ET AUSSI...
Les Antillo-Guyanais de la seconde guerre mondiale
C.VA.France-Antilles Martinique20.04.2011
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SCHOELCHER. Le temps d'une soirée, la salle des délibérations de l'hôtel de ville a accueilli la Société d'histoire de la Martinique, autour de la question des Antillo-Guyanais dans la seconde guerre mondiale. Pour Léo Elisabeth, orateur, mais aussi président de l'association, il s'agissait de lever le voile sur un sujet d'histoire mettant en scène le sort des perdants et des oubliés de la seconde guerre mondiale. Ainsi, le temps d'une soirée, un pan de l'histoire s'est levé sur « le sort des prisonniers de guerre antillo-guyanais de la seconde guerre mondiale » . Le sujet, méconnu, voire jamais traité jusqu'alors, concernait près d'un millier de personnes en y incluant les Réunionnais. D'âpres recherches, mises en commun avec des archives incluant des listes de prisonniers des différents camps de concentration de l'époque, mais aussi moult écrits précieux d'anciens détenus, ont donné lieu à un échange sur leurs vécus et les problèmes rencontrés.
Fondée en 1955, l'association qui compte aujourd'hui près de 200 membres, a pour but de publier des textes, de rénover l'histoire de la Martinique et de la relater sans la détacher de l'histoire générale, afin d'en faire ressortir des pans inexplorés. Cette association n'hésite pas aussi à transmettre aux chercheurs en quête d'éléments, des informations nécessaires à la rédaction de leurs écrits.
Le créole : un statut complexe
Lors de cette conférence, l'accent a été mis sur la difficulté à définir la race du nègre et la place du créole lors des processus de négociation entre la France et l'Allemagne. Ce questionnement s'est étendu sur le sort des natifs des Antilles, Noirs, Békés et autres « suspectés » de métissage, afin de les faire participer aux avantages réservés aux métropolitains.
Ainsi, le classement racial et géographique propre aux Allemands s'oppose au terme politique de créole ou citoyen de couleur propre aux Français. Tout a été décortiqué, regroupé, analysé pour offrir à l'assistance un récit et des explications sur les réalités du système nazi et des négociations de l'époque.
Précieux document, les mémoires d'Alexandre Bombois, natif de Case-Pilote, a offert un support permettant la mise en relation et la vérification des données historiques recueillies lors des nombreuses années d'investigation des membres de la Société d'histoire de la Martinique. Les écrits de l'ancien soldat, aujourd'hui décédé, ont été le support de réflexion lors de cette rencontre. Pour sa prochaine conférence publique, le sujet « La drôle de guerre » sera traité sous un angle inédit. L'association invite d'ores et déjà tous les passionnés d'histoire à noter dans leur agenda, ce rendez-vous, en juin prochain.
SOURCE : Article de C.VA.France-Antilles Martinique20.04.2011
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