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NOU KA SONJÉ  Maurice Charlery

Maurice Charlery

Nous sommes à Fort-de-France en 1924. Dans un hôtel un homme écoute attentivement un guitariste. Apparemment sa prestation ne l'enchante guère, et s'adressant à l'artiste l'homme lui demande d'attendre quelques minutes. «Le temps, lui dit-il, d'appeler mon fils qui n'a que treize ans et qui va jouer un peu pour. vous.» Arrive alors un jeune garçon. Intrigué le musicien lui passe sa guitare, mais n'écoutera même pas la fin du morceau. Interrompant le jeune joueur, il lui dit «hé bien, garde l'instrument!». Quelle reconnaissance immédiate et quel cadeau pour Maurice Charlery ! Né à Fort-de-France en 1909, Maurice Charlery grandit dans un univers musical. Son père, Philogone Charlery, excelle à la mandoline et à la guitare et dès son plus jeune âge, Maurice s'entraîne sur les instruments familiaux. A quinze ans, jouant déjà de la guitare et de la mandoline, il acquiert un quatro, instrument du folklore vénézuélien. Mais ce n'est que tardivement qu'il découvrira le piano. Maurice Charlery a déjà vingt-deux ans quand son père prenant pleinement conscience des aptitudes musicales de ses enfants décide de louer le précieux instrument. Les frères Charlery en 1930 sont devenus des musiciens confirmés. Lucien s'adonne au violoncelle et à la contrebasse. De son côté Maurice accompagne déjà les plus célèbres musiciens de l'époque dont Eugène Delouche à qui il achetera son premier banjo. Celui-ci lui rembour-sera scrupuleusement, et même après la mort du maître il continuera à s'acquitter de sa dette jusqu'au dernier centime auprès de la mère d'Eugène. Jouant également aux côtés des orchestres des îles anglaises venant en tournée en Martinique, Maurice Charlery va accompagner l'un des plus grands musiciens martiniquais, François MancIet. MancIet dirige alors l'orchestre New Jazz, formation très appréciée dans le milieu, ô combien fermé, des Békés. Maurice . Charlery va ainsi se produire au fameux château Aubéry, au Lamentin, alternant banjo et piano. A Saint-Pierre, toujours avec François Manclet, il anime les fêtes de la famille Depaz. Le répertoire de la petite formation alterne jazz et musique typique. Comme la plupart des musiciens antillais de son époque, Maurice Charlery a connu les tournées en campagne. Ce sont alors de véritables expéditions. Les musiciens empruntent les fameux taxis-pays, ces autobus. typiques, et les instruments voisinent avec les marchandises que les vendeuses amènent au marché.
En 1939, Maurice Charlery est mobilisé et envoyé en Corse. Pour sa famille c'est l'angoisse d'un autre drame, comme celui qui l'avait frap¬pée lors de la Première Guerre mondiale avec la mort du jeune frère aîné de Maurice, excellent joueur de mandoline et de guitare. Démobilisé, Maurice Charlery retrouve sa Martinique en 1941 et reprend son activité musicale. Il joue du banjo et de la guitare dans la nouvelle formation que dirige Henri Sommier, Harmony King, issue de la fusion de Native Band et de New Jazz. Il rejoint ensuite le guitariste Fibleuil, dans l'orchestre Tropical, où le batteur Ti Nan, venu des îles anglaises, réalise de véritables prouesses. C'est aussi la période des sérénades.
Après Tropical, Maurice Charlery intègre l'orchestre Martinique et, surtout, devient l'un des premiers musiciens du Groupe folklorique martiniquais, avec lequel il va effectuer de nombreuses tournées à l'étranger. Il joue également pendant plusieurs années chaque dimanche soir au Lido, à Fort-de-France. Il enregistre avec plusieurs artistes de renom, Barel Coppet, Rosier Audibert, et travaille avec Emilien Antile et le célèbre saxo-phoniste Robert Mavounzy. Dans les années soixante, il accompagne aussi son neveu, Marius Cultier, pour le lancement de l'émission «Punch en musique», sur Radio Martinique. Egalement oncle du pianiste Nel Lancry, Maurice Charlery représente une famille qui a joué un rôle impor-
. tant dans le paysage musical martiniquais.
 

SOURCE : Sully Cally

http://www.sully-cally.com/ 

 
 
 
 
 
 
 
 

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HOMMAGE À MAURICE CHARLERY EN LIVE DANS LE STUDIO DE RCI LE 23-MARS-1986



IL EST DUR DE PARLER DE SOI-MÊME MAIS JE PEUX DIRE QU’EN
TANT QU’ANIMATEUR DE RADIO PENDANT 40 ANS, JE N’AI PAS DORMI, JE N’AI PAS
CHERCHÉ À ROULER LES GENS ET J’AI TRAVAILLÉ POUR FAIRE AVANCER LA MARTINIQUE.

 ET QUAND JE ME REMÉMORE CES ANNÉES DE RADIO, AUTANT DIRE QUE

J’AI RENDU HOMMAGE À TOUS LES MUSICIENS DE MARTINIQUE.


JE SUIS TRISTE QUAND JE FOUILLE DANS MES ARCHIVES CAR JE
DÉCOUVRE CE QUE J’AVAIS FILMÉ DANS LES ANNÉES 80 DANS LE STUDIO EXIGU DE RADIO
CARAÏBES, DANS UNE VRAIE BOÎTE D’ALLUMETTES !

DANS CE PETIT CAGIBI, TOUS LES DIMANCHES SOIR, DE 20H À
MINUIT, C’ÉTAIT MANO RÉTRO. ÉMISSION DIFFUSÉE EN MARTINIQUE ET GUADELOUPE EN
MÊME TEMPS. JE PEUX CITER QUELQUES GRANDS MUSICIENS ET CHANTEURS REÇUS – JO
AMABLE, ANDERSON BAGOÉ, JEAN BALUSTRE, LOULOU BOISLAVILLE, FELIX CASERUS, SAM
CASTENDET, PIERRE LUCE, MARCEL CHANTELY, MAURICE CHARLERY, FRANCISCO, BAREL
COPPET, PUIS SON FRÈRE HONORÉ COPPET, PIERRE RASIN, MARIUS CULTIER, ALFRED
DADY-PULVAR, FERNAND DONATIEN, NEL LANCRY, LAURENT LARODE, ALBERT LIRVAT ( QUE
J’AI INTERVIEWÉ DIRECTEMENT EN FRANCE MÉTROPOLITAINE), LE FAMEUX CONTREBASSISTE
SULLY LONDAS, MAURICE LONGRAIS, PIERRE LOUISS, MR BERNADINE, MARCEL MISAINE,
CAMILLE ORVILLE, SOPHAT DENIS, ROSSI TIRAINE, MAX RANSAY ETC ETC.

DANS LE PETIT STUDIO, LE BAR ET SERVICE ÉTAIT ASSURÉ PAR LE
LIBRE-SERVICE AN SI EN KA QUE JE NE POURRAIS JAMAIS CESSER DE REMERCIER.

IL Y AVAIT TANT DE MUSICIENS DANS LE STUDIO QU’ON LES
FAISAIT « ENTRER » DERRIÈRE LES TECHNICIENS !

JE N’OUBLIE PAS LE GRAND MAESTRO VICTOR THERMÉ.

RADIO CARAÏBES AVAIT PEU DE MOYENS PAR EXEMPLE 2 MICROS POUR
LES ANIMATEURS ET 4 AUTRES POUR LES JOURNALISTES, ET DONC C’EST MOI QUI AIT
IMAGINÉ DE VOIR AVEC UN VENDEUR DE PIANOS & AUTRES, PIERRE PLACIDE POUR
QU’IL AMÈNE DES INSTRUMENTS NEUFS DANS LE STUDIO (GUITARES,…). PIERRE PLACIDE
RÉALISAIT AUSSI LA SONORISATION AUSSI. MERCI ET HOMMAGE !

JE VEUX AUSSI REMERCIER 3 GRANDS TECHNICIENS DE RADIO
CARAÏBES, QUI AVEC PEU FAISAIENT TANT DE MIRACLES D’ÉMISSIONS EN ÉMISSIONS –
YANNICK RENÉ-CORAIL, JEAN-MARIE FLORINE ET LUCIEN TIMOS. ILS ÉTAIENT TRÈS
MOTIVÉS. PAR EXEMPLE, POUR UNE ÉMISSION QUI DÉBUTAIT À 20H POUR FINIR À MINUIT,
ILS ÉTAIENT LÀ DÈS 16H POUR CÂBLER, DÉCABLER, RECÂBLER AVEC DU MATÉRIEL EN RÉUTILISATION
ENTRE LA RÉDACTION DES JOURNALISTES ET LE STUDIO-ANIMATEURS.

JE REMERCIE LE DIRECTEUR DES PROGRAMMES JEAN-PIERRE PASTEL
SURNOMMÉ IGNACE ! AINSI QUE JEAN-CLAUDE ASSELIN DE BEAUVILLE, DIRECTEUR DE
RCI, OLIVIER GAROND LE DIRECTEUR GÉNÉRAL.

S’IL FALLAIT TOUT DIRE ICI, CE SERAIT TROP LONG !

JE METS CETTE ARCHIVE QUE J’ESPÈRE VOUS REGARDEREZ AVEC
BEAUCOUP D’ATTENTION EN AYANT À L’ESPRIT LE PEU DE MOYEN DONT ON DISPOSAIT À
L’ÉPOQUE. LA PLUPART DES GENS QUE VOUS Y VERREZ SONT DÉCÉDÉS DEPUIS. PRENEZ SOIN
DE CE CADEAU.  

IL S’AGIT DU PREMIER HOMMAGE RENDU À MAURICE CHARLERY EN
1986  DANS LES STUDIO DE RCI (UN SECOND LUI A ÉTÉ RENDU PLUS TARD SUR TCI).

JE VOUS FERAIS DÉCOUVRIR PETIT À PETIT D’AUTRES ARCHIVES.



MANO LOUTOBY LE VENDREDI 16-SEPTEMBRE-2016

 
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NOU KA SONJÉ  Maurice Charlery Maurice Charlery

Nous sommes à Fort-de-France en 1924. Dans un hôtel un homme écoute attentivement un guitariste. Apparemment sa prestation ne l'enchante guère, et s'adressant à l'artiste l'homme lui demande d'attendre quelques minutes. «Le temps, lui dit-il, d'appeler mon fils qui n'a que treize ans et qui va jouer un peu pour. vous.» Arrive alors un jeune garçon. Intrigué le musicien lui passe sa guitare, mais n'écoutera même pas la fin du morceau. Interrompant le jeune joueur, il lui dit «hé bien, garde l'instrument!». Quelle reconnaissance immédiate et quel cadeau pour Maurice Charlery ! Né à Fort-de-France en 1909, Maurice Charlery grandit dans un univers musical. Son père, Philogone Charlery, excelle à la mandoline et à la guitare et dès son plus jeune âge, Maurice s'entraîne sur les instruments familiaux. A quinze ans, jouant déjà de la guitare et de la mandoline, il acquiert un quatro, instrument du folklore vénézuélien. Mais ce n'est que tardivement qu'il découvrira le piano. Maurice Charlery a déjà vingt-deux ans quand son père prenant pleinement conscience des aptitudes musicales de ses enfants décide de louer le précieux instrument. Les frères Charlery en 1930 sont devenus des musiciens confirmés. Lucien s'adonne au violoncelle et à la contrebasse. De son côté Maurice accompagne déjà les plus célèbres musiciens de l'époque dont Eugène Delouche à qui il achetera son premier banjo. Celui-ci lui rembour-sera scrupuleusement, et même après la mort du maître il continuera à s'acquitter de sa dette jusqu'au dernier centime auprès de la mère d'Eugène. Jouant également aux côtés des orchestres des îles anglaises venant en tournée en Martinique, Maurice Charlery va accompagner l'un des plus grands musiciens martiniquais, François MancIet. MancIet dirige alors l'orchestre New Jazz, formation très appréciée dans le milieu, ô combien fermé, des Békés. Maurice . Charlery va ainsi se produire au fameux château Aubéry, au Lamentin, alternant banjo et piano. A Saint-Pierre, toujours avec François Manclet, il anime les fêtes de la famille Depaz. Le répertoire de la petite formation alterne jazz et musique typique. Comme la plupart des musiciens antillais de son époque, Maurice Charlery a connu les tournées en campagne. Ce sont alors de véritables expéditions. Les musiciens empruntent les fameux taxis-pays, ces autobus. typiques, et les instruments voisinent avec les marchandises que les vendeuses amènent au marché.
 
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