NOU KA SONJÉ
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CÉ LI MINME KI LA
 
LOULOU BOISLAVILLE
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LOULOU BOISLAVILLE-1919-2001

LOULOU BOISLAVILLE,
dit “Loulou”pour les copains, est né à FORT-DE­-FRANCE (Capitale de la Martinique), au quartier Morne Abeilard, Ie 8 Janvier 1919. C’est Ie fils naturel de Louis DELOUCHE, architecte de formation, et de Madame Eugènie BOISLAVILLE, vendeuse de “Mange-Bouilli” au Grand Marché de FORT-DE-FRANCE. II rentre en classe maternelle aux Terres-Sainville, chez Madame BIENSEANT, puis à I’école primaire à Schoelcher - A cette époque, il vit chez son père et sa belle-mère - avant de redescendre à Fort-de­France chez sa mère. Là, il rentrera à I’école Rochambeau jadis située sur la Levée. Quand cette école fut démolie pour la contruction de l’actuel boulevard du Général de Gaulle, it repart pour I’école des Terres-Sainville et obtient son certificat d’etude à I’âge de II ans. Les classes superieures ont été poursuivies derriere la Mairie de Fort-de-France à côté de L’Ouvroir. il atteint Ie niveau du brevet a l’age de 16 ans. Brevet qu’il ne passera pas à cause d’un grave accident au cours duquel il s’est retrouvé prisonnier sous les décombres d’une maison effondrée. il devra alors quitter I’école et passer Ie concours de tailleur, qu’il reussit, pour rentrer a l’école de la Chambre de Commerce située au N° 85 de la rue Victor HUGO à Fort-de-France.
Inspiré par la musique, il crée, dès 1935, à l’àge de 16 ans, Ie groupe “Madinina Gaieté”, un groupe avec lequel il présentera de nombreux sketches en français puis en créole. En 1939, aà20 ans, il s’engage comme volontaire pour la Grande guerre. II restera, cependant, à la Martinique et sera dirigé vers I’atelier des tailleurs de l’armée où il y tavaillera pendant près de 10 ans.

Ne pouvant con­tinuer pour cause de maladie contrac­tée en service, II fut reformé et percevra une pension de guerre. A cette époque et dès son plus jeune âge, Loulou BOISLAVILLE manifestait déjà une grande passion à se rendre dans les hôpitaux (Sana­torium du Carhet, hôpital psychia­trique de Colson, l’hôpital Clarac), afin d’y jouer des saynètes pour les malades. Plus tard, il est embauché à I’hôpital de Colson en qualité d’infjrmier. Après deux ans de formation, II passe avec succès son diplôme.II sera nommé responsable des activités et des loisirs, ce qui lui plaisait énormèment. Parallèlement, II continue à s’occuper du folklore.c’est ainsi qu’en ]942, a I’age de 23 ans, II est remarque par Alexandre ;NESTORET qui I’invite à rejoindre Ie -Groupe “folklorique Martiniquais” II en deviendra plus tard I’un des principaux membres puis Ie leader en raison de ses talents de com De nombreux voyages commencent à travers la Caraïbes, I’Europe et l’Amérique. En 1948, Ie groupe participe au carnaval de Trinidad. La première tournée en France aura lieu en 1963. De nombreux prix sont obtenus, notamment à Ia foire de ROUEN et au Festival Folklorique de la Caraïbes à Puerto-­Rico… Ce n’est que Ie début du succès. Sous la direction de Loulou BOISLAVILLE, Ie groupe change de nom en 1966 pour prendre cclui de “Ballets Martiniquais”. Alexandre NESTORET en devient Ie Président d’honneur. Pour I’aider dans ses fonctions, Loulou BOISLAVILLE s’adjoindra la précieuse collaboration du grand chorégraphe Ronne AUL dont la dimension artistique est incontestée. C’est d’ailleurs lui qui contribuera à améliorer sensiblement I’expression corporelle en enrichissant la base traditionnelle de mouvements modermes de jazz et de danses classiques. Les Ballets Martiniquais volent désormais de succès en succès et de succès en triomphe. En 1967, ils sont au grand Bal de la Charité à New- York. De 1972 à 1975, ils se produisent sur de nombreuses scènes d’Europe et d’Amérique et sont couverts d’éloges par les plus grands quotidiens de ces pays. Composé d’une vingtaine de danseurs et musiciens, Ie groupe entamera, dans les années 77/78 l’une de ses dernieres tournees mondiales au cours de laquelle il traversera la France, la Grande Bretagne, l’ltalie, la Belgique et I’ Allemagne. Tout va pour Ie mieux aux -Ballets Martiniquais- qui conteibuent a faire connaitre la culture martiniquaise a travers Ie monde. Tout va bien pour Loulou BOISLAVILLE jusqu’en 1980. Cette année-Ià sera un tournant dramatique dans la vie de l’artiste. En elfet, un incendie ravage, Ie mercredi 19 Mars 1980, la Caserne Bouille de Fort-de-France. Le siege du groupe folklorique part en fumée avec les instruments de travail qui s’y trouvaient ainsi que les nombreux costumes tradilionnels, objets de grande valeur et temoi­gnages vivants de notre heritage culture. Ce sont des années de labeurs qui sont reduites à neant. Commencent alors les difficultés financières pour Ie groupe. Loulou BOISLA VlLLE, invite a l’Antenne de Radio Caraibe, éclate en sanglots. Les Martiniquais émus font preuve d’une habituelle solidarité. Le groupe est sauvé. Mais pour combien de temps encore ?. HéIas !, Pour comble de malheur, un differend opposera Loulou BOISLAVILLE à son nouveau collaborateur et Directeur fmancier. C’est Ia rupture. positeur.
La mort dans I’ame, Loulou BOISLAVILLE quitte Ie groupe des Ballets Marriniquais qui, sous une direction nouvelle, change de nom et s’appelle desormais “Les Grands Ballets de la Martinique”. Une page est tournée. mais l’infatigable Loulou, ne se lasse jamais du Folklore. Repartant de neant, il crée de toutes pièces, avec la collaboration de Ronne AUL, un nouveau groupe folklorique qu’il intitule -”Le Nouveau Ballet de Ia Martinique”-. Mais les choses ne sont plus les mêmes. Les temps ont changé et d’autres rythmes venus d’ailleurs ont déjà pris Ie pas sur la musique traditionnelle. Le courage et la ténacité seuls ne suffiront pas à permettre à la nouvelle formation de traverser Ie temps et les modes.il passe alors Ie flambeau à Guy METHALIE qu’il juge capable de lui succéder. En signe de reconnaissance, pour I’intensité du travail accompli, Loulou BOISLAVILLE se voit décerner en 1985 Ie prix de la SACEM. Lui sont egalement offertes la medaille de la Federation Nationale des Offices du Tourisme et Syndicats d’Initiatives, la medaille recompensant son oeuvre aupres des tuberculeux et bien d’autres distinctions.

L’Etat lui-même reconnait la qualite et la dimension de l’oeuvre en l’honorant de la médaille de chevalier en 1969, d’officier Ie 24 Aout 1976 puis de commandeur pe I’ordre national du merite en Novembre 1993.

Toujours imprégné de traditions. il n’abandonnera jamais Ie monde du camaval, ni celui des aubades, des serenades ou des soirees cantiques en période de Noël. Un univers de fêtes dans lequel il excelle. Reconnu de tous et respecté des jeunes, loulou BOISLAVILLE, ce vieil homme à l’allure élégante et aux cheveux grisonnés par Ie temps est nomme, en 1988, Président d’honneur de la Fédération du Camaval Martiniquais dont Ie fondateur est Jean-Luc DANGLADES.

Depuis plus de 12 ans. Loulou BOISLAVILLE anime et participe aux activites du troisième âge au sein de plusieurs associations dont l’Amitié, avec les retraités du centre hospitalier, l’ensemble vocal Pouki Pa NOli de la maison de la culture du Lamemin, La Chalelaille, section de I’association des Orchidees du Chateau de Chateauboeuf. La Vie Tranquille du Robert et, enfin. Ie Lien d’Amollr du Vert-Pre. La fatigue et la maladie ne parviendront pas a reduire son enthousiasme pour la chanson traditionnelle qu’il sait faire revivre partout ou il séjourné, C’est une retraite active, bien remplie et méritée en somme, que notre cher 1oulou partage avec son epouse Simone. sa famille et ses amis de longue date, Des visages et des coeurs fidèIes qu’il se plait toujours a retrouver à I’occasion d’une bonne sérénade, Une façon comme une autre de traverser Ie temps.

Par Jean-Luc DANGLADES
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
MERCI LOULOU BOISLAVILLE
MERCI LOULOU BOISLAVILLE
 
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BON A SAVOI
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Mano  Radio Caraïbes Martinique
Emission " Le Bon Exemple"- Invité : Loulou Boislaville
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LOULOU BOISLAVILLE-LIVE 1990
Loulou BOISLAVILLE
LIVE  LE MARS-1990
" Le Marinélla "
Avec Marcel CHANTELY,Jack MICHELIN
Simon JURAD,Guy METHALIE
Etc-Nou Ka Sonjé YO
 Ecoute: LOULOU BOISLAVILLE
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Loulou BOISLAVILLE-LIVE 1984
Nou Ka Sonjé YO
Loulou BOISLAVILLE
Live Radio Caraïbes
1984
LOULOU BOISLAVILLE
 
 

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                                             Loulou Boislaville

Si I'on faisait aujourd'hui à la Martinique un sondage de popularité pour designer, parmi les musiciens disparus de I'ancienne generation, celui dont ie souvenir est Ie plus ancré dans la mémoire collective, il est probable que ie nom de Loulou Boislaville serait I'un des plus cités et qu'il aurait même de bonnes chances d'arriver en première place. Gela tient non seulement a I'enracinement de ses chansons et musiques dans Ie repertoire folklorique des Antilles, mais encore et pour beau coup au charisme, à la spiritualité, a la generosite et à I'altruisme du personnage, à son devouement indefectible pour la collectivite, à I'empreinte de son action dans les mouvements associatifs de la Martinique. Decede à Fort-de-France il n'y a pas si longtemps, Ie 15 mars 2001 a I'age de 82 ans, aime de tous ceux qui I'ont connu,
Loulou Boislaville reste present dans les coeurs. Durant sa vie entiere, il se sera impliqué avec force et conviction pour la sauvegarde et la diffusion du patrimoine musical des Antilles. II n'avait cesse de recueillir, transmettre, enrichir les traditions de son pays, celles du Garnaval et de Noel en particulier; d'ceuvrer pour Ie tourisme en presentant dans son lie des spectacles colores et petillants de chants et de danses;
mais aussi d'assurer a ce precieux heritage Ie rayonnement Ie plus large en faisant connaître

Ie Groupe Folklorique Martiniquais dans Ie monde à travers une longue serie de tournees europeennes et internationales. Louis Lucien Boislaville est né en 1919 à Fort-de-France, dans un quartier populaire enclavé sur ies hauteurs du Morne Abélard qui fait face à la Baie des Flamands, séparé du coeur de la ville par Ie canal Levassor. Sa mère, Marie Emma Boislaville dite Eugénie, fille de TModorine Detblanc et Maximin Boislaville, marin, était née ie 2 juin 1898 au lieu-dit "Anse Cauleuvre", sur la commune du Précheur a I'extreme nord de la cote Garaïbe. On ne sait dans quelles circonstances la jeune femme de 20 ans fut séduite par Louis Delouche  âge de 37 ans, natif de Sainte-
Philomène au nord de Saint-Pierre. Ge dernier, commis des contributions et architecte de I'administration coloniale en résidence au
Précheur, était dejé marié et père d'un enfant de 9 ans (Eugène Delouche qui deviendra dès 1930 I'une des figures marquantes de
la musique martiniquaise). Sur Ie point d'accoucher, Eugenie Boislaville quitte son village natal et va habiter dans une petite
chambre au Morne Abelard. G'est dans ces conditions que, Ie 8 janvier 1919, elle donne Ie jour a son unique enfant Louis Lucien dit "Loulou". Quelque temps plus tard, elle se fixe aux Terres-Sainville, autre quartier populaire de Fort-de-France. Elle y menera une vie
courageuse et des plus modestes, tirant ses revenus de la préparation de plats
cuisines, acras, marinades ... qu'elle vendait au marché. Le petit Boislaville grandit dans cet univers animé où, du matin au soir,. commerçants,
artisans, musiciens... portes et fenêtres ouvertes, rivalisent de chansons et ritournelles pour Ie plus grand plaisir du voisinage. Son père Louis Delouche ne faillira pas à ses devoirs dans I'éducation et I'entretien de son fils. Amené par son travail a séjourner dans la commune de Schoelcher, il I'hébergera quelque temps et lui fera commencer sa scolarite à I'école primaire de cette ville. Le jeune garçon revient ensuite chez sa mère et fréquente diverses écoles de Fort-de-France. Souvent, il passe ses vacances au Prêcheur chez son pere, mais aussi au Carbet ou sa grand-mere maternelle et des tantes etaient venues se retugier apres I'eruption du volcan de la Montagne Pelee en 1902. Loulou age de dix ans se trouve au Carbet ie 16 septembre 1929 quand se produit une nouvelle et spectaculaire éruption qui force les habitants à s'enfuir à Fort-de-France. Cet événement I'avait fortement impressionné, Loulou ne montre pas de grandes dispositions pour les études, D'un naturel toujours gai, optimiste et expansif, il cède très tôt au penchant familial hérité de son père en laissant libre cours a son goût et a ses aptitudes pour Ie chant, Ie rythme et la melodie malgré la désapprobation de sa mère qui se soucie davantage de son instruction et de ses resultats scolaires, Dans la cour de recréation, il rassemble ses camarades en chorales spontanées, ou il leur faitchanter des biguines en salle de classe quand Ie maître n'est pas là. Loulou obtient Ie certificat d'études à I'âge de 11 ans mais il manque plus tard Ie brevet élémentaire, sérieusement blessé dans I'effondrement accidentel d'une maison peu avant Ie jour de I'examen. Devenu adolescent, Loulou Boislaville est un membre assidu de la section des Eclaireurs de France a la Martinique ou il se distingue par ses talents d'animateur et de chanteur lors des veillees et feux de camp. En 1935, année de la célébration du Tricentenaire du rattachement des Antilles a la France, Loulou, tout aussi doué pour la danse, crée avec ses amis une troupe d'acteurs, chanteurs, danseurs, musiciens qu'il intitule "Madinina
Gaiete". La petite compagnie se déplace de commune en commune à I'occasion des fêtes patronales ou des fêtes mutualistes pour jouer des sketches comiques en français ou en créole et donner des concerts et des bals pour la plus grande jole de la population. La troupe se produira jusqu'en 1939. En 1936, Loulou Boislaville a 17 ans. Son père Ie fait entrer a I'école des tailleurs qui vient d'etre créée à la Chambre de Commerce et d'industrie de Fort-de-France. Loulou en sort diplôme en 1939, juste avant la seconde guerre mondiale qui éclate en septembre.Arrive à I'âge de remplir ses obligations militaires, il est d'abord retormé par Ie Conseil de revision en raison de sa constitution longiligne, en dehors des normes requises. Profondément déçu, il presente alors une demande d'engagement volontaire dans I'armée pour y exercer sa spécialité de tailleur. II est cette fois admis avec I'appui de son médecin. Après I'armistice de 1945, iI gardera son emploi ala garnison de Fort-de- France mais il sera néanmoins contraint de Ie quitter un an plus tard pour raisons de santé. S'ensuit un épisode au cours duquel Loulou, attiré à la Barbade par une offre alléchante pour y être tailleur, manque de périr en mer sur un voilier de transport de sacs de charbon parti de Sainte-Lucie. Un incendie se déclare à bord et Ie voilier vogue huit jours à la dérive avant de parvenir  à destination avec ses passagers hirsutes et affamés. Loulou découvre alors que Ie poste est déja occupé et se voit contraint d'accepter des tâches subalternes qui lui permettent de subsister pauvrement durant quelques mois pour économiser Ie prix de son voyage de retour à la Martinique. Pendant les sept années de son engagement militaire, Loulou Boislaville avait continué de se passionner pour les rythmes, danses, chants traditionnels de son pays, et il était connu pour cela. C'est pourquoi en 1945 son ami des Eclaireurs de France Alexandre Nestoret I'invite a se joindre au petit groupe de musiciens qu'il avait créé avec son frère violoniste Jean Nestoret, Ie guitariste Marcel Misaine, Ie pianiste Lionel "Nel" Lancry et Ie flûtiste François Quarménil. Leur idée était de redonner vie aux coutumes, traditions locales, fêtes religieuses... qui s'étaient presque complètement perdues à la Martinique durant les anneées de guerre et de blocus sous I'administration vichyste de l'Amiral Robert. Une année se passe en recherches auprès des anciens des villes et des campagnes pour retrouver la mémoire des bèlè, haute-taille, calenda, laghia, rejane, quadrille, biguine, valse, mazurka ... Des danseuses et danseurs sont recrutés et Ie "Groupe Folklorique Martiniquais" donne ses premiers spectacles à partir de 1946. Le Carnaval, les "Chanté Noël", les concours de chanson creole, prennent un nouvel essor. Le groupe est regulierement invité à la radio par Ie tout jeune directeur des programmes de Radio Martinique, I'auteur dramatique François
Billetdoux qui occupera cette fonction de 1949 a 1950. Mais avant cela, plusieurs fois hospitalisé pour cause de maladie durant son séjour à
I'armée, Loulou avait découvert la détresse et I'abandon dont souffraient beaucoup de patients de longue durée dans les hopitaux coloniaux de la Martinique. II en avait été profondément ému et choqué. Faisant office de précurseur, il avait commencé à organiser des ateliers de chant, de danse et de théâtre pour les malades, leur redonnant aussitôt moral et joie de vivre. Les médecins étaient admiratifs et stupéfaits devant les resultats obtenus. Revenu à vie civile et bénéficiaire d'une pension militaire pour maladie contractée au service en temps de guerre, Loulou Boislaville, à côté de son métier de tailleur, continue de consacrer son temps Iibre à occuper et distraire les malades. II se voue à cette tâche comme à un sacerdoce, se déplaçant dans la plupart des établissements de santé de la Martinique y compris ceux recevant des lépreux ou des tuberculeux. Tant et si bien que trois hôpitaux (Clarac, Colson et Ie sanatorium du Carbet), prenant conscience de I'utilité de ses services, proposent en 1950 à Loulou Boislaville de I'engager comme salarié. Loulou choisira I'hôpital psychiatrique de Colson, situé dans la forêt tropicale à 14 kilomètres au nord de Fort-de-France. A I'âge de 31 ans, il suit dans cet établissement un stage de formation de deux ans au terme duquel, ayant reussi son examen, on lui accordera en 1952 Ie diplôme d'infirmier et I'emploi correspondant. Trois mois plus tard, il est nomme responsable des activités et des loisirs, poste spécialement créé pour lui permettre de prendre en charge Ie bien-être et Ie divertissement des pensionnaires. II en restera titulaire jusqu'a son départ à la retraite en janvier 1984. Loulou, dont un rève inaccessible avait été d'être medecin, peut désormais s'investir avec passion pour ses patients, imaginer et organiser leur emploi du temps, leur proposer des activités, des distractions, des spectacles pour agrémenter leur vie a I'hôpital. Une place privilégiée est donnée a la musique, au chant, au théâtre, à Ia: danse. Loulou Boislaville n'est jamais à court d'idées pour donner du bonheur a ceux qu'il considère comme sa propre famille. Un jour de 14 jUillet, iI décide Ie commandant militaire de la place de Fort-de-France à faire détiler ses troupes au son de la fanfare dans I'enceinte de I'hôpital. En parallèle à cette occupation professionnelle, Loulou Boislaville reste activement présent au sein du Groupe Folklorique Martiniquais. II recueille ou compose de nouveaux morceaux qui deviennent vite populaires. Dès ses débuts, Ie groupe fondé par Alexandre Nestoret avait commencé à présenter des spectacles pour les touristes dans les hôtels, avec Ie soutien de l'Office du Tourisme de la Martinique dirigé à ce moment-Ià par Monsieur Leontel Calvert. En 1948, Ie groupe part une semaine au carnavalde Trinidad, subventionné par les rhums martiniquais. II obtient Ie 2ème, prix au concours de costumes régionaux. En Août1952, à Porto Rico, il remporte un autre 2'ème, prix derriere Haïti au premier festival des musiques caridéennes organise par Ie gouvernement portoricain en association avec la "Hamilton Wright Organization" de New York pour favoriser les échanges culturels entre les pays. Quelques enregistrements sont memes realisés. A partir de 1955, à I'initiative de Roger Albert, fondateur de la
premiere agence de voyages de la Martinique mais aussi personnage influent en matière de développement touristique, Ie Groupe Folklorique se produit a bord des nombreux navires de croisière en escale a Fort-de- France lors de chaque départ. Ces spectacles d'adieu, fort prisés des passagers, sont parfois donnes jusqu'a huit fois dans une même journée. L'année 1949 est marquee par la rencontre de Loulou et de Simone Richard-Hilaire, sa future épouse. Née en 1921 a Sainte-Anne au sud de la Martinique, elle vient habiter à Fort-de-France en 1948 et travaille comme aide-soignante à I'hopital Clarac. Elle integre Ie Groupe Folklorique Martiniquais en 1950, répète assidûment et devient danseuse experte en biguine et calenda, participant à toutes les tournées de la troupe. Les deux époux seront unis Ie lundi 1" avril 1963. Outre leur amour indéfectible, ils ne cesseront de partager une immense passion pour Ie folklore et les traditions de la Martinique. Simone, dans les moments heureux ou difficiles, sera pour Loulou un souti en irremplaçable tout au long de sa vie. De fin octobre a fin novembre 1963, Ie directeur de l'Office du Tourisme de la Martinique, Monsieur Henri Joseph, presente pour la premiere fois Ie Groupe Folklorique et Ie chanteur martiniquais Francisco en France métropolitaine au stand des Antilles de la Foire Saint-Romain à Rouen. C'est la
deuxième plus grande fête foraine de France après la foire du Trône. La troupe est filmée à son arrivée a I'aéroport d'Orly et elle fait I'objet d'un reportage télévise. Elle est rejointe à Rouen par Ie clarinettiste Eugène Delouche et la chanteuse Moune de Rive!. L'activité du Groupe Folklorique prend de I'importance. Apparaît alors la nécessité de lui donner une envergure plus profession nelle, notamment dans les chorégraphies, pour atteindre un niveau comparable à celui des meilleures troupes de Trinidad. C'est I'idèe suggérée en 1966 par Yvonne Calvert, vice-présidente de l'0ffice du Tourisme de Martinique, elle-même Trinidadienne et veuve du précédent directeur Léontel Calvert. Le
directeur Henri Joseph demande au Ministère des Affaires Culture lies Ie recrutement d'un choregraphe. Une ann once est passée. Le chanteur Henri Salvador recommande Ronne Aul, Ie danseur afro-americain qui réglait les chorégraphies de ses shows a la television. Né Ie 27 juillet 1925 a Yazzo City, Mississipi, Ronne Aul avait ete de 1946 a 1948 un éléve et un partenaire de la célébre danseuse, chanteuse, actrice et chorégraphe américaine Katherine Dunham (1909-2006), pionniere en 1935 dans I'étude sur Ie terrain des danses rituelleshaïtiennes et afro-caribeennes. Elle en avait fait Ie sujel d'une thèse de maîtrise d'anthropologie publiée en 1947 et avait été
la premiere à intégrer des éléments de danses antillaises dans la chorégraphie moderne américaine. Ronne Aul est accepté et engage en 1966. Dès son arrivée a la Martinique, avec I'aide précieuse de I'ethnologue Anca Bertrand, il se lance dans un recensement méthodique du folklore et des danses traditionnelles. Puis il engage des danseurs qu'il sélectionne avec soin et commence leur formation dans un nouvel esprit de discipline et de rigueur en visant une cohésion parfaite tout en préservant Ie caractère naturel et spontané des danses originelles. Des seances de travail intensif sont organisées Ie samedi soir à Sainte-Marie, vivier du folklore des



campagnes : béleé, laghia, calenda... dont quelques anciens avaient gardé la mémoire intacte. Cet entraînement drastique trouve sa consécration en decembre 1967 lors d'une grande soirée de gala au Théâtre Municipal de Fort-de-France, marquant Ie départ d'une ère
nouvelle pour Ie groupe folklorique. La troupe change de nom pour s'appeler "Les Ballets Martiniquais". Elle compte de vingt à vingt-cinq danseurs et musiciens. Loulou Boislaville assure la présentation des spectacles et succède à Alexandre Nestoret à la direction artistique. Les diffeérents tableaux intègrent une part de pédagogie en évoquant I'histoire et I'économie de la Martinique, la vie quotidienne, les coutumes, les traditions ... Les danseurs et danseuses les interprétent avec brio, parés des magnifiques costumes traditionnels. Les spectateurs sont
enthousiasmés et éblouis. Roger Albert, jouant Ie rôle d'impresario, signe de nouveaux contrats avec les croisiéristes et les grands hôtels de I'île. Les Ballets Martiniquais, subventionnés par Ie Département, deviennent une véritable institution locale, se produisant aussi pour la population en toutes occasions: fêtes patronales, carnaval, visites d'hommes politiques, événements culturels, spectacles de bienfaisance ... Une soirée de solidarité est ainsi organisée Ie 7 octobre 1966 au Cine- Theâtre de Fort-de-France pour venir en aide aux sinistrés du cyclone Inez qui avait fait 25 victimes en Guadeloupe dix jours plus tot. Jusqu'en 1968, la troupe poursuit son entraînement dans les locaux de la rue
Blanqui aux Terres-Sainville, au siège de la Societé de secours mutuel Saint-Antoine qui avait hébergé Ie groupe "Madinina Gaieté" avant la guerre puis Ie Groupe Folklorique à sa création. Après avoir migreé en divers lieux dont Ie dancing "La Bananeraie", Ie Parc floral, la Maison du sport sur la Savane ... les Ballets Martiniquais se fixeront a I'ancienne caserne Bouillé de Fort-de-France, non loin de I'emplacement de I'actuel Atrium. Les tournées hors de la Martinique ne tardent pas à s'enchaîner. Série de spectacles à Trinidad du 10 au 14 octobre 1967. Les Ballets Martiniquais sont ensuite ovationnés Ie 27 octobre en seconde partie de Maurice Chevalier et Mireille Mathieu lors d'une grande fête de charité sur la scene de I'hôtel Waldorf Astoria à New York. En 1969, les Ballets pas sent a nouveau, en tete d'affiche cette fois, àI'hotel Waldorf Astoria. En 1970 : inauguration du nouveau terminal Sundrome de I'aeroport Kennedy de New York. En 1972 : tournée en France, Italie, Belgique et Allemagne au les ballets participent au Festival International du Folklore à Munich dans Ie cadre des Jeux Olympiques. En 1973 : Grande-Bretagne, France, puis Porto Rico et les Etats-unis. En 1974 : a nouveau la France, l'Italie, la Belgique, l'Allemagne, puis l'Autriche et la Suisse. En 1975 : l'Amerique du Sud, la Guyane et a nouveau l'Europe dont la Suisse et l'Italie. En 1977 et 1978: l'Europe à nouveau et Ie Festival mondial du Folklore à Porto Rico. Sans omettre les spectacles donnés en diverses occasions dans I'île soeur de Guadeloupe. Les voyages bénéticient du soutien logistique de la compagnie Air France, partenaire des Ballets Martiniquais. II va sans dire que des Ie milieu des annees soixante, il n'est plus possible pour Loulou Boislaville de mener de front I'animation des Ballets Martiniquais et son travail à I'hôpital de Colson. La Chambre de Commerce et d'industrie, qui chaperonne les Ballets, intervient pour obtenir de I'administration des hôpitaux son détachement pendant les périodes de forte activité touristique et chaque fois qu'i1 faut accompagner les
tournées hors de I'ile. Mais un drame va stopper net I'ascension artistique de la compagnie dirigée par Loulou Boislaville. Le 19 mars 1980, la caserne Bouille, siège des Ballets Martiniquais, est detruite par un incendie. Les précieux costumes, les archives, les décors, Ie materiel
de scene, les collections patrimoniales ... tout est irremediablement perdu. C'est une veritable catastrophe. Apres une courte phase de désespoir, Loulou retrouve sa combativité et entreprend de redonner forme a I'oeuvre de toute sa vie. II fait appel à la generosité des Martiniquais qui font la démonstration de leur solidarite coutumiere. Les Ballets sont provisoiremlmt sauvés. Cependant, des difficultes financieres surviennent, d'autant que des désaccords se produisent de plus en plus souvent entre Loulou, directeur artistique, et son nouvel associé chargé de la gestion financière depuis mains de deux ans. C'est au cours de ses tournées en Suisse que Loulou avait rencontré Jean-Pierre Bonjour, lequel s'était proposé de developper I'activité internationale des Ballets. En 1981, Ie chorégraphe Ronne Aul se brouille lui aussi avec Ie responsable financier. La situation n'est plus tenable et c'est la rupture. Jean- Pierre Bonjour reprend à son compte la direction des Ballets qui changent de nom pour devenir "Le Grand Ballet de Martinique". Loulou, avec Ronne Aul et une partie des artistes, tente de reconstituer un nouveau groupe folklorique qui se maintient quelque temps. Mais la ferveur et les goûts du public ant evolue et il devient impossible de faire subsister une seconde troupe professionnelle à la Martinique. Loulou finit par renoncer et passe Ie relais à son fils spirituel, Ie chanteur Guy Methalie, avec mission de continuer à transmettre son héritage. Loulou n'arrête pas pour autant de se dévouer à la musique et au folklore de son pays. Après sa retraite prise en 1984 à I'âge de 65 ans, et jusqu'à la fin de sa Vie, il apporte avec Ie même entrain son concours à de multiples associations du troisième âge. II crée et anime plusieurs chorales, se dépense sans compter dans les
veillées de cantiques de Noël, participe à taus
SOURCE :Jean-Pierre Meunier
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La dernière grande fête pour Loulou



Publié le mercredi 21 mars 2001

 

 

 Les obsèques de Loulou Boislaville se sont déroulées le 18 mars à 15 heures en l'Eglise de Sainte-Thérèse à Fort de France. Le public s'est déplacé en masse pour la cérémonie religieuse, mais aussi pour la fête qui lui a été offerte sur le Boulevard Général de Gaulle.

" Man Lé Mô En Samedi Bon Matin, Entéré Mwen Dimanch Apré Midi "
Cette phrase c'est Loulou Boislaville qui l'a dit dans la dernière chanson qu'il a enregistré, " Ti Lucien ", sous la direction de Serge Bilé. C'est à croire que notre Loulou national avait senti son heure venir. 
Il est vrai qu'il n'est pas mort un samedi matin, mais il a bel et bien été enterré un dimanche après-midi. Un désir exaucé !

Les veillées à l'Atrium

A l'image des grands hommes qui ont tant fait pour leur patrie, Loulou Boislaville a été exposé à l'Atrium, dans le hall du Centre Départemental Culturel. Les martiniquais sont venu très nombreux rendre hommage à celui qui contribua à la renommée de la danse traditionnelle martiniquaise de par le monde. Des membres de la famille, des amis musiciens, du monde de la danse, des politiques mais aussi des anonymes se sont déplacés. Le soir, l'heure n'était pas aux veillées habituelles, l'heure était à la fête. De nombreux artistes sont venus chanter, mettre de l'ambiance, ce qui correspondait plutôt à la nature de Loulou. Pas de pleurs, de larmes mais de la joie. Pendant ce temps, le livre de condoléances recueillait les émotions, les petits messages d'affection et de remerciements. Messages que chacun réussissait à inscrire après de longues minutes d'attente. 

La cérémonie religieuse

L'église paroissiale de Sainte-Thérèse était trop petite pour accueillir les milliers de personnes qui étaient venu assister à cette cérémonie. De mémoire de paroissien, cela faisait longtemps que l'on avait vu autant de monde pour un enterrement, beaucoup on dû suivre la cérémonie du parvis. Au 1er rang, le Préfet Mlichel Cadot. Ce dernier dans un communiqué affirmait avoir perdu un ami et confiait que c'était grâce à Loulou Boislaville, que son épouse et lui avait pu connaître et apprécier la musique traditionnelle martiniquaise. La cérémonie a été officié par le Père Elie, il a tenu à rappeler à quel point l'homme était proche de tous, que tous les enfants étaient ses enfants et surtout, le combat qu'il avait mené pour faire rayonner la culture martiniquaise au delà de son île. Simone Zamord, chanteuse martiniquaise a lu un très long discours, pour retracer le parcours de l'artiste, ses engagements, et son amour du pays. Puis les chorales ont entamé plusieurs requiem, la chanteuse Gertrude Senin a entamé un chant repris en chœur par les milliers de présents dans l'Eglise.

La fête à Fort de France

Après la cérémonie religieuse, un cortège s'est formé à la place François Miterrand, en face de France Antilles. 
Tout le long du boulevard Général de Gaulle, des martiniquais, petits et grands attendaient le passage du cortège. On se serait cru un jour de carnaval. Comme un Mercredi des Cendres, les habits étaient plutôt de couleurs sombres, certaines femmes arborait leur tenu en madras, ou des têtes calendés.
Dans le cortège on a pu voir de nombreux groupes folkloriques, mais surtout le Grand Ballet de Martinique, le bébé de Loulou. La groupe mené par Léandre Moreau, directeur et Suzon Sainte-Rose avait promis une belle fête pour celui qui jusqu'à son dernier souffle les a conseillé, aiguillé. Il y a eu de la danse, de la musique avec un groupe composé de fidèles amis : Gisèle Baka, Sylvanise Pépin, Maurice Alcindor, Jean-Claude Duverger et bien d'autres. Tous ont repris en cœur les biguines et ritournelles de Loulou. Ensuite vint le convoi mortuaire, salué à l'unanimité par la foule applaudissant. La foule qui a aussi applaudi Simone, l'épouse, la confidente, très digne et souriante qui faisait des signes de la main, pour remercier ceux qui la saluait d'avoir manifester tant d'amour à son mari.
Les gerbes, les fleurs, les bouquets n'ont cessé d'être présents sur tout le parcours. Toutes les municipalités ont fait ce dernier geste, les associations, les collectivités ou encore des particuliers.
La Martinique n'a pas laissé partir Loulou Boislaville par la petite porte !

SOURCE :http://www.ntilles.com

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merci beaucoup, car c'est vraiment dommage qu'on n'entend plus ces chansons sur les ondes,

c'était une merveille de les écouter!!!!!!!!!!!!!!!

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Loulou Boislaville (1919-2001)

fut de 1966 à 1981 l’animateur du célèbre

Groupe Folklorique Martiniquais créé en 1945

par Alexandre Nestoret. En présentant des spectacles

chatoyants de musiques et de danses traditionnelles

tant dans son île qu’à l’occasion de nombreuses

tournées internationales, il contribua grandement

à la renommée des Antilles à travers le monde.
Jean-Pierre MEUNIER

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