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Musique jamaïcaine

Quand on évoque la musique jamaïcaine, le nom de reggae apparaît presque comme une métonymie. Mais aborder ce seul genre ne permet de parcourir tout l'horizon des formes musicales qui ont vu le jour en Jamaïque.

L'ethnomusicologie ou la sociologie de la musique ont trouvé dans l'île un terrain d'étude privilégié. Si le contexte caraïbéen et le temps long a eu une influence majeure sur les musiques populaires qui ont vu le jour dans l'île, l'histoire propre de la Jamaïque et de son peuple ont joué un rôle primordial dans le développement de formes musicales d'une grande variété.

Si les expressions musicales jamaïcaines connaissent une grande spécificité, elles sont aussi, comme le rappelle Isabelle Leymarie, membres à part entière de la famille des musiques caribéennes. Familiarité des rythmes, des thèmes mais aussi et surtout, histoire et héritages partagées comme peut l'être l'esclavage et l'arrière-plan colonial. Ainsi, les musiques jamaïcaines sont marquées par une apparente dualité entre les musiques du colon et les musiques des esclaves. Cependant, dans les premiers temps de la colonisation européenne, une relative communauté de rythmes entre Africains et Européens semble avoir existé.
 
SOURCE : WIKIPEDIA
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Jamaïca. L'île aux milles sources, celle des colibris aussi, ou encore des mers turquoises et des plages de sable blanc. L'île de l'icône Bob MARLEY, sacré artiste du XX° siècle. L'île du Reggae donc, plus qu'une musique des tropiques, style militant par excellence. Comment pourrait-il en être autrement sur cette île où la musique fut longtemps une des seules expressions accordée aux esclaves noirs?


De ce fait, la musique a tenu une place toujours grandissante dans la société jamaïcaine, qu'elle soit esclavagiste, simplement coloniale, ou encore indépendante. A la fin du XIX°, les Mento et Calypso étaient déjà des musiques revisitées par les anciens esclaves et leurs descendants. Ceci traduit certainement l'ouverture de l'île sur l'extérieur (l'influence de nouveaux styles dès les années 1940-50 et aujourd'hui encore le confirment), et son renfermement du fait du climat politique et social qui y règne. En effet, l'abolition de l'esclavage en 1834 n'a rien arrangé à la condition des Noirs, toujours subordonnés aux riches planteurs blancs, ou encore aux Indiens ou Chinois arrivant dans les années 1860 et accaparant le commerce. On les retrouve après la 2° Guerre Mondiale à la tête des premiers sound-systems amplifiés (Tom Wong The Great Sebastian) animant les bals du samedi soir. En 1962, l'accès à l'indépendance provoque un bref moment d'euphorie. Influencé par les Jazz et Rythm n'Blues qui affluent des ondes nord-américaines, le Calypso se mue en Ska : le rythme est syncopé et joyeux ; les Skatalites ont certainement été, au service du Studio One de Clement "Coxsone" Dodd ou encore de Duke Reid, les meilleurs et les plus talentueux catalyseurs de l'effervescence de l'époque. Cet âge d'or dure de 1964 à 66.


Entre-temps, les partis qui se disputent le pouvoir, les JLP (celui de "gauche") et le PNP (à droite) se livrent à une bataille qui se traduit dans les bidonvilles (downtown) par l'apparition de rude boys , espèce de brigands armés, le plus souvent à la solde de l'un des deux partis. Prince Buster les déteste, tandis que les Wailers (1964, Simmer Down) les adule, avant de les critiquer à leur tour (Hooligans). Desmond Dekker, Laurel Aitken, ou encore Derrick Morgan sont d'autres principaux acteurs de cette vague ; la plupart continueront leur carrière avec autant de succés en Jamaïque qu'auprès des jeunes Mods et Skinheads (1969) anglais, dès 1966. Le film The Harder They Come (bien que plus tardif : 1972), avec Jimmy Cliff, rend bien compte de l'époque.

Ainsi, l'euphorie fait place à un sentiment de crainte et le rythme se fait plus tranquille dans la musique jamaïcaine, les textes deviennent sentimentaux ou ne prennent une portée sociale qu'à travers des références bibliques : un accident est si vite arrivé. De plus, pendant les étés 1967 et 1968, l'île est soumise à une sévère canicule, expliquant peut-être le ralentissement du rythme, en même temps que les ondes de l'Oncle Sam y déversent la Soul. C'est la grande époque de Treasure Isle, le label de Duke Reid, celle du Rocksteady (basse prédominante doublée par la guitare, cuivres si chers au Ska pratiquement disparu, voix mielleuses) et de ses chanteurs (Alton Ellis, Ken Boothe, Justin Hinds & The Dominoes) ou encore de ses superbes formations vocales (The Melodians, The Jamaicans, The Sensations).

Inutile de dire que d'autres producteurs se lancent dans cette course effrénée aux enregistrements : Sonya Pottinger, Leslie Kong avec Beverley's, Joe Gibbs et bien d'autres. Mais très vite, dès 1968, Coxsone Dodd reprend la tête de l'industrie du disque sur l'île, avec les Soul Vendors, The Heptones ou The Gaylads, ne laissant à son concurrent direct qu'une dernière innovation, celle des toasters (1970-70, certainement le plus lointain ancêtre du Rap) avec U-Roy et Dennis Alcapone, les Alton Ellis et autres Boothe étant passés à Studio One. Si le terme «Reggae» (originellement «reggay», à priori tiré de «streggay», femme aux moeurs volages) apparaît pour le première fois dans un titre des Maytals, Do The Reggay (c'est l'acception la plus courante), on parle désormais pour cette période de Early-Reggae (son synonyme le plus courant étant le Skinhead Reggae): c'est précisément à cette époque qu'apparaissent les idées rasta dans la musique, courant auquel Reid était allergique, et ce sont les Ethiopians qui les y ont le plus ouvertement introduits.

Rastafari est une réminiscence du Great Revival des années 1860, mouvement de renaissance religieuse insistant sur la rédemption et le combat pour la liberté. Dès 1930 s'accomplit la prophétie de Marcus Garvey (l'un des premiers à revendiquer le rapatriement des Noirs Américains, fondateur entre autres d'une compagnie maritime, la Black Star Line) de 1916 : c'est le couronnement de l'empereur d'Ethiopie, descendant direct, d'après la Bible, du Roi Salomon et de la Reine de Saba, le Ras Tafari Makonen, Hailé Selassié, autrement dit le pouvoir de la Trinité ; les premières communautés rasta , dont le but est le retour à la terre promise, le Zion (Sion, et plus explicitement l'Afrique) rendant responsable Babylone (l'Occident) de leur situation, apparaissent dans les collines jamaïcaines vers 1934. Ces communautés, dont Leonard Percival Howell semble avoir été le principal mentor, ont à maintes reprises été attaquées par la police (principalement en 1943 et 1954). La Bible, on le voit, est à la base de l'idéologie rasta , réinterprétée par les descendants d'esclaves (The Holly Piby Bible). En 1967, Hailé Sélassié est d'ailleurs accueilli par une foule immense à l'aéroport de Kingston, pour ce qui restera sans aucun doute l'étape majeure de sa longue tournée diplomatique. C'est dès lors tout un rituel, une manière de vivre et de penser qui se mettent en place, faisant de nombreux adeptes dans les ghettos de Kingston, parmi lesquels de nombreux artistes : dès le début des années 60 via Count Ossie (The Mystic Revelation Of Rastafari) ou Joe Higgs, des musiciens comme Rico Rodriguez, Johnny "Dizzee" Moore, et plus tard Leroy "Horsemouth" Wallace. De nombreux chanteurs ou toasters aussi : Bob Marley, Peter Tosh et Bunny Livingstone (The Wailers) bien sûr, mais aussi Albert Griffiths (The Gladiators), Burning Spear, U-Roy, Big Youth. Et/ou producteurs (Lee "Scratch" Perry & The Upsetters au Black Ark Studio). L'excellent film "Rockers", sorti en 1978, dans lequel on voit la plupart des artistes de l'époque, est à la fois un documentaire sur le Reggae , et sur l'ambiance sociale, politique et religieuse de l'île dans les années 1970. Enfin, il semble intéressant de noter que l'UNESCO reconnaît le "rastafarisme" comme religion à part entière depuis 1995.

Petit à petit donc, un nouveau style musical intégre le rythme des percussions Nyabinghi (Mystic Revelation Of Rastafari, Ras Michael & The Sons Of Negus), descendant du Burru d'Afrique de l'Ouest, lui conférant ainsi tout son mysticisme : c'est le Reggae Roots. Sur les studios quatre piste de l'époque, une piste entière est donnée à la basse, et une autre à la batterie, tandis que les autres instruments et voix se partagent les autres pistes ; autrement dit, on fait le contraire de ce qui se fait encore à l'époque, est le son en est complètement révolutionné. Les textes ont, suivant les interprètes, une portée sociale, religieuse ou sont encore des lovers et autres légèretés. Le premier album de Roots Reggae serait le Catch A Fire des Wailers, sorti chez Island en 1972. Ces derniers sont d'ailleurs les principaux artisans du succès du Reggae à l'extérieur de la Jamaïque, mais une myriade d'artistes sont dans le même sillage, moins exposés (ou plus tardivement en tous cas) aux médias : Toots & The Maytals, The Gladiators, Israel Vibration, Mighty Diamonds, Black Uhuru, Gregory Isaacs, Dennis Brown, Third World, The Abyssinians. Et la liste est longue. Certains seront un temps récupérés par ou au service d'un des deux partis politiques toujours en place (c'est le cas de Max Romeo) et Bob Marley lui-même, toujours sur le devant de la scène, a joué le médiateur entre les deux ennemis lors des graves évènements de 1978 (One Love Peace Concert). Rappelons que le climat social est encore loin d'évoluer positivement et encore en 1987, Peter Tosh a certainement été l'une des nombreuses victimes de cette guerre politique. Cependant, de nouvelles innovations musicales font leur apparition. Au début des 70's, un ingénieur du son autodidacte (comme la plupart de nos acteurs), King Tubby, invente le Dub en agrémentant des instrumentaux de Reggae (riddim, élément indispensable au toast dans les sound-systems) d'effets divers, de réverbérations et autres curiosités, tout en donnant une place encore plus prépondérante à la section rythmique. Par la suite, d'autres producteurs ou artistes suivent l'exemple (Lee Perry, Augustus Pablo, Prince Jammy le futur King Jammy, et plus près de nous Sly & Robbie) et on finit par trouver des 45T avec version chantée face A et version dubée face B.

Mais, décidément, les jamaïcains n'en finissent pas de bricoler leur son. Alors que le Roots est passé par le style Rockers , puis One Drop (un peu plus speedé), c'est le Rub a Dub ou Ragga qui émerge au début des années 1980, avec, par exemple, des DJ comme Yellowman. Là, les textes sont autant de conscious (conscients) que de slackness (sur le sexe), tandis que les riddims se diversifient, s'éloignant du son Roots de la décennie précédente. C'est en 1984 que sort le premier riddim digital , entièrement fait sans instrument, le Sleng Teng (King Jammy). Là encore, nouvelle révolution puisque les DJs vont prendre la vedette aux chanteurs, reprenant alors tous les thèmes déjà abordés par le Reggae , et même n'importe quoi. Shabba Ranks et Buju Banton ont été les plus célèbres au milieu des années 90, en même temps que Ninjaman et bien d'autres. Ces derniers inventent même une nouvelle attraction en se livrant à de véritables joutes textuelles lors des clashs , improvisations publiques. De plus en plus de femmes font leur apparition dans le milieu (plutôt sexiste, mais il y'en avait déjà auparavant : Dawn Penn avec son No, No, No (, You Don't Love Me And I Know Now), et Marcia Griffiths sont certainement les plus connues), c'est le cas de Lady Saw ou encore C-Cile. Aujourd'hui, le son jamaïcain est dans sa phase dancehall, et de nombreuses tendances sont représentées, du Hard-Core pas très intelligent de Red Rat au sing-jay (mélange de toast et de chant) d'Antony B, en passant par les idées pro-noires parfois douteuses de Sizzla, ou les exploits sexuels d'Elephant Man... Il est évident que le son jamaïcain s'est cette fois rapproché de celui du Rap US, et certaines formations vocales se rapprochent même du nouveau style R'&'B (T.O.K.). Ceci sans parler des artistes comme Shaggy ou Sean Paul dont le cross-over (grande influence d'un autre style dans le Reggae) et le succès international sont sans commune mesure avec celui de leurs compatriotes.

Au début des années 2000, le gouvernement a décidé de censurer les artistes qui utilisaient des grossièretés ou juraient en public, et de les traduire en justice. Ces derniers répondent qu'on veut les faire taire parcequ'ils mettent la vérité en face du gouvernement. Il est vrai que bon nombre d'artistes appellent souvent à la rébellion, phénomène que l'on peut voir à travers d'autres styles musicaux dans d'autres pays. En 2005, c'était aux associations Gay de porter plainte contre l'homophobie affichée et assumée des principales stars yardies. Le Reggae n'a donc pas fini de créer des controverses, controverses que le gouffre culturel Jamaïque/reste du monde ne suffit pas toujours à expliquer.

Pour faire un résumé plutôt simpliste des 40 années de musique jamaïquaine, certains n'hésitent pas à rapprocher ses différentes évolutions de la consommation plus ou moins grande de boissons et autres psychotropes. Si l'écoute de Reggae sous entend quasi automatiquement la consommation de cannabis, on associe historiquement le Ska à la consommation de rhum, le Rocksteady et le Early Reggae à celle de bière, la ganja n'arrivant qu'avec le Roots et rastafari. Plus tard, le One Drop, le Rub A Dub et le Ragga semblent être liés à la consommation de cocaïne, voire de crack. L'intention n'étant pas ici de véhiculer des clichés, ni de généraliser ce qui semble bel et bien être des faits à l'ensemble des auditeurs des genres musicaux jamaïquains.

Pour terminer, il va de soi qu'en dehors de ses frontières initiales, le son jamaïcain a très nettement contribué à la naissance d'autres styles musicaux (Trip Hop, Jungle en passant par le Fast Style et autre Seggae de l'Océan Indien), ainsi qu'à la formation d'innombrables groupes ayant choisi de perpétuer l'un ou l'autre des styles créés au fil de ces quarante dernières années dans notre île aux trésors.

SOURCE-WIKIPEDIA
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Bob Marley
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Bob Marley

Robert Nesta Marley, dit Bob Marley, né le 6 février 1945 à Nine Miles en Jamaïque et mort le 11 mai 1981 à Miami aux États-Unis, est un chanteur et un auteur-compositeur-interprète de reggae jamaïcain.

Bob Marley a rencontré de son vivant un succès mondial, et reste à ce jour le musicien le plus connu et le plus vénéré du reggae, tout en étant considéré comme celui qui a permis à la musique jamaïcaine et au mouvement rastafari de connaître une audience planétaire. Bob Marley a vendu plus de 200 millions de disques à travers le monde[réf. nécessaire] : il est le plus grand vendeur de disques reggae de l'histoire.
Biographie
Robert Nesta Marley1 est né le 6 février 1945 (date figurant sur son passeport, mais non vérifiée officiellement car l'État de Jamaïque ne peut fournir d'acte de naissance) à Rhoden Hall près de Nine Miles, dans la paroisse de Saint Ann (Jamaïque).

Bob Marley est né d'une mère noire jamaïcaine âgée de 18 ans, Cedella Marley Booker, née Malcolm et d'un père blanc d'origine anglaise né en Jamaïque, capitaine de la Royal Navy, âgé d'une cinquantaine d'années, Norval Marley, qu'il n'a que très peu connu. Ses grands-parents paternels sont Albert Thomas Marley, un anglais du Sussex et Ellen Broomfield une bourgeoise jamaïcaine colorée. D'après Michael George Marley (fils de Noel Marley, frère de Norval Marley), qui l'aurait appris de sa famille puis vérifié, les Marley serait des Juifs syriens passés par l'Angleterre avant de s'installer en Jamaïque2.

Les parents de Norval Marley n'acceptaient apparemment pas sa liaison avec une femme noire et Norval, décrit par Cedella comme un homme gentil, mais de faible caractère, aurait été rejeté par sa famille[réf. nécessaire]. Bob Marley souffre de l'absence de son père, qui le fait venir à la capitale pour étudier quand il a cinq ou six ans. Sans nouvelles, sa mère le retrouvera des mois plus tard dans une rue de Kingston : son fils avait été confié à une vieille dame, pour qui il faisait les courses. Cedella voit Norval une dernière fois et reprend son enfant.

Période ska

À l'adolescence, Bob Marley quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston. Il y rencontre Neville Livingston, dit Bunny Wailer et Winston Hubert McIntosh, dit Peter Tosh, avec qui il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu'ils entendent sur les radios de Miami. Le chanteur Joe Higgs leur donne des cours de chant. Bob Marley enregistre sa première chanson Judge Not pour le producteur Leslie Kong, du label Beverley's, en 1962, à l'âge de 17 ans, ainsi qu'une reprise d'un succès de country & western de Claude Gray : One Cup of Coffee en 1962. Ces titres ska n'ont aucun succès, mais Bob continue à s'investir dans la musique.

En 1963, il forme avec Junior Braithwaite, Peter Tosh et Bunny Wailer, le groupe vocal The Wailers (les gémisseurs). Ils obtiennent un contrat avec Studio One en 1964 et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement « Sir Coxsone » Dodd, qui a pour assistant en studio Lee « Scratch » Perry (Scratch assure aussi la promotion). Bob quitte son métier de soudeur. Après l'album intitulé The Wailin' Wailers, le trio se sépare de Coxsone, qui ne leur a pas versé grand chose en contrepartie des dizaines de titres qu'ils ont enregistrés pour lui (dont plusieurs succès, comme Simmer Down et Put it On).

Période rocksteady

Après son mariage avec Rita Anderson début 1966, Bob Marley part rejoindre sa mère, remariée avec un Jamaïcain nommé Booker, à Wilmington, Delaware, aux États-Unis. Bob travaille à l'hôtel Dupont, mais continue à écrire des chansons. Il est provisoirement remplacé par Constantine « Dream » Walker. À son retour après l'été 1966, il s'intéresse de plus en plus au mouvement rastafari, qui a émergé dans les années 1930 en Jamaïque, et fonde avec Peter Tosh et Bunny Livingston le label indépendant Wail'n Soul'm. Leur premier titre, autoproduit, dans le nouveau style rocksteady, s'intitule Bend Down Low.

À Kingston, c'est Mortimer Planno, un rasta jamaïcain d'origine cubaine qui a voyagé en Éthiopie et rencontré Haïlé Sélassié Ier au début des années 1960 qui lui transmet une partie de sa culture rasta. Sans le soutien d'un distributeur professionnel, ses disques se vendent très mal, et Bob Marley est trop pauvre pour vivre en ville avec sa femme Rita et ses deux enfants Cedella et Ziggy. Il retourne dans son village natal en 1967 pour un ressourcement spirituel, mais continue à enregistrer et à publier nombre de 45 tours obscurs pour sa petite marque Wail'n Soul'm, comme les futurs classiques Hypocrites et Nice Time, qui sortent sous le nom de Bob Marley & the Wailers.

Rita, Bob Marley et Peter Tosh rencontrent, en janvier 1968, le chanteur américain Johnny Nash, qui est décidé à lancer le style rocksteady aux États-Unis, et son manager Danny Sims, avec qui ils signent un contrat international exclusif pour les disques et éditions JAD. Bob Marley leur fournit quantité de compositions inédites, dont Stir It Up, qui deviendra bientôt un succès pour Nash. Johnny Nash a beaucoup de succès avec le rocksteady (tube américain « Hold Me Tight » en 1968), mais l'album de Bob Marley & the Wailers qu'il a financé ne sort pas (il ne sera finalement publié qu'en 1997 chez JAD). Seule une nouvelle version de Bend Down Low avec des cuivres américains ajoutés à New York sort en France et au Canada (JAD-CBS) en 1968, mais sans aucun succès. Bob Marley écrit parallèlement son premier morceau rasta, Selassie Is the Chapel en 1968. Cet enregistrement important, dans le style nyabinghi (tambours rastas), est financé par Mortimer Planno, qui en interprète la face B, A Little Prayer. Quelques producteurs locaux se succèdent, mais le trio vocal n'a plus aucun succès depuis son départ du giron de Coxsone Dodd.

Le Reggae

Sans ressources, Bob Marley repart aux États-Unis rejoindre sa mère en 1969. Il travaille plusieurs mois, de nuit, dans une usine automobile Chrysler. Sa femme et ses jeunes enfants le rejoignent. À son retour, il fonde les disques Tuff Gong, du nom du ghetto (dérivé du surnom de Leonard Howell, le « Gong » fondateur du mouvement rastafari), et enregistre une reprise de James Brown (Say It Loud) I'm Black and I'm Proud rebaptisée Black Progress, dans le nouveau style reggae, avec de jeunes musiciens brillants, les frères Carlton (à la batterie) et Aston « Family Man » Barrett (à la basse), qui ne le quitteront plus. Mais les disques indépendants Tuff Gong n'ont toujours aucun succès. Marley va voir son vieil ami Lee « Scratch » Perry, qui est allé, fin 1969, en Angleterre accompagné par les frères Barrett sous le nom des Upsetters. Perry a obtenu un succès anglais avec l'instrumental The Return of Django et accepte de produire le trio vocal Bob Marley & the Wailers. Ils collaboreront jusqu'en 1978. Perry donne une nouvelle couleur au groupe, qui enregistre plusieurs chefs-d'œuvre avec lui, dont Duppy Conqueror, Sun Is Shining, Soul Rebel, Kaya et le (I've Gotta) Keep on Moving de Curtis Mayfield. Il réunira certains de ces 45 tours sur l'album Soul Rebels sorti en Angleterre en 1973 chez Trojan.

Toujours sans succès, Bob Marley & the Wailers gravent une dizaine de chansons avec l'équipe de musiciens de Leslie Kong, un producteur jamaïcain (Kong avait déjà produit les deux premiers 45 tours solo de Bob Marley en 1962), qui a du succès en Angleterre grâce à un son professionnel capable de percer sur le marché britannique (disques Trojan à Londres). Il publiera ces titres en 1971 sous le nom de The Best of the Wailers. "Bunny Wailer, superstitieux, pense que leur « meilleur » est encore à venir et lui lance une malédiction[réf. nécessaire]. Leslie Kong meurt peu après d'une crise cardiaque" [réf. nécessaire], et le trio ne touche aucun argent. Bob Marley se rapproche de l'organisation rasta des Douze Tribus d'Israël fondée par Prophet Gad, alias Vernon Carrington. Ils continuent à alterner les auto-productions pour Tuff Gong et les séances financées par Lee « Scratch » Perry pour sa marque Upsetter. Malgré la qualité de leur travail prolifique, ils n'ont aucun succès local jusqu'à leur autoproduction Trench Town Rock (Tuff Gong 1971).

À la demande de Johnny Nash - qui cherche des compositions pour la musique du film suédois Vil Sa Garna Tro (L'amour n'est pas un jeu) dans lequel il joue le rôle principal - Bob Marley part pour Stockholm en 1971. Il y écrit plusieurs morceaux, et collabore à la musique du film. Nash signe alors avec les disques CBS à Londres où il enregistre le plus gros succès de sa carrière, I Can See Clearly Now. Marley l'a rejoint, et signe lui aussi avec CBS grâce à Nash et son manager, avec qui il est toujours sous contrat. Comme l'album de Nash, le 45 tours Reggae on Broadway sort en 1972, mais Bob Marley n'a aucun succès. Le son et les musiciens anglais apportés par Nash ne lui conviennent pas. Quelques concerts à Londres, avec les frères Barrett, sont organisés en première partie de Nash, mais sans succès. Nash part vers la gloire et abandonne son poulain. Marley contacte alors Chris Blackwell, le fondateur des labels Trojan et Island Records. Blackwell est Jamaïcain, il a déjà distribué en Angleterre les disques Beverley's de Leslie Kong, et connaît le nom de Marley. Il rachète le contrat de production à Danny Sims, et confie de l'argent à Bob Marley, qui part enregistrer à Kingston. À ce point charnière de sa carrière, Bob Marley a déjà contribué à au moins 350 morceaux enregistrés en studio (dont une trentaine environ en tant que choriste), dont une grande partie ne seront révélés au public international que beaucoup plus tard, bien après sa mort, notamment dans la série de dix CD The Complete Bob Marley & the Wailers 1967 to 1972 (JAD) réalisée entre 1998 et 2003 par le français Bruno Blum et l'américain Roger Steffens. Marley réenregistrera par la suite une partie de ces compositions, comme Satisfy my Soul, Sun Is Shining ou Lively Up Yourself.

Le succès

À la suggestion de Blackwell, les deux premiers albums pour Island sont remixés à Londres, où des solos de guitare sont ajoutés, ainsi que des parties de claviers qui apportent un son plus accessible au grand public. Catch a Fire puis Burnin' sortent chez Island sous le nom des Wailers en avril et octobre 1973. Mais, après une tournée anglaise, Bunny Wailer quitte le groupe, remplacé par Joe Higgs pour la tournée suivante (album Talking Blues), puis c'est Peter Tosh qui s'en va, laissant Bob à sa carrière solo. Le trio vocal féminin « The I Three » avec Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt prend en charge les chœurs. Le nom des Wailers sera désormais celui de ses accompagnateurs, parmi lesquels les frères Barrett (basse et batterie), les pianistes Earl « Wire » Lindo et Tyrone Downie, le guitariste Earl « Chinna » Smith, l'harmoniciste Lee Jaffee et le percussionniste Alvin « Seeco » Patterson. Son troisième album est le chef-d'œuvre Natty Dread, dans lequel il incorpore une influence blues avec le guitariste américain Al Anderson. Un autre guitariste soliste américain, Junior Marvin, est ensuite engagé. Suivront le Live! » enregistré le 18 juillet 1975 à Londres, qui contient son premier succès international No Woman No Cry, où il console une femme affectée par la violence des ghettos, puis l'essentiel Rastaman Vibration (1976) qui sera le disque de Bob Marley le plus vendu de son vivant, et son premier succès américain.

En 1973, Bob Marley rencontre Eric Clapton en Jamaïque et celui-ci reprend, l'année suivante, I Shot the Sheriff, qui sera gage de succès et contribuera à la vague du reggae en Occident.
Le 3 décembre 1976 à Kingston, peu avant le grand concert en plein air Smile Jamaica, Bob Marley échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés. Il reçoit une balle dans le bras, une dans la poitrine et cinq dans la cuisse, tandis qu'une autre touche Rita à la tête, mais sans la tuer. Don Taylor, leur manager américain, en sort très gravement blessé de six balles. Parmi les agresseurs, des membres des Wailers reconnaissent Jim Brown, un tueur proche du parti de droite pro-américain, le JLP.

Deux jours après l'attentat, Bob Marley participe comme prévu au concert Smile Jamaica à Kingston. Aux journalistes qui lui demandaient pourquoi il tenait tant à jouer lors de ce concert, il répondit : « Les gens qui tentent de rendre ce monde mauvais ne prennent jamais de jours de congés. Comment le pourrais-je ? ». Family Man Barrett, caché dans les collines, est remplacé ce jour-là par Cat Coore de Third World. Bob montre ses bandages à la foule. Il ne se sent plus en sécurité en Jamaïque et part en exil en janvier 1977. Il fait escale à Nassau, puis se réfugie à Londres. Il y enregistre les albums à succès Exodus et Kaya, ainsi que le single Punky Reggae Party avec Lee Scratch Perry, qui scelle un pacte rebelle avec le mouvement punk anglais en plein essor. Les titres Jamming et Waiting in Vain notamment, sont des tubes mondiaux. Sa relation avec la Jamaïcaine Cindy Breakspeare, Miss Monde 1976, contribue à le projeter à la une des médias.

En mai 1977, une blessure au gros orteil, faite en jouant au football, se rouvre lors d'un match amical à l'hôtel Hilton de Paris. Le médecin lui suggère des analyses. Le diagnostic est réalisé à Londres : Bob Marley souffre d'un mélanome malin (maladie de la peau qui ne représente que 4% des cancers, mais qui, de tous, est la plus dangereuse), sans doute dû à une trop longue exposition au soleil. On lui prescrit une amputation urgente de l'orteil, mais un mélange de superstition de son entourage (la religion Rastafari interdit toute amputation) et de pression en pleine tournée européenne où il rencontre enfin son public, contribuent à retarder l'opération.
SOURCE-WIKIPEDIA
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Jimmy Cliff
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Jimmy Cliff, de son vrai nom James Chambers, est un chanteur de reggae jamaïcain né le 1er avril 1948 à Sainte Catherine (Jamaïque).

C'est un des artistes reggae qui s'est le plus ouvert à d'autres formes de musique, ce qui lui a valu une très grande notoriété internationale puisqu'il toucha un public plus large. Il commence sa carrière avec un 45 tours de Ska en 1963, Miss Jamaica. Son premier album « Hard Road » sort en 1967 mais il faudra attendre le film « The Harder They Come» pour qu'il soit vraiment découvert du public.
Ce film aujourd'hui culte avec « Country man » lui permet d'interpréter la superbe chanson « Many rivers to cross » et le grand succès « Sitting in limbo ». L'album du même nom sorti en 1972 deviendra un des albums reggae les plus vendus dans le monde. Cela va permettre à Jimmy Cliff de faire des grandes tournées internationales durant les années 1970.
L'artiste va sortir plusieurs albums durant les années 1980 comme « House of exil » en 1981 ou « Power and glory » en 1983 et « Hanging fire » en 1987. Et, ce sera le single « Reggae Night » fait dans un style beaucoup plus pop, qui relancera sa carrière de façon beaucoup plus significative. Ce succès sera en partie dû à sa rencontre avec Amir Bayyan, membre de Kool and The Gang qui produira, entre 1983 et 1988, 3 albums avec Cliff.
Jimmy Cliff va alors enchaîner les albums (une dizaine au total) durant les années 1990. En 2003 « The harder they come » va être réédité en version "deluxe" et sortira ensuite « Black magic », album dans lequel il fait de nombreux duos avec des artistes aussi divers que Wyclef Jean (The Fugees) ou Kool & The Gang, Bernard Lavilliers, Yannick Noah et Joe Strummer, cet album sortant après la mort de ce dernier.
Biographie[modifier]

Élevé par son père dans une baraque rurale, il quitte l'école à treize ans. Il apprend les chansons de rock n' roll de Fats Domino, Little Richard, Bobby Day ou Dee Clark. Sa carrière débute lorsqu'il quitte la campagne en autobus pour la capitale Kingston, où il rencontre Count Boysie avec qui il enregistre les ska Daisy Got Me Crazy et I'm Sorry pour le sound system de sir Cavalier.

Fin 1961, il propose quelques chansons à Leslie Kong, dont le titre Dearest Beverley, qui décide le marchand de glaces à investir dans son premier enregistrement et à créer la marque Beverley's. Le disque sort en Angleterre chez Island Records en même temps que celui de Bob Marley. Mais seul Hurricane Hattie de Jimmy Cliff deviendra un succès. Il enregistre d'autres singles chez Leslie Kong, dont King Of Kings et l'énorme succès local Miss Jamaica.

En 1964, Jimmy part en tournée avec Byron Lee, et s'envole avec lui pour New York en compagnie de Prince Buster, Millie Small et Delroy Wilson dans le but de promouvoir le ska aux États-Unis. En 1965, il part pour Londres où il rencontre Chris Blackwell. Celui-ci le fait tourner avec un groupe de rockeurs blancs, dont Ian Hunter à la guitare et P.P. Arnold aux chœurs (ils passent à Paris au Palais des Sports en 1968). Il enregistre la reprise de Whiter Shade Of Pale de Procol Harum pour Island.

En 1968, au Brésil, il représente la Jamaïque au coucours international de la chanson qu'il gagne avec le titre Waterfall, qui lui vaut un succès énorme en Amérique du Sud. Il signe alors chez A&M et écrit le reggae Wonderful World, Beautiful People qui triomphe en Angleterre en 1969. Son premier album, réalisé par Leslie Kong, sort chez A&M aux États-Unis et chez Trojan en Grande-Bretagne. Il contient le morceau Vietnam, qui fait grande impression à Bob Dylan et à Paul Simon. On y trouve aussi la splendide ballade Too Many Rivers To Cross, repris plus tard par Joe Cocker.

Jimmy Cliff obtient alors le premier rôle dans le film The Harder They Come de Perry Henzell qui raconte la très dure réalité de l'industrie du disque en Jamaïque. Le tournage du film dure deux ans. Entre temps, Jimmy enregistre deux autres disques, Hard Road To Travel (Trojan-A&M) où l'on trouve une influence jamaïcaine teintée de pop anglaise. Avec Another Cycle (Island), il affirme son intention de toucher à tous les styles.

La bande-son du film est un grand succès pour Island. Il contient deux versions de The Harder They Come et les morceaux You Can Get It If You Really Want et Sitting In Limbo. Les autres titres sont de Desmond Dekker, Toots & The Maytals, The Melodians, Scotty et The Slickers. Jimmy refuse alors la proposition de Chris Blackwell et signe chez EMI et sort l'album Unlimited, sans succès. Il retourne alors chez Island et renoue avec un reggae rapide typique des premières années avec Struggling Man (1974).

Contrairement à la plupart de ses compatriotes qui adoptent les thèses du rastafarisme, Jimmy Cliff se convertit à l'islam qu'il juge universel, au Sénégal. Il enregistre des disques de variété, s'essaie aux rythmes sud-américains et collabore avec le chanteur de reggae Joe Higgs. Il enchaîne plusieurs albums aux styles ensoleillés dans différentes maisons de disques.

L'année 1982 est une année charnière pour Jimmy Cliff quand il signe un nouveau contrat avec CBS, il est tourné vers l'Afrique et l'Amérique du Sud. Parallèlement, il fait la connaissance d'Amir Bayyan, un des guitaristes et claviéristes de Kool & The Gang. Ensemble, ils produiront les albums The Power & The Glory (1983) (qui contient Reggae Night et We All Are One), Cliff Hanger (1985) (qui contient "Hot Shot et "American Sweet") et Hanging Fire (1987) (qui contient notamment "Love me Love me" ). Les musiciens de Kool & The Gang participeront aux enregistrements de la plupart d'entre eux. Ces 3 albums propulseront Jimmy Cliff sur la scène internationale. Ces albums ont souvent une connotation humaniste chère à Jimmy Cliff.

En 1992, il obtient un nouveau succès en reprenant I Can See Clearly Now de Johnny Nash. En 1994, il participe à la bande originale du dessin animé de Walt Disney Le Roi lion avec le titre Hakuna Matata. Il obtient enfin un dernier tube en France en duo avec Bernard Lavilliers : Melody Tempo Harmony.

En 2005, il interprète en duo avec Yannick Noah Take your time.

En mars 2010, il est admis au Panthéon du rock lors d'une cérémonie d'intronisation tenue au Waldorf Astoria de New York1.
SOURCE : WIKIPEDIA
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Bunny Wailer
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Bunny Wailer, (née Neville o ' Riley Livingston, 10 avril 1947, Jamaïque), également connu comme Bunny Livingston et affectueusement Jah B,[] 1] est un chanteur auteur-compositeur et percussionniste et était un membre original du groupe de reggae The Wailers avec Bob Marley et Peter Tosh. Il est considéré comme un des porteurs standards depuis longtemps de la musique reggae. Il a été nommé par Newsweek comme l'une des trois plus importants musiciens en musique du monde.

Début de la vie et les Wailers

Bunny Wailer et Bob Marley ont été soulevées dans le même foyer que demi-frère. [] 2] Père de Bunny Livingston de Thaddeus « Toddy » vivait avec la mère de Bob Marley Cedella Booker et a eu une fille avec son nommé Livingston de Pearl.

Comme il était en quelque sorte le moins énergique du trio, il avait tendance à chanter des chants moins souvent que Marley et Tosh dans les premières années, mais quand Bob Marley gauche Jamaïque en 1966 pour le Delaware, pour être remplacé par Constantine « Vision » Walker, il commence à enregistrer et à chanter le plomb sur certains de ses propres compositions, comme « Qui se sent il sait il », I « Stand prédominant » et « Dimanche matin ». Sa musique a été très influencé par le gospel et la soul de Curtis Mayfield. En 1967, il enregistre « This Train », basée sur un standard pour la première fois au Studio One de gospel.

The Wailers changé régulièrement les producteurs dans les années 1960, qu'il a continué à être sous-utilisés comme écrivain et chanteur, bien qu'il chante plomb sur « Riding High » et sur un verset des Wailers ressemblant à des Impressions « Keep sur Moving », les deux produisent par Lee Perry. En 1973, chacun des trois fondateurs Wailers exploité leur propre label, Marley avec Tuff Gong, Tosh avec H.I.M. Intel Diplo et Bunny Wailer avec salomonide. Il chante le chant sur « Réincarné âmes », la face de l'île de première de Wailers unique de l'ère nouvelle et sur deux pistes sur "the Wailers" dernier trio LP, "Burnine", "Pass it On" (qui avait été coupé comme un système audio dub seulement plaque cinq ans plus tôt) et "Hallelujah Time". Maintenant il a enregistrement singles dans son propre droit, coupe « Bide Up », « Arme du pétrole arabe » et « Ligne de vie » pour son propre label.

Bunny Wailer part en tournée avec the Wailers en Angleterre et aux États-Unis, mais fut bientôt réticent à quitter la Jamaïque. Il et Tosh devient plus marginalisés dans le groupe "the Wailers" est devenu un succès international, et était plus en plus attention au Marley. Bunny quitta par la suite les Wailers pour poursuivre une carrière solo, qui se poursuit dans le présent.

[Modifier] Carrière solo

Après avoir quitté les Wailers, Bunny devenue plus concentré sur sa foi spirituelle. Il a identifié avec le mouvement Rastafari, comme les autres Wailers. Il a également écrit une grande partie de son propre matériel ainsi que le ré-enregistrement d'un certain nombre de réductions dans le catalogue des Wailers. Bunny Wailer a enregistré principalement dans le style de racines , en gardant ses messages souvent politiques et spirituelles. L'album Blackheart Man est un bon exemple de son style de reggae roots, tandis que "Sings the Wailers" retravaille avec succès beaucoup de chansons de The Wailers avec le soutien des meilleurs musiciens jamaïcains, Sly & Robbie. Il expérimente avec disco sur son album « Hook Line and Sinker ». Il a aussi des succès d'enregistrement dans le généralement apolitique, plus pop dancehall style. Il a survécu à ses contemporains dans une culture où la mort par la violence est monnaie courante.

Bunny Wailer était plus calme et plus spirituellement créative des Wailers. Cependant, il avait également un bord dancehall/Rockers qui était mieux illustré par l'album « Bunny Wailer Sings the Wailers » dans lequel il re-interprets certains documents Wailers comme une chanteuse solo de racines soutenue par un solide Sly & Robbie sur Groupe de reggae Roots. L'album produit par Bunny Wailer, a été enregistré au studio d'Harry J. Certains de ces morceaux sont les titres de Wailers classiques retravaillées (p. ex., Dreamland - une couverture des El Tempos mon île de rêve avec des paroles légèrement retravaillés qui est devenu la chanson de signature du lapin. Cette première a été enregistrée en 1966 par Clement Coxsone Dodd et plus tard en 1970 avec Lee "Scratch" Perry, sorti ensuite, comme un 7 » en 1971 avec une version de U-Roy sur le B-Side). Un autre classique est Dancing Shoes, pour la première fois dans le milieu des années 1960 comme un moteur classique de Ska/Soul avec Bunny Wailer,: chant.

Bunny Wailer a remporté le Grammy Award du Meilleur Album Reggae en 1991, 1994 et 1996.

Aujourd'hui, Bunny réside à Kingston et dans une ferme située à l'intérieur de la Jamaïque (Saint Thomas), selon le site officiel de Bob Marley. Bunny Wailer et Beverley Kelso sont les seuls membres survivants de the originales Wailers. Ces dernières années, Bunny a suscité la controverse pour ses opinions ouvertement sur les femmes et l'homosexualité.
SOURCE-WIKIPEDIA
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Gregory Isaacs
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Gregory Isaacs est un chanteur de reggae, né le 15 juillet 1951 à Fletchers Land, quartier de Kingston en Jamaïque1 - mort le 25 octobre 2010 à Londres à l’âge de 59 ans2.

Carrière[modifier]

Le premier titre de Gregory Isaacs, Another Heartache, sort en 1968, et préfigure son penchant pour les thèmes lovers.

Dans les années 1970, il se révèle être l'un des artistes les plus populaires et prolifiques de Jamaïque. Il sort de nombreux morceaux produits sur son label, African Museum, qu'il créé en 1973 avec Errol Dunkley. La plupart de ses chansons abordent des thèmes conscious ou des chansons d'amours ; il est l'un des principaux artisans du style Lover's Rock.

Parmi ses tubes de cette période, on peut citer My Only Lover, Sinner Man et Mr. Cop, ce dernier enregistré au Black Ark Studio de Lee Perry. Plus tard, c'est sur le label GG's du producteur Alvin Ranglin qu'il sort d'autres titres parmi ses plus populaires comme Number One et Border.

Sous contrat avec Virgin qui développe son propre label reggae Front Line durant la seconde moitié des années 1970, il enregistre les concept albums Cool Ruler (1978) et Soon Forward (1979) qui connaissent un très grand succès (notamment les morceaux If I Don't Have You, Let's Dance et Soon Forward) et lancent Gregory vers une carrière internationale. Les deux albums suivants, Lonely Lover (1980) et More Gregory (1981), tous deux de de grande qualité, ne font que confirmer ce succès.

Au début des années 1980, Isaacs signe un contrat avec Island Records qui aboutira à la sortie de deux albums Night Nurse (1982) et Out Deh! (1983). Night Nurse est souvent considéré comme son chef-d'oeuvre.

Des problèmes de drogue, ayant un gros impact sur sa voix qui sera irrémédiablement abîmée, et un passage au pénitencier pour détention d'armes à feu mettent fin à cet âge d'or. Il sort en 1988 son tube Rumours, produit par Gussie Clarke qui lui permet de faire son comeback. Il obtient encore plusieurs hits dont Red Rose for Gregory et Big All Around (avec Dennis Brown).

Il poursuit sa carrière dans les années 1990 en enregistrant pour les producteurs les plus en vue du moment, comme King Jammy, Bobby Digital, Fattis, Black Scorpio ou encore Steely & Cleevie pour ne citer qu'eux.

Il sort de nombreux albums pendant cette période dite "digitale". C'est l'un des rares chanteurs de l'époque "roots" des années 70 et 80 à avoir su évoluer vers ce nouveau son de style très "minimal". Il sut aisément s'imposer parmi les différents artistes émergents de ce mouvement musical.

Il est surnommé The Cool Ruler, The Lonely Lover, Dapper Slapper ou Jah Tooth, voire parfois Hitler en raison de son comportement autoritaire envers les musiciens3, que l'on peut expliquer par le fait qu'il vient du ghetto.

Gregory Isaacs apparaît dans les films Rockers (1978) de Ted Bafaloukos et Made In Jamaica (2007) de Jérôme Laperrousaz.

Il meurt le 25 Octobre 2010 à l'âge de 59 ans dans sa maison de Londres des suites d'un cancer du poumon4.

Discographie sélective[modifier]

Albums[modifier]
All I Have Is Love (1973 / Trojan, 1976 / Abraham)
In Person (1974 / GG's, 1974 / Trojan, 1975)
Extra Classic (1976 / Morpheus, 1977 / Cindy Rec., 1978)
Mr Isaacs (1977 / Cash & Carry, 1978 / Shanachie, 1982 / Vista, 1983)
The Best Of (GG's, 1977)
Two Bad Superstars (1978) - album partagé avec son ami Dennis Brown.
Cool Ruler (Virgin, 1978)
Soon Forward (Virgin, 1979)
Lonely Lover (Charisma, 1980 / African Museum, 1983)
More Gregory (Mango, 1981 / Island Remasters, 2002)
The Best Of Vol. 2 (GG's, 1981)
Night Nurse (Mango, 1982 / African Museum, 1982 / Island Remasters, 2002)
Out deh! (Mango, 1983 / Island Remasters, 200X)
Judge Not (Music Works, 1984) - album partagé avec Dennis Brown.
Private Beach Party (Greensleeves, 1985 / RAS)
Easy (Tad's, 1985)
All I Have Is Love Love Love (Tad's, 1986)
Double Dose (Blue Trac, 1986) - album partagé avec Sugar Minott.
Victim (VP, 1987)
Come Along (Jammy's, 1988)
Red Rose For Gregory (Ras, 1988)
I.O.U (Ras, 1989)
No Contest (Greensleeves, 1989) - album partagé avec Dennis Brown.
Warning (King Tubby's, 1989) - une des dernières productions du maître du Dub.
Call Me Collect (Ras, 1990)
Pardon me (Usa, 1992) - album réalisé par les studios LION and FOX
Absent (Greensleeves, 1993)
Private Lesson (Acid Jazz, 1995)
Private & Confidential (VP Records, 1999)
Masterclass (Greenleeves, 2004)
Gregory Isaacs sings Dennis Brown (2005) - Album hommage à son ami Dennis Brown.
The Past, the Present (Scorcher Music, 2006)
Brand New Me (African Museum / Tad's, 2008)
Cutie Cutie (Vizion Sounds US, 2008)
My Kind Of Lady (Rude Productions, 2009)
The Originals (Tad's, 2009)
Isaacs Meets Isaac (King Isaac Music, 2010) - Gregory Isaacs and King Isaac
SOURCE-WIKIPEDIA
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John Holt
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John Holt est un chanteur de reggae jamaïcain né le 11 juillet 1947 à Kingston. Il fut membre du groupe de rocksteady The Paragons à partir de 1964 au côté du chanteur Bob Andy, devenant leader au départ de ce dernier en 1965.

Deux des titres les plus connus sont The Tide Is High, écrite par John Holt et reprise plus tard par le groupe de pop américain Blondie puis le girl band anglais Atomic Kitten et Wear you to the ball, reprise en version toastée par le deejay U Roy.

En 1970, John Holt quitte les Paragons pour continuer sa carrière uniquement en solo. Son album le plus connu est probablement la compilation de reprise 1000 volts of Holt.

C'est vers la fin des années 70 qu'il a commencé à enregistrer des titres dans le style lovers rock.

Discographie[modifier]

Albums[modifier]

Classés par années d'enregistrement
1970 - A Love I Can Feel
1971 - Holt
1971 - Still In Chains
1971-72 - Still In Chains & Holt ... Plus
1972 - Greatest Hits
1972 - OK Fred
1972 - Pledging My Love
1973 - The Further You Look
1973 - Time Is The Master
1973-74 - The Further You Look + Dusty Roads
1974 - Dusty Roads
1976 - Up Park Camp
1977 - Channel One Presents The Magnificent John Holt
1977 - Roots Of Holt
1977 - Showcase
1978 - Holt Goes Disco
1978 - In Demand
1978 - Let It Go On
1978 - Super Star
1978 - The Impressable John Holt
197X - World Of Love
197X-9X - Red, Green And Golden Hits
1980 - A1 Disco Showcase
1980 - Introspective
1980 - My Desire
1982 - Gold
1982 - Just The Two Of Us
1982 - Police In Helicopter
1982 - Sweetie Come Brush Me
1984 - For Lovers And Dancers
1985 - Wild Fire (Brown & Holt)
1985 - Vibes
SOURCE : WIKIPEDIA
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Dennis Brown (reggae)
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Dennis Brown (reggae)

Dennis Emmanuel Brown est un auteur-compositeur-interprète jamaïcain de reggae, né le 1er février 1957 à Kingston (Jamaïque) et décédé le 1er juillet 1999 dans la même ville.

Biographie[modifier]

Dennis Emmanuel Brown naît le 1er février 1957 au Jubilee Hospital de Kingston. Il grandit sur Orange Street1, au cœur de l’activité musicale jamaïcaine. Son père, Arthur Brown, est scénariste et acteur de théâtre et de la télévision. Son frère, Basil Brown, joue le personnage de "Man Man" dans la très populaire série radiophonique "Life in the Hopeful Village"2.

Débuts[modifier]

Dennis commence à chanter dès l'âge de cinq ans2 et fréquente l'Alpha Boys' School de Kingston3. En 1966, alors qu'il n'a que neuf ans, il donne son premier concert, à l’école pour filles de Woolmers High4. À onze ans, il rejoint le groupe The Fabulous Falcons, dans lequel figurent Cynthia Richards, Scotty et Noel Brown1. Byron Lee le remarque lors du "West Kingston Charity Ball" au National Arena de Kingston et l'emmène en tournée à travers l'île avec ses Dragonaires5. Le jeune Dennis apparaît également en première partie de Miriam Makeba et Adam Wade5. Grâce à Byron Lee, il rencontre Derrick Harriott pour qui il enregistre une de ses compositions, Lips of Wine. Le producteur ne sort pas tout de suite le single, Dennis s'impatiente et décroche une audition au Studio One de Clement "Sir Coxsone" Dodd en 19694.

Studio One est alors le lieu le plus important de la production musicale jamaïcaine. En deux jours6, Dennis y enregistre une trentaine de titres. Son premier single, une reprise des Van Dykes intitulée No Man Is An Island sort en fin d'année et suscite peu d'intérêt pendant plusieurs mois, mais devient peu à peu un grand succès. Dans la foulée de ce tube, Coxsone produit en 1970 plusieurs singles issus de la même session, tels que Never Fall In Love, Love Grows et Your Love is Amazing, puis compile les morceaux que Dennis a enregistré pour lui sur deux LP : No Man Is An Island et If I Follow My Heart.

"Wonder Boy"[modifier]

En 1971, Dennis Brown quitte Studio One et rencontre à nouveau le succès avec le titre Baby don't do it, produit par Lloyd the Matador. À quatorze ans, on le surnomme alors "Wonder Boy"5. Pendant deux années, il collabore avec les meilleurs producteurs de l'île, tels que Alvin Ranglin, Joe Gibbs, Lloyd Daley, Vincent "Randy" Chin et son fils Clive, Dennis Alcapone, Bunny Lee, Herman Chin-Loy et Munchie Jackson. En parallèle de sa carrière solo, il continue de chanter au sein des Fabulous Falcons, mais également avec le groupe Soul Syndicate.

En 1972 sort le single If I had the World, produit par Prince Buster. La même année, il reprend le Black Magic Woman de Fleetwood Mac pour Phil Pratt, qui produit également les titres Let Love In et What About The Half. En juin, il se produit au National Arena de Kingston avec Junior Walker & the All Stars et Nina Simone2. En septembre, il place cinq singles dans les charts jamaïcains, dont deux dans le "top ten" (l'un est en première place)2. Cette année-là, il rafle trois prix du chanteur le plus prometteur de l'île2. À la fin de l'année, il retourne travailler avec Derrick Harriott, qui produit son album Super Reggae & Soul Hits, où se côtoient titres originaux et reprises. L'album est un gros succès dans l'île4.

En 1973, il coproduit avec Sydney Crooks un album intitulé Superstar et adhère à la communauté rasta des Douze tribus d'Israël6.

En 1974, il enregistre pour Joe Gibbs et Winston "Niney The Observer" Holness, puis part pour l'Angleterre afin de participer au prestigieux Jamaican Showcase National Tour avec les Maytals, Dennis Alcapone, Cynthia Richards et Skin, Flesh & Bones. L'accueil du public est tellement bon qu'il décide d'enchaîner sur une tournée anglaise de trois mois accompagné par le groupe londonien The Cimarons7, alors qu'en Jamaïque sortent les albums Just Dennis (dans lequel il affirme sa toute nouvelle foi rasta), produit par Niney, et The Best Of Dennis Brown, produit par Gibbs. De retour en Jamaïque, à l'été 1975, il reprend sa collaboration avec Niney, qui produit l'année suivante l'album Deep Down et sa version dub, Sledgehammer Dub In The Streets Of Jamaica, alors que le single Have No Fear est un énorme succès populaire.

Le succès international[modifier]

En 1977 paraissent deux albums, qui deviendront les disques les plus célèbres de Dennis Brown. Le premier, Visions of Dennis Brown, sort en février sur le label de Joe Gibbs. Au Royaume-Uni, bien qu'il soit uniquement disponible en import pendant plus d'un an, donc plus cher que le prix standard, l'album reste vingt mois dans les charts reggae. Wolf & Leopards, qui inaugure en mai 1977 le propre label de Dennis Brown, DEB (ses initiales), qu'il vient de créer, réitère presque l'exploit de son prédécesseur en restant presque un an dans les charts reggae britanniques. Les Jamaïcains, déçus par l'exil londonien de Bob Marley et par ses albums au son trop "rock" pour eux, donnent au jeune Dennis Brown (vingt ans seulement et déjà neuf albums) le titre de "Prince couronné du reggae" ("Crown Prince of Reggae"). Il devient la coqueluche de l'île. Même le roi du reggae le cite comme son chanteur favori. Désormais producteur grâce à son label DEB, Dennis Brown fait profiter de sa renommée ses amis tels que Al Campbell, Gregory Isaacs et Junior Delgado.

En 1978, il enregistre pour Joe Gibbs une nouvelle version de son titre de 1972 Money In My Pocket, qui sort en Angleterre pour le Carnaval de Notting Hill et obtient un immense et immédiat succès, grimpant jusqu'à atteindre la quatorzième place des charts anglais en mars 19798. Pour le chanteur, ce tube est la percée qu'il attendait pour rattraper Bob Marley au niveau international. Pour profiter de ce succès, il emménage à Londres9, sort sa première compilation (Westbound Train) et réédite dès l'année suivante Deep Down sous le nom de So Long Rastafari. Il enregistre également les albums Words Of Wisdom (Joe Gibbs) et Joseph's Coat Of Many Colours (DEB), qui ne rencontrent pas le succès escompté. De même, l'année suivante, Spellbound ne se vend pas assez. En fait, Money In My Pocket aura plutôt été l'apogée de sa carrière et le point de départ d'un long déclin.

Les années 80 et 90[modifier]

Dennis Brown signe avec A&M Records, emménage à Londres et fonde un nouveau label, Yvonne's Special (du nom de sa femme). De son contrat avec A&M résultent trois albums internationaux qui flirtent avec la pop et inquiètent son public (Foul Play, Love Has Found Its Way et The Prophet Rides Again). La musique jamaïcaine a changé et il semble que le chanteur ait du mal à trouver sa place. Pourtant ses albums autoproduits (More et son discomix Stagecoach Showcase, Yesterday, Today & Tomorrow, Satisfaction Feeling, Wake Up et surtout Revolution), qui ne sortent qu'en Jamaïque, se maintiennent à un niveau honorable, grâce aux rythmiques digitales que lui composent Sly & Robbie.

En 1985, il cesse de s'autoproduire et fait appel aux producteurs Prince Jammy (History et Slow Down), Sly & Robbie (Brown Sugar) puis Delroy Wright (Hold Tight). Peu convaincu, le public raconte qu'il aurait sombré dans la drogue3. Quelques années plus tard, c'est même sa foi rasta qui sera remise en question (lorsqu'il commencera à porter des boucles d'oreilles10).

Durant l'été 1989, il revient sur le devant de la scène grâce au duo avec Gregory Isaacs Big All Around, produit par Gussie Clarke9. En 1991, il crée la surprise avec un album qui sort du lot : Victory Is Mine, produit par Leggo Beast. Durant les années 90, il continue d'enregistrer un à deux albums par an, sans plus jamais retrouver le niveau et le succès des années 70. Il se produit régulièrement sur la scène du Festival Reggae Sunsplash, à Montego Bay11.

En mai 1999, au cours d'une tournée avec Gregory Isaacs, Max Romeo et Lloyd Parks11, il est arrêté au Brésil pour possession de drogues12. À son retour, il tombe malade et souffre de troubles respiratoires. Le 30 juin, il est hospitalisé en urgence au University Hospital de Kingston pour un arrêt cardiaque. Il meurt le lendemain d'un affaissement du poumon11.

Bien que Dennis Brown n'a jamais véritablement atteint la reconnaissance internationale, il a toujours bénéficié du soutien des Jamaïcains, qui lui excusèrent beaucoup, de ses albums à tendance pop (chez A&M) à son penchant pour la cocaïne. Le chanteur a d'ailleurs toujours démenti le fait qu'il touchait aux drogues dures4.
SOURCE : WIKIPEDIA
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Lee « Scratch » Perry
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Lee « Scratch » Perry (de son vrai nom Rainford Hugh Perry, surnommé entre autres « the neat little man » The Upsetter, Pipecock Jaxxton ... ) est un producteur et musicien jamaïcain né en 1936

Présentation[modifier]

Tour à tour producteur, chanteur, danseur, compositeur, ingénieur du son, bricoleur, porte-parole virulent et visionnaire, il reste un des rares artistes jamaïcains de sa génération encore en activité.

Cet homme passe pour un authentique schizophrène, depuis le jour où il détruisit complètement son studio (Black Ark) en y mettant lui-même le feu en 1981. Exilé en Suisse, il y épousa une citoyenne helvétique. Aujourd'hui Lee Perry donne dans le reggae international avec un son new roots, digital, et il n'est désormais plus que chanteur. Le personnage actuel est tout autre que celui des années 1970. Alors qu'aujourd'hui il est un artiste de concert (comme peut le témoigner son passage au Zénith avec Pierpoljak et Max Romeo en avril 2006) et s'est éloigné de la culture jamaïcaine, dans les années 1970 toute la considération qui lui est vouée, l'est pour son travail de studio et le rôle influent qu'il a joué dans la musique jamaïcaine.

À cette époque il était un aventurier, un bricoleur et expérimentateur qui créa de manière artisanale un son, une musique que personne n'a réussi à imiter, et mérite bien pour ses travaux et son génie extravagant cette comparaison :

« Cet homme est le Salvador Dalí jamaïcain » (Bass Culture de Lloyd Bradley)

Ses œuvres, ses techniques, le son qu'il obtenait de son studio (avec un simple 4 pistes) ainsi que ses différentes collaborations ont fait de lui un pilier du reggae, musique qui va vibrer parallèlement à la sienne et qui va connaître brutalement la fin de son âge d'or le jour où il détruisit son studio.

Lee Perry est pour les connaisseurs une figure emblématique de la musique expérimentale - comme Joe Meek pour le rock - même s'il n'est pas reconnu (ni même connu) parmi le monde de la musique savante. Cette musique instrumentale et ses dubs qu'il pouvait créer, bien qu'expérimentaux restaient tout de même rythmés contrairement à d'autres formes de musique expérimentale. Lee Perry a souvent été en avance sur ses contemporains et découvrit des univers musicaux, par le sample et d'autre audaces, qui ont eu du succès. Lee Perry joua un rôle initiateur, un rôle de père pour le reggae, le dub et la plupart des musiques dites « actuelles » qui en découlent.

Biographie et carrière[modifier]

Jeunesse 1936 - fin des années 1950[modifier]

Rainford Hugh Perry est né le 20 mars 1935 à Kendal, un village pauvre de fermiers au nord ouest de la Jamaïque (paroisse de Hanover)1. Sa date de naissance exacte reste inconnue du fait de l'isolement de ce village. Il grandit dans ce village et commence à travailler tôt dans les champs. Lee Perry gagne peu, connaît la misère et décide vers l'âge de 15 ans de partir. Il erre pendant près de 10 ans. Il s'installa a plusieurs endroits différents, alternant entre travaux manuels, danseur et joueur de dominos (le domino est un jeu très courant en Jamaïque, et on y joue de l'argent). C'est lorsque les gens ont commencé à le voir danser qu'il reçut le surnom "Neat Little man" ou "Little Perry" du fait de sa petite taille. Après maintes exodes, un mariage qui ne dura pas longtemps, il arriva à Kingston dans la fin des années 1950, avec l'ambition d'y faire une carrière de chanteur dans un climat favorable à l'émergence d'une nouvelle musique jamaïcaine qui va faire du bruit dans l'île, le ska qui est le début d'une grande onde sismique que sera la musique jamaïcaine du début des années 1960. Ce climat d'émergence pour la musique est intimement lié avec celui qui amènera la Jamaïque à son indépendance en 1962.

Ses débuts à Kingston 1950-1969[modifier]

Lee Perry traîne dans la capitale Kingston qui connaît une poussée urbaine incroyable à cette époque, poussée urbaine qui est causée par l'exode rural, et qui est à l'origine de nombreux ghettos (comme Trenchtown), et dont les sound systems vont pouvoir profiter pour se créer un public. Beaucoup de gens comme Lee Perry rêvaient à l'époque de faire une carrière dans la musique. Lee Perry est présenté à Clement Seymour Dodd dit Coxsone, dans l'espoir de devenir chanteur, cependant ce dernier, trouvant qu'il n'avait pas de voix, refusa de lui enregistrer un disque. Mais vraisemblablement pris par une certaine amitié pour lui, Coxsone accepta quand même que Lee Perry travaille pour lui. Le travail que Lee Perry faisait consistait à faire tout travail qui puisse aider Coxsone, en rapport avec le studio ou non. Comme Lee Perry en témoigna : « Coxsone avait des gens avec qui il aimait bien être, qui l'assistaient et dont il voulait leur présence, j'étais l'un d'eux ». Ainsi il devint conducteur de session d'enregistrement, auditionneur, parolier et même compositeur de chansons.

À l'époque, la rivalité entre sound systems était forte au point que certains sound clashes ( "duels" entre deux sound systems face au public, les DJ passant des disques chacun leur tour) se terminaient souvent en pugilat avec comme résultat final des blessés assez graves. Au-delà des sound clashes, la concurrence entre sound systems se faisait aussi par le vinyle en produisant des chansons dont le but était de dénoncer, d'attaquer l'autre. Lee Perry était la personne de Studio One qui écrivait ces chansons adressées aux concurrents comme Duke Reid. Lee Perry développa à cette époque ce talent de composer des attaques virulentes exprimées implicitement en musique qui se retrouvera plus tard sur les chansons Small Axe des Wailers, et White Belly Rat par exemple. À plusieurs reprises il retente de se faire imposer comme chanteur à Studio One mais Coxsone refuse obstinément, bien que Lee Perry compose des chansons beaucoup plus osées et intéressantes. Il commence à être un porte parole du ghetto, à faire des chroniques sociales en chanson, à dénoncer la violence des politiciens et des mafieux qui contrôlent l'île; sans pour autant abandonner les chansons légères sur l'amour, le sexe et les petites anecdotes de la vie quotidienne. Pendant cette période où il travaille à Studio One, il collaborera avec Clancy Eccles avec qui il liera une relation durable. Il va aussi y faire la connaissance des Wailers avec qui il composa et chanta (la chanson Pussy Galore par exemple). Il assistera aussi aux débuts de Toots and the Maytals, Lord Tanamo, Max Romeo et d'autres .... En 1965, il fera la connaissance de Pauline Morrisson avec qui il se mariera et qui jouera plus tard un rôle important dans la production des disques de Lee Perry (à l'époque elle avait 14 ans alors que lui en avait 28).Cette même année, il enregistre à Studio One « Chicken scratch », où il y figure en tant que chanteur. C'est cette chanson qui rendit public son surnom qu'il portait bien avant et qui figure désormais sur tous ses disques. Cette chanson ainsi que quelques autres ont souvent été enregistrées discrètement en fin de session d'autres enregistrements considérés comme plus important par Coxsone qui ne voulait pas entendre Lee Perry chanter. Lee Perry est exploité par Coxsone (comme la plupart des musiciens qui travaillaient pour lui), on lui pille ses chansons car il n'est pas crédité comme l'auteur de celles qu'il écrit pour d'autres, il est aussi mal payé. C'est pourquoi en 1966 il quitte Studio One.

Il se met alors à travailler avec et pour Prince Buster chez qui il produira quelques 45 tours. Il travaillera aussi chez Joe Gibbs qui était le concurrent de Dodd, chez qui il produira en 1968 la chanson I am the Upsetter qui sera à l'origine du label qu'il va créer «Upsetter », (énerveur, emmerdeur), un nouveau surnom « The Upsetter » et quelques années plus tard le nom de son groupe « The Upsetters ». Perry commence petit à petit à voler de ses propres ailes en produisant lui-même ses disques bien qu'il ne possède pas encore son propre studio. À cette époque il va produire et chanter d'autres chansons comme "People Funny Boy", " You Crummy" ... Il va aussi travailler quelque temps en collaboration avec Clancy Eccles.

Petite anecdote à propos de la chanson People Funny Boy: les pleurs d'enfant dans la chanson sont ceux de celui de Lee qui, pour obtenir l'effet désiré, lui a mis une fessée.

Succès international 1969 -1970[modifier]

1969 sera une année où Lee "Scratch" Perry va apparaître sur le devant de la scène. Lee Perry va faire la connaissance des Hippy boys qui contenaient parmi eux deux figures historiques du reggae et qui joueront un rôle crucial pour Lee Perry, les frères Barrett (Aston à la basse et Cartlon à la batterie). Avec eux notamment et avec Val Benett, Alva Lewis à la guitare et les membres du Gladdy's all stars il fonde le groupe The Upsetters. Il y avait déjà eu deux groupes qui s'appelaient The Upsetters, le premier était un vieux groupe jamaïcain des années 1950, le deuxième était le Gladdy's all stars. Avec tout cet ensemble, il enregistre l'album instrumental Return of Django et signe un contrat chez Trojan Records. L'album se vend bien et l'instrumentale éponyme Return of Django atteint le no 5 des Charts anglais. Le morceau tout comme d'autres morceaux de la même époque (comme le Liquidator des Harry J. all Stars) étaient fortement appréciés par les skinhead anglais, (on parle d'ailleurs de «skinhead reggae». On commence à entendre le mot reggae à cette époque, et l'origine de ce terme comme celle de ce qu'on appelle le reggae reste disputée et Lee Perry fait partie de ces quelques protagonistes que l'on soupçonne d'avoir "inventé le reggae" du fait de l'"avance" qu'il avait prise au niveau musical par rapport à d'autres musiciens de l'île.

Fort du succès de "Return of Django", le groupe est invité à tourner en Angleterre, avec Lee Perry en chanteur et bien sûr les frères Barrett qui commencent à devenir la section rythmique principale des Upsetters alors qu'à l'origine ils n'étaient que des "roues de secours" parmi les Hippy Boys. Lee Perry va ensuite enregistrer avec son groupe les albums Many Moods of the Upsetters, Scratch the Upsetter again, et Eastwood Rides again. Scratch montre petit à petit son intérêt pour le cinema en faisant des plus en plus souvent des références aux western italiens et aux films de Kung-fu et plus tard à des films engagés (comme Blackboard Jungle). Cet intérêt pour le cinema se retrouvera aussi dans tous les samples qu'il fera plus tard de dialogues de film. Scratch commence aussi à planter quelques graines qui aboutiront au dub en commençant à expérimenter les subtilités de la table de mixage.

Scratch et les Wailers 1970-1972[modifier]

À la fin 1969, les Wailers, désemparés et cherchant à se faire enregistrer s'adressèrent à Lee Perry qu'ils connaissaient déjà. Ce dernier n'accepta pas tout de suite car à l'époque il voulait n'enregistrer que des instrumentaux et il n'avait pas besoin de chanteurs. Il les auditionna quand même et il comprit que quelqu'un les avait envoyé car pendant l'audition Bob Marley était en train de chanter My Cup qui contenait une phrase qui résumait bien sa situation « Ma tasse est pleine et je ne sais pas quoi faire ». Perry les accepta donc. Les Wailers commencèrent donc à enregistrer avec les frères Barrett qu'ils connaissaient déjà car ils avaient déjà enregistré Black Progress ensemble. Ils ont commencé par enregistrer My Cup, Riding high, Soul Rebel, et des anciens morceaux qu'ils avaient chanté à Studio One.

Lee Perry sent quand même que Bob Marley, qui devenait le personnage prédominant du trio, ne faisait pas de son mieux, que les chansons qu'il écrivait n'étaient pas encore captivantes, qu'il n'était pas encore grand (ses dreadlocks non plus) et il en conclut qu'il était possédé par un mauvais esprit (duppy en jamaïcain). Lee Perry qui commençait à devenir de plus en plus extravagant raconta plus tard qu'il confina Bob Marley quelque temps dans une salle de sa maison pour qu'il acquiert son génie (de la même manière qu'Aladin), mais surtout il écrit pour lui la chanson Duppy Conqueror qui fut censée chasser ce mauvais esprit qui le possédait. Cette chanson fut en quelque sorte une étape franchie pour Bob Marley et les Wailers, et alors ils continuèrent d'enregistrer avec Scratch.

Leur collaboration durera jusqu'en 1971. Cette collaboration fut à la fois enrichissante pour les Wailers et Bob Marley qui furent ainsi «prêts» pour conquérir le public mondial, Scratch les ayant aidés au maximum pour les faire progresser et qu'ils donnent de leur mieux. De son côté Scratch profita de cette collaboration pour aller plus loin dans ses expérimentations sonores et musicales, en remixant en dub tous les morceaux des Wailers qu'il pressait en 45 tours et en s'adonnant à des arrangements beaucoup plus originaux. Beaucoup de connaisseurs de reggae considèrent cette période comme majeure dans l'histoire du reggae, car non seulement ce fut selon eux celle pendant laquelle les Wailers firent leurs meilleurs chansons, mais aussi celle qui permit d'élaborer et d'affiner le son « reggae », annonçant un âge d'or qui n'allait tarder à arriver pour Lee Perry, Bob Marley mais aussi pour la musique jamaïcaine dans son ensemble. Bob Marley confia quelques années plus tard que Lee Perry était selon lui un génie. Perry en fit de même pour Bob Marley en le considérant comme le «meilleur musicien qu'il ait jamais connu». Par cette collaboration qui leur permit d'aller très haut plus tard, Bob Marley et Lee "Scratch" Perry sont aujourd'hui considérés comme monuments du reggae.

Mais cette collaboration allait toucher à sa fin à cause de conflits sur des droits d'auteur et des disques que Scratch a sorti sans le consentement des Wailers. Après avoir enregistré des œuvres majeures que sont les chansons compilées dans les albums Soul Rebels, Soul Revolution, les Wailers quittent Lee Perry et "s'emparent" des frères Barrett qui ne sont désormais plus des membres des Upsetters et deviennent des membres permanents des Wailers.

Cette collaboration bien que majeure a tendance à faire oublier les travaux que Scratch a fait pendant cette période de 1970 à 1972. Il enregistra d'autres artistes comme Junior Byles, Max Romeo, et quelques DJ. À cette époque il continua ses expériences et enregistra entre autres les chansons Justice to the people, Kentucky Skank, Bathroom Skank, chansons qui devenaient de plus en plus truffées de bidouillages, de bruitages, de sons fantaisistes un peu de la même manière que les Beatles.

Blackboard Jungle Dub 1972-1974[modifier]

Durant cette période Lee Perry commence à s'affirmer, même s'il ne possède pas encore son propre studio. Le son qu'il produit se rapproche un peu plus du son qui est connu comme le son reggae roots. En 1972 il enregistre des classiques du reggae roots comme Fever chanté par Junior Byles. Ce son reggae roots consiste en une guitare rythmique très sèche, une batterie à l'inverse accentuée sur les sons grave et une basse plus présente et des percussions africaines, des harmonies vocales mises en valeur différemment. Durant cette période, Lee Perry a enregistré beaucoup de disques qui resteront quasiment inconnus hors de Jamaïque jusqu'à temps qu'on les réédite vers la fin des années 1990. Ces enregistrements obscurs ne restent pas moins intéressants. Lee Perry, ses chanteurs et ses musiciens accomplirent en effet plusieurs tours de force.

En 1972, il sort Cow Thief Skank, un morceau de hip-hop avant l'heure, en avance de quelques années par rapport aux DJ de hip-hop. Il s'agit là véritablement d'un "cut" de différent rythmes, c'est-à-dire une succession continue d'extraits de chansons de Lee Perry, de la même manière qu'auraient fait des Dj de hip hop avec des vinyles. En plus de cela Lee Perry a enregistré sur cette bande son un toast (proto-rap) du DJ Charlie Ace.

Suit Cloak and Dagger en 1973, un album d'instrumentaux et de version qui préfigure le dub, agrémenté de différents bruitages, effets sonores, klaxon, boîte à meuh, réalisé avec des musiciens comme Tommy McCook le saxophoniste ténor et les Upsetters (avec les frères Barrett). (Cloak and Dagger est le titre d'un film de 1946).

En dehors de cet album, on remarquera d'autres morceaux originaux, étranges, avant-gardistes, bizarres ou totalement déjantés : Bucky Skank avec le jeu de batterie bancal du batteur Tin Legs (qui selon les dires de ceux qui l'ont connu était inexpérimenté), Jungle Lion, Black Ipa ....

Entre temps Lee Perry produit d'autres chansons peu diffusées mais néanmoins "cultes" du roots reggae comme Curly Locks chantée par Junior Byles, To be a lover (pastiche de I forgot to be your lover de William Bell) par George Faith et Words (Words of my mouth) chanté par Sangie Davis. Cette dernière chanson, chantée avec beaucoup de conviction et avec une rare puissance, connaîtra un long destin, Lee Perry en fit un de ses classiques et la réutilisa une dizaine de fois en dub, instrumental, versions DJ ....

Lee Perry reprend quelques uns des morceaux cités ci-dessus, les remixe, et produit ainsi l'album Blackboard Jungle Dub. Bucky Skank devient selon David Katz" une cacophonie de cordes grinçantes, de bruits vocaux et de cuivres " avec des flutes et des sirènes. Fever, Words de Sangie Davis, Fever, et Dreamland, Kaya Keep on moving des Wailers subissent aussi tous ces remixages. Il pousse donc les plaisanteries de Cloak and Dagger encore plus loin, augmente l'utilisation des effets, de la réverbération, et met encore plus en avant la basse et les percussions. Cet album a apparemment réalisé avec l'aide de King Tubby qui a toujours été généreux avec Scratch et l'a souvent aidé.

Néanmoins cet album -comme tant d'autres de ses productions de l'époque 72-74- est longtemps resté rare (voire introuvable) et les informations l'entourant sont souvent obscures. De gros doutes sont émis sur la contribution de King Tubby sur cet album : une version des faits relate que cet album est une grande et unique rencontre entre King Tubby et Lee Perry, une autre voit en cet album un chef-d'œuvre du génie de Lee Perry. Aussi Blackboard Jungle Dub est sorti avec différentes pochettes, sous différents labels, et en 1973 il ne fut pressé qu'à 300 exemplaires dont seulement 100 pour le Royaume uni. Il existe donc plusieurs éditions de l'album plus ou moins fiables. Celle qui semble la plus complète est l'édition intitulée Upsetters 14 Dub Blackboard Jungle qui contient 14 plages alors que les autres n'en contiennent que 12 et c'est d'ailleurs celle-ci qui est reconnue par David Katz, biographe de Lee Perry. Les autres versions sont sorties sous le nom Blackboard Jungle Dub avec sur la pochette soit un lion fumant un joint, soit un tableau noir et l'ordre et le nom des plages ont été changés. Cette "fausse version" constitue aussi en partie la compilation Scratch Attack. Ces versions ont apparemment été sorties quelques années après (1975, 1980 ou 1990 pour la version CD), et c'est bel et bien l'édition Upsetter 14 Dub Blackboard Jungle avec ses noms de plage et son ordre qui a été retenue par Trojan Records pour le coffret Dub Triptych qui réédite cet album entre autres. Autre preuve de la rareté de ces enregistrements est que cette réédition CD a été faite à partir d'un des vinyles de la première édition et non avec les bandes originales qui n'ont pas été trouvées (elles n'existent sûrement plus).

On est encore loin du dub plus moderne qu'ont pu faire King Tubby ou Scientist plus tard mais les bases sont bien là. Selon la critique actuelle, cet album est le premier véritable album de dub. Selon le magazine britannique The Wire, il y a dans cet album " une œuvre majeure de génie parmi toute celle qui la suivirent dans tous les genres". Cet album est au vu des admirateurs de Lee Perry un des plus importants qu'il n'ait réalisé, elle est aussi une œuvre qui commence à être reconnue par d'autres et qui est en train de se faire une place dans l'histoire de la musique expérimentale.

Durant ces années, Lee Perry s'était effacé de la scène internationale naissante du reggae, mais ses productions que l'on pourrait avec du recul qualifier d'Underground, sont magistrales. Lee Perry fonde avec les chansons qu'il a produites les bases de la musique qu'il produit dans les années qui suivent, il fonde en quelque sorte les bases de son studio qui va bientôt voir le jour. Tandis que ses expérimentations de plus en plus osées et affirmées font d'autres de ses productions des nouvelles pistes à explorer, des chefs-d'œuvre précurseurs de nouveaux genres comme le dub et plus tard les musiques électroniques, le trip-hop, le ragga qui en sont de lointains descendants.

Le Black Ark 1974-1979[modifier]

En 1973, Lee Perry commença à souffrir de la pression d'avoir à compter sur des studios commerciaux pour son travail. La majeure partie de son œuvre avait été enregistrée au studio Randy's, ou chez Dynamic Sounds. Quelques années plus tôt, lui et sa famille avaient déménagé à Washington Gardens, une banlieue chic de Kingston. C'est ici qu'il eut une sorte de révélation, dans un rêve qu'il fit lors d'une sieste dans le jardin de sa propriété. Il décida d'entreprendre la construction de son propre studio. Vers la fin de l'année 1973, il peint les mots "Black Ark" au-dessus de la porte, car il décida qu'il y établirait les 10 commandements du reggae, en référence religieuse à l'Arche d'alliance où Moïse plaça les Tables de la Loi. Ce qui pouvait ressembler à de la vanité excentrique fut plus tard confirmé par le caractère unique de la musique qui en sortit, à en croire l'engouement des artistes qui s'y pressaient. La musique qu'il enregistra les cinq années suivantes marqua un tournant dans l'histoire du reggae.

Aux commandes de son propre studio, Perry porta ses compétences à un autre niveau, faisant de sa table de mixage un véritable instrument. Les expérimentations des années passées ont ouvert la voie à des nouveaux sons, plus complexes. Le spécialiste du reggae Steve Barrow dira plus tard que "le son du Black Ark était comme la signature d'un peintre sur sa toile", soulignant l'originalité de ces sons. L'aura du Black Ark commençait à attirer parmi les plus grands artistes jamaïcains, des vétérans Heptones jusqu'aux petits nouveaux comme Jah Lion. Travaillant avec passion, il donnait souvent sa chance à des inconnus, leur offrant un premier essai, et enregistrait également des "has-been" en mal de reconnaissance. Même le fils prodigue Bob Marley retourne au Black Ark et enregistre plusieurs morceaux. Alors que d'autres studios pensaient "productivité", Perry était heureux de prendre tout le temps nécessaire pour arriver à la bonne vibe. Une session d'enregistrement au Black Ark faisait penser à une fête, Perry laissant les portes du studio en béton ouvertes, permettant aux curieux de venir y faire un tour, pendant qu'il dansait, tapait des mains, et criait son approbation lorsqu'il était satisfait du résultat. Perry utilisait d'excentriques méthodes, comme nettoyer les têtes des cassettes avec son t-shirt pour ensuite souffler de la fumée de ganja sur les bandes pendant qu'elles tournaient, s'assurant que la musique enregistrée au Black Ark ait un son brut, une qualité magique qui ne pourrait être surpassée.

Utilisant un équipement basique, Perry était capable d'utiliser un 4 pistes et de donner l'impression d'un 8 pistes ou plus en mixant plusieurs pistes sur une seule et en répétant le processus. Avec un matériel loin du dernier cri, il se débrouilla pour créer un certain nombre d'astuces qui étonnent encore les producteurs d'aujourd'hui. "Il n'y avait que 4 pistes sur la machine," expliqua Lee Perry, énigmatique "mais j'en piochait 20 chez les extra-terrestres".

Entre 1974 et 1979, beaucoup de pièces maîtresses de l'âge d'or du reggae sortirent du Black Ark. Notamment Max Romeo (War In A Babylon), The Upsetters (Super Ape), Junior Murvin (Police And Thieves), The Heptones (Party Time), et The Congos (Heart Of The Congos), ainsi que de nombreux singles.

Pendant ce temps, le climat politique en Jamaïque commençait à chauffer. Les deux principaux partis disposaient de "gunmen" pour faire régner l'ordre dans les rues de Kingston et asseoir leurs positions. De nombreuses chansons anti-violentes ont vu le jour, décrivant une prochaine apocalypse, comme "War Ina Babylon" de Max Romeo, "Cross Over" de Junior Murvin, et "City Too Hot", l'appel à la raison lancé par Lee Perry. Durant cette période, les productions Black Ark reflétèrent assez fidèlement ce climat et cette confusion.

Contre ce contexte vif, le son du Black Ark commençait à être internationalement reconnu. Perry fixa un accord de distribution internationale avec Island Records, et attire bientôt l'attention du milieu rock, comme Paul McCartney, Robert Palmer, ou encore les Clash. Des journalistes commençaient à voyager en Jamaïque pour rencontrer l'Upsetter, dont le studio devint célèbre au-delà de l'île.
SOURCE WIKIPEDIA
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