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MARC PULVAR : UN MARTINIQUAIS VERTICAL NOUS A QUITTES

En ces temps de confusionnisme aigu, l’annonce du décès de ce grand militant de la cause des travailleurs et de la Nation martiniquaise que fut Marc Pulvar ne peut qu’attrister tous ceux qui n’ont pas abdiqué et qui refusent que notre pays soit transformé en un vaste Club Med où aventuriers, caldoches et truands de toutes sortes se croient désormais autorisés à nous dicter leur loi.

Nul doute qu’un chapelet de commentaires laudatifs et hypocrites accompagneront Marc Pulvar jusqu’à sa dernière demeure, chose dont, avec l’humour grinçant qu’on lui connaissait, il doit bien se gausser. Personnellement, j’ai eu très peu de rapports personnels avec celui qui demeura longtemps l’un des deux secrétaires de la CSTM, seul vrai syndicat patriotique martiniquais avec l’UGTM. Pourtant, j’ai été, dans les années 80, secrétaire de la section-Education de la CSTM, cela durant trois ans. Ce n’est pas faire injure à la mémoire de l’homme que de dire qu’il était d’un abord difficile. Marc Pulvar n’était pas, en effet, un militant et un nationaliste à mi-temps comme beaucoup d’entre nous, hélas, y compris moi. Il vivait dans une verticalité permanente, intraitable avec les patrons, en particulier Békés, sans complaisance aucune avec ses camarades militants et surtout intransigeant avec lui-même.

C’est cette verticalité qui l’a poussé, une fois ses études de mathématiques terminées, à refuser d’enseigner dans le système scolaire français ou à embrasser une carrière de professionnel libéral. Il a d’abord enseigné dans l’école privée qu’il créa avec Edouard Glissant, l’IME (Institut Martiniquais d’Etudes), puis, le syndicalisme et la politique lui prenant sans doute trop de temps, il vécut de cours particuliers de maths durant des décennies. Mais très rapidement, la défense des travailleurs prit le pas sur son activité professionnelle et il devint la figure de proue dans les années 1977-2000 du combat contre l’injustice sociale régnant dans notre pays. Le mathématicien se mit à l’étude du droit et devint vite un expert redoutable au Conseil des Prud’hommes où plus d’une fois, il lui arriva de brandir tel ou tel texte qui démontait l’argumentation des juges ou des avocats de la partie adverse. Certains, aigris de ses succès, le surnommait« Monsieur Auroux » parce qu’il avait appris à connaître les lois Auroux sur le bout des doigts et qu’il donnait ainsi du fil à retordre au patronat. A les entendre, il y avait une énorme contradiction entre le fait d’être à la fois militant du MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais) et syndicaliste cherchant à faire appliquer à la lettre le droit du travail français à la Martinique. Comme si un indépendantiste pouvait s’abstraire de la réalité et ignorer le fait que pour l’instant la Martinique est toujours française et que par conséquent, les Martiniquais, surtout les travailleurs, ont droit au respect ! Comme si il fallait attendre le lendemain matin de l’indépendance pour lutter contre les licenciements abusifs ou les salaires misérables ! Ce même reproche est fait à l’ASSAUPAMAR (Association pour la Protection de l’Environnement de la Martinique) accusée d’être indépendantiste et pourtant déterminée à faire appliquer chez nous le droit de l’environnement français. Comme s’il fallait laisser les terres agricoles être bétonnées et les mangroves détruites en attendant une hypothétique accession de notre pays à la souveraineté ! Même reproche aussi envers le GEREC (Groupe d’Etudes et de Recherches en Espace Créole) accusé d’accepter le statut de « langue régionale » pour le créole et d’avoir demandé la création d’un CAPES de créole. Comme si on devait attendre les lendemains qui chantent pour faire entrer notre langue nationale au sein du système scolaire ! On connaît ces critiques imbéciles. Marc Pulvar (tout comme l’ASSAUPAMAR et le GEREC) n’en avait que faire !

L’homme n’était pas un syndicaliste de bureau. Il était tout le temps sur le terrain, au premier rang dans les grèves lorsqu’il fallait parfois affronter les policiers ou les gardes mobiles. Si bien qu’un beau jour, il finit par se retrouver coincé entre quatre containers sur le port de Fort-de-France où une bande de « dogs »,payés par les Békés, tentèrent de le tuer. Pour sauver sa peau, Marc Pulvar fit feu et fut évidemment emprisonné pendant quatre mois. Son courage et sa dignité à cette époque impressionnèrent tous les Martiniquais, y compris ceux qui d’habitude le vouaient aux gémonies. Bien entendu, les commanditaires de cette tentative d’assassinat ne furent jamais inquiétés ! Comme dans l’affaire André Aliker, seuls les exécutants payèrent la note.

Je ne suis pas en train de tisser une couronne de lauriers post-mortem à Marc Pulvar. En effet, lorsque ses camarades du MIM et lui évincèrent Frantz Agastha, père fondateur de la CSTM, la section-Education, dont j’étais le responsable, et la section de l’Hôpital de Colson furent les seules à voter contre. Mais ce fut, à l’évidence, une erreur de notre part car Agastha était vieillissant et sa manière de diriger le syndicat dans les dernières années de son règne était souvent incohérente. Pulvar et ses camarades eurent raison de procéder à ce que certaines personnes qualifièrent, à l’époque, d’OPA sur un syndicat qui avait le vent en poupe et qui était le fer de lance de la lutte des travailleurs. Mea culpa, donc…

Marc Pulvar fut donc longtemps, très longtemps, l’homme à abattre. Comme il était difficile à attaquer de front, ses ennemis l’accusèrent d’être un avocat marron et de recevoir des rémunérations occultes des mains de ceux qu’il défendait aux Prud’hommes. Une cabale fut même montée contre lui l’an dernier, alors même qu’il était en proie à un cancer généralisé, et alors qu’il était hospitalisé à La Meynard, il en fut extrait manu militari, transféré au SRPJ et interrogé sévèrement durant deux jours, ce qui aggrava son état de santé. Il s’avère que certaines personnes haut placées téléphonaient à tous les travailleurs que Pulvar avaient défendus dans le passé pour savoir si ce dernier leur avait demandé une quelconque rémunération et ainsi ils trouvèrent deux-trois « lapia »pour témoigner que oui. Notre pays possède beaucoup plus de « lapia »bipèdes que de « tilapia » dans nos fermes aquacoles. Cela chacun le sait ! Toujours est-il qu’il fut difficile à ces « lapia » de prouver leurs dires puisque la cabale finit par tourner en eau de boudin. Mais le mal était fait ! Les ennemis de la cause martiniquaise se frottaient les mains désormais d’avoir réussi, selon eux, à salir la réputation d’un patriote martiniquais. C’était sans compter sur la mobilisation des patriotes de tous bord justement et de l’indignation de bon nombre de Martiniquais.

Je ne sais pas si Marc Pulvar demandait parfois des rémunérations aux travailleurs qu’il défendait, mais ce que je sais, c’est qu’en prenant leur défense devant les Prud’hommes, il accomplissait une tâche ingrate que nombre d’ avocats martiniquais (mais pas tous heureusement !) dédaignaient. Avocats dont on se souvient d’ailleurs qu’ils refusèrent l’accès de Pulvar au barreau de Fort-de-France au motif que pour pouvoir exercer cette profession, on ne peut pas avoir été condamné par la justice et avoir fait de la prison. Rappelons que Pulvar n’avait fait que défendre sa vie devant une meute de « dogs » envoyée par le patronat béké ! Bien que muni de tous les diplômes et toutes les qualifications nécessaires pour l’exercice de cette profession, Pulvar se vit donc barré par, cette fois-ci, la petite-bourgeoisie mulâtre et nègre. Celle pour qui, tout Martiniquais un tant soit peu vertical est un homme à abattre.

Marc Pulvar restera pour nous, en tout cas, un grand patriote martiniquais et un homme de cœur sous des dehors, nous l’avons dit, difficiles. Je me souviendrai toujours de ce jour où il mobilisa près de deux cent personnes pour investir la plage de l’Anse Couleuvre dont mon épouse, mon bébé d’à peine six mois et moi-même avions été chassés, en 1985, par le fils d’une certaine dame, pseudo-békée, qui se disait propriétaire des lieux. Devant mon refus d’obtempérer, le fils haussa le ton et me lança : « Cet endroit nous appartient depuis le 17è siècle. Vous n’avez rien à faire ici ! Dégagez ! ». Puis, il retourna à la villa qui jouxtait la plage et se mit à tirer des coups de fusil en l’air pendant une bonne vingtaine de minutes, ce qui contraignit ma petite famille et moi à effectivement nous retirer. Mais, le dimanche d’après, militants de la CSTM, menés par Pulvar, et de l’ASSAUPAMAR les investirent toute la journée et à dater de ce moment-là, les soi-disant propriétaires de la plage comprirent qu’ils ne pourraient plus jamais l’interdire au peuple.

Enfin, je sais qu’au fond d’eux-mêmes, beaucoup de travailleurs martiniquais et de nationalistes, ont un immense regret s’agissant de Pulvar : le fait qu’il n’ait pas pu figurer sur une liste électorale aux élections régionales, ce qui, au cas où il aurait été élu, lui aurait encore offert une tribune supplémentaire pour défendre la cause martiniquais. Mais ça, c’est une autre histoire…

HONNEUR ET RESPECT, CAMARADE PULVAR !

SOURCE : Article de : Raphaël Confiant

http://www.pyepimanla.com/memoriel/articles/un-martiniquais-nous-quitte.html

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ardi 18 septembre 2007218/09/Sep/200717:21


Marc Pulvar, le père d’Audrey Pulvar, hospitalisé aux urgences après une garde à vue de 14 heures !
Le père d’Audrey Pulvar, Marc Pulvar, 71 ans et malade, arrêté comme un voyou …

Marc Pulvar, emmené de force par la police




Audrey Pulvar, la jolie présentatrice du 19/20 de FR3 a un père bien connu en Martinique.

C’est un syndicaliste de choc qui a voué sa vie à la défense des travailleurs martiniquais allant même jusqu’à l’affrontement avec des milices patronnales.

A la retraite, il est aujourd’hui âgé de 71 ans, vit seul et se remet lentement d’une longue maladie invalidante.

Non seulement son activité syndicale a été de mener des actions de revendications et des négociations sur le terrain, il a été longtemps la bête noire des autorités et des patrons, mais aussi de défendre des travailleurs aux prud’hommes car l’homme était devenu un spécialiste reconnu (y compris du patronnat) du droit du travail.



Il a gagné ainsi 500 procès.


Un mandataire syndical aux prud’hommes ne reçoit pas de rémunération mais une indemnité d’où sont déduits certains frais.


Dans trois affaires gagnées brillamment, les salariés défendus lui reprochent d’avoir dissimulé des sommes sur les dommages et intérêts qu’ils ont gagnés et accusent Marc Pulvar d’abus de confiance.

Qu’il y ait litige et que la justice s’en mêle n’est pas pour me choquer. Par contre, qu’on ait utilisé des moyens policiers violents et brutaux pour entendre Marc Pulvar dans la procédure est un vrai scandale. L’homme a 71 ans, est malade et marche difficilement. Quel était le risque qu’il oppose une résistance? Quel était le risque qu’il essaye de s’enfuir? Ou alors, qu’on ne parle plus de présomption d’innocence.
Le 11 septembre, à 6h30 du matin, la police a emmené de force l’ancien syndicaliste en pyjama comme un vulgaire voyou sans le laisser se laver et s’habiller. Elle l’a entendu jusqu’à 21h puis l’a relaché et ramené chez lui…
… hospitalisé aux urgences le lendemain !



d'Audrey Pulvar

Le jeudi 13 septembre, il était convoqué au tribunal devant le juge d’instruction. Le 12, à 17h00, sans nouvelle de lui, ses amis se rendent à son domicile. Ils trouvent Marc Pulvar évanoui et en hypoglycémie. Il est transporté aux urgences de l’hopital de Fort de France…

Il est vrai qu’Audrey Pulvar n’est pas la compagne d’un ministre, d’un député UMP ou d’un haut-fonctionnaire..



Un petit rappel nécessaire de la déclaration des droits de l’homme, l’un des piliers de notre constitution en France….


Article 9.

Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé

indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa

personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
SOURCE : Article de


http://miltondassier.over-blog.com/article-12462151.html  


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ET AUSSI…

Il y a un an, Marc Pulvar

France-Antilles Martinique04.02.2009



HOMMAGE.Hier après midi, sa compagne Angèle, Lucie sa soeur, Lucien Polénor, l’un de ses proches, Alain Cadoré, Marius Gottin et quelques chauffeurs de taxi et des travailleurs du port, ont rendu un hommage à Marc Pulvar, le syndicaliste de la CSTM, décédé le 3 février 2008.

Devant son caveau à Rivière-Salée, ils ont pendant un peu plus d’une heure évoqué la mémoire du syndicaliste et notamment ses derniers combats pour la défense des intérêts des travailleurs sur le port. « Il nous avait invi-tés, jusqu’à son dernier souffle, à ne pas baisser les bras » s’est souvenu Philippe Thérésine, employé du port. Lucien Polénor a proposé la mise en place d’un comité de mémoire autour des nombreuses luttes menées par Marc Pulvar. « Il faut trouver les fonds pour financer ces opérations, soutenir des idées ou encore demander que des places comme celles de la Pointe Simon soient rebaptisées Marc Pulvar. « C’est bien le combat de Marc Pulvar aux côtés des chauffeurs de taxi qui leur a permis d’exister. » ..

SOURCE: France-Antilles Martinique04.02.2009

Pour en savoir plus cliqué ICI


http://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/education/il-y-a-un-an-marc-pulvar-04-02-2009-20136.php

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Marc Pulvar est un ancien professeur de mathématiques et syndicaliste. Né le 25 avril 1936,

il est mort suite à un cancer dans la nuit du dimanche 3 février 2008 au CHU de la Meynard en Martinique à l’âge de 72 ans

Biographie[modifier]

Marc Pulvar a été un des fondateurs et secrétaire général de la centrale syndicale des travailleurs martiniquais (CSTM). Il a aussi été secrétaire national du Mouvement indépendantiste martiniquais.

Il est enterré dans le cimetière de Rivière-Salée2. Il était aussi connu pour son engagement en faveur de l’environnement.

Sa troisième fille est Audrey Pulvar.

En 1963, il fut membre de l’Organisation de la jeunesse anticolonialiste de la Martinique et signataire du Manifeste intitulé “La Martinique aux martiniquais”, notamment avec Joseph René-Corail “Kokho” . Raphaël Confiant lui a consacré un hommage en rappelant la tentative d’assassinat dont il avait été victime : Il était tout le temps sur le terrain, au premier rang dans les grèves lorsqu’il fallait parfois affronter les policiers ou les gardes mobiles. Si bien qu’un beau jour, il finit par se retrouver coincé entre quatre containers sur le port de Fort-de-France où une bande de «dogs», payés par les Békés, tentèrent de le tuer. Pour sauver sa peau, Marc Pulvar fit feu et fut évidemment emprisonné pendant quatre mois. Son courage et sa dignité à cette époque impressionnèrent tous les Martiniquais, y compris ceux qui d’habitude le vouaient aux gémonies. Bien entendu, les commanditaires de cette tentative d’assassinat ne furent jamais inquiétés ! Comme dans l’affaire André Aliker, seuls les exécutants payèrent la note.

SOURCE : Article de WIKIPEDIA

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Pulvar  

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la Martinique et Audrey Pulvar orphelines

04-02-2008
Marc Pulvar, syndicaliste martiniquais, et père de la journaliste Audrey Pulvar, est mort en ce début des jours gras de carnaval.

Marc Pulvar est décédé à l’hôpital en Martinique, dimanche, à 71 ans, des suites de la maladie, qui a eu raison de ce syndicaliste martiniquais et militant anti-colonialiste sans failles.

En 1962, il est inquiété pour sa participation à l’OJAM (l’Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique)

En Février 1974, la grève de Chalvet (ouvriers agricoles de la banane) et sa dure répression par l’armée française, convainquent les nationalistes de la création du premier syndicat martiniquais indépendant des organisations françaises, la CSTM (Centrale Syndicale des Travailleurs Martiniquais). Ce sont le nationaliste Guy Cabort-Masson et le syndicaliste Frantz Agasta (du syndicat français Force Ouvrière) qui participent à la fondation de la CSTM. Alfred Marie-Jeanne, Lucien Veilleur et Marc Pulvar créent la Parole au Peuple qui deviendra le mouvement indépendantiste martiniquais (MIM), organisation qui revendique le droit à l’autodétermination du peuple martiniquais dont Marc Pulvar sera le secrétaire. Marc Pulvar s’engage dans une longue lutte syndicale et devient le secrétaire général de la CSTM (en 1980).

Marc Pulvar, homme intègre d’une rare intelligence et grand organisateur, qui a préféré consacrer sa vie à la défense des Martiniquais contre le racisme et pour le respect des droits des travailleurs , sera enterré vendredi à Rivière-Salée lors d’une cérémonie familiale.

SOURCE: Article de

http://www.assemblee-martinique.com/joomla/news-225/la_martinique_et_audrey_pulvar_orphelines.html  

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MARC PULVAR…

Mardi, 05 Février 2008 16:43

Une étoile du combat libérateur du peuple Martiniquais s’est éteinte.Marc PULVAR, est mort au terme d’une vie marquée notamment par 50 ans de militantisme.

Tout au long de cette vie, il a toujours brandi haut le drapeau de la lutte de libération nationale et sociale du peuple martiniquais.

C’était un combattant plein de vitalité, de courage, d’abnégation et de ténacité.

C’était un homme d’idées qui osait toujours engager le débat et d’analyse percutante à travers son prisme du marxisme et du patriotisme, un homme de rigueur et d’honneur.

C’était un militant d’exigence, exigence du don de soi, celle de ne pas tomber dans la facilité, celle de faire cause commune avec la misère et la détresse des autres.

Loulou c’était la force de conviction, la conviction révolutionnaire, la foi dans ce que l’on fait.

Pour le peuple Martiniquais Loulou n’est pas mort car ses idées contre l’oppression, le colonialisme, l’impérialisme, l’exploitation de classe, pour la dignité, la responsabilité, la souveraineté, la justice, sont présentes dans tous les combats que nous menons.

Il est du devoir des patriotes, des révolutionnaires, de faire en sorte que chaque Martiniquais se souvienne de cet homme, concentré de

militantisme, à hauteur de l’histoire de son peuple. Loulou avait fait sienne l’idée du CHE «Soyons réalistes exigeons l’impossible», ce fut un combattant qui a montré que nous devons avoir confiance en nous.

Aujourd’hui il nous transmet le flambeau afin que nous le portions plus haut vers la victoire de notre peuple.

Loulou appartient à tous les combattants de sa lutte, de notre lutte, en ces circonstances, sa famille, à qui nous adressons nos condoléances, ne doit pas se sentir seule ou abandonnée, c’est tout un peuple qui ressent la douleur de sa disparition.

Fort de France le 5 février 2008

Pour la Coordination Nationale

SOURCE : Article de bondamanjak

http://www.bondamanjak.com/martinique/28-a-la-une/4255-marc-pulvar.html  

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Une étoile du combat libérateur du peuple Martiniquais s’est éteinte.

Marc PULVAR, est mort au terme d’une vie marquée notamment par 50 ans de militantisme.

Tout au long de cette vie, il a toujours brandi haut le drapeau de la lutte de libération nationale et sociale du peuple martiniquais.

C’était un combattant plein de vitalité, de courage, d’abnégation et de ténacité.

C’était un homme d’idées qui osait toujours engager le débat et d’analyse percutante à travers son prisme du marxisme et du patriotisme, un homme de rigueur et d’honneur.

C’était un militant d’exigence, exigence du don de soi, celle de ne pas tomber dans la facilité, celle de faire cause commune avec la misère et la détresse des autres.

Loulou c’était la force de conviction, la conviction révolutionnaire, la foi dans ce que l’on fait.

Pour le peuple Martiniquais Loulou n’est pas mort car ses idées contre l’oppression, le colonialisme, l’impérialisme, l’exploitation de classe, pour la dignité, la responsabilité, la souveraineté, la justice, sont présentes dans tous les combats que nous menons.

Il est du devoir des patriotes, des révolutionnaires, de faire en sorte que chaque Martiniquais se souvienne de cet homme, concentré de militantisme, à hauteur de l’histoire de son peuple.

Loulou avait fait sienne l’idée du CHE «Soyons réalistes exigeons l’impossible», ce fut un combattant qui a montré que nous devons avoir confiance en nous.

Aujourd’hui il nous transmet le flambeau afin que nous le portions plus haut vers la victoire de notre peuple.

Loulou appartient à tous les combattants de sa lutte, de notre lutte, en ces circonstances, sa famille, à qui nous adressons nos condoléances, ne doit pas se sentir seule ou abandonnée, c’est tout un peuple qui ressent la douleur de sa disparition.

Fort de France le 5 févrer 2008 -

SOURCE : Article de J.P. ETILE Pour le PKL

pour en savoir plus cliqué ICI

http://www.pkls.org/pajkominike/pulvar.htm  







 
 
 
 
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Marc PULVAR

Marc Pulvar

Ancien professeur de mathématiques et syndicaliste. Né le 25 avril 1936, il est mort suite à un cancer dans la nuit du dimanche 3 février 2008 au CHU de la Meynard en Martinique à l'âge de 72 ans

.
A LA MEMOIRE DE MARC PULVAR



Marc PULVAR est décédé dimanche 03 janvier 2008 à l’hôpital Pierre ZOBDA-QUITMAN de la Meynard des suites d’une longue maladie.

Nous saluons très respectueusement la mémoire de ce grand militant de la cause de l’émancipation des travailleurs et de la cause nationale martiniquaise.

En tant qu’organisation culturelle, nous rendons hommage aussi à sa contribution, certes moins connue mais tout aussi importante, pour l’affirmation et le renouveau des racines de notre culture. En effet, Marc PULVAR, alors jeune combattant nationaliste, fait partie de ces premiers militants qui, au début des années 60, se rendent à Bezaudin et Pérou (deux mornes bastions de la résistance culturelle martiniquaise de la région samaritaine) opérant ainsi la première jonction entre la résistance populaire du mouvement danmié-kalennda-bèlè traditionnel et des militants culturels conscientisés. Déjà un peu sensibilisé par le danmié, alors qu’il était encore enfant à Rivière-Salée, il découvre, à Sainte-Marie, une autre « souch » incontournable de l’esprit martiniquais, le Bèlè. « Loulou », comme ils l’appelaient, y côtoie des figures illustres de la légende/histoire du danmié-kalennda bèlè : Esther GRIVALLIERS et ses fils, et notamment Ti Raoul GRIVALLIERS, Générius MARIE-SAINTE dit Galfétè, Dulténor CASERUS, Emile LAPOSTE, Victoire SAINT-ANGE, Florent BARATINI, Féfé MAHOLANY, Siméline RANGON, Man EUCHARISTE, Ti Emile CASERUS … Il joue un rôle dans la rencontre de ce « Monde » avec certains acteurs qui apparaissent aujourd’hui comme des chaînons importants du mouvement de renouveau qui s’est développé. Parmi eux, citons des étudiants de l’Association Générale des Etudiants Martiniquais (l’AGEM, qui sort l’un des premiers disques de musique bèlè) et aussi Alan LOMAX (qui réalise de précieux enregistrements, aujourd’hui disponibles). Il se lie tout particulièrement à Emile LAPOSTE avec lequel il partage nombre de projets. Ce n’est d’ailleurs qu’à la mort de celui-ci, à la fin des années 60, qu’il suivra l’évolution du mouvement danmié-kalennda-bèlè de plus loin. Il est à l’origine et un des principaux organisateurs du « Mémorial Emile LAPOSTE » en 1975 au stade Louis-Achille. A cette occasion, il est bon de rappeler qu’il est aussi un des principaux artisans (avec la venue de VELO, de CARNOT, de LOYSON) de la rencontre entre Martinique et Guadeloupe sur le plan des danses et musiques racines, entre Bèlè et Gwoka (après les premiers contacts établis dès 1972 à Rivière-Pilote avec Guy CONQUETE).

Notre association garde un souvenir intense de l’aide désintéressée qu’il nous a apportée dans notre effort pour mieux comprendre la culture danmié-kalennda-bèlè, à travers ses témoignages lors de la rencontre avec la Commission recherche de l’AM4 en août 2003 et lors de plusieurs rencontres individuelles avec des militants de cette commission.

Certains, motivés par leur haine de classe ou aveuglés par leur rancœur ou une vision étroite, ne parlent que de défauts ou erreurs (réels ou inventés) de Marc PULVAR. Mais le peuple martiniquais ne s’y laisse pas prendre. Il sait que Marc PULVAR fait partie de ses fils les plus éminents. Bien sur, Marc PULVAR n’est ni un homme ni un militant parfaits. Il n’en existe pas, quels que soient le camp et la cause défendus. Et, disons-le, fort heureusement ! Cela nous permet d’envisager qu’il est possible que s’affirment en notre sein d’autres hommes et femmes de sa trempe, animés d’une même force de conviction, d’un même esprit de dignité, d’une même puissance intellectuelle et organisatrice, d’une même énergie au service de notre peuple. Nous en avons et nous en aurons besoin, et notamment pour laver cette tâche d’indignité que constituent, à la fin de sa vie et au plus fort de sa maladie, la tentative de le déshonorer et la volonté de l’humilier.



Merci à Marc PULVAR.

Lonè épi respé !

Fort-de-France,

le 04/01/2008

Le Comité Directeur de l’AM4

(Association Mi Mes Manmay Matinik)


SOURCE :  --
http://www.am4.fr/hommages/marc-pulvar/   
 
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Martinique - Publiée le 04/02/2008
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Politique
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Marc Pulvar est mort : le monde syndical en deuil


Après des mois de lutte contre un cancer, le leader syndicaliste Marc Pulvar est décédé dans la nuit de dimanche à lundi au CHU de Fort-de-France. Il avait 71 ans.


On le savait malade depuis des mois : Marc Pulvar a fini par succomber la nuit dernière, au cancer qui le rongeait. Très affaibli depuis plusieurs semaines, il avait été hospitalisé au CHU de Fort-de-France et c'est là qu'il s'est éteint dans la nuit de dimanche à lundi, à l'age de 71 ans. Marc Pulvar, ancien professeur de mathématiques, était une figure du monde politique et syndical en Martinique. Sa carrière, il l'avait débutée au sein de l'OJAM, l'Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique, dans les années 60. Il la poursuivra au MIM, le Mouvement Indépendantiste de la Martinique dont il a été le candidat aux législatives de 1993 sur la circonscription du centre. Mais sa carrière la plus active,Marc Pulvar la mènera dans le monde syndical. Fondateur de la CSTM, la centrale Syndicale des Travailleurs Martiniquais, il en restera secrétaire général jusqu'à la fin. Combattant infatigable, il avait la réputation de ne jamais lâcher un dossier. Pourtant, Marc Pulvar avait au moins perdu une bataille : celle qu'il avait menée pour devenir avocat et qu'il a perdu dans les années 90. Marc Pulvar était le père d'Audrey Pulvar, la journaliste de France 3.

SOURCE¨¨


Martinique - Publiée le 04/02/2008
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Politique
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Marc Pulvar est mort : le monde syndical en deuil


Après des mois de lutte contre un cancer, le leader syndicaliste Marc Pulvar est décédé dans la nuit de dimanche à lundi au CHU de Fort-de-France. Il avait 71 ans.


On le savait malade depuis des mois : Marc Pulvar a fini par succomber la nuit dernière, au cancer qui le rongeait. Très affaibli depuis plusieurs semaines, il avait été hospitalisé au CHU de Fort-de-France et c'est là qu'il s'est éteint dans la nuit de dimanche à lundi, à l'age de 71 ans. Marc Pulvar, ancien professeur de mathématiques, était une figure du monde politique et syndical en Martinique. Sa carrière, il l'avait débutée au sein de l'OJAM, l'Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique, dans les années 60. Il la poursuivra au MIM, le Mouvement Indépendantiste de la Martinique dont il a été le candidat aux législatives de 1993 sur la circonscription du centre. Mais sa carrière la plus active,Marc Pulvar la mènera dans le monde syndical. Fondateur de la CSTM, la centrale Syndicale des Travailleurs Martiniquais, il en restera secrétaire général jusqu'à la fin. Combattant infatigable, il avait la réputation de ne jamais lâcher un dossier. Pourtant, Marc Pulvar avait au moins perdu une bataille : celle qu'il avait menée pour devenir avocat et qu'il a perdu dans les années 90. Marc Pulvar était le père d'Audrey Pulvar, la journaliste de France 3.

Auteur : Pierre Ridereau


Auteur : Pierre Ridereau
 
Vign_arton2161
Veuillez taper votre texte iciMARC PULVAR, MILITANT PATRIOTIQUE ET HISTORIQUE EMBLEME DE LA NATION MARTINIQUAISE BRUTALISÉ ET TORTURÉ - Et tout cela le 11 septembre. Certainement pour faire plaisir à Ben Laden. Dieudonnée sera aussi juger le 11 ce n’est que le fait du hasard BIEN EVIDEMMENT. [ Le 11ème commandement la COLONISATION planétaire ]. DORMER BRAVE GENS LA TERRE TOURNE AVEC OU SANS VOUS MAIS ELLE TOURNE (LBS)

lundi 8 octobre 2007


Descriptif/Commentaire LBS : le militant patriotique âgé de 71 ans, emblème de la Nation martiniquaise, secrétaire général de la CSTM (Centrale Syndicale des Travailleurs Martiniquais), a été kidnappé par la police coloniale française le mardi 11 Septembre 2007 à son domicile
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BRUTALISÉ ET TORTURÉ Marc PULVAR,

le militant patriotique âgé de 71 ans, emblème de la Nation martiniquaise, secrétaire général de la CSTM (Centrale Syndicale des Travailleurs Martiniquais), a été kidnappé par la police coloniale française le mardi 11 Septembre 2007 à son domicile qu’il venait juste de regagner après un an d’hospitalisation. Le prétexte avancé était de l’écouter sur des affaires mal fabriquées À l’évidence, et compte tenu de l’immense personnalité de Marc PULVAR, les ordres pour une telle opération sont venus de haut-lieu : des autorités coloniales françaises, Préfecture et ministres, avec l’aval des pseudo indépendantistes, pseudo patriotes mais vrais opportunistes, empêtrés dans l’économisme et l’électoralisme.

La preuve en est de l’attitude des policiers qui n’ont pas hésité à infliger un traitement cruel et sadique à Marc PULVAR, ce combattant intrépide qui mène depuis plusieurs années une lutte héroïque contre les graves maladies qui affectent sa santé. : les policiers n’ont pas hésité à l’appréhender en pyjama manu militari, à le porter dans les escaliers sans ménagement, à le traîner dans la rue et à l’exposer assis de 6 h 30 à 21 h sur un banc en bois, sans manger, sans boire, sans médicament, pour le jeter ensuite au milieu de clochards. En somme, les policiers ont délibérément torturé Marc PULVAR, cherché à l’humilier en le traitant pire qu’un animal. À la suite des traumatismes causés par ces mauvais traitements, Marc PULVAR a été à nouveau hospitalisé en urgence, les deux jambes maintenant à demi paralysées. Il s’agit d’une action parfaitement programmée dans la mesure où, dans le même temps, la presse coloniale, les radios et télévisions, journaux crachaient leur venin mensonger contre le militant historique.

Le colonialisme et ses complices veulent lyncher Marc PULVAR et avec lui, le symbole de la résistance contre la « paix sociale » et l’opportunisme. C’est inacceptable ! La dignité martiniquaise a été de nouveau bafouée. Nous devons lancer une riposte à la hauteur de l’insulte. Le KLN Provisoire (Mouvement de Libération Nationale Martiniquais) appelle les organisations progressistes, politiques et syndicales du monde entier, de même tous les progressistes à soutenir le peuple martiniquais dans son combat pour l’indépendance nationale et pour a Révolution de nouvelle démocratie. Il convient d’élever une énergique protestation contre la répression qui s’abat sur Marc Pulvar et le mouvement de libération nationale martiniquais.

Pour toute correspondance Pour le KLN : lanbasad@yahoo.fr  

Pour Marc Pulvar : pulvarmarc@gmail.com  

Pour le Comité de soutien à Marc Pulvar : comitesoutienpulvar@gmail.com  


SOURCE: 

http://www.labanlieuesexprime.org/article.php3?id_article=2161
 
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Martinique: Marc Pulvar brutalisé par la police coloniale 

Photo de Marc Pulvar


Marc Pulvar, militant patriotique et historique, embleme de la nation martiniquaise, a été gravement brutalité, au point qu'on peut parler de torture.

Aĝé de ans et secrétaire général de la CSTM (Centrale Syndicale des Travailleurs Martiniquais), Marc Pulvar a été enlevé par la police coloniale française le septembre 2007, alors qu'il rejoignait son domicile au bout d'une année d'hospitalisation.

Il n'a pas eu le droit de s'habiller, et en pyjama malgré l'âge et la maladie il a dû rester assis de 6h30 à 21h sur un banc en bois sans boire ni manger, sans parler de médicaments!

Résultat, Marc Pulvar a dû terminer aux urgences avec les deux jambes à demi paralysées, pendant que les médias l'accusaient de divers magouilles, etc.!

Refusons la politique coloniale et les attaques contre Marc Pulvar!
Solidarité avec le KLN (Mouvement de libération nationale) provisoire!
Pour la défaite de l'impérialisme français en Martinique et partout ailleurs!

Ici un PDF expliquant la situation:

http://www.lescommunistes.net/~infos/images7/marc.pdf

Source: http://www.lescommunistes.net/~infos  
 
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Marc (snmé Loulou)PULVAR, dcd le 3 février 2008, est reçu à la Maison des Syndicats à Fort-de-France le 8 février 2008. Il sera inumhé à Rivière-Salée le même jour. Quelques photos prises à la Maison des Syndicats.
Condoléances à ses proches, aux membres de sa famille, surtout à Audrey.
V. Audrey PULVAR, sa fille, à France-3 sur site Web.

Photos Léandre LITAMPHA
 
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FORT-DE-FRANCE, 4 fév 2008 (AFP) - 22h18 Le secrétaire général de la Centrale syndicale des travailleurs martiniquais (CSTM) Marc Pulvar, 71 ans, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à Fort-de-France (Martinique) des suites d'un cancer, a-t-on appris lundi auprès de ses proches. Ancien professeur de mathématiques, conseiller juridique, Marc Pulvar avait été secrétaire national du Mouvement indépendantiste martiniquais (MIM) avant de s'éloigner de ce mouvement politique. A ce titre, il avait été candidat du MIM aux législatives de mars 1993. Plusieurs responsables politiques et syndicaux ont tenu à rendre hommage à cette "figure incontournable de la lutte syndicale" en Martinique. Dans un communiqué, l'Union générale des travailleurs martinquais (UGTM) "salue la mémoire d'un défenseur indéfectible du syndicalisme martiniquais". Dans un message de condoléances, le député maire de Fort-de-France Serge Letchimy a rendu hommaage à "un homme qui a voué sa lutte à la défense des droits des travailleurs en Martinique et à l'avancée des lois sociales dans notre pays". Le leader du MIM, le député Alfred Marie-Jeanne, a retenu pour sa part "son action désintéressée" au service des travailleurs martiniquais. Enfin le sénateur de Martinique Serge Larcher a rendu "hommage à l'abnégation de ce militant hors pair qui a consacré plus de quarante années de sa vie à la défense des travailleurs martiniquais".

SOURCE:

http://www.meetaw.com/SIB_V5_MEETAW/BaseDocumentaire_V5.nsf/f8d422953fa9341b042575b80046648d/4b0bed2118136df7042573e60047fb5a!OpenDocument
 
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MARC PULVAR : UN MARTINIQUAIS VERTICAL NOUS A QUITTES

En ces temps de confusionnisme aigu, l’annonce du décès de ce grand militant de la cause des travailleurs et de la Nation martiniquaise que fut Marc Pulvar ne peut qu’attrister tous ceux qui n’ont pas abdiqué et qui refusent que notre pays soit transformé en un vaste Club Med où aventuriers, caldoches et truands de toutes sortes se croient désormais autorisés à nous dicter leur loi.Nul doute qu’un chapelet de commentaires laudatifs et hypocrites accompagneront Marc Pulvar jusqu’à sa dernière demeure, chose dont, avec l’humour grinçant qu’on lui connaissait, il doit bien se gausser. Personnellement, j’ai eu très peu de rapports personnels avec celui qui demeura longtemps l’un des deux secrétaires de la CSTM, seul vrai syndicat patriotique martiniquais avec l’UGTM. Pourtant, j’ai été, dans les années 80, secrétaire de la section-Education de la CSTM, cela durant trois ans. Ce n’est pas faire injure à la mémoire de l’homme que de dire qu’il était d’un abord difficile. Marc Pulvar n’était pas, en effet, un militant et un nationaliste à mi-temps comme beaucoup d’entre nous, hélas, y compris moi. Il vivait dans une verticalité permanente, intraitable avec les patrons, en particulier Békés, sans complaisance aucune avec ses camarades militants et surtout intransigeant avec lui-même. C’est cette verticalité qui l’a poussé, une fois ses études de mathématiques terminées, à refuser d’enseigner dans le système scolaire français ou à embrasser une carrière de professionnel libéral. Il a d’abord enseigné dans l’école privée qu’il créa avec Edouard Glissant, l’IME (Institut Martiniquais d’Etudes), puis, le syndicalisme et la politique lui prenant sans doute trop de temps, il vécut de cours particuliers de maths durant des décennies. Mais très rapidement, la défense des travailleurs prit le pas sur son activité professionnelle et il devint la figure de proue dans les années 1977-2000 du combat contre l’injustice sociale régnant dans notre pays. Le mathématicien se mit à l’étude du droit et devint vite un expert redoutable au Conseil des Prud’hommes où plus d’une fois, il lui arriva de brandir tel ou tel texte qui démontait l’argumentation des juges ou des avocats de la partie adverse. Certains, aigris de ses succès, le surnommait « Monsieur Auroux » parce qu’il avait appris à connaître les lois Auroux sur le bout des doigts et qu’il donnait ainsi du fil à retordre au patronat. A les entendre, il y avait une énorme contradiction entre le fait d’être à la fois militant du MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais) et syndicaliste cherchant à faire appliquer à la lettre le droit du travail français à la Martinique. Comme si un indépendantiste pouvait s’abstraire de la réalité et ignorer le fait que pour l’instant la Martinique est toujours française et que par conséquent, les Martiniquais, surtout les travailleurs, ont droit au respect ! Comme si il fallait attendre le lendemain matin de l’indépendance pour lutter contre les licenciements abusifs ou les salaires misérables ! Ce même reproche est fait à l’ASSAUPAMAR (Association pour la Protection de l’Environnement de la Martinique) accusée d’être indépendantiste et pourtant déterminée à faire appliquer chez nous le droit de l’environnement français. Comme s’il fallait laisser les terres agricoles être bétonnées et les mangroves détruites en attendant une hypothétique accession de notre pays à la souveraineté ! Même reproche aussi envers le GEREC (Groupe d’Etudes et de Recherches en Espace Créole) accusé d’accepter le statut de « langue régionale » pour le créole et d’avoir demandé la création d’un CAPES de créole. Comme si on devait attendre les lendemains qui chantent pour faire entrer notre langue nationale au sein du système scolaire ! On connaît ces critiques imbéciles. Marc Pulvar (tout comme l’ASSAUPAMAR et le GEREC) n’en avait que faire !L’homme n’était pas un syndicaliste de bureau. Il était tout le temps sur le terrain, au premier rang dans les grèves lorsqu’il fallait parfois affronter les policiers ou les gardes mobiles. Si bien qu’un beau jour, il finit par se retrouver coincé entre quatre containers sur le port de Fort-de-France où une bande de « dogs », payés par les Békés, tentèrent de le tuer. Pour sauver sa peau, Marc Pulvar fit feu et fut évidemment emprisonné pendant quatre mois. Son courage et sa dignité à cette époque impressionnèrent tous les Martiniquais, y compris ceux qui d’habitude le vouaient aux gémonies. Bien entendu, les commanditaires de cette tentative d’assassinat ne furent jamais inquiétés ! Comme dans l’affaire André Aliker, seuls les exécutants payèrent la note. Je ne suis pas en train de tisser une couronne de lauriers post-mortem à Marc Pulvar. En effet, lorsque ses camarades du MIM et lui évincèrent Frantz Agastha, père fondateur de la CSTM, la section-Education, dont j’étais le responsable, et la section de l’Hôpital de Colson furent les seules à voter contre. Mais ce fut, à l’évidence, une erreur de notre part car Agastha était vieillissant et sa manière de diriger le syndicat dans les dernières années de son règne était souvent incohérente. Pulvar et ses camarades eurent raison de procéder à ce que certaines personnes qualifièrent, à l’époque, d’OPA sur un syndicat qui avait le vent en poupe et qui était le fer de lance de la lutte des travailleurs. Mea culpa, donc… Marc Pulvar fut donc longtemps, très longtemps, l’homme à abattre. Comme il était difficile à attaquer de front, ses ennemis l’accusèrent d’être un avocat marron et de recevoir des rémunérations occultes des mains de ceux qu’il défendait aux Prud’hommes. Une cabale fut même montée contre lui l’an dernier, alors même qu’il était en proie à un cancer généralisé, et alors qu’il était hospitalisé à La Meynard, il en fut extrait manu militari, transféré au SRPJ et interrogé sévèrement durant deux jours, ce qui aggrava son état de santé. Il s’avère que certaines personnes haut placées téléphonaient à tous les travailleurs que Pulvar avaient défendus dans le passé pour savoir si ce dernier leur avait demandé une quelconque rémunération et ainsi ils trouvèrent deux-trois « lapia » pour témoigner que oui. Notre pays possède beaucoup plus de « lapia » bipèdes que de « tilapia » dans nos fermes aquacoles. Cela chacun le sait ! Toujours est-il qu’il fut difficile à ces « lapia » de prouver leurs dires puisque la cabale finit par tourner en eau de boudin. Mais le mal était fait ! Les ennemis de la cause martiniquaise se frottaient les mains désormais d’avoir réussi, selon eux, à salir la réputation d’un patriote martiniquais. C’était sans compter sur la mobilisation des patriotes de tous bord justement et de l’indignation de bon nombre de Martiniquais.Je ne sais pas si Marc Pulvar demandait parfois des rémunérations aux travailleurs qu’il défendait, mais ce que je sais, c’est qu’en prenant leur défense devant les Prud’hommes, il accomplissait une tâche ingrate que nombre d’ avocats martiniquais (mais pas tous heureusement !) dédaignaient. Avocats dont on se souvient d’ailleurs qu’ils refusèrent l’accès de Pulvar au barreau de Fort-de-France au motif que pour pouvoir exercer cette profession, on ne peut pas avoir été condamné par la justice et avoir fait de la prison. Rappelons que Pulvar n’avait fait que défendre sa vie devant une meute de « dogs » envoyée par le patronat béké ! Bien que muni de tous les diplômes et toutes les qualifications nécessaires pour l’exercice de cette profession, Pulvar se vit donc barré par, cette fois-ci, la petite-bourgeoisie mulâtre et nègre. Celle pour qui, tout Martiniquais un tant soit peu vertical est un homme à abattre. Marc Pulvar restera pour nous, en tout cas, un grand patriote martiniquais et un homme de cœur sous des dehors, nous l’avons dit, difficiles. Je me souviendrai toujours de ce jour où il mobilisa près de deux cent personnes pour investir la plage de l’Anse Couleuvre dont mon épouse, mon bébé d’à peine six mois et moi-même avions été chassés, en 1985, par le fils d’une certaine dame, pseudo-békée, qui se disait propriétaire des lieux. Devant mon refus d’obtempérer, le fils haussa le ton et me lança : « Cet endroit nous appartient depuis le 17è siècle. Vous n’avez rien à faire ici ! Dégagez ! ». Puis, il retourna à la villa qui jouxtait la plage et se mit à tirer des coups de fusil en l’air pendant une bonne vingtaine de minutes, ce qui contraignit ma petite famille et moi à effectivement nous retirer. Mais, le dimanche d’après, militants de la CSTM, menés par Pulvar, et de l’ASSAUPAMAR les investirent toute la journée et à dater de ce moment-là, les soi-disant propriétaires de la plage comprirent qu’ils ne pourraient plus jamais l’interdire au peuple.Enfin, je sais qu’au fond d’eux-mêmes, beaucoup de travailleurs martiniquais et de nationalistes, ont un immense regret s’agissant de Pulvar : le fait qu’il n’ait pas pu figurer sur une liste électorale aux élections régionales, ce qui, au cas où il aurait été élu, lui aurait encore offert une tribune supplémentaire pour défendre la cause martiniquais. Mais ça, c’est une autre histoire…
HONNEUR ET RESPECT, CAMARADE PULVAR !

Raphaël Confiant
SOURCE :

http://www.pyepimanla.com/memoriel/articles/un-martiniquais-nous-quitte.html
 









 
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Marc PULVAR

Marc Pulvar
 Ancien professeur de mathématiques et syndicaliste. Né le 25 avril 1936, il est mort suite à un cancer dans la nuit du dimanche 3 février 2008 au CHU de la Meynard en Martinique à l'âge de 72 ans.

A LA MEMOIRE DE MARC PULVAR Marc PULVAR est décédé dimanche 03 janvier 2008 à l’hôpital Pierre ZOBDA-QUITMAN de la Meynard des suites d’une longue maladie.Nous saluons très respectueusement la mémoire de ce grand militant de la cause de l’émancipation des travailleurs et de la cause nationale martiniquaise.En tant qu’organisation culturelle, nous rendons hommage aussi à sa contribution, certes moins connue mais tout aussi importante, pour l’affirmation et le renouveau des racines de notre culture. En effet, Marc PULVAR, alors jeune combattant nationaliste, fait partie de ces premiers militants qui, au début des années 60, se rendent à Bezaudin et Pérou (deux mornes bastions de la résistance culturelle martiniquaise de la région samaritaine) opérant ainsi la première jonction entre la résistance populaire du mouvement danmié-kalennda-bèlè traditionnel et des militants culturels conscientisés. Déjà un peu sensibilisé par le danmié, alors qu’il était encore enfant à Rivière-Salée, il découvre, à Sainte-Marie, une autre « souch » incontournable de l’esprit martiniquais, le Bèlè. « Loulou », comme ils l’appelaient, y côtoie des figures illustres de la légende/histoire du danmié-kalennda bèlè : Esther GRIVALLIERS et ses fils, et notamment Ti Raoul GRIVALLIERS, Générius MARIE-SAINTE dit Galfétè, Dulténor CASERUS, Emile LAPOSTE, Victoire SAINT-ANGE, Florent BARATINI, Féfé MAHOLANY, Siméline RANGON, Man EUCHARISTE, Ti Emile CASERUS … Il joue un rôle dans la rencontre de ce « Monde » avec certains acteurs qui apparaissent aujourd’hui comme des chaînons importants du mouvement de renouveau qui s’est développé. Parmi eux, citons des étudiants de l’Association Générale des Etudiants Martiniquais (l’AGEM, qui sort l’un des premiers disques de musique bèlè) et aussi Alan LOMAX (qui réalise de précieux enregistrements, aujourd’hui disponibles). Il se lie tout particulièrement à Emile LAPOSTE avec lequel il partage nombre de projets. Ce n’est d’ailleurs qu’à la mort de celui-ci, à la fin des années 60, qu’il suivra l’évolution du mouvement danmié-kalennda-bèlè de plus loin. Il est à l’origine et un des principaux organisateurs du « Mémorial Emile LAPOSTE » en 1975 au stade Louis-Achille. A cette occasion, il est bon de rappeler qu’il est aussi un des principaux artisans (avec la venue de VELO, de CARNOT, de LOYSON) de la rencontre entre Martinique et Guadeloupe sur le plan des danses et musiques racines, entre Bèlè et Gwoka (après les premiers contacts établis dès 1972 à Rivière-Pilote avec Guy CONQUETE).Notre association garde un souvenir intense de l’aide désintéressée qu’il nous a apportée dans notre effort pour mieux comprendre la culture danmié-kalennda-bèlè, à travers ses témoignages lors de la rencontre avec la Commission recherche de l’AM4 en août 2003 et lors de plusieurs rencontres individuelles avec des militants de cette commission.Certains, motivés par leur haine de classe ou aveuglés par leur rancœur ou une vision étroite, ne parlent que de défauts ou erreurs (réels ou inventés) de Marc PULVAR. Mais le peuple martiniquais ne s’y laisse pas prendre. Il sait que Marc PULVAR fait partie de ses fils les plus éminents. Bien sur, Marc PULVAR n’est ni un homme ni un militant parfaits. Il n’en existe pas, quels que soient le camp et la cause défendus. Et, disons-le, fort heureusement ! Cela nous permet d’envisager qu’il est possible que s’affirment en notre sein d’autres hommes et femmes de sa trempe, animés d’une même force de conviction, d’un même esprit de dignité, d’une même puissance intellectuelle et organisatrice, d’une même énergie au service de notre peuple. Nous en avons et nous en aurons besoin, et notamment pour laver cette tâche d’indignité que constituent, à la fin de sa vie et au plus fort de sa maladie, la tentative de le déshonorer et la volonté de l’humilier. 
Merci à Marc PULVAR.
Lonè épi respé !         

Fort-de-France,

le 04/01/2008

Le Comité Directeur de l’AM4

 (Association Mi Mes
Manmay Matinik)
SOURCE  : 

http://am4.fr/hommages/marc-pulvar/

      

 
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Hommage discret à Marc Pulvar
Une petite délégation de la CSTM s'est rendue hier, mardi, sur la tombe de Marc Pulvar à Rivière-Salée.
[ 04/02/2009 00:04 | DOMactu.com | Par François Thurenne ]


L'hommage se voulait confidentiel. Seule une partie des membres de la CSTM (centrale syndicale des travailleurs martiniquais) se sont rendus sur la tombe de leur ancien leader. Même un an après sa mort, son souvenir reste intact pour ses collègues. Militant de la première heure, Marc Pulvar a en effet fait partie des 18 signataires du manifeste de l'OJAM (organisation de la jeunesse anticolonialiste de la Martinique) au début des années 60. Egalement fondateur du MIM (mouvement indépendantiste martiniquais), c'est malgré tout dans la vie syndicale qu'il s'investira jusqu'à sa mort.
François Thurenne - DOMactu.com
SOURCE :
http://www.domactu.com/actualite/924192808752/martinique-hommage-discret-a-marc-pulvar/
 
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