en tous cas d’intellectualisme, nous tuait. Eux, ils sont enthousiasmés, plein de bonne volonté avec une grande capacité de travail, admirables de dévouement, mais l’inculture les tue, parce qu’ils découvrent les choses et perdent du temps. Je crois aussi qu’ils peuvent très rapidement faire des progrès s’ils se donnent un minimum de discipline.


LES AFFAIRES

Pendant votre mandature, vous avez été inquiété par la justice. Quels sont les faits et quel sentiment vous laisse cet épisode de votre vie publique ?
Edouard DELEPINE : Cela me donne envie de dégueuler, pendant longtemps je n’arrivais pas à en parler. On m’a accusé d’être en combine avec Bio métal et d’avoir vendu en surévaluant un terrain que j’avais, à mon ami Petit Jean Roger et qu’il m’avait offert une maison. Dans cette même période, un ami médecin m’avait alors que ma femme était très malade m’avait dit : « Edouard, la seule engueulade que j’ai assisté entre vous c’était en 74 et le propos était la construction d’une maison, de votre maison »
C’était vrai. J’avais écrit un texte pour le GR.S : construire le parti ou construire une maison. J’avais conclu, moi je construis le parti. Ma femme avait trouvé cela … (la voix se casse, les larmes apparaissent).
D’autant que peu de temps auparavant on s’était retrouvé tous les deux, chez une nièce à Aix où j’allais souvent pour consulter les archives. Ma femme, sans que cela soit un reproche m’avait dit « Barbara ni an kay epi nou, nou pani kaye » Mon ami médecin avait conclu en disant : « peut-être que si Florette pouvait avoir sa maison cela aurait un effet bénéfique sur son état » Je décide donc de construire. Je pensais le faire à l’Anse à l’âne, mais, maire du Robert, je trouvais gênant d’aller habiter aux Trois Ilets, je décide donc de vendre ce terrain, j’en parle à Bernard Petit Jean Roger. Comme un défi, il me dit : « Si tu le vends même un millions de francs, j’achète. » En effet, il voyait-là, possibilité de construire un hôtel .Nous avons donc fait un échange, le terrain de l’Anse à l’âne contre celui du Robert où il a construit cette maison en bois où nous sommes aujourd’hui. Cela avec un impératif, parce que le médecin m’avait annoncé que ma femme atteinte d’un cancer n’en n’avait pas pour longtemps. La maison devait être terminée rapidement. Bernard a accepté le défi parce qu’il avait une méthode de construction rapide. Cela s’est passé sans aucune difficulté technique. Jamais je n’ai vu des employés travailler aussi rapidement. Pourtant, il y avait Noël, le jour de l’an, le carnaval, ils m’ont livré la maison le 25 mars. Or, ma femme est morte le 24. (Silence, pleurs)
C’est dans ces conditions que cette maison a été construite.

Mais quel était le reproche précis de la justice et la conclusion du procès ?
Edouard DELEPINE : D’avoir des combines avec Petit Jean Roger en lui vendant un terrain surévalué et lui m’aurait construit gratuitement une maison. En tant que maire, je me serai donc rendu coupable du délit de favoritisme. Je n’ai jamais été entendu par le juge d’instruction et le procureur m’a présenté des excuses au début du procès. J’ai été condamné à une amende de soixante dix mille francs. En fait, en tant que maire j’ai vendu un terrain à Petit Jean Roger que la mairie avait acheté 2 francs 43, je l’ai revendu 250 francs à Bio-métal, 83 fois plus cher. Je l’ai vendu au prix du terrain qui était en face et qui appartenait à la Semair. Moi, je pense que contrairement aux apparences c’est plus Bernard petit jean Roger que l’on voulait atteindre, les rivalités entre békés sont beaucoup plus importantes que l’on ne le croit.

La politique semble vous avoir bouffé, vous avez des regrets ?
Edouard DELEPINE : Oui et non. Je ne suis pas encore assez vieux pour regretter quoique ce soit. Et puis, non. J’ai eu une vie politique bien remplie, de I945 à 2003 à peu près, je n’ai pas arrêté.

Comment l’historien voit-il le futur de la Martinique ?
Edouard DELEPINE : C’est très difficile à dire. La Martinique sera indépendante à un moment où un autre, je ne le lui souhaite pas, pour l’instant en tout cas. Je crois que l’on arrivera à un accord avec le gouvernement français qui assurera le respect de la Martinique et de son identité. En fait, si les Martiniquais voulaient l’indépendance demain, il l’aurait. J’en suis persuadé, cela quel que soit le président.

Propos receuillis par Martinique Editions
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Gabriel Henri
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Le Bon Exemple
Invité: Monsieur Henry Gabriel
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Montage
Yannick Rene Corail
Réalisation:Jobby LEGER
TCI -05 -Août-1994


Gabriel Henri nous fait vivre son enfance dans un quartier de Fort-de France le Bas Calvaire. Dès son plus jeune âge il est surnommé comme c'est la coutume Yel. Son enfance, il la passe au milieu de toute une bande de compagnons de bringue et de sport au grand dam de la société bien pensante, respectueuse du prestige qui est l'apanage du professeur.
 
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HENRY GABRIEL
HENRY GABRIEL
LE BON EXEMPLE HENRY GABRIEL DVD-MANO LOUTOBY
HENRY GABRIEL
MARCEL MANVILLE
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MARCEL MANVILLE

Marcel Manville
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Marcel Manville, né en 1922 et mort en 1998, était avocat et nationaliste martiniquais , co-fondateur du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples(MRAP), décoré de la Croix de Guerre, compagnon de Frantz Fanon durant la Seconde Guerre mondiale et durant la guerre d'Algérie, avocat militant , il a été l'avocat dans quasiment toutes les affaires liés au militantisme antillais des années d'après guerre. Il a été en 1984 co-fondateur du PKLS, un parti indépendantiste.

Il décèda à Paris le 2 décembre 1998, au Palais de Justice, au moment où il s'apprêtait à plaider la cause des victimes algériennes du massacre d'octobre 1961

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GASTON NUISSIER
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GASTON NUISSIER

Mano Radio Caraïbes
Emission Le Bon Exemple
Invité:GASTON NUISSIER

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GASTON NUISSIER
Gaston MUISSIER
Gaston MUISSIER
BAREL COPPET
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BAREL COPPET

Mano Radio Caraïbes-”Le Bon Exemple”
Invité:BAREL COPPET–Le Samedi 16- Février-2002

Barel Coppet s'en est allé!
Rodolf ÉTIENNE France-Antilles Martinique 19.10.2009
Le 3 juillet dernier, il fêtait ses 89 ans. Il était attendu au prochain festival de la clarinette le 28 octobre pour un vibrant hommage à Léona Gabriel. Barel Coppet est mort, à dix heures, hier matin, au CHU Pierre Zobda-Quitman, des suites d'un accident cardiovasculaire. Il laisse un grand vide dans le monde de la musique.
« La relève est assurée » , déclarait le maître de la clarinette martiniquaise, il y a encore quelques mois. On peut donc penser que c'est l'âme apaisé que Barel Coppet a quitté ce monde. Celui qui a tant apporté à la musique martiniquaise avait pour ultime challenge de laisser un legs vivant à la postérité. Avec son meilleur poulain, Annie-Laure Carole, qui déjà, à 13 ans, remplit les salles, son voeu a été réalisé. « Barel Coppet était un père pour moi. C'est celui qui m'a tout appris. J'aimerais représenter la clarinette en son nom » , déclarait, hier, la jeune fille au micro de nos confrères de RFO Radio. La relève est donc là et bien là! Barel, tu peux partir en paix! « Mwen ni an loto nef » , ce titre phare du répertoire du clarinettiste est inscrit au répertoire de la biguine de manière indélébile. Il a été écrit en 1955, à l'occasion de son premier contrat chez Philips, tandis qu'il était chef d'orchestre au Bal Nègre. Barel Coppet vient d'une famille de musiciens. Honoré, son frère est clarinettiste. Son beau-frère, Alfred Edmé, lui aussi. C'est d'ailleurs avec lui qu'il perfectionnera sa technique en tant que batteur d'abord. Une vie dédiée à la clarinette… Barel Coppet suivra également les traces de Robert Mavounzy. Il a à l'époque quatorze ans! « Pour faire comme Robert Mavouzy » , le jeune batteur tripote la clarinette du beau-frère Alfred. Lorsque ce dernier l'entend souffler dans le biniou, il est stupéfait et décide de le pousser. Barel Coppet fait alors équipe avec Émilien Antile et le voilà lancé. En 1944, après une période en Guyane, puis en France, Barel Coppet rentre au pays. Sa maîtrise de l'instrument est telle qu'il intègre rapidement l'orchestre de Pierre Louiss. De succès en succès, il signe chez Philips en 1955 et réalise une dizaine d'enregistrements. « Mwen ni an loto nef » sort et recueille un retentissant hommage du public. Les concerts en cabarets, très en vogue à l'époque, se multiplient. Puis les tournées : France, Europe, Afrique… A partir des années 90, Barel Coppet s'était peu à peu retiré de la grande scène pour se consacrer aux cours de musique pour comme il le disait lui-même : « assurer la relève! » . - (Avec « Le grand livre des musiciens créoles » . Tome I. Sully Cally) - RÉACTIONS Maurice Alcindor : « Une grande perte! »
« Nous avons eu l'occasion de jouer ensemble. Il était à la clarinette et son fils à la batterie. Il est passé plusieurs fois dans l'émission « Palé pa ni sézon » . C'était un très bon professeur. Il faisait travailler les gens par amour de la musique. Nous venons de perdre une icône de la musique martiniquaise. Il mérite les funérailles nationales. Il est connu dans le monde entier. Il a joué au Manoir et beaucoup de monde venait le voir. Il n'a pas souffert. Il est mort comme il a vécu… » Gisèle Baka : « Nous avons perdu un pilier… » « Nous avons perdu un pilier. C'est un grand ami. Il y a quelques semaines, nous étions ensemble. Je lui ai rendu un hommage, il y a quelques années. C'est un des derniers de la grande époque de la biguine traditionnelle. J'ai toujours oeuvré pour que Coppet ne meurt et que la clarinette ne meurt. C'est pour nous un exemple. Je vais donc continuer à me battre pour la musique traditionnelle martiniquaise. Barel a donné à notre musique ses lettres de noblesse, comme Gérard La Viny, d'ailleurs. » Gertrude Seinin : « Un élément du patrimoine » « J'ai eu l'occasion de jouer avec Barel et le groupe des harpistes emmené par Claire Lefur. Il m'a d'ailleurs accompagné, dans le cadre du festival de la harpe, à jouer « Mwen ni an loto nef » . Nous étions en train de préparer un spectacle dédié à Léona Gabriel et j'étais en communication avec lui pour mettre en place ce moment fort. Nous perdons un élément du patrimoine et qui a porté très haut notre culture et notre patrimoine. Quand on dit Barel Coppet on dit musique traditionnelle. Il était le doyen des artistes martiniquais. Nous venons de perdre Gérard La Viny. Nous devons tous leur rendre l'hommage qu'ils doivent recevoir » . Sully Cally : « Un père pour nous tous » « Je suis affecté par cette mort. C'était un musicien multi-instrumentiste. Barel, c'était la gentillesse même. J'ai enregistré un de ses CD en 1999. C'était un père pour nous tous. Il a beaucoup donné à la musique martiniquaise. »

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MAURICE MARIE-SAINTE
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ARCHEVEQUE MAURICE MARIE-SAINTE

Mgr Maurice Marie-Sainte est né à Balata, le 4 janvier 1928. Après des études au Canada, ordonné prêtre à Rome le 21 décembre 1955, il revient en Martinique mettre au service du diocèse ses compétences en Droit canon. Il est nommé aumônier de lycée, responsable de la pastorale des vocations puis vicaire général et Mgr Varin de la Brunelière le choisit comme évêque auxiliaire.

Mgr Maurice Marie-Sainte est nommé Évêque titulaire de Sciciliba le 19 décembre 1968 et consacré le 12 octobre 1969 par Mgr de la Brunelière entouré des Évêques de Guadeloupe, de Guyane, de la Caraïbe et de la France continentale. Trois ans plus tard, Mgr Maurice Marie-Sainte succédera pleinement à Mgr Varin de la Brunelière parti à la retraite.

Il reçoit le pallium, insigne propre au Pape et aux archevêques de Saint-Pierre et devient le deuxième archevêque de Saint-Pierre et de Fort-de-France, le 4 juillet 1972. Atteint par la limite d'âge à laquelle tout évêque doit désormais se soumettre, Mgr Maurice Marie-Sainte devait présenter au Pape Jean Paul II, la renonciation à la charge qu'il avait exercée pendant 35 ans.

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