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Léon BLUM
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Léon BLUM

Biographie de Léon BLUM :
 
Homme d'état, Homme politique, Ministre et Socialiste (Francais)
Né le 09 avril 1872
Décédé le 30 mars 1950 (à l'âge de 77 ans)
 


Il fit ses études au Lycée Henri IV. 1890, Léon Blum entre à l'École normale supérieure. 1891, Il est licencié en lettres. 1892, Il collabore à la Revue blanche. 1894, Il est licencié en droit. 1895, il est nommé Auditeur au Conseil d'État en décembre 1895. 1895, Il prend parti pour Alfred Dreyfus. 1897, Première rencontre avec jean Jaurès. 1899, il adhère au Parti socialiste (SFIO). Le 31 juillet 1914 Assassinat de Jean Jaurès. 1914, Il est nommé chef de cabinet de Marcel Sembat, ministre des Travaux publics. 1906/1914, il publie "En lisant : réflexions critiques", "au théâtre", "du mariage" et une biographie de Stendhal. 1919, Il est élu député de la Seine, il sera secrétaire, puis président du groupe parlementaire socialiste à l'assemblée. 1920, Congrès de Tours, la majorité des adhérents socialiste sont pour l'adhésion à L'internationale communiste, Léon Blum ainsi que quelques autres s'y opposent, la scission est inévitable, le Parti communiste est crée et est majoritaire, la SFIO se retrouvant minoritaire.

1924, Victoire du Cartel des gauches. Léon Blum soutient Édouard Herriot radical de gauche et nouveau président du conseil.1929 Il est élu député de Narbonne en 1929, réélu en 1932 et 1936. 1934, Création du Front Populaire alliances des différents partis de gauche socialiste et du parti communiste. 3 mai 1936 Victoire du Front Populaire aux élections législatives. 5 juin 1936, Léon Blum nommé président du conseil forme son gouvernement, les communistes ne font pas parti du gouvernement, mais ils le soutiennent, pour la première fois des femmes sont ministres, elles sont 3. 6 juin 1936, Léon Blum présente son gouvernement à l'assemblée, l'extrême droite se déchaîne notamment Xavier Vallat, député de Droite, proche de l’Action française qui l'apostrophe en ces termes "Votre arrivée au pouvoir marque incontestablement une date historique. Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain va être gouverné par un juif.

J’ose dire à haute voix ce que le pays pense en son for intérieur ; il est préférable de mettre à la tête de ce pays un homme dont les origines appartiennent à son sol... qu’un subtil talmudiste." , on sent en France l'influence de l'Allemagne Faciste qui va mener la France au Pétainisme. 7 juin 1936, Signature des accords de Matignon : Hausse des salaires de plus de 10%, Institutions des congés payés (2 semaines), La semaine de travail passe de 48 à 40h. Un sous-secrétariat d'État aux Sports et aux loisirs est créé, il fut tourné en dérision par la droite qui le qualifiait de "ministère de la paresse", Le radical Édouard Daladier qui le remplaça en 1938 dira qu'il faut " remettre la France au travail " singulier écho, car la même phrase sera prononcée par Mr Raffarin en 2003 à Québec suite à la reforme du temps de travail par les socialistes !!!. 1936, Des journaux d'extrême droite lance une campagne de presse contre Roger Salengro ministre de l'Intérieur du frant populaire en inventant une condamnation pour désertion en 1916, Bien que reconnu non coupable, Roger Salengro se suicidera.

1936, Léon Blum décide de ne pas intervenir dans la guerre civile espagnole. 21 juin 1937, Léon Blum démissionne, il sera rappelé en mars 1938, mais n'arrivera pas à former un gouvernement. Juin 1940, Léon Blum fait partie des 80 membres de l'assemblée qui vote contre les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. 15 septembre 1940, Léon Blum est arrêté par la police de Vichy sur ordre du Maréchal Pétain et sera transféré devant la Cour de Justice de Riom en qualité de "responsable de la défaite ", le procès se passe mal pour l'accusation, Léon Blum assure sa défense avec brio, 7 avril 1942 le procès est suspendu et il sera condamné à la prison à vie, d'abord incarcèré à la prison de Bourrasol, il sera livré par Pierre Laval en 1943 aux Allemands qui le déporteront à Buchenwald, il en sortira en 1945 à la libération du camp par les Américains.

1944/1945 Pendant sa déportation il écrit un ouvrage qui sera publié à la libération "à l'échelle humaine". 1945, Il reprend sa collaboration avec le journal "Le Populaire" pour lequel il écrit des articles. 1945, Il revient au pouvoir pour un mois comme président du gouvernement provisoire, il laisse sa place à Vincent Auriol premier président de la quatrième république. 1946/1950, Il se retire à Jouy-en-Josas près de Versailles ou il décède le 30 mars 1950.

1890 Léon Blum entre à l'École normale supérieure.
1891 Il est licencié en lettres.
1892 Il collabore à la Revue blanche.
1894 Il est licencié en droit.
1895 il est nommé Auditeur au Conseil d'État en décembre 1895.
1895 Il prend parti pour Alfred Dreyfus.
1897 Première rencontre avec jean Jaurès.
1899 il adhère au Parti socialiste (SFIO).
31 juillet 1914 Assassinat de Jean Jaurès.
1914 Il est nommé chef de cabinet de Marcel Sembat, ministre des Travaux publics.
1906/1914 il publie "En lisant : réflexions critiques", "au théâtre", "du mariage" et une biographie de Stendhal.
1919 Il est élu député de la Seine, il sera secrétaire, puis président du groupe parlementaire socialiste à l'assemblée.
1920 Congrès de Tours, la majorité des adhérents socialiste sont pour l'adhésion à L'internationale communiste, Léon Blum ainsi que quelques autres s'y opposent, la scission est inévitable, le Parti communiste est crée et est majoritaire, la SFIO se retrouvant minoritaire.
1924 Victoire du Cartel des gauches. Léon Blum soutient Édouard Herriot radical de gauche et nouveau président du conseil.
1929 Il est élu député de Narbonne en 1929, réélu en 1932 et 1936.
1934 Création du Front Populaire alliances des différents partis de gauche socialiste et du parti communiste.
3 mai 1936 Victoire du Front Populaire aux élections législatives.
5 juin 1936 Léon Blum nommé président du conseil forme son gouvernement, les communistes ne font pas parti du gouvernement, mais ils le soutiennent, pour la première fois des femmes sont ministres, elles sont 3.
6 juin 1936 Léon Blum présente son gouvernement à l'assemblée, l'extrême droite se déchaîne notamment Xavier Vallat, député de Droite, proche de l'Action française qui l'apostrophe en ces termes "Votre arrivée au pouvoir marque incontestablement une date historique. Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain va être gouverné par un juif. J'ose dire à haute voix ce que le pays pense en son for intérieur ; il est préférable de mettre à la tête de ce pays un homme dont les origines appartiennent à son sol... qu'un subtil talmudiste." , on sent en France l'influence de l'Allemagne Faciste qui va mener la France au Pétainisme.
7 juin 1936 Signature des accords de Matignon :
Hausse des salaires de plus de 10%.
Institutions des congés payés (2 semaines).
La semaine de travail passe de 48 à 40h.
Un sous-secrétariat d'État aux Sports et aux loisirs est créé, il fut tourné en dérision par la droite qui le qualifiait de "ministère de la paresse", Le radical Édouard Daladier qui le remplaça en 1938 dira qu'il faut " remettre la France au travail " singulier écho, car la même phrase sera prononcée par Mr Raffarin en 2003 à Québec suite à la reforme du temps de travail par les socialistes !!!.
1936 Des journaux d'extrême droite lance une campagne de presse contre Roger Salengro ministre de l'Intérieur du frant populaire en inventant une condamnation pour désertion en 1916, Bien que reconnu non coupable, Roger Salengro se suicidera.
1936 Léon Blum décide de ne pas intervenir dans la guerre civile espagnole.
21 juin 1937 Léon Blum démissionne, il sera rappelé en mars 1938, mais n'arrivera pas à former un gouvernement.
juin 1940 Léon Blum fait partie des 80 membres de l'assemblée qui vote contre les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
15 septembre 1940 Léon Blum est arrêté par la police de Vichy sur ordre du Maréchal Pétain et sera transféré devant la Cour de Justice de Riom en qualité de "responsable de la défaite ", le procès se passe mal pour l'accusation, Léon Blum assure sa défense avec brio, 7 avril 1942 le procès est suspendu et il sera condamné à la prison à vie, d'abord incarcèré à la prison de Bourrasol, il sera livré par Pierre Laval en 1943 aux Allemands qui le déporteront à Buchenwald, il en sortira en 1945 à la libération du camp par les Américains.
1944/1945 Pendant sa déportation il écrit un ouvrage qui sera publié à la libération "à l'échelle humaine".
1945 Il reprend sa collaboration avec le journal "Le Populaire" pour lequel il écrit des articles.
1945 Il revient au pouvoir pour un mois comme président du gouvernement provisoire, il laisse sa place à Vincent Auriol premier président de la quatrième république.
1946/1950 Il se retire à Jouy-en-Josas près de Versailles ou il décède le 30 mars 1950.


André Malraux
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André Malraux

andré Malraux DSO (Le 3 novembre 1901 et décédé le 23 novembre 1976) était un aventurier français primé auteur et homme d'État. Après avoir voyagé intensivement en Indochine et en Chine, Malraux a été noté surtout pour son roman intitulé La Condition humaine (sort l'homme) (1933), qui a remporté le prix Goncourt. Il a été nommé par le général Charles de gaulle comme ministre de l'Information (1945-1946), alors que le ministre d'État (1958-1959) et le ministre premier des affaires culturelles, pendant toute présidence de Gaulle (1959–1969).

Jeunesse et éducationMalraux est né à Paris en 1901, le fils de Fernand-Georges Malraux et Berthe Lamy (Malraux). Ses parents séparés au cours de 1905 et finalement divorcé. Il y a des suggestions que son grand-père paternel de Malraux s'est suicidé en 1909.[[] 1]

Malraux fut élevé par sa mère, la tante maternelle Marie et la grand-mère maternelle, Adrienne Lamy-Romagna, qui avait une épicerie dans la petite ville de Bondy.[[] 1][[] 2] Son père, un courtier en valeurs mobilières, s'est suicidé en 1930 après l'international crash de la bourse et le début de la Grande dépression.[[] 3] Dès son enfance, associates a remarqué que Andre a marqué nervosité et les automobiles et les tics vocal. Le biographe récent Olivier Todd, qui a publié un livre sur Malraux en 2005, suggère qu'il avait le syndrome de la Tourette, mais qui n'a pas été confirmée.[[] 4]

Le jeune Malraux quitte au début de l'éducation formelle, mais il a suivi sa curiosité à travers les libraires et les musées à Paris et a exploré ses riches bibliothèques ainsi.

[Modifier] CarrièreJeune homme, Malraux commence à écrire pour magazine Action. Il a travaillé comme rédacteur en chef pour l'éditeur Simon kra, qui produit des livres "édition limitée", communément considérées comme un investissement contre l'inflation. Certains de ces livres, mentionnons Les Amis de crime Marquis de Sadeet Le bordel de venise.[[] 5]

[Modifier] Mariage et la familleEn 1922, Malraux épousa Clara goldschmidt. Malraux et sa première femme divorcent avant 1940. Sa fille de ce mariage, Florence (1933), épouse le cinéaste alain resnais.[[] 6]

Malraux épousa josette clotis, avec qui il eut deux fils : Pierre-Gauthier (1940–1961) et Vincent (1943–1961). En 1944, alors que Malraux combattait en Alsace, Josette est mort quand elle a glissé tout en monter à bord d'un train. Ses deux fils meurt ensemble en 1961 dans un accident d'automobile.

En 1948, Malraux marié une troisième fois, à Marie-Madeleine lioux, pianiste de concert et la veuve de son demi-frère, Roland Malraux. Ils se sont séparés en 1966.

[Modifier] IndochineÀ l'âge de 21 ans, Malraux a quitté pour le Cambodge avec Clara.[[] 7] Il, il entreprend une expédition exploratoire dans la jungle cambodgienne. À son retour, il a été arrêté par les autorités coloniales françaises pour éliminer les bas-reliefs de banteay srei, un temple Khmer . Malraux utilisé plus tard l'épisode dans son deuxième roman La voie royale.

Ses expériences et observations en Indochine conduit à Malraux devenir très critique envers les autorités coloniales françaises. En 1925, il participe à l'organisation de la Ligue de la jeunesse Annam et fonde un journal L'Indochine.[[8]

À son retour en France, il a publié La tentation de l'Occident (1926). C'est sous la forme d'un échange de lettres entre un occidental et un asiatique, comparant les aspects des deux cultures. Cela a été suivi par son premier roman The Conquerors (1928), puis par La voie royale (1930) qui a été influencé par son expérience cambodgien.[[] 9] En 1933, il publie sort l'homme (La Condition humaine). Le roman sur le 1927, échec de la rébellion communiste à Shanghai a été écrit avec sympathie évidente pour les communistes. Malraux a reçu le 1933 prix Goncourt pour ce travail.[[] 10]

[Modifier] Guerre civile espagnoleDurant les années 1930, Malraux a été active dans l'anti -fasciste Front populaire en France. Au début de la guerre civile espagnole , il rejoint les forces républicaines en Espagne, qui servent dans et en aidant à organiser la petite espagnol républicain Air Force.[[] 11] Son Escadron de España, est devenu quelque chose d'une légende après ses prétentions d'anéantir presque partie de l'armée nationaliste à Medellín. (Selon à Curtis Cate, son biographe, il a été légèrement blessé deux fois au cours d'efforts pour arrêter les phalangistes' reprise de Madrid, mais l'historien Hugh Thomas n'en disconvient.)

L'avion du gouvernement français envoyé à républicain forces en Espagne, mais ils étaient déjà obsolètes par les normes de 1936. Elles étaient principalement Potez 540 bombardiers et chasseurs dewoitine D.372 . La lente 540 Potez survivent rarement trois mois de missions de l'air, se déplaçant quelques 80 noeuds contre les chasseurs ennemis volant à plus de 250 noeuds. Peu des combattants s'est avéré pour être en état de navigabilité et ont été livrés intentionnellement sans armes ou gun-curiosités. Le ministère français de la défense ont craint que les formes modernes d'avions pourraient facilement être capturés par les Allemands combats pour Franco, et les modèles moindre étaient un moyen de maintenir officielle « neutralité ».[[] 12] Les avions ont été dépassées par types plus modernes introduits par la fin de 1936 des deux côtés.

Le gouvernement de la République fait circuler des photos de commandes de Malraux à côté de quelques bombardiers Potez 540 suggérant que la France était de leur côté, à une époque où la France et le Royaume-Uni avaient déclaré neutralité officielle. Malraux lui-même n'était pas un pilote et n'a jamais prétendu être un, bien qu'il reçut le titre de chef d'Escadron de « espana ». Son engagement envers les républicains était personnel, comme celle de nombreux autres volontaires étrangers. Il y avait jamais laissé entendre qu'il s'y trouvait à l'instigation du gouvernement français. Conscient de l'armement inférieure des républicains, qui avions obsolètes ont été qu'un exemple, il en tournée aux États-Unis pour amasser des fonds pour la cause. En 1938, il publie L'Espoir (l'homme Hope), un roman influencé par son expérience de la guerre d'Espagne.[[] 13]

Malraux a parfois été critiqué par les opposants pour son implication ou les motivations dans la guerre civile espagnole. Sources du Komintern, par exemple, le décrit comme un « aventurier ».[[] 14] et Antony beevor écrit: "Malraux se démarque, non seulement parce qu'il était un mythomaniac dans ses revendications de l'héroïsme martial — en Espagne et plus tard dans la résistance française — mais parce qu'il a exploité cyniquement la possibilité pour l'héroïsme intellectuelle dans la légende de la République espagnole. »[[] 15]

Autres sources biographiques, y compris ses collègues combattants, en contradiction avec ces opinions et font l'éloge de Malraux leadership et sentiment de camaraderie. Ici comme ailleurs, la participation de Malraux aux grands événements historiques lui apporté inévitablement déterminé adversaires ainsi que partisans forts et la polarisation résultante de l'opinion a coloré, et rendu discutable, beaucoup qui ont été écrites sur sa vie.[[] 16] Records du Komintern, par exemple, sont une source douteuse depuis Malraux avait été critique de certaines politiques stalinien. Référence du Beevor « revendications de l'héroïsme martiale » est également douteuse.[qui dit?] Livres de Malraux décrivent parfois l'action militaire, mais jamais, il présente son propre rôle comme particulièrement héroïque.

[Modifier] Seconde guerre mondialeAu début de la seconde guerre mondiale, Malraux a rejoint l'armée française. Il a été capturé en 1940 au cours de la Bataille de France, mais il s'est échappé et plus tard rejoint la Résistance française.[[] 17] En 1944, il a été capturé par la Gestapo.[[] 18] Plus tard, il commanda l'unité tank Brigade Alsace-Lorraine pour la défense de Strasbourg et à l'attaque de Stuttgart.[[] 19]

Après la guerre, Malraux a reçu la médaille de la résistance et la Croix de guerre. Les britanniques lui a décerné l' ordre du Service distingué, pour son travail avec les officiers de liaison britannique en Corrèze, Dordogne et Lot. Après la libération de Dordogne, Malraux a conduit un bataillon d'anciens résistants à l' Alsace-Lorraine, où ils ont combattu aux côtés de Première armée.[[] 20]

Pendant la guerre, il a travaillé sur son dernier travail sous forme de roman, La lutte avec l'Ange, le titre tiré de l'histoire de la biblique Jacob. Le manuscrit fut détruit par la Gestapo, après sa capture en 1944. Une première section survivante, intitulée Le noyer arbres d'Altenbourg, a été publiée après la guerre.

[Modifier] Après la guerre.

Après la guerre, le général Charles de gaulle nommé Malraux comme son ministre de l'Information (1945-1946). Malraux a commencé à travailler sur le premier de ses livres sur l'art, La psychologie de l'Art, publié en trois volumes (1947-1949). Le travail a été par la suite révisé et republié en un seul volume, comme La voix du Silence (les voix du Silence).

Malraux a été nommé Ministre d'État dans le gouvernement de 1958-1959 de Gaulle et Ministre des affaires culturellesdes premières de France. Il a servi De Gaulle pendant sa présidence ensemble (1959–1969).[[] 4] Parmi les nombreuses autres initiatives, il créé des maisons de la culture dans un certain nombre de villes de province et travaille à préserver le patrimoine national de la France.

En 1960, Malraux a travaillé comme rédacteur sur la série des Arts de l'humanité, un sondage ambitieux de l'art mondial qui a généré plus de trente volumes grands, illustrés. Durant les années 1960, Malraux a publié le premier volume d'une trilogie sur l'art intitulé La métamorphose des dieux; les deux volumes (pas encore traduits en anglais) ont été publiés peu avant sa mort.

Il commence également à publier une série de œuvres semi-autobiographique, dont la première a été Antimémoires (1967). L'un d'eux, Lazarus, est une réflexion sur la mort après qu'il souffrait d'une maladie grave. La Tete d'obsidienne (1974) (traduit comme masque de Picasso) concerne plus généralement les Picasso et les arts visuels.

Malraux meurt à Créteil, près de Paris, le 23 novembre 1976. Il fut enterré dans le cimetière de verrières-le-Buisson (Essonne). En l'honneur de ses contributions à la culture française, ses cendres ont été déplacés pour le Panthéon de Paris en 1996, sur le vingtième anniversaire de son décès.

[Modifier] Héritage et honneurs1933, Prix Goncourt
Medaille de Résistance
Croix de guerre
Ordre du Service distingué du gouvernement britannique
Romans de Malraux, surtout de La Condition humaine, sont très impressionnants. ses Antimémoires (la série comme un ensemble s'intitule Miroir des limbes (Miroir des limbes) sont tout aussi fascinantes. Ses travaux sur la théorie de l'art, tels que La voix du Silence, contiennent une approche révolutionnaire de l'art qui remet en question l'art des lumières esthétique tradition et vues comme beaucoup plus qu'une source de "plaisir esthétique". Comme l'écrivain français andré brincourt commentaires, livres de Malraux sur l'art ont été "écrémé beaucoup mais très peu lire".[[] 21] En conséquence, commentaire critique a souvent trop simplifié et déformée leurs arguments.

1968, une société internationale de Malraux a été fondée aux États-Unis. Elle produit la revue Revue andré Malraux Review, Michel Lantelme, rédacteur en chef, à L'Université de l'Oklahoma.[[] 22]
Le Amitiés internationales André Malraux est basé à Paris et fait la promotion de ses œuvres.
Un site Web, Site littéraire André Malraux, de français[[] 23] fournit recherche et information dédiée à André Malraux et de sujets tels que la littérature, art, religion, l'histoire et la culture.
[Modifier] Citations«Homme est mortaprès Dieu ». Malraux, la tentation de l'Occident. (1926)

« L'artiste n'est pas le transcripteur du monde, il est son rival ». Malraux, L'Intemporel (3ème volume de La métamorphose des dieux).

« Dans un monde où tout est sous réserve de l'écoulement du temps, art seul est soumis à temps et pourtant victorieux sur elle ». Malraux dans une émission de télévision sur l'art, 1975.

« L'Art est une leçon pour les dieux ». Les voix du Silence

« Le Musée d'art est un des endroits qui nous donnent la plus haute idée de l'homme ». Les voix du Silence

« Humanisme ne consiste pas en disant : 'aucun animal n'aurait pu faire ce que j'ai fait,' mais en déclarant: « nous avons refusé ce que la bête en nous a légué à faire, et nous cherchons à récupérer l'homme partout où nous trouvons que qui écrase lui. » » Les voix du Silence

« Le plus grand mystère n'est pas que nous avons été jeta au hasard entre cette profusion de la matière et les étoiles, mais que dans cette prison nous pouvons tirer de nous-mêmes images assez puissants pour refuser notre néant. » Les Noyers de l'Altenburg

[Modifier] Bibliographie partielle des œuvres de MalrauxEn lunes Papier, 1923 (Papier lunes, 2005)
La Tentation de l'Occident, 1926 (La tentation de l'Occident, 1926)
royaume-farfelu, 1928 (Le Royaume de Farfelu, 2005)
Malraux, André (1928). Les Conquérants (les conquérants). University of Chicago Press. ISBN 9780226502908. http://books.google.com/books?id=4g1n2P_-MEYC & printsec = frontcover & dq = malraux & as_brr = 3 & cd = # 7 v = page & q = & f = false. (réimpression University of Chicago Press, 1992, ISBN 9780226502908)
La Voie royale, 1930 (La voie royale ou Le moyen des rois, 1930)
La Condition humaine, 1933 (sort l'homme, 1934)
Le Temps du mépris, 1935 (Jours de la colère, 1935)
L'espoir, 1937 (espoir l'homme, 1938)
Malraux, André (1948). Les Noyers de l'Altenburg (les arbres noyer d'Altenbourg). University of Chicago Press. ISBN 9780226502892. http://books.google.com/books?id=0nzrHlrufnQC & printsec = frontcover & dq = malraux & as_brr = 3 & cd = # 4 v = page & q = & f = false. (réimpression University of Chicago Press, 1992, ISBN 9780226502892)
La Psychologie de l'art, 1947-1949 (The Psychology of Art)
Le Musée imaginaire de la sculpture mondiale (1952–54) (Le musée imaginaire de la Sculpture mondiale (en trois volumes))
Les Voix du silence, 1951 (La voix du Silence, 1953)
La Métamorphose des dieux (Traduction en anglais : La métamorphose des dieux, par Stuart Gilbert) :
Vol 1. Le Belgique, 1957
Vol 2. L'irréel, 1974
Vol 3. L'Intemporel, 1976
Antimémoires, 1967 (Anti-Memoirs, 1968 - autobiographie)
Les Chênes qu'on abat, 1971 (Chênes abattus ou The Fallen Oaks)
Lazare, 1974 (Lazarus, 1977)
Saturne : Le destin, l'art et Goya, (Paris : Gallimard, 1978) (traduction d'une édition antérieure publié en 1957 : Malraux, André. Saturn : un essai sur Goya. Traduit par C.W. Chilton. Londres : Phaidon Press, 1957.)
Pour une biographie plus complète, voir le site de la Amitiés internationales André Malraux.

[Modifier] Références1.^ un b « biographie detaillee », Andre Malraux site, consulté le 3 septembre 2010
2.^ Cate, 4 p.
3.^ Cate, p.153
4.^ un b Katherine Knorr (31 mai 2001). « André Malraux, the Great Pretender ». Le New York Times. http://www.nytimes.com/2001/05/31/style/31iht-malraux_ed3_.html?pagewanted=1.
5.^ Cate, migrante
6.^ Cate, pp.388-389
7.^ Cate, 58-pp.53
8.^ Cate, pp.86-96.
9.^ Cate, p.159
10.^ Cate, pp.170-181
11.^ Cate, pp.228-242
12.^ Cate, p.235
13.^ John Sturrock (9 août 2001). « L'homme de nulle part ». La London Review of Books 23 (15). http://www.LRB.Co.uk/V23/N15/John-Sturrock/The-Man-from-Nowhere.
14.^ Beever, p. 140
15.^ Beever, 140 p.
16.^ Derek Allan, l'Art et l'aventure humaine, théorie de André Malraux de l'Art (Amsterdam : Rodopi, 2009). p. 25-27.
17.^ Cate, pp.278-287
18.^ Cate, pp.328-332.
19.^ Cate, pp.340-349
20.^ "Recommandations pour les récompenses et distinctions (armée) — Malraux, Andre" (droits habituellement requis pour afficher le pdf complet de recommandation originale). DocumentsOnline. Le National Archives. http://www.nationalarchives.gov.uk/documentsonline/details-result.asp ?Edoc_Id = 7792088. Extrait le 23 septembre 2009.
21.^ Derek Allan, l'Art et l'aventure humaine : théorie de André Malraux de l'Art, Amsterdam : Rodopi, 2009, p. 21
22.^ Revue André Malraux Review
23.^ Site littéraire André Malraux
[Modifier] Bibliographie des œuvres de MalrauxArt et l'aventure humaine : théorie de André Malraux de l'Art (Amsterdam, Rodopi : 2009) Derek Allan
andré Malraux (1960) par Geoffrey h. Hartman
André Malraux : aventure de l'Indochine (1960) par Walter langlois (New York, Praeger).
Malraux (1971) par Pierre galante (SBN 40212441-3)
André Malraux : une biographie (1997) par Curtis cate Fromm édition (ISBN 208066795)
Malraux ou la Lutte avec l'Ange. Art, histoire et religion (2001) par raphaël aubert (ISBN 2-8309-1026-5)
Malraux : une vie (2005) par Olivier Todd (ISBN 0375407022)
Dits et écrits d'André Malraux : Bibliographie commentée (2003) par Jacques chanussot et Claude Travi (ISBN 2-905965-88-6)
La bataille pour l'Espagne : la guerre civile espagnole 1936-1939 (Seconde édition 2006) par Anthony beevor (ISBN 0-2978-particulier-1)
andré Malraux (2003) par Roberta newnham (ISBN 9781841508542)
David Bevan (1986). André Malraux : vers l'expression de la transcendance. Presse de McGill-Queen - MQUP. ISBN 9780773505520. http://books.google.com/books?id=T9xjZytIaf4C & printsec = frontcover & dq = Andr % C3 A9 + Malraux, & source = bl & ots = nnYDHj7HkS & sig = LhrHdSZskH9_zVhYNrKJ5JqKOi4 & hl = fr & ei = XExwS5PdEYmaMqaasaEF & sa = X & oi = book_result & ct = résultat & resnum = 17 & ved = 0CDQQ6AEwEA # v = page & q = & f = false.
Jean François Lyotard (1999). Signé, Malraux. University of Minnesota Press. ISBN 9780816631063. http://books.google.com/books?id=TrfYXE9KgEsC & printsec = frontcover & dq = malraux & as_brr = 3 & cd = # 3 v = page & q = & f = false.
Geoffrey T. Harris (1996). André Malraux : une nouvelle cotisation. Palgrave Macmillan. ISBN 9780312129255. http://books.google.com/books?id=4L0qd8EYpIMC & printsec = frontcover & dq = malraux & lr = & as_brr = 3 & cd = # 14 v = page & q = & f = false.
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André Malraux : humaniste de tragique (1963) par Charles D. Blend, Ohio State University Press (bibliothèque du Congrès Catalogue numéro de la carte : 62-19865)
Pierre Mendès France
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Pierre Mendès France


Pierre Mendès France, surnommé PMF, né le 11 janvier 1907 à Paris et mort le 18 octobre 1982 dans la même ville, est un homme politique français.

Sa vie politique commence lors de son élection comme député de l'Eure, en 1932 [1]. Radical-socialiste, il participe à la coalition du Front populaire. Il exerce l'autorité de l'État quelques semaines en 1938, sous l'égide de Léon Blum, puis de 1944 à 1945, dans la mouvance du général de Gaulle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance, rejoignant les Forces aériennes françaises libres.

Nommé président du Conseil par le président de la République René Coty, en juin 1954, il cumule sa fonction avec celle de ministre des Affaires étrangères. Ses tentatives de réforme en Algérie entraînent la chute de son gouvernement, cible à la fois de ses adversaires colonialistes et de ses soutiens politiques habituels anti-colonialistes. Il quitte alors la présidence du gouvernement en février 1955.

Ministre d'État sans portefeuille du gouvernement Guy Mollet en 1956, il démissionne au bout de quelques mois en raison de son désaccord avec la politique du Cabinet Mollet menée en Algérie.

Il vote contre l'investiture de Charles de Gaulle à la présidence du Conseil en juin 1958, puis abandonne tous ses mandats locaux après sa défaite aux élections législatives du mois de novembre de la même année. Élu député de la 2e circonscription de l'Isère en 1967, puis battu l'année suivante, il forme un « ticket » avec Gaston Defferre lors de la campagne présidentielle de 1969.

Bien qu'il n'ait dirigé le gouvernement de la France que pendant un peu plus de sept mois, il constitue une importante figure morale pour une partie de la gauche en France. Au-delà, il demeure une référence pour la classe politique française, incarnant le symbole d'une conception exigeante de la politique[2],[3].

Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Vie personnelle
1.2 Vie publique
1.2.1 Débuts dans la vie politique
1.2.2 Pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)
1.2.2.1 Bretton-Woods et le Fonds monétaire international
1.2.3 Un député impliqué quant à la situation en Algérie et en Indochine (1950-1954)
1.2.4 Président du Conseil (1954-1955)
1.2.4.1 La politique intérieure et européenne
1.2.4.2 La modernisation du Parti radical
1.2.5 Ve République
1.2.5.1 Du Parti radical au Parti socialiste
1.2.5.2 La question algérienne et les rapports avec de Gaulle
1.2.5.3 Le dernier rendez-vous socialiste
1.2.6 Mendès et l'extrême droite
1.3 Détail des mandats et fonctions
1.4 Distinctions
2 Œuvres de Pierre Mendès France
3 Bibliographie de référence
3.1 Articles et communications
4 Filmographie
5 Notes et références
6 Annexe
6.1 Articles connexes
6.2 Liens externes


Biographie[modifier] Vie personnelle[modifier]Pierre Mendès France est issu d'une famille de vieille ascendance judéo-portugaise du nom de « Mendes de França », installée à Bordeaux, Rochefort, Louviers et Paris. Son père, Cerf-David Mendès France, était rigoureusement areligieux. L'Affaire Dreyfus avait été la grande bataille de sa vie, qu'il avait vécue « moins en juif solitaire qu'en démocrate indigné », démocrate de gauche bien qu'il n'ait jamais adhéré à aucun parti politique. Concernant les études de son fils, sa position était claire : le parcours sera laïc, de la communale au doctorat de droit[4].

Bachelier à quinze ans, Pierre devient en 1928, à vingt et un ans, après des études de droit et un passage par l'École libre des sciences politiques de la rue Saint-Guillaume, le plus jeune avocat de France.

Très intéressé par les questions économiques et financières, il soutient en mars 1928 une thèse sur la « politique de redressement du franc menée par Raymond Poincaré », dans laquelle il salue l'efficacité « brute » de cette politique, mais en critique les conséquences économiques et sociales.

Il est initié le 19 mai 1928 à la Respectable Loge Paris et visite la Loge Union et Progrès à Pacy-sur-Eure[5].

En 1933, Pierre Mendès France épouse Lily Cicurel (1910-1967), sœur de Raymond Cicurel. De leur union naîtront deux enfants : Bernard Mendès France (1934-1991) et Michel Mendès France (né en 1936) – ce dernier ayant lui-même deux enfants : Tristan Mendès France (1970) et Margot Mendès France (1975).

En 1971, Pierre Mendès France épouse en secondes noces Marie-Claire de Fleurieu (née Servan-Schreiber).

Pierre Mendès France est mort le 18 octobre 1982, dans son appartement rue du Conseiller-Collignon, à Paris.

Vie publique[modifier] Débuts dans la vie politique[modifier]Parallèlement à ses études, Pierre Mendès France se tourne vers le militantisme. Il sera l'un des membres fondateurs en 1924 de la Ligue d'action universitaire républicaine et socialiste (LAURS), un mouvement étudiant d'opposition à l'extrême droite, très actif dans le Quartier latin. Il participe aux affrontements qui opposent l'Action française et les Jeunes patriotes à la LAURS (qu'il présidera en 1928) vers la fin des années 1920[6].

Pierre Mendès France apparait alors comme l'un des espoirs du Parti radical auquel il est inscrit depuis 1923, c'est-à-dire dès l'âge de seize ans. Il fait partie, aux côtés de Jacques Kayser, Gaston Bergery, Pierre Cot, Jean Zay ou encore Bertrand de Jouvenel, des « Jeunes Turcs » qui réclament un renouvellement de la doctrine du mouvement, demandent son ancrage à gauche et contestent les orientations de la direction du mouvement incarnée par la figure historique d'Édouard Herriot.

Député de l'Eure à partir de 1932 (il est alors le plus jeune député de France[7],[8]) et maire de Louviers à partir de 1935, il est élu conseiller général de l'Eure en 1937. Il n'hésite pas à attaquer Herriot, président du Parti, au congrès du Parti de Clermont-Ferrand (mai 1934), soutient Édouard Daladier ainsi que la stratégie du Front Populaire (1936) d'alliance avec les socialistes. Il prend la tête de la commission des douanes de la Chambre des députés, avant d'être nommé sous-secrétaire d'État au Trésor dans le deuxième et éphémère gouvernement Léon Blum (du 13 mars au 8 avril 1938). La gauche (PCF compris) s'abstenant lors du vote du 9 juillet 1936 à propos de la participation française aux Jeux olympiques de Berlin, organisés par le régime nazi, Pierre Mendès France est le seul député de gauche à voter contre, soutenant ainsi les Olympiades populaires organisées par le Front populaire espagnol.

Mendès France élabore ensuite avec le directeur de cabinet de Léon Blum, Georges Boris, un projet de réforme économique audacieux, axé sur le contrôle des actifs et sur le soutien à l'investissement militaire, dont l'exposé des motifs se réclame pour la première fois en France de préceptes keynésiens. Très contesté, « sottement qualifié de marxiste par la droite [9] » ce projet sera rejeté par le Sénat, ce qui précipite la chute du gouvernement.

Pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)[modifier]Député à la déclaration de la guerre, il est mobilisé comme officier au Moyen-Orient où il passe un brevet d'observateur aérien.

Au moment de la déroute qui a obligé le gouvernement à se réfugier à Bordeaux, il est de ceux qui veulent poursuivre la guerre à partir de l'Afrique du Nord, et il embarque à bord du Massilia avec un certain nombre de députés et d'hommes politiques. Il est arrêté le 31 août 1940 au Maroc sur l'ordre du résident général Charles Noguès et accusé, avec trois autres officiers, de désertion, alors que bien au contraire il est de ceux qui veulent se battre. Rapatrié à Marseille en même temps que Jean Zay, il est jugé le 9 mai 1941 par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand et condamné à six ans de prison et à la destitution pendant dix ans.

Incarcéré par le régime de Vichy, puis transféré à l'hôpital militaire pour insuffisance hépatique, il s'en échappe le 21 juin 1941 après avoir écrit une lettre au maréchal Pétain[10]. Il se cache pendant plusieurs mois de cavale, avant de parvenir à rejoindre les Forces aériennes françaises libres à Londres où il participe aux combats. Le 3 octobre 1943, il est promu capitaine des aviateurs du Groupe Lorraine. Le lieutenant colonel Luc de Rancourt assigne à ce groupe, qui compte aussi dans ses rangs Jean d'Astier de La Vigerie, une mission : attaquer la centrale électrique de Chevilly-Larue, groupe des trois stations qui alimentent en énergie Paris, sa banlieue et une partie de Bordeaux[11].

Nommé par le général de Gaulle, en 1943, commissaire aux finances, dans le Comité français de la Libération nationale d'Alger, il représente la France à la conférence de Bretton Woods avant de devenir ministre de l'Économie nationale du Gouvernement provisoire de la République française, à partir du 4 septembre 1944. En désaccord avec René Pleven, ministre des Finances, sur l'orientation à donner à la politique économique, qu'il désire énergique, il démissionne le 6 avril 1945 faute d'obtenir le soutien du général de Gaulle pour prendre les mesures de rigueur et d'assainissement monétaires que lui semble exiger la situation économique du pays. Le litige portait tout particulièrement sur l'échange des billets de banque afin de corriger certains abus que le marché noir et l'économie souterraine avaient favorisés durant l'occupation.

Nommé au Conseil d'administration de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Il représentera ensuite la France au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC).

Bretton-Woods et le Fonds monétaire international[modifier]En 1944, Pierre Mendès-France participe à Bretton Woods aux travaux fondateurs de deux institutions : la Banque internationale pour la reconstruction, et le Fonds monétaire international[12]. À Bretton-Woods, il se lie d'amitié avec Lord Keynes qui représente la Grande-Bretagne[12]. Mendès admire la Théorie générale de Keynes, et il se range à ses côtés pour obtenir dans le système monétaire international défini par les Américains, une place qui ne soit pas trop défavorable aux pays endettés par la guerre. Mais rien ne peut fléchir le géant américain. Bretton-Woods se solde par une « défaite stratégique » ainsi que la nomme Keynes [13]. Ni Keynes, ni Mendès, ne peuvent empêcher la mise en place du monopole américain. Mais d'autres délégations, notamment latino-américaines, élèvent la voix, et parlent, elles, non seulement de « reconstruction », objectif premier de la banque mondiale, mais aussi de « développement », ce qui aboutit à la création de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) dont Mendès est élu membre du « Comité des directeurs exécutifs ». Il est aussi nommé membre du conseil d'administration du FMI, où il restera jusqu'en 1947, date à laquelle il donne sa démission[14]. En 1947, il devient délégué de la France au Conseil économique et social de l'ONU (ECOSOC), poste dont il démissionne en 1951[14]. Il retrouve ses mandats de député de l'Eure, de maire de Louviers et de président du Conseil général de l'Eure cette même année 1951[15],[16].

Un député impliqué quant à la situation en Algérie et en Indochine (1950-1954)[modifier]Le 19 octobre 1950, à l'occasion d'un débat budgétaire, le député de l'Eure monte à la tribune de l'Assemblée nationale et se lance dans un véritable réquisitoire contre la guerre d'Indochine. Il ne se contente pas de dire que le conflit coûte trop cher, il ouvre aussi le dossier politique et militaire[17]. Il dénonce très vivement l'engagement militaire français et devient l'un des principaux opposants au conflit.

Déclaration de Pierre Mendès France à l'Assemblée nationale après le revers militaire dans la province de Cao Bang (1950) :

« C'est la conception globale de notre action en Indochine qui est fausse car elle repose à la fois sur un effort militaire qui est insuffisant pour assurer une solution de force, et sur une politique qui est impuissante à nous assurer l'adhésion des populations. Cela ne peut continuer ainsi. […] En vérité, il faut choisir entre deux solutions également difficiles mais qui sont les seules vraiment qu'on puisse défendre à cette tribune sans mentir… La première consiste à réaliser nos objectifs en Indochine par le moyen de la force militaire. Si nous la choisissons, évitons enfin les illusions et les mensonges pieux. Il nous faut pour obtenir rapidement des succès militaires décisifs, trois fois plus d'effectifs et trois fois plus de crédits ; et il nous les faut très vite… L'autre solution consiste à rechercher un accord politique, un accord évidemment avec ceux qui nous combattent. Sans doute, ne sera-ce pas facile… Un accord, cela signifie des concessions, de larges concessions, sans aucun doute plus importantes que celles qui auraient été suffisantes naguère. Et l'écart qui séparera les pertes maintenant inéluctables et celles qui auraient suffi voici trois ou quatre ans mesurera le prix que nous payerons pour nos erreurs impardonnables… », Journal officiel, 1950[18],[17]. »

Président de la Commission des finances à partir de 1953, les revers rencontrés par les forces françaises finissent par l'imposer comme l'un des recours possibles pour faire aboutir une résolution négociée du conflit.

Président du Conseil (1954-1955)[modifier]Après une première tentative infructueuse pour former un gouvernement en 1953, il est finalement investi président du Conseil avec une forte majorité le 18 juin 1954, quelques semaines après la défaite française à la Bataille de Dien Bien Phu, pour faire la paix en Indochine. Il ne dirigera le Gouvernement que pendant sept mois et demi, mais son passage aux affaires sera l'un des temps forts de l'histoire institutionnelle de la Quatrième République.

En dehors d'Edgar Faure, ministre des Finances et numéro deux du gouvernement, son cabinet, qu'il forme sans négocier directement comme c'était alors l'usage avec l'état-major des partis politiques, comporte peu de poids lourds de la vie parlementaire sous la IVe République. C'est une équipe relativement jeune, resserrée et technicienne. On y trouve des CNIP, des MRP, des radicaux, quelques gaullistes dont Jacques Chaban-Delmas. François Mitterrand en est le ministre de l'Intérieur. Le gouvernement est assuré du soutien des députés communistes, bien qu'il ait annoncé qu'il démissionnerait s'il était investi grâce aux voix communistes (c'est-à-dire si, sans compter les voix communistes, il n'avait pas la majorité à l'Assemblée).

Dans son discours d'investiture, il se donne 30 jours pour faire aboutir les négociations de paix sur l'Indochine.

Lorsque Pierre Mendès France est investi président du Conseil en 1954, il doit régler, après l'Indochine, des problèmes des colonies et protectorats français du Maghreb qui sont multiples. Au Maroc d'abord. Depuis la déposition du sultan Sidi Mohammed, en août 1953, le pays sombre dans le chaos, en Tunisie, Habib Bourguiba a été interné[19]. Lors de sa déclaration d'investiture du 17 juin 1954, Pierre Mendès France annonce qu'il a pris le parti de négocier :

« Le Maroc et la Tunisie auxquels la France a ouvert les voies du progrès économique, social et politique ne doivent pas devenir des foyers d'insécurité et d'agitation. […] Mais j'ajoute avec la même netteté que je ne tolérerai pas non plus de […] réticences dans la réalisation des promesses que nous avons faites à des populations qui ont foi en nous. »
La stratégie tunisienne de Mendès consiste d'abord à restaurer l'autorité morale du bey, ensuite associer aux négociations le Néo-Destour et enfin s'appuyer sur les militaires[20]. L'habileté de Mendès France à engager des pourparlers et à jouer sur tous les registres fait l'admiration de Bourguiba qui s'en confie à Roger Stéphane[21]. Les résidents français ne partagent pas son enthousiasme, pourtant « l'opération Carthage »[22] de Mendès France aboutit le 20 mars 1956 à l'indépendance de la Tunisie. Cette politique de négociation sera poursuivie après lui par Edgar Faure et Guy Mollet pour le Maroc.

En revanche, pour l'Algérie, l'attitude du président du conseil est bien différente car, dans son esprit « l'Algérie, c'est la France[23]. »

Le 9 novembre 1954, à l'Assemblée nationale, Pierre Mendès France et son ministre François Mitterrand sont félicités pour leur riposte ferme à l'agitation algérienne par le porte-parole de la grande colonisation : René Mayer[24]. Une phrase de Mendès résume assez bien sa pensée :

« L'Algérie, c'est la France, et non un pays étranger… On ne transige pas quand il s'agit de défendre la paix intérieure de la nation, l'unité et l'intégrité de la République[24]. Primo il faut s'assurer que les mouvements de troupe ont été exécutés, secundo il faut au moins tripler les effectifs des troupes et des CRS envoyés en Algérie. Se souvenir que l'effort massif que nous avons fait pour la Tunisie et des réticences rencontrées auprès des militaires. Il faut agir sur eux de la manière la plus énergique pour qu'ils ne perdent pas un instant[25]. »
Le 12 novembre, Mendès France rectifie le tir en donnant des indications sur la nécessité d'une « coopération généreuse que la métropole doit créer pour une vie meilleure en Algérie, amélioration des terres incultes etc. », ce qui a pour effet de lui mettre à dos à la fois les porte-parole de la colonisation, et les défenseurs des droits des algériens qui dénoncent les exactions de policiers tortionnaires[26]. C'est dans un climat de sommations et d'hyperboles, de dénonciations venues des deux pôles de l'opinion, que s'ouvrira, le 2 février, le grand débat à propos du Maghreb où sombrera le cabinet de Pierre Mendès France[27]. Son gouvernement est renversé le 5 février 1955 sur la question de l'application du statut de l'Algérie.

La politique intérieure et européenne[modifier]Sur le plan institutionnel, sa politique se caractérise par un effort de rationalisation du régime parlementaire de la IVe République et par une tentative de rééquilibrage des institutions en faveur de l'exécutif. Refusant le principe de la double investiture par lequel le président du Conseil pressenti se présentait deux fois devant la Chambre, d'abord seul, ensuite avec son gouvernement, il dénonce les marchandages auxquels cette pratique donne lieu et parvient à faire réviser la Constitution de 1946 pour entériner la fin de cet usage. Cette révision donne également l'occasion d'un assouplissement limité du droit de dissolution.

Largement accaparée par les problématiques internationales, son expérience gouvernementale n'a pas le temps de s'inscrire, sur le plan socio-économique, dans des réformes d'ampleur. L'opinion retient néanmoins sa politique de lutte contre l'alcoolisme qui se traduit à l'automne 1954 par une série de dispositions durcissant le régime fiscal des bouilleurs de crus et l'abolition de la transmission par héritage du privilège qui leur donnait par tradition le droit de fabriquer une dizaine de litres d'alcool par foyer.

Malgré l'hostilité déclarée d'une grande partie de l'hémicycle, il soumet au vote de l'Assemblée, sans le soutenir véritablement, le projet de Communauté européenne de défense (CED) en août. Son rejet, qui ouvre la voie au réarmement allemand dans le cadre de l'OTAN, lui vaut l'hostilité ouverte du MRP, très favorable à la construction européenne, et prive le cabinet Mendès France de la base parlementaire indispensable à sa survie au-delà du très court terme.

Son cabinet privé de tout soutien à la Chambre, PMF présente au président Coty sa démission le 2 février 1955; le chef de l'État lui demande d'assurer les affaires courantes jusqu'à la nomination du successeur du chef du gouvernement à la présidence du Conseil, Joseph Laniel, ministre des Affaires étrangères du cabinet Mendès France.

En 1956, il prend la tête du Front républicain, coalition électorale rassemblant les radicaux, les socialistes et les membres de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), la formation dirigée par François Mitterrand. Mais le succès de cette alliance aux élections législatives ne lui vaut qu'un poste de ministre d'État (du 1er février au 23 mai 1956) dans le nouveau gouvernement, Guy Mollet lui ayant été préféré pour en prendre la tête. Opposé à ce dernier sur sa politique en Algérie, et estimant que les mesures politiques indispensables pour reconquérir la confiance des Algériens n'ont pas été prises, Pierre Mendès France démissionne en mai 1956 du gouvernement et quitte la direction du Parti radical, qu'il n'a pas réussi à moderniser et qui penche de plus en plus vers la droite.

La modernisation du Parti radical[modifier]En 1955 PMF tente d'insuffler un souffle nouveau au Parti radical et organise, Salle Wagram, un congrès extraordinaire le 4 mai. Le plus vieux parti de France va y subir les assauts des jeunes militants parisiens[28], parmi lesquels Charles Hernu, qui, selon Francis de Tarr, « se conduisait en ultra mendésiste plutôt qu'en radical-mendésiste[29] ». Du congrès des « agités de Wagram », il sortira un néo-radicalisme mendesiste entériné par le Parti radical en novembre 1955 et qui rend Mendès maître du mouvement. Il est élu vice-président du parti, président dans les faits puisque Herriot, président à vie, est trop âgé pour assumer cette fonction[30].

Il peut ainsi préparer les élections législatives de l'année suivante avec des chances de succès. Mais Edgard Faure décide de dissoudre l'assemblée nationale et de procéder à des élections anticipées, ce qui hypothèque les projets de PMF. Edgard Faure est alors exclu du parti le 1er décembre 1955 ainsi que Martineau. Cependant le « mendésisme de Wagram » ne se relèvera pas de ce coup porté, et dès avril 1956, PMF est marginalisé et confiné à la fonction de ministre d'état[31]. Il démissionne du gouvernement en mai 1956, puis l'année suivante, attaqué dans son propre parti sur la question algérienne, considéré comme un « traître », il est contraint de démissionner de la vice-présidence du Parti radical le 23 mai 1957.

La tentative de conquête et de rénovation du Parti radical a échoué parce que Mendès a multiplié les congrès, multipliant ainsi les occasions d'intrigues[32]

Le 18 janvier 1958, quelques mois avant la signature des traités de Rome (Euratom et CEE), il exprime devant l'Assemblée nationale ses doutes sur un marché commun où les pouvoirs de la démocratie sont délégués « à une autorité extérieure laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d'une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens le plus large du mot, nationale et internationale[33]. »

Plus tard, il votera contre les pleins pouvoirs à Charles de Gaulle[34] ; opposé aux conditions dans lesquelles ce dernier prend le pouvoir et par conséquent au projet de constitution élaboré par le gouvernement de Gaulle. Il mène vigoureusement campagne pour le non au référendum du 28 septembre 1958, qui se soldera par l'adoption du projet et la rapide promulgation de la Constitution du 4 octobre 1958 de laquelle naîtra la Ve république.

Battu aux élections législatives de novembre 1958 dans son fief de l'Eure, ainsi que Édouard Depreux et Robert Verdier, il abandonne ses mandats de maire et de conseiller général pour se consacrer à la réflexion politique et à la réorganisation de la gauche. Maurice Clavel salue son départ dans un article plutôt aigre, l'accusant de « se jucher, prendre des poses à Guernesey pour que de Gaulle soit forcé d'être Bonaparte. Pour avoir raison, Cassandre (PMF) brûlerait Troie elle-même[35] »

Ve République[modifier] Du Parti radical au Parti socialiste[modifier]En 1959, Mendès France rompt avec le Parti radical parce qu'il voit les jeunes s'en éloigner[36], mais aussi parce qu'il en a été « exclu », selon les termes de Jean Bothorel[37].

« En s'opposant au pouvoir gaulliste, il découvre la terrible parcellisation de la gauche. Alors cet orphelin politique va se mettre en quête d'une famille. Ce sera d'abord une organisation en quelque sorte ponctuelle : l'Union des forces démocratiques, créée pendant l'été 1958 pour tenter de donner une assise au cartel des non, à la constitution gaullienne et à la campagne pour le candidat présidentiel opposé à de Gaulle (Albert Chatelet). Mais l'UFD n'est qu'un comité encore affaibli par le conflit permanent qui l'oppose à l'autre branche de la gauche non communiste : l'Union de la Gauche Socialiste animée par Claude Bourdet. Mendès suggère qu'on intitule ce mouvement Union travailliste. En vain. En février 1959, il fait une expérience qui contribuera à l'orienter vers l'adhésion au courant socialiste[38] »
. Cette expérience est une initiative de Jean-Jacques Servan-Schreiber, en février 1959 il organise pour l'hebdomadaire l'Express un débat entre Mendès France et deux des principaux leaders socialiste européens : l'italien Pietro Nenni et le travailliste anglais Aneurin Bevan[39]. C'est là que Mendès se sent un langage commun avec une famille politique, celle des vrais socialistes, notamment de Bauvan qui lui explique sans ménagement que l'administration américaine ne peut accepter chez elle des idéologies qu'elle combat dans les pays étrangers. Nenni lui fait remarquer que ce qui sépare PMF du socialisme, c'est son approche plus économiste[40].

Cependant, malgré quelques oppositions, l'adhésion de Pierre Mendès France au Parti socialiste autonome (PSA) donne une nouvelle impulsion au nouveau parti, ce que reconnaît Édouard Depreux. « Jamais, écrit-il , le PSA n'a autant recruté que dans la foulée de Mendès France. Des jeunes en particulier n'ayant jamais appartenu à aucune organisation ont rejoint, dans toute la France, les sections du PSA. Notre pénétration dans les milieux étudiants, déjà importante, s'est sensiblement accrue[41] »

Malgré les réticences de ses amis de l'UFD et de ceux d'une filiale spécifiquement mendésiste : le CAD (centre d'action démocratique) qui tentent de le mettre en garde contre une adhésion au PSA en soulignant la doctrine contraignante, la discipline pesante, Mendès France rejoindra le Parti socialiste autonome, sans toutefois se précipiter. C'est Georges Boris qui le convainc. Il fait valoir à PMF tout ce que peut lui apporter l'adhésion à un parti tout neuf, non corrompu par les intriques et les rivalités. C'est à lui, Georges Boris, que Mendès donne son adhésion écrite. Boris l'apporte le 22 septembre 1959 à Édouard Depreux[42],[43]. Mendès-France se réclame désormais d'« un socialisme […] qui devra s'inspirer de la tradition humaniste de Léon Blum et Jean Jaurès », reconnaissant également l'échec de sa politique antérieure de réforme au coup par coup, qui doit être abandonnée par une réforme en bloc[44].

Ainsi PMF passe du radicalisme au socialisme. Mais il quand réclame de pouvoir entraîner avec lui ses amis du CAD, on lui répond que chacun d'eux devra subir des tests[44]. Ce qu'il font. Alain Gourdon surnomme ces examens des ordalies[45] Le PSA ne sera qu'une étape puisque l'année suivante, le 3 avril 1960 avec le congrès de fusion présidé par Laurent Schwartz, le Parti socialiste unifié (PSU) est fondé avec un bureau national comprenant Édouard Depreux, Alain Savary, Robert Verdier, Gilles Martinet, Henri Longeot Claude Poperen et Charles Hernu[41]

Mendès refuse tout poste de responsabilité à l'intérieur de ce parti, et il se tient à l'écart du congrès constitutif d'Issy-les-Moulineaux[46] Il charge alors ses fidèles : Richard Dartigues, Charles Hernu ou Harris Puisais de maintenir le contact avec les militants[47].

La question algérienne et les rapports avec de Gaulle[modifier]Écarté du Parlement, Mendès ne reste pas pour autant silencieux, notamment à propos de l'Algérie. Bien que le général de Gaulle ait reconnu le droit des algériens à « l'autodétermination », PMF reste sceptique sur ses intentions. Parce que le général a aussi évoqué l'indépendance de l'Algérie comme « une hypothèse aussi catastrophique que la francisation[46] », qu'il a aussi apporté son soutien aux militaires qui luttent contre le FLN et que, dans le même temps, il déclare que l'heure de la décolonisation est venue.

À la veille des pourparlers d'Évian, Mendès trouve que les deux parties : de Gaulle et le FLN, ne s'engagent pas franchement dans un processus de paix.

« Je fais appel aux hommes responsables des deux camps ; qu'il mettent un terme à la petite guérilla diplomatique qui fait durer la vraie guerre[48]. »
Mais, après l'échec du coup d'état militaire de quatre généraux à Alger (« un quarteron de généraux en retraite[49] » selon la formule du général Gaulle), le 13 mai 1961, PMF salue l'action du général : « La guerre civile a été évitée […]. Tout le monde se réjouit que les pires dangers aient été écartés. Et la majorité des français en attribue le mérite au chef de l'État. De Gaulle et Michel Debré ont manifesté énergiquement leur volonté de résister pendant la crise, cela doit être mis à leur actif[50]. »

Cependant, une fois les accords signés, le 20 mars 1962, PMF va de nouveau s'opposer à de Gaulle lorsqu'il propose d'amender la constitution pour une élection du président de la République au suffrage universel direct, par référendum. PMF entre alors en campagne énergiquement pour le « non », parce qu'il estime cette démarche contraire à la constitution. Il refuse même, dans les Cahiers de la République, journal mendésiste qu'il préside, la publication d'articles « présidentialistes » , y compris ceux de Pierre Avril qui est pourtant un des rédacteurs en chef de la revue[51],[52].

Le triomphe du général au référendum, puis dans la foulée l'échec de PMF à son élection dans l'Eure (il est battu par le giscardien Jean de Broglie), poussent l'ex-président du conseil à préparer les élections suivantes : celle de 1965 et pour cela, à soutenir la candidature de François Mitterrand : « Mitterrand nous a rendu à tous un immense service […]. Je vote pour lui et je demande de voter pour lui[53]. »

Le dernier rendez-vous socialiste

Pour soutenir la candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1965, PMF se lance dans une campagne qu'il anime de rencontres, de débats, dont le plus célèbre, à la radio, est publié en librairie [54].

Après l'échec de François Mitterrand, qui obtient 44,80 % des voix au second tour, il multiplie les conférences et se pose en « garant de la doctrine » socialiste, allant jusqu'à donner des conférences à Harvard[55]. Dans la foulée, il part en campagne pour les élections législatives des 5 et 12 mars 1967. Il se présente dans une circonscription de Grenoble, où il est élu. L'année suivante, se déroulent les Jeux olympiques d'hiver où, pour la première fois depuis bien longtemps, il rencontre de nouveau le général de Gaulle, dont il dira sentir « la fin politique proche[56] », le jour de l'ouverture des jeux le 6 février 1968.

Lors des événements de 1968, Pierre Mendès France apparaît comme l'un des recours possibles en cas d'effondrement du régime. Son apparition lors d'un rassemblement public au stade Charléty le 27 mai, durant lequel il reste toutefois silencieux, lui sera par la suite beaucoup reprochée[57]. Pierre Viansson-Ponté voit même dans sa démarche une manœuvre « machiavélique », qui lui permettrait de jouer sur deux tableaux[58]. PMF ne réussit pas à obtenir l'approbation des communistes pour lesquels il n'est pas l'homme providentiel, ni celle de François Mitterrand, qui lui conseille de garder une certaine réserve vis-à-vis des étudiants.

Il est battu par Jean-Marcel Jeanneney, qui l'emporte avec 132 voix d'avance sur lui [59] aux élections législatives de 1968, dans la 2e circonscription de l'Isère, où il se présente sous l'étiquette PSU, bien qu'il ait déjà choisi de quitter ce parti avec lequel il veut néanmoins rester solidaire[60]. Plus tard, il estimera que c'est cette étiquette PSU qui lui a coûté son siège de député[61]

En 1969, il mène campagne aux côtés de Gaston Defferre pour l'élection présidentielle. Defferre annonce qu'en cas de victoire, Mendès-France sera son Premier ministre[62]. Le « ticket » ne convainc pas, obtenant tout juste 5 % des suffrages. Mendès s'attire toujours la méfiance des communistes qui souhaitent l'exclure de l'union de la gauche : « Tout ça irait encore s'il n'y avait pas Mendès France. Pourquoi l'avoir choisi[63]? » Mitterrand lui même ne le ménage pas et lui reproche son action en faveur des étudiants : « Les communistes ne veulent pas de vous comme Premier ministre, vous allez tout faire échouer[64]. »

Frappé par la maladie, Pierre Mendès France prend ses distances avec la vie politique française après 1972 et choisit d'œuvrer en faveur de la paix au Proche-Orient[65].

Il soutient François Mitterrand lors de l'élection présidentielle de 1981, malgré une série de malentendus qui ont éloigné les deux hommes l'un de l'autre[66].

Il restera jusqu'à la fin proche de sa famille politique, de ses amis, compagnons et collaborateurs tels que les Gabriel Ardant, Georges Boris, Claude Cheysson, Pierre Cot, Didier Grumbach, Georges Kiejman, Simon Nora, Michel Rocard[67].

Pierre Mendès France demeure alors une référence dans la classe politique française, comme symbole d'une conception exigeante de la politique « Cinquante ans jour pour jour après le discours qu'il prononça pour proposer aux députés un contrat de gouvernement et les convaincre de lui accorder leur confiance, Pierre Mendès France reste, en effet, pour beaucoup de nos concitoyens, une référence. Il est juste que l'Assemblée nationale honore aujourd'hui, quelle que soit la place des uns et des autres sur l'échiquier politique, la mémoire de celui qui a pris place parmi les meilleurs pédagogues de l'idée républicaine. Et qu'elle continue ainsi de méditer son message[3]. »

Pierre Mendès France jouit toujours d'une réelle popularité dans l'opinion. Ses « causeries au coin du feu », tous les samedis à la radio, sont restées célèbres. Ils lui permettaient d'expliquer aux Français les grandes lignes de sa politique[68]. En matière de communication, il a également bénéficié d'efficaces soutiens, notamment de celui de Jean-Jacques Servan-Schreiber et de l'hebdomadaire qu'il dirigeait, L'Express[69].

À propos de l'icône politique que PMF est resté dans l'esprit des français, Louis-Bernard Robitaille souligne la curieuse contradiction française : « En simplifiant à peine, il y a cinquante ans comme aujourd'hui, on dirait que les français vouent un culte sans faille à Pierre Mendès France, et installent Guy Mollet à Matignon […]. [PMF était] un héros sans tache qui avait cette vertu redoutable de ne rien promettre […]. On le vénérait comme une conscience de la nation. La classe politique lui a préféré un pur politicien prompt à trahir ses promesses […][70] »

Mendès et l'extrême droite[modifier]Pierre Mendès France est le seul député à s'opposer jusqu'au bout à la participation française aux Jeux olympiques de Berlin en 1936, sous la férule nazie[71]. « Les jeux olympiques, que les nazis présentent déjà comme leur triomphe, vont s'ouvrir à Berlin. La France doit-elle participer à ces fêtes qui seront celles du racisme autant que du sport? Mendès, comme les communistes, estime qu'il faut s'y refuser. Mais au moment du vote des crédits à l'Assemblée nationale, Maurice Thorez et ses amis se réfugient dans l'abstention (l'électorat ouvrier ne comprendrait pas). Seul PMF vote contre[72]. »

Après la Seconde Guerre mondiale, ses origines juives, ses positions sur la décolonisation et sa politique de fiscalisation des bouilleurs de cru font de Pierre Mendès France l'une des cibles favorites de l'extrême droite et du mouvement poujadiste. Pierre Poujade lui lance ainsi, en 1955 : « Si vous aviez une goutte de sang gaulois dans les veines, vous n'auriez jamais osé, vous, représentant de notre France producteur mondial de vin et de champagne, vous faire servir un verre de lait dans une réception internationale ! C'est une gifle, monsieur Mendès, que tout Français a reçue ce jour-là, même s'il n'est pas un ivrogne[73]. » En effet, en 1954, Pierre Mendès France, alors Président du Conseil, organise la distribution de lait dans les écoles et casernes de France[74].

Le 11 février 1958, il se fait violemment prendre à partie à l'Assemblée nationale par le jeune député d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen : « vous savez bien, monsieur Mendès France, quel est votre réel pouvoir sur le pays. Vous n'ignorez pas que vous cristallisez sur votre personnage un certain nombre de répulsions patriotiques et presque physiques[75] ».

Détail des mandats et fonctions[modifier]Maire de Louviers de 1935 à 1939 et de 1953 à 1958
Député radical de l'Eure de 1932 à 1942 et de 1946 à 1958
Conseiller général de l'Eure de 1937 à 1958
Président du Conseil général de l'Eure de 1951 à 1958
Député de la 2e circonscription de l'Isère de 1967 à 1968
Distinctions[modifier]De nombreux établissements scolaires et universitaires portent son nom (notamment à Paris et Grenoble), ainsi que le lycée français de Tunis. Le Palais des sports de Grenoble porte également son nom.

Pierre Mendès France était titulaire, entre autres, de la Croix de Guerre et de la Médaille de la Résistance.

Œuvres de Pierre Mendès France[modifier]Œuvres complètes, tome I, S'engager 1922-43, 1984, 837 p.
Œuvres complètes, tome II, Une politique de l'économie 1943-54, 1985, 630 p.
Œuvres complètes, tome III, Gouverner, c'est choisir 1954-55, 1986, 831 p.
Œuvres complètes, tome IV, Pour une république moderne 1955-62, 1988, 969 p.
Œuvres complètes, tome V, Préparer l'avenir 1963-73,
Œuvres complètes, tome VI, Une vision du monde 1974-82, 1990, 684 p.
Le Redressement financier français en 1926 et 1927, Thèse pour le doctorat soutenue le 3 mars 1928, Université de Paris, Faculté de droit, LGDJ, 1928
L'Œuvre financière du gouvernement Poincaré, préface de Georges Bonnet, LGDJ, 1928
La Banque internationale, contribution à l'étude du problème des États-Unis d'Europe, Librairie Valois, 1930
Le Département de l'Eure au point de vue économique, 1933, préface de M. C. Briquet
Liberté, liberté chérie… Choses vécues, New York, Les éditions Didier, 1943
Roissy-en-France, Julliard, 1947
Gouverner c'est choisir, tome I, Julliard, 1953
Gouverner c'est choisir, tome II, Sept mois et dix-sept jours juin 1954-février 1955, Julliard, 1955
Gouverner c'est choisir, tome III, La Politique et la Vérité, Julliard, 1958
Dire la vérité, causeries du Samedi, Julliard, 1955
Pour une république moderne, Gallimard, 1962, rééd. 1966
Pour préparer l'avenir, propositions pour une action, Denoël, Paris, 1968
Dialogues avec l'Asie d'aujourd'hui, Gallimard, 1972
Choisir, conversations avec Jean Bothorel, Stock, 1974 (ISBN 2234000688 et 978-2234000681)
La vérité guidait leurs pas, Gallimard, 1976
Regards sur la Ve République (1958-1978), Entretiens avec François Lanzenberg, Fayard, Paris, 1983
Ouvrages en collaboration
Avec Gabriel Ardant, la Science économique et l'action, éd. UNESCO-Julliard, 1954
Sous la direction de Jean-Jacques Servan-Schreiber, Rencontre Nenni, Bevan, Mendès France. Février 1959, éd. R. Julliard, Paris, (impr. E. Dauer), 1959
Avec Michel Debré, le Grand Débat, préface de Georges Altschuler, éd. Gonthier, Paris, (impr. Labadie, Évreux), 1966
Avec Gabriel Ardant, Science économique et lucidité politique, éd. Gallimard, 1973
Bibliographie de référence[modifier]François Bédarida et Jean-Pierre Rioux, Pierre Mendès France et le mendésisme : l'expérience gouvernementale, 1954-1955, et sa postérité, Fayard », Paris, 1985
Jean Bothorel, Entretiens avec Pierre-Mendès France, Stock, 1974
Gérard Boulanger, Le Juif Mendès France, une généalogie de l'antisémitisme, Calmann-Levy, 2007
Jean Daniel (dir), Jean Lacouture (dir), le Citoyen Mendès France Le Seuil, Paris, 1992.
15 témoignages recueillis et présentés par Jean Daniel et Jean Lacouture.
Richard Dartigues et Francis Delabarre, Pierre Mendès France : 1907-1982 : la passion de la vérité', Plon, Paris
Jacques Fauvet, La IVe république, Fayard, Paris, 1965
(en) John Gaffney, France and modernisation, Aldershot, Avebury, 1988, (ISBN 0566056259)
Alain Gourdon, Mendès France ou le rêve français, Ramsay, Paris, 1977
Simone Gros, Pierre Mendès France au quotidien, L'Harmattan, 2004
(en) Roy Jenkins, 9 Men and Power, British Book Center, New York,1970
Michel Margairaz (sous la direction de), Pierre Mendès France et l'économie, Odile Jacob, 1989, (ISBN 2738100511).
Actes du colloque organisé par L'Institut Pierre Mendès France à l'Assemblée nationale les 11 et 12 janvier 1988 sous la présidence de Claude Cheysson ; sous la direction de Michel Margairaz.
Jean Lacouture, Pierre Mendès-France, éditions du Seuil, Paris, 1981 (ISBN 2020058669)
Pierre Mendès France et la démocratie locale, colloque organisé par le Département de l'Eure en collaboration avec l'Institut Pierre Mendès France, en novembre 2002 à Évreux
Jacques Nantet, Pierre Mendès France, éditions du Centurion, 1967
Claude Nicolet, Pierre Mendès France ou le métier de Cassandre, éditions Julliard, Paris, 1959.
Louis-Bernard Robitaille, Ces impossibles français, Denoël, Paris, 2010, 384 p. (ISBN 2-20726027-2)
Jean-Louis Rizzo, Pierre Mendès France, La Découverte, 1994 (ISBN 2707123927)
Maris Romo-Navarrete, Pierre Mendès France – Héritage colonial et indépendances, Presses Universitaires Paris-Sorbonne, 2009 (ISBN 2840506492)
Pierre Rouanet, Mendès France au pouvoir, Robert Laffont, 1965
Éric Roussel, Pierre Mendès France, Gallimard, 2007 (ISBN 2070733750)
Alfred Sauvy, Histoire économique de la France entre les deux guerres, Fayard, Paris, 1965
Jeremy Sebbane, Pierre Mendès France et la question du Proche-Orient, 1940-1982, L'Harmattan, 2009
François Stasse, L'Héritage de Mendès France : une éthique de la République, Seuil, Paris, 2004
Francis de Tarr, Pierre Mendès France : un témoignage, Mille sources, Tulle, 2001
(en) Francis de Tarr, The French radical party, from Herriot to Mendès France, Oxford University Press, Toronto, 1961
Pierre Viansson-Ponté, Histoire de la république gaullienne, Hachette Littérature, Paris, 1994, t. II (ISBN 2012787169)
Articles et communications[modifier]Pierre Rosanvallon, « PMF et l'introduction des idées de Keynes en France », conférence IPMF
Pierre Bérégovoy, « PMF et la démocratie économique et sociale », conférence IPMF
Jacques Delors, « PMF, la monnaie et l'emploi », conférence IPMF
Michel Rocard, « L'exigence de Mendès », Le Nouvel observateur, numéro spécial, 1992
Jacques de Larosière, « Un économiste de conviction », Le Nouvel observateur, 1992
« Pierre Mendès France et la modernité », Matériaux pour l'histoire de notre temps, (2001-06/12), no 63/64, p. 3-188
Gaston Monnerville
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Gaston Monnerville

Gaston Monnerville, né le 2 janvier 1897 à Cayenne (Guyane) et mort le 7 novembre 1991 à Paris, est un homme politique français.

Biographie[modifier]Gaston Monnerville est né à Cayenne, petit-fils d'esclave, le 2 janvier 1897 de Marc Saint-Yves Monnerville et de Marie-Françoise Orville. Du côté paternel, la famille est originaire de Case-Pilote, commune de la Martinique.

Les études[modifier]Il fréquente le lycée de Cayenne et en 1912, boursier, il quitte la Guyane et entre en classe de seconde à Toulouse, au lycée Pierre de Fermat, établissement installé dans le vieil Hôtel de Bernuy. Il s'y montra un élève particulièrement brillant, aussi doué pour les sciences que pour les lettres. En classe de seconde, Gaston Monnerville accumule les récompenses : prix d'excellence, premier prix de mathématiques, deuxième prix de version latine, troisième prix d'histoire moderne...

Son année en classe de rhétorique est, elle aussi, fort brillante et le palmarès est impressionnant : inscription au tableau d'honneur, premier prix en mathématiques, premier prix en anglais (première langue), premier prix en espagnol (deuxième langue), etc.

Le brillant élève opte pour les lettres et choisit de suivre la classe de philosophie. Il y remporte notamment le prix Ozenne et le prix d'honneur.

Étudiant aux facultés de Lettres et de Droit de Toulouse, Gaston Monnerville passe à la fois sa licence ès lettres et sa licence en droit, avec les félicitations du jury. C'est également avec les félicitations du jury qu'il est reçu, en 1921, docteur en droit, après avoir soutenu une thèse sur « l'enrichissement sans cause ». Celle-ci est honorée d'une souscription du ministère de l'Instruction publique et primée la même année au concours des thèses.

L'avocat[modifier]Dès 1918, Gaston Monnerville s'inscrit au Barreau de Toulouse. Reçu, en 1921, au concours des secrétaires de la Conférence, il obtient la médaille d'or « Alexandre Fourtanier » qui récompense l'un des meilleurs secrétaires. À ce titre, il prononce, à une séance solennelle de rentrée, un discours remarqué sur « La Critique et le Droit de réponse ».

Gaston Monnerville quitte Toulouse et s'inscrit en 1921 au Barreau de Paris. Il entre bientôt au cabinet d'un célèbre avocat et futur homme d'État, César Campinchi (1882-1941), dont il sera, pendant huit ans, le principal collaborateur.

En 1923, il est reçu au concours des secrétaires de la Conférence des avocats, à la Cour d'appel de Paris. En 1927, il est élu président de l'Union des jeunes avocats à la cour de Paris (UJA de Paris).

Gaston Monnerville plaide plusieurs grands procès. Et surtout, il s'illustre, à l'âge de 34 ans, en 1931, dans l'affaire Galmot. Inculpés, après l'émeute provoquée en 1928 par la fraude électorale et par la mort suspecte de Jean Galmot, quatorze Guyanais sont traduits devant la Cour d'assises de Nantes. Avec Fourny, Alexandre Zévaès et Henry Torrès, il assure leur défense. Sa plaidoirie produit un effet considérable sur les jurés, qui se prononcent pour l'acquittement.

En marge de son métier d'avocat, Gaston Monnerville collabore en tant que journaliste avec la station Radio Tour Eiffel.

Engagement politique[modifier]À la suite de l'affaire Galmot, on lui propose de se présenter en Guyane, contre le député sortant, Eugène Lautier. Il est élu à une majorité considérable député radical de la Guyane en 1932 et 1936.

Dans les troisième et quatrième cabinets de Camille Chautemps, il est sous-secrétaire d’État aux Colonies en 1937 et 1938. La nomination d'un homme de couleur au gouvernement ne fut appréciée ni en Allemagne, ni en Italie. Dans « l'Azione coloniale » du 22 juillet 1937, un article titré « Derrière le Rouge du Front populaire vient le Noir » annonce la création d'un sous-secrétariat d'État aux Colonies « confié au noir G. Monnerville » et commente : « La France a adopté une politique indigène qui, outre qu'elle est une folie pour la nation française elle-même, est un danger pour les autres nations de l'Europe, car cette action qui dépasse le cadre purement politique pour rencontrer le cadre biologique, doit être dénoncée à l'opinion publique mondiale, là où existe une race incontestablement supérieure à celle de couleur que la France voudrait implanter au cœur de l'Europe ».

La Résistance[modifier]Engagé volontaire dans la marine du 23 juin 1939 jusqu'à la formation du régime Pétain, il participe à la Résistance. Il prend contact avec le capitaine Chevance et entre dans le mouvement Combat sous le nom de « Saint-Just » en hommage à son oncle, Saint-Just Orville. Il proteste à Vichy contre les premières mesures discriminatoires qui frappent « les Juifs, les Arabes et les hommes de couleur ». Le maréchal Pétain répond de façon évasive ou dilatoire.

Il siège à l’Assemblée consultative provisoire. Le Gouvernement provisoire de la République française charge Monnerville de préparer le statut de l’Outre-Mer français.

La Constitution d'abord, de Gaulle ensuite[modifier]Après avoir été élu aux deux Assemblées nationales constituantes, Gaston Monnerville est élu au Conseil de la République en 1946. Il devient président de ce conseil en mars 1947. En 1948, il est élu dans le Lot et conservera ce mandat sous la Ve République en qualité de sénateur du parti de la Gauche démocratique jusqu’en 1974.

En 1958, il joue un rôle important dans le retour du général de Gaulle au pouvoir en se rendant avec André Le Troquer à Saint-Cloud pour un entretien sur les modalités de l’investiture du général et le respect de la constitution.

Il conserve son mandat à la tête de la Haute Assemblée en étant élu président du Sénat de 1959 à 1968. Il aura ainsi présidé la deuxième chambre du Parlement pendant 21 ans, frustré qu'à quelques mois près, il n'ait pu devenir président de la République par intérim ; son successeur immédiat, Alain Poher, se trouvera amené en revanche à le faire par deux fois. Cependant, si une vacance du pouvoir avait été établie lorsque Charles de Gaulle quitta la France sans préavis ni annonce pour Baden-Baden le 29 mai 1968, il aurait pu assurer l'intérim de la présidence.

La défense du Sénat[modifier]En 1962, Gaston Monnerville s’oppose au projet de référendum sur l’élection du président de la République au suffrage universel et lâche le mot de « forfaiture » à l’encontre du premier ministre Georges Pompidou, qui avait accepté de signer le projet de référendum[1],[2]. Il combat le projet de réforme du Sénat qui sera rejeté lors du référendum du 27 avril 1969.

Gaston Monnerville présida également le Sénat de la Communauté en 1959 et 1960. Sur le plan municipal, il fut maire de Cayenne, puis de Saint-Céré (Lot). Sur le plan départemental, il présida le conseil général du Lot de 1951 à 1970.

Les dernières années[modifier]Ayant renoncé, en 1968, à la présidence du Sénat, Gaston Monnerville continue à exercer son mandat sénatorial, six ans durant. Lorsque survient la scission radicale de 1972, il donne son adhésion au nouveau Mouvement des radicaux de gauche.

Le 22 février 1974, Alain Poher, son successeur, le nomme membre du Conseil constitutionnel. La nomination de Gaston Monnerville surprit, car le président du Sénat de 1962 n'avait pas été tendre pour le Conseil constitutionnel, lequel s'était déclaré incompétent pour juger du référendum sur l'élection du président de la République au suffrage universel.

Considérant qu'il est appelé à une fonction juridictionnelle, il estime qu'en conséquence il doit s'interdire, pour l'avenir, toute prise de position politique. Gaston Monnerville prête serment le 5 mars, devant Georges Pompidou, président de la République, qui décédera moins d'un mois plus tard, le 2 avril.
En 1983, Gaston Monnerville, qui est chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire depuis 1947, est promu officier. Le chef de l'État, François Mitterrand, lui remet la « rosette » à l'Élysée.

Entré au Conseil constitutionnel à l'âge de 77 ans, il le quitte neuf ans plus tard. Âgé de 86 ans, il n'abandonne pas toute activité. Il prononce encore des conférences sur les institutions ou des causeries sur ses souvenirs d'homme public. La télévision vient l'enregistrer. Il signe quelques préfaces.

Sa longévité et sa lucidité sont exceptionnelles[réf. nécessaire]. Mais atteint d'un cancer depuis plusieurs années, il décède le 7 novembre 1991, à l'âge de 94 ans.

Grand porte-parole des droits de l'homme en France, Gaston Monnerville fut l’un des meilleurs orateurs français sous trois Républiques.[réf. nécessaire]

Récapitulatif des mandats
Député radical de la Guyane 1932 - 1946
Sénateur du Lot 1948-1974, dont Président du Conseil de la République et du Sénat 1947-1968
Président du conseil général du Lot 1951 à 1970
Maire de Cayenne 1935 - 1940
Maire de Saint-Céré 1964 à 1971
Membre du Conseil constitutionnel (1974-1983)
Œuvres de Gaston Monnerville[modifier]D'après la liste des discours[3] et écrits[4] de Gaston Monnerville publiée sur le site du Sénat français[5].

Discours[modifier]1933 : Le Drame juif, discours prononcé le 21 juin 1933, au Trocadéro[6].
1946 : Le 14 Juillet et l'Empire, discours prononcé le 14 juillet 1946[7]•
1948 : "Liberté, création continue", discours prononcé pour la commémoration de la Révolution de 1848[8].
1948 : Éléments du discours prononcé au Banquet Hoche organisé par la Fédération Radicale Socialiste de Seine-et-Oise[9].
1948 : Révolution de 1848 et abolition de l'esclavage, discours prononcé à la Sorbonne, le 27 avril 1948, pour la Commémoration du Centenaire de la Révolution de 1848[10].
1949 : Discours d'inauguration de la Croix du Stauffen à Thann, 7 juillet 1949[11].
1950 : Discours prononcé le 12 novembre 1950 à Besançon à l'occasion du jubilé de M. Georges Pernot[12].
1953 : Discours prononcé le 21 juin 1953 à Verdun[13].
1953 : Discours prononcé les 21-25 mai 1953 aux États généraux des Avocats de France et d’Outre-Mer à Toulouse[14].
1953 : Discours prononcé le 18 novembre 1953 à la Maison de l'Amérique latine[15].
1953 : Discours prononcé le 18 octobre 1953 à l'occasion de l'inauguration du Monument Georges Leygues[16].
1954 : Discours prononcé sur les ondes de Radio-Luxembourg à l’occasion du 1er janvier 1954[17].
1954 : Discours prononcé le 5 janvier 1954 à l'occasion de la promotion de M. Georges Gombault[18] au grade de Grand Officier de la Légion d'honneur[19].
1954 : Vœux à l'adresse de L'Union Française prononcés à la Radiodiffusion française le 22 décembre 1954[20].
1962 : Discours de Vichy prononcé à l'occasion du 59e Congrès du Parti radical-socialiste, 27-30 septembre 1962[21].
1962 : Discours au Sénat, 9 octobre 1962[22].
1975 : Eloge funèbre de Maître Arsène-Hévans Cassin[23], 1975[24].
1981 : L'Abbé Grégoire, Conférence donnée à la Grande Loge de France, 5 mai 1981[25].
Ecrits[modifier]Portraits (Extrait de «l'Histoire générale de l'Afrique» Tome 8 (Référence?).Le Chevalier de Saint-Georges, Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Alexandre Pouchkine, Alexandre Dumas, Heliodore-Camille Mortenol, Félix Éboué, Ralph Bunche, Martin Luther King.- Éditeur : F. Beauval, 1976, 85 p.
Vingt-deux ans de présidence, Plon, 1980
Décorations[modifier]Officier de la Légion d'honneur en 1983
Chevalier de la Légion d'honneur en 1947
Croix de Guerre 1939-1945
Officier de la Résistance.
Une esplanade portant son nom à Paris a été inaugurée le 5 septembre 2006 par Bertrand Delanoë et le président du Sénat, Christian Poncelet, à proximité du jardin du Luxembourg.

Bibliographie[modifier]Il a notamment écrit :

22 ans de présidence, 2003, Le Cherche Midi.
Plusieurs ouvrages lui ont été consacrés :

Rodolphe Alexandre, Gaston Monnerville et la Guyane, 1999, Ibis Rouge éditions;
Vanessa Dautet, Gaston Monnerville et le gaullisme (L'affrontement de deux conceptions de la République);
Jean-Paul Brunet, Gaston Monnerville, le Républicain qui défia de Gaulle, 1997, Albin Michel, Paris.
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Le conflit du référendum de 1962


" L’homme qui a dit non au Général de Gaulle ", c’est par ces mots, qu’en 1991, la plupart des organes de presse caractérisent Gaston Monnerville, en annonçant sa disparition. Réduire la personnalité de l’ancien Président à ce " non " fameux est sûrement simpliste, mais il faut reconnaître qu’à l’époque où il fut lancé, ce " non " fit beaucoup de bruit.

Le conflit éclata lors du congrès que le Parti radical tint à Vichy, à la fin du mois de septembre 1962. Le 12 septembre, le Général de Gaulle avait annoncé en conseil des Ministres, son intention de procéder à un référendum. La Nation était invitée à modifier la Constitution pour que, désormais, l’élection du Président de la République ait lieu au suffrage universel direct.

Le Général avait choisi d’utiliser l’article 11 de la Constitution (et non l’article 89, spécialement consacré à la révision constitutionnelle). Le choix de cette procédure ne recueillit pas l’approbation unanime des juristes.

Le 29 septembre, Gaston Monnerville monta à la tribune du Congrès du parti radical réuni à Vichy. D’emblée, il annonça qu’il voterait non et saisirait le Conseil Constitutionnel. Et il développa longuement les raisons qui prouvaient qu’à ses yeux, le Général violait la Constitution.

Il ajoutait : " Si le Chef de l’Etat a décidé en connaissance de cause, je me permets de l’affirmer, de la violer, le Premier Ministre n’avait qu’à ne pas signer, il n’avait qu’à

ne pas dire OUI... au référendum (applaudissements)... et le référendum donc n’aurait pas été possible, puisque je vous ai expliqué que c’est à la demande du Premier Ministre, ou à l’initiative parlementaire, c’est-à-dire à la demande des Chambres, que la révision est possible. On le lui a imposé ; il y a quelques mois ce n’était pas son sentiment, aujourd’hui il a accepté, il va contre-signer le projet de loi. Il prend ses responsabilités, chacun de nous prendra les siennes ; l’avenir, je ne sais pas s’il sera lointain ou proche, jugera. Le peuple français comprendra et, au moment où il aura compris, je ne sais pas dans combien de temps, il saura au moins quels sont ceux qui ont voulu le bien servir. Laissez-moi vous dire que la motion de censure m’apparaît comme la réplique directe, légale, constitutionnelle, à ce que j’appelle une forfaiture. (Applaudissements) "." Forfaiture ", le mot était lancé. Comme on le voit, Monnerville visait expressément le Premier ministre, Georges Pompidou. Il l’accusait de couvrir, par son silence, la fiction selon laquelle il aurait, Premier ministre, proposé lui-même le référendum.

Mais le mot de " forfaiture " fit sensation. Des journalistes estimèrent plus piquant de considérer que l’accusation visait le Général lui-même. Sauf Georges Pompidou, qui ne pouvait s’y tromper, l’opinion suivit les chroniqueurs. Elle crut (et croit toujours) que Monnerville a lancé le mot de forfaiture contre le Général de Gaulle. Une erreur passée dans le domaine public devient une vérité historique.

Deux jours plus tard, Monnerville est triomphalement réélu au fauteuil présidentiel de la Haute Assemblée. Un score impressionnant ; il ne lui manque, bien sûr, que les suffrages de l’U.D.R. Considérant qu’une telle réélection valait approbation sans réserve, Monnerville renouvelle ses attaques contre le référendum. Le Sénat fait un succès à ce discours, particulièrement au passage suivant : " Dans sa récente allocution télévisée, le Président de la République a dit : " J’ai le droit ! ". Avec la haute considération due à ses fonctions, mais avec gravité, avec fermeté, je réponds : " Non, monsieur le Président de la République, vous n’avez pas le droit. Vous le prenez ! ".

Enfin, la Haute Assemblée décide, fait rarissime, que le discours de son Président sera affiché dans toutes les mairies de France. On sait la suite : le Général remportera le référendum, avec 62 % des suffrages, et le Conseil Constitutionnel, saisi par Gaston Monnerville, se déclara incompétent.

Les rapports entre le chef de l’Etat, le Gouvernement et le Président du Sénat furent de plus en plus tendus. Monnerville se représenta, une dernière fois, à la présidence de la Haute Assemblée, le 2 octobre 1965. Il fut élu au premier tour, mais avec une voix seulement de majorité.

Au cours de la session extraordinaire de septembre 1968, Gaston Monnerville annonça à ses collègues son intention de ne pas briguer leurs suffrages, lors du renouvellement du Bureau, le 2 octobre 1968.

Vingt-deux ans de présidence prenaient ainsi fin




Karl Marx
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Karl Marx

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Karl heinrich Marx (5 Mai 1818 – le 14 mars 1883) était un allemand, philosophe, sociologue, historien, économiste, théoricien politique et socialiste révolutionnaire, qui a développé la théorie sociopolitique du marxisme. Ses idées marxiste a joué un rôle important dans le développement des moderne des sciences sociales[[] 2] et également dans le mouvement politique socialiste. Il a publié plusieurs livres au cours de sa vie, avec le plus notable étant Le manifeste du Parti communiste (1848) et le Capital (1867–1894), dont beaucoup ont été co-écrit avec son ami, le collègue socialiste révolutionnaire allemand friedrich Engels.[[] 3]

Né dans une famille de classe moyenne aisée de juges, Marx part pour étudier à l' Université de Bonn et l' Université de Berlin, où il s'intéresse aux idées philosophiques de la Young hégéliens. Après avoir terminé ses études, il devient journaliste à Cologne, écrire pour un journal radical, la rheinische zeitung, où il commence à utiliser des concepts hégélienne de matérialisme dialectique pour influencer ses idées sur le socialisme. Aller à Paris (France) en 1843, il commence à écrire pour d'autres journaux radical, la deutsch-französische jahrbücher et Vorwärts!, ainsi que par écrit une série de livres, dont plusieurs ont été co-écrit avec Engels. Exilé à Bruxelles en Belgique, en 1845, il devient une figure de proue de la Ligue communiste, avant de revenir à Cologne, où il a fondé son propre journal, la neue rheinische zeitung. Exilé une fois de plus, en 1849, il se rend à Londres, en Angleterre, où, vivant dans la pauvreté, il a entrepris de continuer à écrire et à formuler ses théories sur la nature de la société et comment il pensait, qu'il pourrait être amélioré.

Les théories de Marx sur la société, économie et politique, qui est appelée collectivement marxisme, tenir que toute société progresse grâce à la lutte des classes. Il a fortement critiqué la forme actuelle de la société, capitalisme, qu'il appelait "la dictature de la bourgeoisie", le croyant être exécutée par les riches classes moyennes et supérieures purement pour leur propre profit et prédit que, comme les systèmes socio-économiques précédents, il produirait inévitablement des tensions internes qui conduisent à son autodestruction et le remplacer par un nouveau système, le socialisme.[[] 4] En vertu du socialisme, il a soutenu que la société sera régie par la classe ouvrière dans ce qu'il appelait la "dictature du prolétariat", le "état de travailleurs" ou une "démocratie des travailleurs".[[] 5][[] 6] Il croyait que socialisme serait, à son tour, par la suite remplacé par un apatride, la société sans classes appelée communisme pur. Avec croyant à l'inévitabilité du socialisme et du communisme, Marx lutté activement pour la mise en œuvre de ce dernier, argumentant théoriciens sociaux et les personnes défavorisées mener une action révolutionnaire organisée à renverser le capitalisme et apporter des changements socio-économiques.[[] 7][[8]

Alors que Marx demeure une figure relativement obscure dans sa propre vie, ses idées et l'idéologie du marxisme a commencé à exercer une influence majeure sur les mouvements socialistes peu après sa mort. Les gouvernements socialistes révolutionnaires suite concepts marxiste a pris le pouvoir dans divers pays du XXe siècle, conduisant à la formation de ces Etats socialistes comme l' Union soviétique en 1922 et la République populaire de Chine en 1949, tandis que différentes variantes théoriques, tels que le léninisme, trotskisme et maoïsme, ont été élaborés. Marx est généralement cité, avec émile Durkheim et de Max Weber, comme l'un des trois principaux architectes de moderne des sciences sociales.[[] 2] En 1999, un sondage de la BBC a révélé que Marx a été voté le "penseur du Millénaire" par des gens de partout dans le monde.[[

Biographie

Début de la vie : 1818–1835

Karl Heinrich Marx est né le 5 mai 1818 à 664 Brückergasse à Trèves, une ville située dans le Royaume de Prussede la Province du Bas-Rhin.[[] 10] Ses ancêtres était juif, avec sa ligne paternelle ayant fourni les rabbins de Trèves depuis 1723, un rôle qui a été repris par son propre grand-père, Merier Halevi Marx. Sa lignée maternelle était également juive ; son grand-père maternel était un rabbin néerlandais.[[] 11] Père de Karl hirschel Marx, était bourgeoise et relativement prospère, posséder plusieurs vignobles de Moselle , mais était économiquement et juridiquement désavantagé par être juif.[[] 3] Pour cette raison il convertit du judaïsme à la dénomination Protestante du luthéranisme avant de la naissance de son fils, reprenant le prénom allemand de Heinrich Hirschel.[[] 3] En 1815, il commence à travailler comme avocat (une profession il serait ont été empêché de s'il continue à suivre le judaïsme), et en 1819 déménagea avec sa famille dans un appartement loué de cinq chambres dans une propriété de dix chambres près de la porta nigra.[[] 12] Un homme du siècle des lumières, Heinrich Marx était intéressé par les idées des philosophes Emmanuel Kant et Voltaireet a participé à des agitations de la constitution et des réformes en Prusse, qui était alors régi par une monarchie absolue.[[] 13] Mère de Karl, née Henrietta Presbourg, était un juif néerlandais qui, contrairement à son mari, était seulement illettré. Elle prétend à souffrir de « mère excessive love », consacrer beaucoup de temps à sa famille et en insistant sur la propreté dans sa maison.[[] 14]

On en sait peu sur l'enfance de Karl Marx.[[] 15] Il a été privé instruit jusqu'en 1830, quand il entre à Trèves High School, alors dirigée par le proviseur Hugo wyttenbach, un ami de son père. Wyttenbach avait employé nombreux humanistes libérales comme enseignants, quelque chose qui a irrité le gouvernement, et donc la police perquisitionné l'école en 1832, découvrir ce qu'ils portent séditieux épousant le libéralisme politique distribué parmi les étudiants.[[] 16] En 1835, Karl, alors âgé de 17 ans, a commencé à fréquenter l' Université de Bonn, où il souhaite étudier la philosophie et la littérature, mais son père a insisté sur le droit comme un plus pratique sur le terrain de l'étude.[[] 17] Il a réussi à éviter le service militaire lorsqu'il s'est tourné dix-huit ans, basée sur le fait qu'il souffrait d'une poitrine faible.[[] 18] À Bonn, il rejoint le Club de taverne de Trèves society (landsmannschaft der treveraner) à boire et à un moment donné a servi son coprésident.[[] 19] Marx était plus intéressé par la consommation d'alcool et de socialisation que les études de droit, et en raison de ses mauvaises notes, son père l'a forcé à transférer à la beaucoup plus grave et orientés académiquement Université de Berlin,[[] 20] , où ses études de droit devient moins importantes que les excursions dans la philosophie et l'histoire.[[] 21]

Hegelianism et activisme : 1836–1843En 1836, Marx se fiance à Jenny von westphalen, une princesse de la classe dirigeante prussien qui rompit son engagement avec un jeune sous-lieutenant aristocratique afin d'être avec lui.[[] 22] Leur mariage serait controversé pour briser les tabous sociaux deux de la période. ce serait un mariage entre une haute et une classe moyenne individuelle et entre un homme qui était plus jeune que la femme. Toutefois, il a été facilité par l'amitié entre père Marx et de Jenny, Baron Ludwig von westphalen, un aristocrate de la pensée libérale, à qui les Marx consacrerait sa thèse de doctorat.[[] 23] Leur mariage réel aurait seulement lieu sept ans plus tard, le 19 juin 1843, à la Pauluskirche à Bad kreuznach.[[] 24]

Marx avait entre-temps devenu fasciné, quoique critique de le œuvre du philosophe allemand G.W.F Hegel (1770–1831), dont les idées ont été largement débattues parmi les cercles philosophiques européens à l'époque.[[] 25] La fascination, cependant, a rapidement tourné d'un désaccord, et Marx écrit sur tomber malade « de vexation intense à avoir à en faire une idole d'un point de vue que je déteste. »[[] 26] Il s'est impliqué avec un groupe de penseurs radicaux connus comme les Jeunes hégéliens, qui ont décrit des cercles autour de Ludwig Feuerbach et Bruno bauer.[[] 21] Comme Marx, les jeunes hégéliens ont critiqué de Hegel métaphysique hypothèses, mais encore adopté sa méthode dialectique à critiquer la société établie, la politique et la religion. Marx effectivement lié d'amitié avec Bauer, et en juillet 1841, les deux causé social controverse à Bonn en obtenant ivre, rire dans l'église et au galop à travers les rues, sur les ânes.[[] 27] Des principaux objectifs des œuvres de Karl Marx en cette période tournée autour de sa critique de Hegel et certaines autres hégéliens de Young.[[

Marx a trouvé un hobby par écrit la non-fiction et fiction, penning, en 1837, un court roman, Scorpion et Felix, un drame, Oulanem, et quelques poèmes, qui est resté inédit.[[] 28] Bientôt, il a renoncé à la tentative d'écriture de fiction et axée sur les autres occupations, notamment l'apprentissage anglais et italien.[[] 29] Il est également engagé à la rédaction de sa thèse de doctorat, la différence entre la Democritean et la philosophie épicurienne de la Nature, qu'il termine en 1841. L'essai a été décrite comme "une audacieuse et originale œuvre dans laquelle il partit pour montrer que la théologie doit céder le pas à la sagesse supérieure de la philosophie",[[] 30] et à ce titre était controversée, particulièrement aux professeurs conservateurs à l'Université de Berlin. Pour cette raison, Marx a décidé de le soumettre au lieu de cela à la plus libérale Université d'Iéna, qui lui a décerné son doctorat sur la base d'elle.[[] 31][[] 21]

Tout d'abord intéressé à une carrière universitaire, Marx plutôt tourné vers le journalisme.[[] 32][[] 3] Il s'installe à la ville de Cologne en 1842, où il commence à écrire pour le journal radical rheinische zeitung, son affichage de plus en plus socialiste vues sur la politique.[[] 33] Dans cet article, il critique non seulement les gouvernements de l'Europe et leurs politiques, mais aussi les libéraux et les autres membres du mouvement socialist dont il pense que les idées étaient anti-socialiste inefficace ou pure et simple.[[] 34] Le papier a finalement attiré l'attention de la prussienne censeurs du gouvernement, qui a vérifié chaque question pour le matériel potentiellement séditieux avant pourrait être imprimée, entraînant Marx remarque que "notre journal a doit être présenté à la police pour être reniflé àet si le nez de la police d'odeurs quoi que ce soit chrétien ou unPrussian, le journal n'est pas autorisé à comparaître. »[[] 35] Après avoir publié un article très critique de la monarchie absolue en Russie, le Tsar de Russie Nicholas je, qui était un allié de la monarchie prussienne, a demandé que la rheinische zeitung être interdites, et ils ont obligé, fermant le livre en 1843.[[] 36] Marx avait écrit un article pour le journal de la jeune hégélien, le deutsche jahrbücher, dans lequel il a critiqué les instructions de censure émises par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, mais cette lui-même a été censuré, et ce journal trop a été fermé par les autorités en peu de temps après.[[] 37] En 1843, Marx a publié Sur la Question juive, dans lequel il fait la distinction entre politiques et humaines émancipationet fait un examen au début du rôle que joue de la religion dans la société.[[] 3] La même année, il publie la Contribution à la Critique de Hegel de philosophie du droit, dont il traite encore plus nettement la religion, et qui contient sa célèbre remarque que "la religion est l'opiacé du peuple.[[] 3] Deux de ces œuvres ont été écrites peu de temps avant son départ de Cologne.[[] 38]

Paris : 1843–1845Suite à la fermeture imposé par le gouvernement de la rheinische zeitung, Marx s'est impliqué avec un nouveau journal radical, la deutsch-französische jahrbücher (Annales allemand-français), qui a été ensuite mis en place par Arnold ruge, un autre révolutionnaire socialiste allemand.[[] 39] Le papier reposait pas en Allemagne, mais dans la ville de Paris en France voisine, et c'est là que Marx et son épouse s'installe en octobre 1843. Ils ont vécu au départ avec Ruge et son épouse collectivement à 23 Rue vaneau, mais trouver ces conditions de vie difficiles, les Marxes s'installe à la suite de la naissance de leur fille Jenny en 1844.[[40] Bien qu'il était destiné à attirer les écrivains de la France et les États allemands, la deutsch-französische jahrbücher était dominée par ce dernier, avec l'écrivain seulement allemand étant le russe exilé anarcho-communiste Michael Aleksandrovitch Bakounine.[[] 41] Une seule question était jamais publiée, mais c'était relativement réussies, principalement en raison de l'inclusion des odes satiriques de heinrich Heinele roi Ludwig de Bavière, qui a conduit à ces copies envoyés en Allemagne est confisqué par la force de police de l'État.[[] 42]

C'est à Paris que le 28 août 1844, Marx a rencontré socialiste allemand friedrich Engels dans le café de la régence , après s'être intéressé par les idées que ce dernier avait exprimé dans des articles écrits pour la rheinische zeitung et la deutsch-französische jahrbücher. Bien qu'ils avaient brieftly l'autre rencontré dans les bureaux de la rheinische zeitung en 1842, c'est ici à Paris qu'ils ont commencé leur amitié qui durera jusqu'à la fin de leur vie.[[] 43] Engels ont montré Marx son livre récemment publié, La Condition de la classe ouvrière en Angleterre, en 1844,[[] 44] , qui a convaincu Marx que la classe ouvrière serait l'agent et l'instrument de la révolution finale dans l'histoire.[[] 45] Engels et Marx bientôt mis sur l'écriture d'une critique des idées philosophiques de l'ancien ami de Karl Marx, le jeune hégélien Bruno bauer, qui sera publié en 1845 comme La Sainte famille.[[] 46] Bien que les critiques de Bauer, Marx était plus en plus influencé par les idées de l'autre hégéliens Young Max stirner et Ludwig Feuerbach, mais finalement aussi abandonné Feuerbachian matérialisme ainsi.[[] 47]

En 1844 Marx écrit The Economic et manuscrits philosophique, un travail couvert de nombreux sujets, qui est entré en détail pour expliquer le concept de Karl Marx de aliéné du travail.[[] 3] Un an plus tard, Marx écrira thèses sur Feuerbach, connu pour la déclaration que les philosophes ont interprété uniquement au monde, le point est de le changer ».[[] 3] Cet ouvrage contient la critique de Karl Marx de matérialisme (pour être contemplative), l'idéalisme (pour réduire la pratique à la théorie) et de philosophie dans l'ensemble, critique pour mettre la réalité abstraite au-dessus du monde physique.[[] 3] Ainsi, il introduit le premier aperçu à matérialisme historique, un argument que le monde est changé pas par des idées, mais par la pratique et l'activité réelle, physique, matérielle de Marx.[[] 3][[] 48]

Après l'effondrement de la deutsch-französische jahrbücher, Marx, toujours vivant dans la Rue Vaneau, commence à écrire pour ce qui était alors le seul uncensored journal radical langue allemande en Europe, Vorwärts!.[[] 49] Basée à Paris, le document avait été établi et a été dirigé par de nombreux militants connectés à la socialiste révolutionnaire Ligue de juste, qui viendrait à être mieux connu sous le nom de la Ligue des communistes dans les prochaines années.[[] 50][[] 51] En Vorwärts!, Marx a continué de peaufiner ses vues sur le socialisme fondé sur les idées hégélien et Feurbachian du matérialisme dialectique, tandis que dans le même temps, critiquant divers libéraux et les autres socialistes opérant en Europe à l'époque.[[] 52] Toutefois en 1845, après avoir reçu une demande du roi de Prusse, le gouvernement français convenu de fermer Vorwärts!, et en outre, Marx lui-même a été expulsé de France par le ministre de l'intérieur françois Guizot.[[] 52]

Bruxelles et Cologne : 1845–1849
Impossible de rester en France ou à se déplacer vers l'Allemagne, Marx décide d'émigrer à Bruxelles en Belgique, mais il devait s'engagent à ne pas publier quoi que ce soit au sujet de la politique contemporaine afin d'entrer.[[] 52] À Bruxelles, il associés autres socialistes exilés d'à travers l'Europe, y compris Moses Hess, Karl heinzen et Joseph weydemeyer, et bientôt Engels s'installe à la ville afin de se joindre à eux.[[] 52] En 1845 Marx et Engels ont visité les dirigeants de la chartistes, un mouvement socialiste en Grande-Bretagne, en utilisant le voyage comme une occasion d'étudier dans diverses bibliothèques à Londres et Manchester.[[] 53] En collaboration avec Engels, il est également mis sur l'écriture d'un livre qui est souvent considéré comme son meilleur traitement du concept du matérialisme historique, L'idéologie allemande; les travaux, comme beaucoup d'autres, ne verrait pas publication de vivant de Karl Marx, seulement être publiée en 1932.[[] 54][[] 4][[] 3] Il a suivi ce avec La pauvreté de la philosophie (1847), une réponse à la française anarcho-socialiste Pierre-Joseph Proudhonde La philosophie de la pauvreté et une critique du socialiste français pensait en général.[[] 55]

Ces livres jeté les bases pour le œuvre la plus célèbre Marx et Engels, un pamphlet politique qui a depuis viennent à être connu comme le Manifeste du Parti communiste. Publié le 21 février 1848, il est jeté sur les croyances de la Ligue communiste, un groupe qui était venus de plus en plus sous l'influence de Marx et Engels, qui a fait valoir que la Ligue doit rendre leurs objectifs et leurs intentions claires pour le grand public, plutôt que de cacher leur comme ils avaient fait auparavant.[[] 56] Les lignes de l'ouverture de la brochure énoncées le fondement principal du marxisme, que « l'histoire de la société existante jusqu'ici tous les est l'histoire des luttes de classe ». Il a ensuite pour regarder les antagonismes qui ont été soulevées due à des affrontements d'intérêt entre la bourgeoisie, ou classe riche et le prolétariatou une classe ouvrière industrielle. Partant de cela, il va pour décrire comment la Ligue communiste, par opposition à autres socialiste et les partis politiques libéraux et les groupes à l'époque, était vraiment agissant dans l'intérêt du prolétariat pour renverser la société capitaliste et le remplacer par le socialisme.[[] 57]

Plus tard cette année, l'Europe a connu une série de manifestations, de rébellions et bouleversements souvent violents, les révolutions de 1848.[[] 58] En France, une révolution a entraîné le renversement de la monarchie et la mise en place de la Seconde République.[[] 59] Marx était favorable à une telle activité, et ayant reçu récemment un important héritage de son père de 6000[[]de 60 ou de 5000 francs,[[] 61][[] 62] aurait utilisé un tiers de celle-ci d'armer les ouvriers belges qui envisageaient d'action révolutionnaire.[[] 63] Bien que la véracité de ces allégations est contestée,[[] 64][[] 60] Ministère de la Justice belge l'accuse, arrêtant par la suite, et il fut contraint de fuir en France, où, avec un nouveau gouvernement républicain au pouvoir, il croyait qu'il serait en sécurité.[[] 65][[] 66]

Installant temporairement à Paris, Marx transféré le siège exécutif de la Ligue communiste à la ville et également mis en place Club des travailleurs allemands avec divers socialistes allemands qui y vivent.[[] 67] Dans l'espoir de voir la révolution se propager en Allemagne, en 1848 Marx revient à Cologne où il a commencé à délivrer qu'un tract intitulé les exigences du Parti communiste en Allemagne, où il a fait valoir pour seulement quatre des dix points du Manifeste du Parti communiste, croyant qu'en Allemagne à cette époque, la bourgeoisie doit renverser les féodaux monarchie et l'aristocratie avant que le prolétariat pourrait renverser la bourgeoisie.[[] 68] Le 01 juin, Marx a commencé de publication du quotidien neue rheinische zeitung ("nouvelle rhénane journal"), dont il a aidé à financer par le biais de son héritage récente de son père. Conçus pour mettre en avant des nouvelles d'à travers l'Europe avec sa propre interprétation marxiste des événements, Marx demeure l'un de ses écrivains primaires, accompagnées par les autres membres de la Ligue communiste qui a écrit pour le papier, bien qu'en dépit de leur apport, il est resté, selon de Friedrich Engels, « une dictature simple par Marx », qui domine le choix du contenu.[[] 69][[] 70][[] 71]

Tandis que le rédacteur en chef du papier, Marx et les autres socialistes révolutionnaires ont été régulièrement harcelés par la police, et Marx a été traduit en justice à plusieurs reprises, face à diverses allégations, y compris les insulter le procureur général, un délit de presse présumé et d'incitation à armés rébellion par impôt boycottant,[[] 72][[] 73][[] 74][[] 75][[] 73] bien que chaque fois qu'il a été acquitté.[[] 73][[] 75] Pendant ce temps, le Parlement démocratique en Prusse s'est effondrée et le roi Frédéric-Guillaume IV, a présenté un nouveau cabinet de ses partisans réactionnaires, qui a pris des mesures de contre-révolutionnaires de radier gauchiste et autres éléments révolutionnaires du pays.[[] 76] Dans ce cadre, la neue rheinische zeitung fut bientôt supprimé et Marx a ordonné de quitter le pays le 16 mai.[[] 77][[] 71] Marx revient à Paris, qui était alors sous l'emprise d'une contre-révolution réactionnaire et une épidémie de choléra et fut bientôt expulsés par les autorités de la ville qui lui considéré comme une menace politique. Avec son épouse Jenny attend leur quatrième enfant et pas en mesure de retourner en Allemagne ou en Belgique, en août 1849 il réfugie à Londres.[[] 78][[] 79]

Londres : 1849–1883

Marx s'installe à Londres en mai 1849 et resterait dans la ville pour le reste de sa vie. C'est là qu'il fonda le nouveau siège de la Ligue communiste et qu'il s'est impliqué avec le socialiste Des travailleurs allemands Educational Society, qui a tenu leurs réunions à Great Windmill Street, Soho, une zone du Centre de Londres.[[] 80] Marx consacre à deux activités : révolutionnaire organiser et tenter de comprendre l'économie politique et le capitalisme. Pendant les premières années, lui et sa famille vivaient dans une pauvreté extrême.[[] 81][[] 82] Sa principale source de revenu était son collège, Engels, qui a une grande partie de son revenu tiré d'entreprise sa famille.[[] 82] Marx travaille aussi brièvement comme correspondant pour le new york Tribune en 1851.[[] 83]

De décembre 1851 à mars 1852, Marx a écrit Le dix-huitième Brumaire de Louis Napoléon, un travail sur la Révolution française de 1848, dans lequel il développa ses concepts du matérialisme historique, la lutte des classes et la dictature du prolétariat, avançant l'argument que prolétariat victorieux à écraser l'état bourgeois .[[] 84]

La période des années 1850 et 1860 marque aussi la ligne entre ce que certains chercheurs considèrent comme idéaliste, hégélienne jeune Marx dans les écrits de Marx mature plus scientifiquement soucieux de la période ultérieure.[[] 85][[] 86][[] 87][[] 88] Cette distinction est généralement associée à l'école du marxisme structurelle .[[] 88] Ni faire tous les spécialistes conviennent qu'il existe en effet.[[] 87][[] 89]

En 1864, Marx est devenu impliqué dans l' Association de travailleurs International (également connu sous le nom, Première internationale).[[] 73] Il est devenu un chef de file de son Conseil général, dont Conseil général élu à sa création en 1864.[[] 90] Dans cette organisation, Marx a été impliqué dans la lutte contre l'aile anarchiste centrée autour de Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine (1814-1876).[[] 82] Bien que Marx a remporté ce concours, le transfert du siège du Conseil général de Londres à New York en 1872, qui appuie de Marx, a conduit au déclin de l'International.[[91] L'événement politique le plus important au cours de l'existence de l'International était la Commune de Paris de 1871 , lorsque les citoyens de Paris se sont rebellés contre leur gouvernement et a tenu la ville pendant deux mois. Sur la sanglante répression de cette rébellion, Marx écrit un de ses plus célèbres pamphlets, la guerre civile en France, une défense de la Commune.[[] 92]

Étant donné les échecs répétés et les frustrations des mouvements et des révolutions des travailleurs, Marx également cherché à comprendre le capitalisme et a consacré beaucoup de temps dans la salle de lecture du British Museum étudie et sur les travaux des économistes politiques et sur les données économiques.[[] 93] En 1857, il avait accumulé plus de 800 pages de notes et de courts essais sur le capital, a atterri propriété, salariat, l'État, commerce extérieur et le marché mondial ; ce travail ne semblait pas à imprimer jusqu'en 1941, sous le titre de plans.[[] 82][[] 94] Marx a publié, en 1859, Contribution à la Critique de l'économie politique, son premier travail économique grave. Dans les années 1860, il a travaillé sur la composition des trois grands volumes, les théories de la valeur de Surplus, qui discute les théoriciens de l'économie politique, particulièrement Adam Smith et David Ricardo.[[] 82] Ce travail est souvent considéré comme le quatrième livre de Capitalet constitue l'un des premiers traités complets sur l' histoire de la pensée économique.[[] 95] En 1867, a été publié le premier volume de la capitale , une œuvre qui a analysé le processus de production de capitalist.[[] 96] En l'espèce, Marx a élaboré sa théorie du travail de la valeur et sa conception de la valeur de surplus et exploitation dont il a fait valoir au bout du compte conduirait à un baisse de taux de profit et l'effondrement du capitalisme industriel.[[] 97] Volumes II et III est resté simples manuscrits sur lequel Marx a continué à travailler pour le reste de sa vie et ont été publiés à titre posthume par Engels.[[

Au cours de la dernière décennie de sa vie, santé de Karl Marx a diminué, et il devient incapable de l'effort soutenu qui caractérisée ses travaux antérieurs.[[] 82] Il a réussi à commenter sensiblement la politique contemporaine, particulièrement en Allemagne et en Russie. Sa Critique du Programme de Gotha s'oppose à la tendance de ses disciples Wilhelm Liebknecht et August Bebel à trouver un compromis avec le socialisme d'État de Ferdinand Lassalle , dans l'intérêt d'un parti socialist unifié.[[] 82] Ce travail est aussi remarquable pour citer un autre célèbre Marx: "de chacun selon sa capacité, à chacun selon son besoin.".[[] 98]

Dans une lettre à Vera Zassoulitch en date daté 8 mars 1881, Marx a même envisagé la possibilité de la Russie contournant le capitalist stade de développement et de construction de communisme sur la base de la propriété commune de caractéristique des terres du village mir.[[] 99][[] 82] Tout en admettant que la Russie du rurale « commune est le pivot de la régénération sociale en Russie », Marx également averti qu'afin que le mir à fonctionner comme un moyen pour passer directement à l'étape socialiste sans un stade capitalist précédent, il « première serait nécessaire pour éliminer les influences néfastes qui sont assaillir elle (la commune rurale) de tous les côtés ».[[100] Compte tenu de l'élimination de ces influences pernicieuses, Marx a permis, que « des conditions normales de développement spontané » de la commune rurale pourraient exister.[[] 101] Cependant, dans la même lettre à Vera Zaulich, Marx souligne que « au cœur du système capitaliste... se trouve la séparation complète du producteur de moyens de production ».[[


Mort

Après la mort de son épouse Jenny en décembre 1881, Marx a développé un catarrhe qui ont gardé en mauvais état de santé pour les 15 derniers mois de sa vie. Il a finalement porté sur la bronchite et la pleurésie qui tua à Londres le 14 mars 1883. Il est mort d'une personne apatride;[[] 103] famille et amis à Londres enterré son corps dans le Cimetière de Highgate, Londres, le 17 mars 1883. Il y avait entre neuf à onze pleureuses lors de ses funérailles.[[] 104][[] 105][[] 106]

Plusieurs de ses plus proche parle d'amis lors de ses funérailles, y compris Wilhelm Liebknecht et Friedrich Engels. Discours de Engels inclus le passage :

“ Le 14 mars, à un quart à trois dans l'après-midi, le plus grand penseur de vie cesse de penser. Il avait été laissé seul pour à peine deux minutes, et lorsque nous sommes revenus nous trouvé dans son fauteuil, paisiblement allé dormir — mais forever.[[] 107] ”

Fille Eleanor Marx et de Charles longuet et Paul lafargue, deux français gendres socialistes de Karl Marx, étaient également présents.[[] 106] Liebknecht, fondateur et dirigeant du Parti social-démocrate allemand, a prononcé un discours en allemand, et Longuet, une figure marquante du mouvement ouvrier français, a fait une courte déclaration en français.[[] 106] Deux télégrammes de partis ouvriers en France et en Espagne ont été également lu.[[] 106] Avec le discours de Engels, cela constituait l'ensemble du programme des funérailles.[[] 106] Assister aux funérailles de non-parents comprenaient trois associates communistes de Marx : Friedrich Lessner, emprisonné pendant trois ans après le procès communiste de Cologne de 1852 ; G. Lochner, dont Engels décrit comme « un ancien membre de la Ligue communiste » et Carl schorlemmer, professeur de chimie à Manchester, membre de la Royal Societyet un militant communiste impliqués dans la révolution de Badede 1848.[[] 106] Un autre participant des funérailles était Ray lankester, un zoologiste britannique, qui deviendra plus tard un éminent universitaire.[[] 106]

Marx tombstone porte les messages sculptés: "travailleurs de toutes les terres UNITE", la dernière ligne du manifeste communiste et de la 11e thèse sur Feuerbach (édité par Engels): "les philosophes ont interprété uniquement le monde de diverses manières — le point est cependant de le changer ».[[8] Le Parti communiste de la Grande-Bretagne avait la pierre tombale monumentale, construite en 1954 avec un buste par laurence bradshaw; Tombe originale de Marx avait seulement humble parure.[[8] En 1970, il y avait une tentative infructueuse de détruire le monument à l'aide d'une bombe artisanale.[[] 108][[] 109]

La pensée de Marx



Inspirations

Pensée de Marx montre des influences de nombreux penseurs, y compris, mais sans s'y limiter :

Méthode dialectiquede Hegel et orientation historique ;[[] 110]
classique économie politique d'Adam Smith et David Ricardo.[[] 111]
Français socialiste et sociologiques pensé,[[]de 111 en particulier la pensée de Jean-Jacques Rousseau, Henri de Saint-Simon et Charles Fourier.[[] 112][[] 113]
antérieur matérialisme philosophique allemand, notamment celle du Ludwig Feuerbach.[[] 47]
l'analyse de la classe ouvrière par friedrich Engels.[[] 45]
Avis de Karl Marx de l'histoire, qui a été appelé le matérialisme historique (controversé adapté la philosophie du matérialisme dialectique par Engels et Lénine) a certainement montre l'influence de la réclamation de Hegel, qu'on devrait considérer réalité (et histoire) dialectiquement.[[] 110] Cependant, Hegel avait pensé en termes d'idéaliste et Marx a cherché à réécrire la dialectique en termes de matérialiste .[[] 110][[] 3] Alors que Hegel comme vu le « esprit » que la conduite de l'histoire, Marx vit cela comme une mystification inutile, masquer le fait que c'est l'humanité et ses actions physiques qui façonnent le monde.[[] 110] Il a écrit que Hegelianism se tenait le mouvement de la réalité sur sa tête, et qu'un nécessaire de le fixer sur ses pieds.[[] 110]

Grâce à inspiré par les socialiste et sociologique pensée française,[[]de 111 que Marx critiqué socialistes utopiques, arguant que les communautés socialisante de petite échelle seraient liées à la marginalisation et la pauvreté, et seulement un changement à grande échelle dans le système économique peut apporter un changement réel.[[] 113]

L'importante contribution à la révision de Marx de Hegelianism sont venus du livre de Engels, La Condition de la classe ouvrière en Angleterre, en 1844, qui a conduit à Marx de concevoir la dialectique historique en termes de conflits entre les classes et de voir la moderne de la classe ouvrière comme la force plus progressiste pour la révolution.[[] 45]

Marx croyait qu'il pouvait étudier l'histoire et la société scientifiquement et discerner les tendances de l'histoire et les résultats qui en découlent des conflits sociaux. Par conséquent, certains partisans de Marx a conclu qu'un communiste révolution se produirait inévitablement. Cependant, Marx a affirmé dans l'onzième de ses thèses sur Feuerbach que « philosophes ont seulement interprétées au monde, de diverses façons ; le point est cependant de le changer », et il consacra clairement à essayer de changer le monde.[[] 7][[8]

Philosophie et pensée socialePolémique Marx avec d'autres penseurs s'est souvent produit grâce à critiquer, et ainsi il a été appelé « le premier grand utilisateur de méthode critique en sciences sociales. »[[] 111][[] 110] Cela lui définie en dehors de beaucoup de philosophes contemporains.[[] 7]

Nature humaineInformations complémentaires : théorie de Marx de la nature humaine
Fondamentalement, Marx suppose que l' histoire humaine consiste à transformer la nature humaine, ce qui englobe les êtres humains et les objets matériels.[[] 114] Les humains reconnaissent qu'ils possèdent selves réels et potentiels.[[] 115][[] 116] De Marx et de Hegel, autodéveloppement commence avec une expérience interne aliénation découlant de cette reconnaissance, suivie d'une prise de conscience que le soi réel, comme un agent subjective , rend son homologue potentiel un objet à être appréhendé.[[] 116] Marx soutient en outre que, par nature[[] 117] de moulage de façons désiré,[[] 118] l'objet prend l'objet comme sa propre et permet donc l'individu à être actualisés comme pleinement humain. Pour Marx, alors, la nature humaine—Gattungswesenou espèces-être— existe en fonction du travail humain.[[] 115][[] 116][[] 118] Fondamentale à l'idée de Marx du travail utile est la proposition que, dans l'ordre pour un sujet de se réconcilier avec son objet aliéné, il doit tout d'abord influencer sur littérale, objets matériels dans le monde du sujet.[[] 119] Marx reconnaît que Hegel "saisit la nature du travail et comprend des objectif man, authentique parce que réel, à la suite de son propre travail»,[[]de 120 caractérise mais hégélienne auto-développement comme trop abstraite et"spirituelle".[[] 121] Marx s'écarte donc de Hegel en insistant pour que "le fait que l'homme est un corporels, réelles, sentient, objectif étant avec capacités naturelles signifie qu'il a des objets réels, sensuelles pour sa nature comme des objets de sa vie-expression, ou qu'il peut seulement expresse sa vie réelle objets sensuel."[[] 119] Par conséquent, Marx révise hégélienne « travail » en matériau "travail" et dans le contexte de la capacité humaine à transformer la nature, le terme "puissance de travail».[[] 3]

Du travail, la lutte des classes et la fausse conscience“ L'histoire de la société existante jusqu'ici tous les est l'histoire des luttes de la classe. ”
— (Le manifeste du Parti communiste, chapitre 1)

Informations complémentaires : la théorie de la valeur du travail
Marx avait un intérêt particulier avec comment les gens se rapportent à cette ressource plus fondamentale de tous, leur propre pouvoir du travail.[[] 122] Il écrit beaucoup à ce sujet en termes du problème de l'aliénation.[[] 123] Comme avec la dialectique, Marx a commencé avec une notion de hégélienne de l'aliénation, mais mis au point une conception plus matérialiste.[[] 122] Capitalisme intervient dans les rapports sociaux de production (comme chez les travailleurs ou entre les ouvriers et les capitalistes) par le biais de produits de base, y compris du travail, qui sont achetées et vendues sur le marché.[[] 122] Pour Marx, la possibilité que l'on peut renoncer à la propriété de son travail — sa capacité à transformer le monde — équivaut à être aliéné de sa nature ; C'est une perte spirituelle.[[] 122] Marx décrit cette perte comme fétichisme de la marchandise, dans lequel les choses qui produisent des personnes, produits de base, semblent avoir une vie et le mouvement de leurs propres à laquelle les êtres humains et leur comportement simplement s'adapter.[[] 124]

Fétichisme marchandise fournit qu'un exemple de ce que Engels appelé "fausse conscience",[[] 125] , qui est étroitement lié à la compréhension de l'idéologie. Par « idéologie », Marx et Engels signifient idées qui reflètent les intérêts d'une catégorie donnée à un moment donné dans l'histoire, mais qui contemporains considèrent comme universelle et éternelle.[[] 126] Marx et Engels, point n'était pas seulement que ces croyances sont, au mieux demi-vérités ; ils servent une fonction politique importante. Autrement dit, le contrôle qu'une seule classe exerce sur les moyens de production inclut non seulement la production d'aliments ou de produits manufacturés. Elle comprend la production d'idées ainsi (cela fournit une explication possible pour pourquoi les membres d'une classe déléguée peuvent tenir des idées contraires à leurs propres intérêts).[[] 127][[] 3] Un exemple de ce genre d'analyse est de Karl Marx compréhension de la religion, résumée dans un extrait de la préface[[]de 128 à son 1843 Contribution à la Critique de Hegel de philosophie du droit:

“ Souffrancesreligieux est, dans le même temps, l' expression de la souffrance réelle et une protestation contre la souffrance réelle. La religion est le soupir de la créature opprimée, au coeur d'un monde sans cœur et l'âme des conditions sans âme. C'est l' opium du peuple. ”
— (Contribution à la Critique de la philosophie de Hegel de droit)

Alors que sa thèse principale du gymnase a soutenu que la religion avait comme son principal objectif social la promotion de la solidarité, Marx voit ici la fonction sociale de la religion en termes de surlignage/préservant politique et économique statu quo et l'inégalité.[[] 129]

L'économie, l'histoire et la sociétéPensées de Marx sur le travail étaient liées à la primauté qu'il a donné à la relation économique pour déterminer le passé de la société, actuels et futurs (voir aussi déterminisme économique).[[] 110][[] 113][[] 130] L'accumulation de capital façonne le système social.[[] 113] Changement social, Marx, était sur le conflit entre les intérêts opposés, conduit, en arrière-plan, par les forces économiques.[[] 110] Cela devenue la source d'inspiration pour l'ensemble des œuvres savent que la théorie du conflit.[[] 130] Dans son évolution modèle de l'histoire, il a soutenu que l' histoire humaine commencé avec travail libre, productif et créatif qui était au fil du temps contraint et déshumanisés, une tendance plus apparente en vertu du capitalisme.[[] 110] Marx a fait remarquer que ce n'était pas un processus intentionnel ; plutôt, aucun individu ou même aucun État ne peut aller contre les forces de l'économie.[[] 113]

L'organisation de la société dépend des moyens de production (littéralement ces choses, comme la terre, ressources naturelles et la technologie, nécessaire à la production de biens matériels et les rapports de production, en d'autres termes, les relations sociales personnes concluent comme ils acquièrent et utilisent les moyens de production.[[] 130] Ensemble elles composent le mode de production, et Marx distingue des époques historiques en termes de modes distincts de production. Marx établit une distinction entre base et la superstructure, avec la base (ou sous-structure) se référant au système économique et de la superstructure, le système politique et culturelle.[[] 130] Marx a considéré cette inadéquation entre la base (économique) et (social) superstructure comme une importante source de perturbation sociale et de conflit.[[] 130]

Malgré les contraintes de Karl Marx sur la critique du capitalisme et de la discussion de la nouvelle société communiste qui devrait remplacer, sa critique explicite du capitalisme est gardée, comme il l'a vu comme une société améliorée par rapport à celles passées (l'esclavage et féodal).[[] 3] Marx discute également jamais clairement les questions de moralité et de justice, bien que les chercheurs conviennent que son travail contenait une discussion implicite de ces concepts

En fait, l'avis de Karl Marx du capitalisme était deux faces.[[] 86][[] 3] D'une part, Marx, XIXe siècle plus profonde critique de déshumanisant aspects de ce système, note que caractéristiques déterminantes du capitalisme incluent aliénation, d'exploitation et récurrentes, cyclique dépressions menant au chômagede masse. d'autre part capitalisme se caractérise aussi par « révolutionnent, en voie d'industrialisation et universalisation des qualités du développement, de croissance et de progressivité » (par laquelle Marx évoquait l'industrialisation, l'urbanisation, les progrès technologiques, une augmentation de la productivité et la croissance, rationalité et révolution scientifique), qui sont responsables de progrès.[[] 86][[] 3][[] 110] En fait, Marx considère la classe capitaliste pour être un des plus révolutionnaires dans l'histoire, car il constamment amélioré les moyens de production, plus encore que tout autre classe dans l'histoire et a été responsable pour le renversement du féodalisme et sa transition au capitalisme.[[] 131][[] 113] Capitalisme peut stimuler une croissance considérable parce que l'investisseur en capital peut, et les ont incités à réinvestir les bénéfices dans les nouvelles technologies et de biens d'équipement.[[] 122]

Selon Marx capitalistes prennent avantage de la différence entre le marché du travail et le marché pour toute marchandise peut produire de l'investisseur en capital. Marx a observé que, dans presque chaque industrie prospère, unité-frais d'entrée sont inférieurs à prix unitaires de sortie. Marx appelle la différence "valeur de surplus" et a fait valoir que cette valeur de surplus avait sa source dans la main-d'oeuvre excédentaire, la différence entre les coûts à maintenir la vie des travailleurs et de ce qu'ils peuvent produire.[[] 3] On peut considérer la vision double Marx du capitalisme dans sa description des capitalistes : il se réfère à eux comme aux vampires suceurs de sang du travailleur, mais en même temps,[[]de 110 il note ce dessin profit est "par aucun moyen une injustice"[[] 3] et capitalistes ne peuvent pas simplement aller contre le système.[[] 113] Le vrai problème réside avec la « cellule cancéreuse » du capital, entendue non pas comme la propriété ou de matériel, mais les relations entre les travailleurs et les propriétaires – le système économique en général.[[] 113]

Dans le même temps, Marx a souligné que le capitalisme est instable et sujettes à des crises périodiques.[[] 4] Il a suggéré qu'au fil du temps, capitalistes investirait plus dans les nouvelles technologies et de moins en moins dans le travail.[[] 3] Étant donné que Marx croit que cette valeur de surplus prélevée du travail est la source de profits, il a conclu que le taux de profit tomberait alors même que l'économie a progressé.[[] 97] Marx croyait que les crises de plus en plus graves seraient ponctuent ce cycle de croissance, effondrement et plus de croissance.[[] 97] En outre, il croyait que dans le long terme ce processus serait nécessairement enrichir et habiliter la classe capitaliste et appauvrir le prolétariat.[[] 97][[] 113] Dans la section un Manifeste du Parti communiste Marx décrit le féodalisme, capitalisme, et les contradictions sociales internes de rôle jouent dans le processus historique :

Nous voyons ensuite : les moyens de production et d'échange, sur dont foundation, la bourgeoisie construit lui-même, ont été générés dans la société féodale. À un certain moment dans le développement de ces moyens de production et d'échange, les conditions dans lesquelles les société féodale produit et échangés... les relations féodales de propriété est devenu n'est plus compatibles avec les forces productives déjà développés ; ils sont devenus tellement des fers. Ils devaient être éclater asunder ; ils ont fait irruption asunder. En leur lieu est intervenu de libre concurrence, accompagnée d'une constitution politique et sociale adaptée dedans, et influer sur l'économique et politique de la classe bourgeoise. Un mouvement similaire est en cours devant nos yeux... Les forces productives à la disposition de la société n'est plus tendent à favoriser le développement des conditions de propriété bourgeoise ; au contraire, ils sont devenus trop puissantes pour ces conditions, par laquelle ils sont entravés, et aussitôt qu'ils surmonter ces entraves, ils mettre de l'ordre dans l'ensemble de la société bourgeoise, mettre en péril l'existence de propriété bourgeoise.[[] 132]
Marx croyait que ces contradictions structurelles au sein de capitalisme obligent à son extrémité, cède la place au socialisme, ou une société post-capitalistic, communiste :

Le développement de l'industrie moderne, coupe donc, sous ses pieds les fondements sur lesquels la bourgeoisie produit et s'approprie les produits. Ce que la bourgeoisie, par conséquent, produit, surtout, sont sa propre tombe-diggers. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. »[[] 132]
Grâce à divers processus supervisés par le capitalisme, tels que l'urbanisation, la classe ouvrière, le prolétariat, devrait croître en nombre et développer une conscience de classe, dans la réalisation de temps qu'ils ont à modifier le système.[[] 110][[] 113] Marx croyait que si le prolétariat devait saisir les moyens de production, ils encouragerait les relations sociales qui seraient avantageuse pour tout le monde également, exploitant l'abolition de la classe et introduire un système de production moins vulnérable aux crises cycliques.[[] 110] Marx a soutenu que le capitalisme se terminera à travers les actions organisées d'une internationale ouvrière:

Communisme est pour nous pas un état de fait qui doit être établie, un idéal à quelle réalité devront régler elle-même. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent de lieux maintenant en existence. »[[] 133]
Dans cette nouvelle société retrouverait la self-alienation, et les humains seraient libres d'agir sans être liés par le marché du travail.[[] 97] Il serait un démocratique society, émancipation de l'ensemble de la population.[[] 113] Dans un tel monde utopique , il y aurait aussi peu ou pas besoin d'un État, dont le but était de faire respecter l'aliénation.[[] 97] Il a théorisé qu'entre le capitalisme et l'établissement d'un socialiste/ systèmecommuniste , une dictature du prolétariat— une période où la classe ouvrière détient le pouvoir politique et socialisation par la force des moyens de production — existerait.[[] 113] Comme il l'écrit dans son "Critique du programme de Gotha", "entre capitaliste et société communiste il y réside la période de la transformation révolutionnaire de l'un dans l'autre. Correspondant à c'est aussi une période de transition politique dans lequel l'État peut être rien d'autre que le révolutionnaire de dictature du prolétariat. »[[] 134] Alors qu'il a accueilli la possibilité d'une transition pacifique dans certains pays à fort démocratique des structures institutionnelles (comme la Grande-Bretagne, les États-Unis et les Pays-Bas), il propose que dans les autres pays à fortes centralisées axé sur l'État traditions, comme la France et l'Allemagne, le « levier de notre révolution doit être vigueur. »[[] 135]

Vie personnelleMarx était hétérosexuelset épouse Jenny von westphalen en 1843. Ensemble a eu sept enfants, mais en partie en raison de conditions de vie pauvres qu'ils ont été contraints de vivre tandis qu'à Londres, seulement trois ont survécu à l'âge adulte.[[] 136] Les enfants étaient : Jenny Caroline (m. Longuet); 1844–83 Jenny Laura (m. Lafargue); 1845–1911 Edgar (1847–1855). Henry Edward Guy (« guido », 1849-1850) ; Jenny Eveline Frances (« franziska »); 1851–52 Jenny Julia Eleanor (1855–98) et un de plus qui est mort avant d'être nommé (juillet 1857). Il y a des allégations que Marx eut également un fils hors du mariage par sa gouvernante, Hélène Demuth.[[] 137]

Marx aimait utilisant pseudonymes, souvent lors de la location d'une maison ou un appartement, apparemment pour rendre plus difficile pour les autorités de lui retrouver. Alors qu'à Paris, il a utilisé celui de « Monsieur Ramboz », tandis qu'à Londres, il a signé au large de ses lettres: « A. Williams ». Ses amis appelés lui « Moor », en raison de son teint foncé et noir cheveux frisés, quelque chose qu'ils croyaient lui fait ressembler à l'historique Moors d'Afrique du Nord, tandis qu'il a encouragé ses enfants à l'appeler 'old nick' et 'charley'.[[] 138] Il a également décerné surnoms et pseudonymes sur ses amis et sa famille, se référant à Friedrich Engels « Général », sa gouvernante Hélène Demuth comme « lenchen » ou « Nym », tandis qu'une de ses filles, Jennychen, a été appelée "Qui Qui, empereur de Chine" et un autreLaura, était connue comme « kakadou » ou « la Hottentot ».[[] 139]

Un des biographes de Karl Marx, Francis wheen, résume personnalité de Karl Marx décrivant comme « sans aucun doute un frimeur énorme et un voyou intellectuelle sadique » qui était aussi "une source d'inspiration enseignant".[[] 140]

Héritage

Influence généralisée

Le mérite de Marx est qu'il produit soudainement un changement qualitatif dans l'histoire de la pensée sociale. Il interprète histoire, comprend sa dynamique, prédit l'avenir, mais en outre à prédire il, il exprime un concept révolutionnaire : le monde ne doit pas être interprété, il doit être transformé. ”
— che Guevara, marxiste révolutionnaire[[] 141]

Marx a largement été considéré comme un des plus influents penseurs de l'histoire, qui a eu une influence significative sur la politique mondiale et de la pensée intellectuelle.[[] 7] Biographe de Karl Marx Francis wheen considéré comme "l'histoire du XXe siècle" pour être "legacy Marx",[[] 142] tandis que le philosophe australien Peter Singer croyait impact que Marx pourrait être comparée à celle des fondateurs des religions deux mondiale majeure, Jésus Christ et Muhammad.[[] 143] Tel qu'indiqué par le philosophe australien Peter Singer, "idées de Karl Marx apportés de la sociologie moderne, transforment l'étude de l'histoire et profondément affecté la philosophie, la littérature et les arts.[[] 144] Idées de Karl Marx le conduit à devenir « l'enfant chéri des intellectuels européens et américains jusque dans les années 1960 ».[[] 145] Ses idées marxistes ont influencé une grande variété de disciplines, y compris l'archéologie, anthropologie,[[]de 146 études médias,[[] 147] sciences politiques, theater, histoire, théorie sociologique, études culturelles, éducation, économie, géographie, critique littéraire, esthétique, psychologie critiqueet philosophie.[[] 148]

En juillet 2005, 27,9 % des auditeurs dans une série de 4 Radio BBC In Our Time sondages Marx sélectionné comme leur penseur préféré.[[] 149]

Les raisons de l'influence généralisée de Marx s'articulent autour de son message éthique ; un « langage moralement autonomisation de la critique » contre la société capitaliste dominant.[[] 7] Aucun autre organe de travail n'était tellement pertinent à l'époque moderne et en même temps, si ouvertement sur le besoin de changement.[[] 7] Dans le domaine politique, les idées de Karl Marx a conduit à la mise en place des gouvernements à l'aide de marxiste pensaient remplacer le capitalisme avec le communisme ou le socialisme (ou accroître avec le socialisme de marché) à travers une grande partie du monde, tandis que sa pensée intellectuelle a fortement influencé l'étude universitaire de sciences humaines et les arts.

Marxisme
Adeptes de Marx ont tiré sur son travail de proposer des perspectives théoriques cohésives, grand surnommés "marxisme". Ce corpus de œuvres a eu une influence significative sur la scène politique et scientifique.[[] 150] Néanmoins, marxistes ont souvent débattu entre eux sur la manière d'interpréter les écrits de Karl Marx et comment appliquer ses concepts à leurs événements contemporains et les conditions.[[] 150] L'héritage de la pensée de Marx a devenir vivement contesté entre nombreuses tendances qui se considèrent comme interprètes plus précis de Karl Marx, y compris (mais non limité à) sur la scène politique léninisme, stalinisme, trotskisme, maoïsme, luxembourgismeet libertaire marxisme.[[] 150] Dans le marxisme académique, divers courants ont développé ainsi, souvent sous l'influence d'autres opinions, entraînant structuraliste marxisme, marxisme historique, marxisme phénoménologique et Marxisme hégélienne.[[] 150]

En outre, on devrait distinguer entre « Marxisme » et « ce que Marx croyait » ; par exemple, peu avant sa mort en 1883, Marx a écrit une lettre au chef des travailleurs français jules Guesdeet à son propre gendre Paul lafargue, accusant de "révolutionnaire phrase considérable" et de manque de foi dans la classe ouvrière. Après que les français, le parti split en un parti révolutionnaire et réformiste, certains accusés Guesde (leader de ce dernier) de prendre des ordonnances de Marx. Marx a fait remarquer à Lafargue, « si c'est le marxisme, alors je ne suis pas un marxiste » (dans une lettre à Engels, Marx plus tard accusé Guesde d'être un « Bakuninist »).[[] 151]

Fondateur de la sociologie et de sciences sociales
Un monument de Karl Marx dans la ville allemande de Chemnitz, anciennement la ville allemande Karl-Marx-Stadt (ville de Karl Marx)Marx est généralement cité, avec émile Durkheim et de Max Weber, comme l'un des trois principaux architectes de moderne des sciences sociales.[[] 2] Contrairement aux philosophes, Marx a offert les théories qui peuvent souvent être testés avec la méthode scientifique.[[] 7] Marx et auguste Comte énoncent pour développer des idéologies scientifiquement fondées dans le sillage d'européen sécularisation et nouveaux développements dans les philosophies de l'histoire et la science. Tandis que Marx, de la tradition hégélienne, rejeté Comtean positivisme sociologique, en cherchant à développer une science de la société , qu'il a néanmoins d'être reconnu comme des fondateurs de la sociologie comme le mot acquise sens plus large.[[] 32] En théorie sociologiquedu moderne, sociologie marxiste est reconnue comme l'une des principales perspectives classiques. Pour Isaiah Berlin, Marx peut être considéré comme le "vrai père" de la sociologie moderne, « dans la mesure où toute personne peut revendiquer le titre. »[[] 152]

“ Ont donné des réponses claires et unifiées en familier des termes empiriques à ces questions théoriques qui plus occupent les esprits des hommes à l'époque et pour avoir déduit clairement des directives pratiques sans créer de liens évidemment artificielles entre les deux, était la réalisation du principe de la théorie de Marx... Le traitement sociologique des problèmes historiques et morales, qui Comte et après lui, Spencer et Taine, avait discuté et cartographiés, est devenu une étude précise et concrete que lorsque l'attaque du marxisme militant fait ses conclusions un feu et ainsi faite a la recherche de preuves plus zélés et l'attention à la méthode plus intense. ”

CritiqueÉchecs de prédictions et théories contestésAlors que beaucoup de concepts marxiste est encore d'importance pour les sciences sociales modernes, nombreuses prédictions spécifiques, Marx faite ont démontré être faux, ou à tout le moins, peu probable.[[] 7] Marx a prévu une vague de révolutions socialistes de renverser le capitalisme, et qu'ils seraient lancer dans les pays les plus industrialisés.[[] 153] Au lieu de cela, ils surviennent dans des nations préindustrielles, fondée sur l'agriculture, comme en Russie et en Chine.[[] 153] Marx avait prédit la chute du capitalisme, pour être remplacé par le socialisme, encore puisque le socialisme de la fin du XXe siècle est en recul, comme l' effondrement de l'Union soviétique, et la République populaire de Chine s'est déplacée vers une économie de marché.[[] 154] Aujourd'hui quelques appuyer son argument selon lequel le système capitaliste a à s'effondrer.[[] 7] Son argument que les bénéfices sont générés uniquement par le travail excédentaire a été contestée par de nombreux soulignant que bénéfices proviennent également d'investissements dans le capital humain et de la technologie.[[] 7] Marx avait prédit qu'au fil du temps, inégalité allait augmenter (correctement[[]de 155), mais aussi que cela signifierait une paupérisation croissante de la classe ouvrière en croissance, plus en plus exploitée par les capitalistes.[[] 7] Ce dernier n'a pas supporté true, comme dans les pays riches, par le biais de réforme libérale, les syndicats a remporté beaucoup de concessions, amélioration de la situation des travailleurs (quelque chose que Marx considère comme très improbable), la classe ouvrière croît plus petite, comme le secteur industriel est remplacé par le secteur des services, et la pauvreté dans le monde entier est beaucoup plus petite qu'il était au XIXe siècle, particulièrement dans les pays du noyau dur.[[] 7][[] 156][[] 157][[] 158] (Il est à noter que les érudits débattent si les commentaires de Marx sur le prolétariat peuvent être analysées dans le contexte de la classe ouvrière).[[] 159] En plus de prédictions spécifiques, certaines des théories de Marx, telles que sa théorie de la valeur de la main-d'oeuvre, ont également été critiqués.[[] 111][[] 3]

Marxisme comme l'idéologie des États totalitairesAlors que la pensée de Marx a et sert à habiliter les gens marginalisés et dépossédés, il a également été utilisé pour soutenir des gouvernements qui ont utilisé des assassinats de masse pour supprimer ces vu comme faisant obstacle à la révolution.[[] 7][[] 111] Ses buts utopique ont servi de justification pour la logique de la fin justifie les moyens .[[] 7] Contrairement à son but, ses idées ont été utilisées pour promouvoir le dogmatisme et l'intolérance.[[] 7] L'historien polonais andrzej walicki a souligné que la théorie de Marx et Engels, était la "théorie de la liberté", mais une théorie qui, à la hauteur de son influence, a servi à légitimer l'état totalitaire socialiste de l' Union soviétique.[[] 160] Cet abus de Marx la pensée est peut-être plus clairement illustrée dans le marxisme stalinien , décrit comme la "forme plus généralisée et réussie de masse endoctrinement... une réalisation magistrale à transformer le marxisme en l'idéologie officielle d'un état totalitaire constamment. »[[] 161] La controverse est alimentée en outre que certains théoriciens de la gauche à protéger le marxisme de n'importe quelle connexion au régime soviétique.[[] 162]

La focalisation excessive sur le marxiste de la pensée dans l'ancien Bloc de l'est, souvent interdisant aux arguments de l'extérieur de la perspective marxiste,[[] 163][]de 164 entraîner une réaction contre le marxisme après que les révolutions de 1989 libérée science du contrôle du gouvernement socialist ; les sciences sociales par exemple, références à Marx diminuent considérablement en sociologie polonais après que la chute des gouvernements socialistes révolutionnaires et deux grandes institutions de recherche qui préconisait l'approche marxiste de la sociologie ont été fermées.[[] 165]

Bibliographie choisie

Le manifeste philosophique de l'école historique du droit (1842)
Critique de la philosophie de Hegel de plein droit, 1843
Sur la Question juive, 1843
Notes sur James Mill, 1844
Manuscrits économiques et philosophiques de 1844, 1844
La Sainte famille, 1845
Thèses sur Feuerbach, 1845
L'idéologie allemande, 1845
Misère de la philosophie, 1847
Salaire-travail et le Capital, 1847
Manifeste du Parti communiste, 1848
Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, 1852
Plans, 1857
Une Contribution à la Critique de l'économie politique, 1859
Écrits sur la guerre de Sécession, 1861
Les théories de la valeur de Surplus, 3 volumes, 1862
Valeur, les prix et les profits, 1865
Capital, Volume I (das kapital), 1867
La guerre civile en France, 1871
Critique du programme de Gotha, 1875
Notes sur Wagner, 1883
Capital, Volume II [posthume par Engels], 1885
Capital, Volume III [posthume par Engels], 1894
Voir aussiMaison de Karl Marx
Marx Memorial Library
Méthode de Karl Marx
Marx's notebooks on the history of technology
Marxian Class Theory
Marxian economics
Pre-Marx socialists
Félix Eboué
Vign_eboue
Félix Eboué

Adolphe Sylvestre Félix Eboué (26 décembre 1884, Cayenne, Guyane - 17 mai 1944, Le Caire, Égypte) était un administrateur colonial, résistant et homme politique français. Il fut en son temps un grand humaniste, membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) jusqu'en septembre 1939 et franc-maçon.

Sa fille, Ginette Eboué (1923-1992), a été mariée de 1946 à 1956 au président sénégalais et poète Léopold Senghor. Le couple a eu deux enfants. Son fils, Charles Eboué, né le 14 mai 1924 à Bangassou en Oubangui-Chari (Afrique équatoriale française, actuelle République Centrafricaine) a été pilote d'avion en Égypte, en Indochine et en Nouvelle-Calédonie.

Enfance[modifier]Félix Éboué est né le (26 décembre 1884, petit-fils d'esclave, à Cayenne. Il est le quatrième d'une famille de cinq frères. Son père Yves Urbain Éboué était orpailleur, d'abord sur le placer « Enfin » (Haute Mana), puis directeur-adjoint du placer « Dieu Merci ». Sa mère, Marie Joséphine Aurélie Léveillé, épicière originaire de Roura, remplaça les absences fréquentes et prolongées de son mari pour élever ses enfants. Madame Éboué possédait une connaissance pointue des traditions guyanaises en particulier des dolos (proverbes guyanais) qui émaillaient ses phrases.

Études[modifier]Après de brillantes études à Cayenne, il obtient en 1898 une bourse d'étude pour la métropole et part à Bordeaux au lycée Montaigne. Dans la capitale girondine, en complément de ses études, Félix Éboué s'adonne au sport et particulièrement au football et devient capitaine de l'équipe du lycée, les « Muguets ». Avec celle-ci, il se déplace à Strasbourg, en Belgique et en Angleterre. Ces déplacements lui permettent d'étudier sur le vif le tempérament des joueurs et des habitants de la région. Les comptes rendus des journaux régionaux (Le Phare de la Loire, Le Populaire) enregistraient les succès de l'équipe bordelaise et rendaient avec détails, l'entrain et l'adresse d'un joueur noir de cette équipe auquel était due en grande partie la victoire. Sous les couleurs du Stade bordelais U.C. (SBUC) et du Sporting Club Universitaire de France (SCUF)[1], il connaît les joies du stade. Il obtient à Bordeaux son baccalauréat ès lettres, puis part s'installer à Paris où il suit des études de droit tout en suivant l'enseignement de l'École coloniale (où est formée l'élite des administrateurs de la France d'Outre-Mer). Il obtient en 1908 sa licence à la faculté de droit.

Carrière d'administrateur en Afrique équatoriale française (AEF)[modifier]Élève administrateur des colonies puis administrateur-adjoint Félix Éboué est affecté en 1910 en Afrique équatoriale française à Madagascar puis en Oubangui-Chari. Il s'efforce d'apprendre les usages et coutumes de ses administrés, ce qui lui permet de mieux asseoir son administration. Ainsi, il fait publier en 1918 une étude sur les langues Sango, Banda et Mandjia.

Son approche de l'administration basée sur l'épanouissement des valeurs humaines et sociales dans un cadre de concertation et de respect des traditions africaines est très appréciée et il est nommé en 1927 chevalier de la Légion d'honneur sur la proposition du ministre de l'Instruction Publique.

Il a passé vingt années de service en Afrique équatoriale française, qui lui ont permis de donner sa mesure et de révéler ses qualités d'administrateur.

Congés en Guyane[modifier]Durant trois congés successifs, Félix Éboué revint en Guyane retrouvant avec plaisir sa famille et ses amis et partageant avec eux souvenirs et expériences africaines. C'est ainsi qu'il fit découvrir l'écrivain René Maran, guyanais comme lui, adjoint des Affaires Civiles en AEF, qui en 1921 reçut le prix Goncourt pour son roman Batouala. Le 14 juin 1922, au cours d'un de ses congés en Guyane, il épouse à Saint-Laurent-du-Maroni Charlotte Andrée Eugénie Tell (1891-1972), institutrice de sept ans sa cadette et amie de sa sœur[2], avec laquelle il a deux enfants : Ginette, née le 1er mars 1923 à Paris, et Charles Yves Joseph, né le 14 mai 1924 à Bangassou. Il a deux autres fils de précédentes unions : Henry, né le 14 juillet 1912 en Guyane, et Robert, né le 18 mai 1919 à Bambari[3].

Sa mère meurt en 1926 rejoignant son père disparu des années auparavant.

Aux Antilles françaises[modifier]Félix Éboué est nommé secrétaire général en Martinique, de juillet 1933 à janvier 1934 pour remplacer le gouverneur titulaire parti en congé pour deux ans.

Après un passage au Soudan français, il est élevé au rang de gouverneur et nommé en Guadeloupe en 1936. C'est le premier noir à accéder à un grade aussi élevé. En Guadeloupe, il met en pratique son esprit de conciliation dans un contexte social troublé. À l'occasion de la remise solennelle des prix le 1er juillet 1937 au lycée Carnot de Pointe-à-Pitre, il adresse à la jeunesse d'Outre-Mer son célèbre discours « Jouer le jeu » dont voici quelques extraits :

« Jouer le jeu, c'est être désintéressé
Jouer le jeu, c'est piétiner les préjugés, tous les préjugés et apprendre à baser l'échelle des valeurs sur les critères de l'esprit.
Jouer le jeu, c'est mépriser les intrigues et les cabales, ne jamais abdiquer, malgré les clameurs ou menaces, c'est poursuivre la route droite qu'on s'est tracée.
Jouer le jeu, c'est savoir tirer son chapeau devant les authentiques valeurs qui s'imposent et faire un pied-de-nez aux pédants et aux attardés.
Jouer le jeu, c'est aimer les hommes, tous les hommes et se dire qu'ils sont tous bâtis sur une commune mesure humaine qui est faite de qualités et de défauts.
Jouer le jeu, c'est mériter notre libération et signifier la sainteté, la pureté de notre esprit... »
Pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier]Devant la menace d'un futur conflit, il est nommé en 1938 gouverneur du Tchad, avec mission d'assurer la protection de la voie stratégique vers le Congo français ; il fait construire les routes qui devaient permettre en janvier 1943 à la colonne Leclerc de remonter rapidement à travers le Tibesti vers l'Afrique du Nord.

Dès le 18 juin 1940, Félix Éboué se déclare partisan du général de Gaulle, dont il a entendu l'appel à la radio. Le 26 août, à la mairie de Fort-Lamy, il proclame, avec le colonel Marchand, commandant militaire du territoire, le ralliement officiel du Tchad au général de Gaulle, donnant ainsi « le signal de redressement de l'empire tout entier » et une légitimité politique à la France libre, jusqu'alors dépourvu de tout territoire. René Pleven, envoyé du général de Gaulle assistait à cette proclamation. Le 15 octobre Félix Éboué reçoit de Gaulle à Fort-Lamy, qui va le nommer, le 12 novembre, gouverneur général de l'Afrique équatoriale française. Le 29 janvier 1941, il figure parmi les cinq premières personnes à recevoir du général de Gaulle la croix de l’ordre de la Libération. Il transforme l'AEF en une véritable plaque tournante géostratégique d'où partent les premières forces armées de la France libre, conduites par les généraux de Larminat, Kœnig et Leclerc.

Résidant à Brazzaville, il organise une armée de 40 000 hommes et accélère la production de guerre où il peut enfin appliquer la « politique indigène » qu'il a eu le temps de mûrir au cours de sa longue carrière.

Sa politique indigène [modifier]À l'exemple de Lyautey, il souhaitait que les autochtones puissent conserver leurs traditions et pensait que l'appui des chefs coutumiers était indispensable. Il combattit pour l'insertion de la bourgeoisie indigène dans la gestion locale. Il a consigné toutes ses idées dans son étude intitulée La Nouvelle Politique indigène pour l'Afrique équatoriale française.

La conférence des hauts dirigeants administratifs des territoires africains tenue à Brazzaville le 22 janvier 1944 retient la thèse d'Éboué sur l'assimilation. Il ne voit pas les réalisations issues de cette conférence. Fatigué, il part se reposer en Égypte, après avoir séjourné en Syrie. Il meurt d'une congestion cérébrale au Caire le 17 mai 1944 entouré de sa femme, de sa fille et de son fils cadet .

Hommages rendus à Félix Éboué[modifier] À Paris[modifier]

Léopold Sédar Senghor, que sa fille a épousé, lui a dédié un poème de son recueil Hosties Noires, qu'il écrit à Paris en 1942.

En 1946, Jacques Soustelle, Ministre de la France d'Outre-Mer, en présence de Madame Eboué, de Gaston Monnerville, de Gaston Palewski représentant le général de Gaulle, inaugura, dans la cour d'honneur du Ministère de la France d'Outre-Mer, une plaque commémorative en l'honneur de Félix Eboué.

Sur l'initiative du Gouvernement, la promotion 1947 de l'École de la France d'outre-mer fut solennellement baptisée : « Promotion du Gouverneur Félix Éboué ».

En 1947, le Conseil Municipal de la ville de Paris décida de donner le nom de place Félix-Éboué à l'ancienne place Daumesnil. Et en 1977 le Conseil de Paris a aussi donné le nom de rue Eugénie-Éboué à une voie nouvelle, pour honorer son épouse.

La France, par la loi du 28 septembre 1948 ordonna que soient inhumés au Temple de l'Immortalité (Panthéon de Paris) les restes du Premier Résistant de la France d'Outre-Mer. La dépouille mortelle de Félix Éboué fut débarquée le 2 mai 1949 à Marseille qui lui fit un émouvant accueil. Le vendredi 20 mai 1949, il a été inhumé au Panthéon en compagnie de Victor Schœlcher.

Gaston Monnerville président du Conseil de la République rappellera à cet instant que "c'est (un) message d'humanité qui a guidé Félix Éboué, et nous tous, Résistants d'outre-mer, à l'heure où le fanatisme bestial menaçait d'éteindre les lumières de l'esprit et où, avec la France, risquait de sombrer la liberté"[4]. Cela a fait de lui la première personne noire à y reposer.

Il a de plus été décoré du titre de Compagnon de la Libération. De Gaulle l'a décrit comme « un de ces noirs ardemment français ».

Pour perpétuer, à l'intérieur de l'École de la France d'outre-mer le souvenir de l'élève-administrateur de 1908, le samedi 21 janvier 1950 en présence notamment de Gaston Monnerville, de Madame Éboué et de Madame Pavie (veuve du fondateur de l'École Coloniale en 1889), un marbre fut dévoilé où l'on lit cette inscription :

« À LA MÉMOIRE DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL FÉLIX ÉBOUÉ

PREMIER RÉSISTANT DE LA FRANCE D'OUTRE-MER
NÉ À CAYENNE LE 26 DÉCEMBRE 1884 BREVETÉ DE L'ÉCOLE COLONIALE (1908)
DÉCÉDÉ AU CAIRE LE 17 MAI 1944


TRANSFÉRÉ A L'ÉCOLE, PUIS AU PANTHÉON LE 20 MAI 1949 »
À Cayenne


Le 14 juillet 1944 eut lieu, l'attribution du nom de Félix Éboué à la rue Richelieu qui passe devant sa maison natale. La Guyane lui a dédié un lycée à Cayenne inauguré le 3 novembre 1944 dans le bâtiment même ou Éboué a débuté ses études au collège, une salle de la préfecture et lui a dédié un musée situé dans sa maison natale.

Le 13 mars 1946 fut inauguré sur la place des Palmistes à Cayenne une statue à son effigie réalisée par le sculpteur Maurice Gardon. Les inscriptions qui figurent sous la statue de Félix Éboué sont d'André Malraux (d'après l'épitaphe de Simonide la bataille des Thermopyles (-480)) :

« Étranger, va dire à Lacédémone que ceux qui sont morts ici sont tombés sous sa loi. Passant, va dire aux Enfants de notre Pays :
De ce qui fut le visage désespéré de la France, les yeux de l'homme qui repose ici, n'ont jamais reflété que les traits du courage et de la liberté. »
Le 11 décembre 2009, l'Assemblée Générale de la Chambre de commerce et d'industrie de la Guyane vote le changement de nom de l'Aéroport international de Rochambeau, qui deviendra l'Aéroport International Félix Éboué au cours de l'année 2010. Un site pétition a été mis en ligne, depuis le 6 avril 2010 afin de promouvoir ce changement de nom.

À Brazzaville

La capitale du Congo et ancienne capitale de l'AEF conserve le souvenir de l'ancien Gouverneur Général:

Statue de Félix Éboué par le sculpteur Jonchère, posée en 1957 devant le stade qui porte son nom.
L'ancienne Avenue Félix Faure est devenue après la Guerre l'Avenue Félix Éboué (quartier de la Plaine).
Le stade au rond point du quartier de Poto-Poto porte son nom.
Au Palais du Peuple, ancien palais du Gouvernement Général et actuelle Présidence, a été reconstitué son bureau.
À Ndjamena (l'ancienne Fort-Lamy)[modifier]Lycée Félix Éboué (public)
Monument Éboué-Leclerc

Ahmed Sékou Touré
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Ahmed Sékou Touré


Ahmed Sékou Touré, né le 9 janvier 1922 à Faranah et mort le 26 mars 1984 à Cleveland, est le premier président de la République de Guinée, en poste de l'indépendance obtenue de la France en 1958, jusqu'en 1984.

Biographie[modifier]Avant l'indépendance, Sékou Touré est bloqué dans son ascension sociale et ne peut accéder aux postes de responsabilité auxquels il aspire. Il reste donc simple responsable des postes, mais s'investit dans le syndicalisme en devenant un des meneurs de la jeune génération guinéenne. Il participe à la fondation du Parti démocratique de Guinée, antenne locale du Rassemblement démocratique africain sous la bannière duquel il se fait élire à la mairie de Conakry en 1956. Il devient peu après vice-président du conseil de gouvernement.

La métropole française est en pleine discussion sur la décolonisation qui s'annonce et, lors de la visite effectuée par le général de Gaulle à Conakry pour défendre son accord d'union-partenariat entre la France et ses colonies promises à l'indépendance, la foule se met à le huer. Cet incident organisé à l'instigation de Sékou lui vaudra la haine indéfectible de De Gaulle. Les Guinéens disent non au référendum sur l'union-partenariat avec la France et choisissent l'indépendance totale, qu'ils obtiennent le 2 octobre 1958 avec Sékou Touré à la tête du pays. Il reçoit le Prix Lénine pour la paix en 1961.

Sekou Touré a été mis en cause pour la mort d'Amílcar Cabral en 1973.[réf. nécessaire]

Les frictions entre la France et la Guinée sont fréquentes. Aux tentatives de renversement du président guinéen téléguidées par la cellule africaine de l'Élysée qu'anime Jacques Foccart répondent les provocations de Sékou et la répression menée contre l'opposition. Craignant une intervention militaire pure et simple de l'ancien colonisateur, le chef d'État se range dans le camp socialiste, oscillant entre le maoïsme pour bénéficier des aides chinoises et l'orthodoxie soviétique pour rentrer dans les bonnes grâces de l'Union soviétique.

Il est loin d'être acquis qu'il ait réellement eu des convictions communistes, mais ce sont certainement les circonstances qui l'ont jeté dans ce camp par instinct de survie. Peu à peu, les tentatives d'assassinat et de renversement dont il fait l'objet le poussent à une méfiance grandissante envers tous tournant à la paranoïa. Il fait alors régner sur le pays un régime de terreur, contraignant des milliers de Guinéens à fuir la répression. Des dizaines de milliers de Guinéens disparaitront, en particulier dans le camp de concentration Camp Boiro Mamadou, parfois dans des conditions atroces après des tortures inhumaines dénoncées alors par Amnesty international.

Sékou Touré est mort à Cleveland (Ohio) aux États-Unis en subissant une opération de chirurgie cardiaque. Quelques jours après sa mort, son régime est balayé
Hô Chi Minh
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Hô Chi Minh

Hô Chi Minh, (du vietnamien Hồ Chí Minh ), né Nguyễn Sinh Cung, puis également connu sous le nom de Nguyên Aï Quoc, est un homme d'État vietnamien.

Il est né le 19 mai 1890 à Hoàng Trù et décède le 3 septembre 1969, à Hanoï.

Il est le fondateur de la République démocratique du Viêt Nam.

En 1976, le nom de Hô-Chi-Minh-Ville (Thành Phố Hồ Chí Minh) fut donné à la ville la plus peuplée du Vietnam, l'ancienne Saïgon.
 


Biographie
 
Enfance et jeunesse[modifier]Hô Chi Minh grandit dans le petit village de Kim Liên où vivait son père (Nguyễn Sinh Sắc), à 14 km à l'ouest de la ville de Vinh, district de Nam Đàn dans le nord de l'Annam (actuelle province de Nghệ An, Vietnam).

Le père de Hô Chi Minh était mandarin dans l'administration du protectorat de l'Annam. Selon les historiens vietnamiens communistes et les archives coloniales françaises, il fut dégradé de sa fonction par le nouveau pouvoir colonial, et sombra progressivement dans une dépression. La déchéance de son père suite à cette injustice coloniale a très fortement marqué le jeune Hô Chi Minh.

Il fait d'abord ses études à Huế, à l'école Quốc Học (littéralement « école nationale » en vietnamien) fondée par le père de Ngô Dinh Diêm.

Sa vie en Occident[modifier]Il poursuit ses études à Londres entre 1914 et 1919 puis en France en 1921 où il sera jardinier dans la ville du Havre. Il développe des photos pour subvenir à ses besoins. Il effectue de nombreux petits métiers: retoucheur photographe, cuisinier, balayeur, etc.

Il voyage sur des paquebots et va non seulement en Europe mais aussi à New York où il découvre Harlem. Quelques temps, il est même pigiste pour le New York Times, dans lequel il rédige quelque fois des articles d'opinion sur la vie politique en Indochine.

Il écrit des pièces de théâtre, comme Le dragon de bambou, et un ouvrage anticolonialiste, Le Procès de la colonisation française.

De lignée familiale nationaliste comme Phan Châu Trinh et Phan Boi Chau, il est déçu par le traité de Versailles qui n'applique pas le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes aux colonies.

Son adhésion au communisme[modifier]Il est initié en France au communisme par le directeur de L'Humanité, Marcel Cachin. Au congrès de Tours du 25 décembre 1920, il fait partie des fondateurs du Parti communiste français par son intervention sur les colonies.

Au mois de mai 1923, deux militants communistes de premier plan en France sont conviés à Moscou par Dmitri Manouilsky : Nguyen Aï Quoc et Jean Cremet. Il suit la formation du Komintern et va créer des réseaux au Vietnam grâce au PC chinois. Il effectue par la suite plusieurs voyages en Russie soviétique en avril 1927, suite au coup d'État anticommuniste de Tchang Kaï-chek à Shanghai, et en 1936-1937.

En 1930, avec l'aide de Mao, il fonde le Parti communiste indochinois (PCI) pour inclure le Cambodge et le Laos puis en 1941 la Ligue pour l'Indépendance du Viêt Nam (Việt Nam Độc lập Đồng minh Hội ou sa contraction en Viêt Minh) qui combat à la fois les occupants japonais et les colonisateurs français. En 1941, il rentre au Viêt Nam pour lutter contre l'occupation japonaise. En 1942, il prend le nom de Hô Chí Minh. La même année, il est arrêté par des nationalistes chinois et passe un an en prison en Chine.

Libéré en 1943, ses hommes ayant trouvé dans la jungle un aviateur américain abattu, il est allé lui-même à l'antenne de l'Office of Strategic Services en Indochine avec celui-ci et obtenu des services de renseignement américains argent, armes et munitions, appuyé d’une équipe parachutée qui le rejoindra dans la jungle avec un opérateur radio et des entraîneurs pour ses guérilleros[1]

L'indépendance[modifier]Libéré, Hô Chi Minh poursuit sa lutte avec la Révolution de février.

En 1945, il proclame la République démocratique du Viêt Nam à Hanoï et l'indépendance du pays le 2 septembre sur la place Ba Dinh. Élection d'une Assemblée constituante le 6 janvier 1946.

Guerre d'Indochine[modifier]Article détaillé : Guerre d'Indochine.Après l'échec des négociations avec Jean Sainteny, il mène le Viêt-minh jusqu'à la victoire contre les Français : le 7 mai 1954. À la bataille de Diên Biên Phu pendant la guerre d'Indochine[2], le Viêt Minh obtient la reddition du camp retranché français.

Partition du Viêt Nam[modifier]Le lendemain commencent les négociations sur l'Indochine à la conférence de Genève avec le ministre des Affaires étrangères du Viêt Nam Pham Van Dong qui aboutiront sur l'établissement d'accords de Genève. Le Viêt Nam est divisé temporairement en deux zones de regroupement militaire le long du 17e parallèle :

– au nord, l'Armée populaire vietnamienne ;
– au sud, le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient – CEFEO.
Guerre du Viêt Nam[modifier]Article détaillé : Guerre du Viêt Nam.Hô Chi Minh continue la lutte pour la réunification du pays face à Ngô Dinh Diêm qui dirige la République du Viêt Nam du Sud, suite à un coup d'État qui a forcé l'empereur Bao Dai à abdiquer avec le soutien des Américains.

Dès 1960, Hô Chi Minh et les siens soutiennent la création du Front national pour la libération du Sud Viêt Nam (FNL), bientôt surnommé Viêt Công[3] par les Américains et les Sud-Vietnamiens. Le FNL est approvisionné en hommes, en armes et en matériel par la République démocratique du Viêt Nam du Nord durant la guerre du Viêt Nam[4].

Son décès

Hô Chi Minh meurt le 2 septembre 1969 alors que le conflit fait toujours rage au Viêt Nam. D'après la romancière et dissidente politique vietnamienne Dương Thu Hương, il se serait donné la mort en arrachant ses perfusions, choisissant ainsi le jour de sa mort. Celle-ci est officiellement annoncée comme ayant eu lieu le 3 septembre pour ne pas ternir la fête nationale de l'indépendance du 2 septembre.

Hô Chi Minh voulait que ses cendres soient répandues au-dessus du pays, du nord au sud, et ne tenait absolument pas à être embaumé comme Lénine. Pourtant, ses héritiers vont décider de l'embaumer en attendant la réunification afin de ne pas léser les Sud-Vietnamiens lors de la dispersion des cendres. Ceci n'ayant jamais été fait, sa momie repose toujours au mausolée de Hanoï sur la place Ba Dinh.

Propagande 

De son vivant, Ho Chi Minh a utilisé une propagande « à la soviétique » basée sur son image. Ses camarades communistes utiliseront son cadavre momifié afin de renforcer les intérêts et leur légitimité au pouvoir.

Figure tutélaire du patriotisme vietnamien, connu sous le nom « affectueux » d'oncle Hô – Bác Hồ, son nom sera utilisé après la réunification pour rebaptiser la capitale du Sud Viêt Nam. Ainsi, Saïgon devient Hô Chi Minh Ville – Thanh Pho Hô Chi Minh – suivant une décision de 1945 du premier gouvernement de la Jeune République démocratique du Viêt Nam.Cette décision de 1945 n'a pu être exécutée qu'en 1975.

Œuvres

En juin 1919, il publie un manifeste sur les Revendications du peuple annamite.
Le Procès de la colonisation française, 1925 ; réédité aux éditions Le temps des cerises, octobre 2007 (ISBN 9782841096862)
Journal de prison : poèmes, poèmes écrits de 1942 à 1943 lors de sa détention.

Lénine
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Lénine


Vladimir Ilitch (ou Iliç) Oulianov (en russe : Влади́мир Ильи́ч Улья́нов Prononciation), plus connu sous le nom de Lénine (en russe : Ле́нин, « l'homme de la Léna »), né à Simbirsk le 22 avril 1870 (correspond au 10 avril du calendrier julien) et décédé à Gorki-Léninskie le 21 janvier 1924, est un révolutionnaire et homme politique russe. Il milite dans le parti ouvrier social-démocrate de Russie, la section russe de la Deuxième Internationale. Plus tard, il fonde et dirige le parti bolchevik et compte parmi les dirigeants de la révolution d'Octobre. Il est le fondateur de l'Union soviétique. De son nom est dérivé le terme de léninisme.

Son père Ilia Nikolaïevitch Oulianov (1831-1886), monarchiste modéré, est une grande figure de l'instruction publique en Russie et fut anobli par le Tsar en 1882 (pour cette raison, Lénine est noble par hérédité[1]). À Simbirsk et dans la province de Simbirsk, il ouvre les premières écoles pour les populations non russes.

Sa mère Maria Alexandrovna Oulianova, née Blank (1835-1916), consacre toute sa vie à son foyer et à ses enfants.

Frères et sœurs[modifier]Anna Oulianova, sœur aînée, née à Nijni Novgorod en 1864, épouse Mark Elizarov et meurt en 1935.
Alexandre Oulianov, frère aîné, né à Nijni Novgorod le 12 avril 1866, est arrêté le 1er mai 1887 et pendu le 11 mai 1887 sur l'échafaud dressé dans la cour de la forteresse de Schlüsselburg près de Saint-Pétersbourg après avoir participé à une tentative d'assassinat contre le tsar.
Olga Oulianova, sœur cadette, née à Simbirsk.
Dimitri Oulianov, frère cadet, né à Simbirsk en 1874 et mort en 1943.
Maria Oulianova, sœur cadette, née à Simbirsk en 1878 et morte en 1937.
Jeunesse[modifier]

Né en Russie à Simbirsk le 22 avril 1870, Lénine est le fils d'un fonctionnaire russe (inspecteur des écoles) anobli qui œuvre à l’instauration de plus de démocratie et d’une éducation gratuite pour tous en Russie. Comme beaucoup de Russes, ses origines ethniques et religieuses sont métissées. Issu d'une famille cultivée, il est d’origine kalmouke par ses grands-parents paternels, allemande par sa grand-mère maternelle, qui était de confession luthérienne, et d’ascendance juive convertie à l'orthodoxie par son grand-père maternel. Vladimir Oulianov (Lénine) lui-même est baptisé dans l’Église orthodoxe russe.

Vladimir se distingue dans l’étude du latin et du grec ancien. Deux tragédies surviennent tôt dans sa vie : en 1886, son père meurt d’un accident vasculaire cérébral hémorragique. L’année suivante, en mai 1887, son frère aîné Alexandre est pendu pour avoir participé à un complot menaçant la vie du tsar Alexandre III. Cet événement radicalise Vladimir (ses biographes soviétiques le considèrent comme déterminant) et le dégoûte également de l'action révolutionnaire « romantique » des anarchistes ; il est arrêté plus tard cette même année et exclu de l’université de Kazan pour sa participation à des manifestations étudiantes. Il continue à étudier de manière autonome et obtient en 1891 une licence l'autorisant à pratiquer le droit.

Le chef révolutionnaire[modifier]

Après une brève carrière d'avocat à Samara, il revient à Saint-Pétersbourg où il s’implique de plus en plus dans la diffusion des idées révolutionnaires et l’étude du marxisme. Il multiplie les réunions et rassemble en une seule organisation la vingtaine de cercles ouvriers marxistes qui existent dans la capitale. Ainsi naît l'Union de lutte pour la libération de la classe ouvrière, mouvement qu'il considère comme « un embryon du parti révolutionnaire qui dirige la lutte contre le capital et contre le gouvernement absolutiste sans organiser des complots d'aucune sorte mais qui puise ses forces justement dans la réunion de la lutte socialiste et démocratique en une seule lutte de classe indivisible du prolétariat de la ville». Début 1895, il se rend en Suisse pour y rencontrer les fondateurs de la première cellule marxiste russe, Gueorgui Plekhanov et Pavel Axelrod[2]. Le 7 décembre 1895, il est arrêté et incarcéré pendant quatorze mois par les autorités avant d’être exilé pour trois ans dans le village de Chouchenskoïe en Sibérie.

En juillet 1898, il y épouse Nadejda Kroupskaïa, une activiste socialiste elle aussi emprisonnée, puis assignée à résidence dans le même lieu que Lénine. En avril 1899, il publie le livre Le Développement du capitalisme en Russie[3]. En 1900, son exil prend fin. Il voyage en Russie, en Europe et participe à la création du journal Iskra (« L'Étincelle »). Il publie des tracts et livres relatifs au mouvement révolutionnaire.

Il participe activement au Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) et, en 1903, prend la tête de la fraction « bolchevik » de ce parti, suite à une division avec les « mencheviks » (partiellement inspirée par son pamphlet Que faire ?). En mai 1905, il est élu au Comité central du parti par le IIIe congrès. En 1907, il déménage en Finlande pour des raisons de sécurité. Il participe au journal Pravda (« La vérité »). Contre le « révisionnisme » des sociaux-démocrates "constructeurs de Dieu", il rédige son ouvrage Matérialisme et Empiriocriticisme en 1908[4]. Il écarte Alexander Bogdanov de la direction de la fraction bolchevique. Il continue de voyager en Europe (il vit à Paris de décembre 1908 à juillet 1912, d'abord au 24 rue Beaunier jusqu'à juillet 1909, puis 4 rue Marie-Rose) et participe à de nombreux rassemblements et activités socialistes, notamment la conférence de Zimmerwald contre la guerre, en 1915. Quand Elizabeth Armand (dite Inessa ou Inès) quitte la Russie pour s’installer à Paris en 1910, elle rencontre Lénine et d’autres bolcheviks en exil et devient à la fois son émissaire et son égérie.

Il voit dans la Première Guerre mondiale une lutte entre impérialismes rivaux pour le partage du monde (L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1917) et veut faire de la guerre entre nations une guerre entre classes.

Lorsqu'éclate la révolution de Février 1917, suite à la chute du tsar Nicolas II, Lénine se trouve en Suisse, où il a résidé près de sept ans, à Montreux, comme nombre d'exilés russes. Après avoir imaginé différents itinéraires impossibles, il rentre de Suisse à Petrograd à travers l'Allemagne en guerre, avec un groupe de révolutionnaires russes de toutes tendances, à bord d'un train protégé par une immunité diplomatique, dit « plombé ». Cet épisode suscita une polémique, certains accusant Lénine d'avoir été acheté par le gouvernement allemand. En effet, ce dernier a organisé et financé le retour en Russie de Lénine et de son parti bolchevique en exil[5],[6]. Dans ses mémoires, le général en chef allemand Erich Ludendorff explique qu'il espérait que la révolution en Russie amènerait la décomposition de l'armée tsariste et le retour en Russie de révolutionnaires favorables à une paix séparée avec l'Allemagne[7],[8],[9].

En 1918, Edgar Sisson apporta toute une série de documents de Russie afin de prouver que Trotsky, Lénine et les autres révolutionnaires bolcheviques étaient des agents du gouvernement allemand[10]. George Kennan démontra plus tard que ces documents étaient en quasi-totalité des faux[11].

Dès son arrivée à Petrograd accueilli au son de la Marseillaise[12], le 4 avril, Lénine fait une conférence durant laquelle il présente ses Thèses d'avril, qui sont publiées dans Pravda : paix immédiate, pouvoir aux soviets, usines aux ouvriers et terres aux paysans. Le gouvernement provisoire issu de la révolution de Février ne résolvant aucun de ces problèmes, ces idées deviennent de plus en plus populaires. Avec la répression des émeutes en juillet par le gouvernement, les dirigeants bolcheviques sont arrêtés (dont Trotsky), leurs journaux interdits, Lénine fuit en Finlande. Il revient en octobre, souhaitant renverser le gouvernement provisoire, avec pour slogan « tout le pouvoir aux Conseils ! ». Ses idées concernant le gouvernement sont exprimées dans son essai L'État et la Révolution (août-septembre 1917) qui appelle une nouvelle forme de gouvernement plus démocratique basé sur les conseils ouvriers ou soviets. Après la tentative de coup d'État du général monarchiste Kornilov en septembre, le gouvernement provisoire est discrédité et les bolcheviks deviennent majoritaires dans les soviets.

À la tête de l’État soviétique

Après le succès de la révolution d'Octobre, le 8 novembre, Lénine est nommé président du Conseil des commissaires du peuple par le Congrès des soviets. Rapidement, le 20 décembre 1917, la Tchéka est créée. Puis, sous l'impulsion de Lénine, les soviets nationalisent la grande propriété foncière (19 février 1918), les industries (30 juin) et déclarent assurer la dictature du prolétariat.

Face à la menace d’une invasion allemande, confrontés aux oppositions au sein même de la Russie, mais connaissant aussi la situation grave des empires centraux et les perspectives révolutionnaires ainsi ouvertes, les chefs révolutionnaires s'interrogent.

La majorité des chefs bolcheviques, tels que Boukharine, soutiennent la poursuite de la guerre comme moyen de provoquer la révolution en Allemagne. Lénine défend l'option d'un armistice ou d'un traité de paix, coûte que coûte, afin de consolider le régime. Léon Trotsky, qui mène les négociations, recommande quant à lui une position intermédiaire, préconisant la démobilisation de l'armée sans signer une paix injuste.

Quand les négociations échouent, l’Allemagne lance à partir du 18 février 1918 une invasion au cours de laquelle la Russie perd une large part de son territoire occidental. En conséquence, la position de Lénine rassemble les suffrages de la majorité des chefs bolcheviques et la Russie finit par signer le Traité de Brest-Litovsk (3 mars 1918) qui lui est nettement défavorable. Lénine transfère la capitale à Moscou (12 mars)[13] et inaugure la politique dite du « communisme de guerre », dans le cadre de la guerre civile.

En acceptant le fait que les soviets soient la seule forme légitime de gouvernement ouvrier, Lénine instaure une Assemblée constituante russe. Les bolcheviks perdent ces élections, qui sont remportées par le Parti socialiste-révolutionnaire (PSR). Celui-ci s'est scindé en septembre 1917 en faction gauche (Parti socialiste-révolutionnaire de gauche pro-soviet) et droite (anti-soviet). Les bolcheviks ont tout de même alors le soutien d’une majorité du Congrès des soviets et forment un gouvernement de coalition avec les Socialistes-révolutionnaires de gauche. Cependant, cette coalition s’effondre avec l'opposition des SR de gauche aux conditions du traité de Brest-Litovsk. Ils se joignent alors à d’autres partis afin de renverser le gouvernement bolchevique. Lénine réagit en faisant interdire les Socialistes révolutionnaires (y compris les SR de gauche).

En juillet 1918, il fait approuver par le Ve congrès des soviets la première Constitution de la République fédérative des soviets de Russie. Cependant il doit faire face à ce qu'il appelle la « contre-révolution » et qui est une guerre civile soutenue par l'étranger (1918-1921). La nuit du 16 au 17 juillet 1918, le tsar Nicolas II et sa famille, en détention à Ekaterinbourg, sont exécutés par la police secrète, sur ordre de Lénine et de Iakov Sverdlov, chef du gouvernement soviétique.

Face au durcissement du régime, l'opposition s'accroît. Le 30 août 1918, Fanny Kaplan, membre du Parti socialiste-révolutionnaire, tente d'assassiner Lénine. Elle l'approche alors que celui-ci regagne sa voiture à l’issue d’un meeting. Elle l’appelle, il se retourne, elle lui tire dessus trois fois. Deux balles l’atteignent : l’une à l’épaule, l’autre au poumon. Lénine est emmené à son appartement privé au Kremlin et refuse de s’aventurer à l’hôpital, craignant que d’autres assassins ne l’y attendent. Les médecins jugent trop dangereux d’extraire les balles. Lénine survit et reprend son activité, mais sa santé est fragile. Fanny Kaplan est interrogée par la Tchéka puis est exécutée sans jugement. En réaction, le Conseil des commissaires du peuple émet le décret instituant la « terreur rouge ».


Discours de Lénine.En mars 1919, Lénine et d’autres leaders bolcheviques décident la création de l'Internationale communiste. C'est l'époque de la sécession avec le mouvement socialiste. À compter

de ce moment, les membres de l’Internationale communiste, y compris Lénine et les bolcheviks eux-mêmes, furent connus comme les communistes. En Russie, le parti bolchevique est rebaptisé Parti communiste russe (bolchevik), qui devient finalement le PCUS en 1922. C'est le seul parti autorisé, les autres sont interdits et leurs membres poursuivis.

Dans le même temps, de 1918 à 1921, la guerre civile russe et le « communisme de guerre » continuent à faire rage dans toute la Russie. Des mouvements politiques très divers et leurs militants prennent les armes pour soutenir ou renverser le gouvernement soviétique. Des puissances étrangères arment des « armées blanches » afin de renverser le pouvoir des soviets. Dans une situation de « citadelle assiégée », le communisme de guerre est impitoyable, comme la guerre qui lui a donné naissance. L'occupation de l'Ukraine par les armées allemandes et le blocus qui s'en suit privent la Russie de blé. Pour faire face à la famine et nourrir les villes, à court de moyens de paiement, Lénine reprend les « réquisitions » des approvisionnements des paysans, quasiment sans dédommagement, instaurées sous le gouvernement Kerensky, et interrompues après octobre (les armées blanches doivent d'ailleurs elles aussi renoncer au libre marché et recourir aux réquisitions dans les zones qu'elles contrôlent). Cette spoliation amène les paysans à réduire dramatiquement leur production, parfois à soutenir les ennemis des « rouges », armées blanches ou « vertes ». Parfois aussi, les détachements de réquisition prennent toute la nourriture, jusqu'aux graines nécessaires aux semailles des paysans qui résistent.

Bien que de nombreuses factions différentes soient impliquées dans cette guerre civile, les deux principaux groupes en présence sont l’Armée rouge (bolchevique) et les Armées blanches (tsaristes). Les puissances étrangères telles que la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Japon interviennent également dans ce conflit (aux côtés des Blancs). Finalement, l’Armée rouge prend l'avantage en 1919, écrasant ses adversaires (ou ses anciens alliés comme les anarchistes ukrainiens après août 1921) et réduisant les forces des russes blancs et de leurs alliés à quelques poches de résistance (qui toutefois perdurèrent durant plusieurs années, notamment dans l'Extrême-Orient russe).

À la fin de l’année 1919, les succès remportés en Russie et le soulèvement de la ligue spartakiste en Allemagne créent aux yeux de Lénine l’occasion idéale de « sonder l’Europe avec les baïonnettes de l’Armée rouge[14] » pour étendre la révolution vers l’ouest, par la force. Au même moment et pour contenir les communistes, les pays occidentaux – convaincus que les forces blanches ne l'emporteraient pas – soutiennent la volonté de la seconde république polonaise, récemment indépendante, de reprendre ses territoires orientaux, annexés par la Russie à l’occasion de la partition de la Pologne à la fin du XVIIIe siècle. La guerre russo-polonaise débute mal pour les Polonais qui, sous-estimant l'Armée rouge, se font d'abord étriller et repousser jusqu'à Varsovie. Lénine voit la Pologne comme le pont que l’Armée rouge doit traverser afin d’établir le lien entre la Révolution russe et les partisans communistes d’Europe occidentale. Mais cette vision se heurte à des intérêts contradictoires. La France (avec l'accord général) envoie une « modeste » « mission militaire française » (des « instructeurs » dont Charles de Gaulle, alors capitaine, des avions avec leurs pilotes etc.) qui renverse la situation, permettant aux Polonais de remplir leurs objectifs. Lénine comprend la leçon et renonce (au moins temporairement) à l'exportation de la révolution par des moyens militaires.

En mars 1921, la Révolte de Kronstadt, soulèvement armé des marins de la forteresse pour le pouvoir des soviets, pour des élections libres et la liberté de la presse, et contre les bolcheviks, est réprimée par l'armée rouge dirigée par Trotsky (qui compte 10000 morts dans ses rangs lors de l'assaut). 2168 marins sont exécutés, 1955 condamnés au travail obligatoire et 1272 libérés.

La Russie paie le tribut de ces longues années de guerre et une grande partie du pays est en ruine. Dès lors que tous les efforts ne sont plus tendus vers la guerre, Lénine, pragmatique, explique que sous la pression des circonstances, le « communisme de guerre » a été trop vite : pour reconstruire le pays à partir de rien, un certain retour au libre échange est provisoirement nécessaire. En mars 1921 naît la Nouvelle politique économique (NEP), qui se caractérise par un retour limité du capitalisme privé.

En 1922, Lénine transforme l'ancien Empire russe en Union des républiques socialistes soviétiques (sur proposition de Staline). Mais sa santé déclinante réduit progressivement son activité.

La fin[modifier]La santé de Lénine est déjà sérieusement menacée par les contraintes de la révolution et de la guerre. La tentative d’assassinat de 1918 vient s’ajouter à ses problèmes de santé. La balle est toujours logée dans son cou, trop proche de la colonne vertébrale pour qu’on puisse tenter une opération avec les techniques médicales de l’époque. Lénine connaît sa première attaque en mai 1922. Elle le laisse partiellement paralysé (de son côté droit) et son rôle dans le gouvernement diminue. Suite à une deuxième attaque, en décembre de la même année, il doit se résigner à abandonner toute activité politique. En mars 1923, la troisième attaque le cloue au lit et le prive de la parole. Lénine meurt le 21 janvier 1924 à 18 H 50 (heure de Moscou)[15].

Le communiqué officiel annonçant sa mort écrit « il n'est plus parmi nous, mais son œuvre demeure »[16]
La plupart des historiens s’accordent pour considérer que la cause de mort la plus probable est l’attaque provoquée par la balle logée dans sa nuque suite à la tentative d’assassinat. La cause officielle de sa mort est une artériosclérose ou une quatrième attaque mais, des 27 médecins qui interviennent pour le soigner, huit seulement souscrivent à cette conclusion sur le rapport d’autopsie. Cela laisse de la place pour des doutes et des théories alternatives.

Peu après sa mort, des indications concernant une syphilis apparaissent. Cela n'aurait rien de très extraordinaire, car une large partie de la Russie à cette époque était atteinte par cette maladie. Le corps de Lénine ne montre aucune lésion visible typique des dernières phases de la maladie. Cependant, des documents rendus publics suite à la chute de l’URSS, ainsi que les mémoires des médecins de Lénine, suggèrent qu’il a été traité pour la syphilis dès 1895. En 1923, les médecins de Lénine lui prescrivent du Salvarsan, le seul médicament disponible à l’époque pour traiter la syphilis, ainsi que de l’iodure de potassium, qui était également d’usage fréquent pour le traitement de cette infection.

Les documents suggèrent en outre qu’on a donné l’ordre à Alexi Abrikosov, le pathologiste chargé de l’autopsie, de prouver que Lénine n’était pas mort de syphilis. Abrikosov ne mentionne pas la syphilis dans l’autopsie, mais le second rapport d'autopsie ne parle d'aucun des organes, des principales artères ou des régions du cerveau habituellement affectés par la syphilis, alors que les lésions aux vaisseaux du cerveau, la paralysie et certaines autres affections qu’il mentionne sont typiques de cette maladie.

Enfin, un diagnostic posthume par deux psychiatres et un neurologue publié dans le European Journal of Neurology affirme démontrer que Lénine est décédé des suites de la syphilis[17].

Le corps de Lénine, embaumé repose dans le mausolée de Lénine, sur la Place Rouge, à Moscou. En janvier 2011, le parti Russie unie a créé un site Web où l'on peut voter pour ou contre l'enterrement du corps de Lénine[18][19][20].

Postérité[

La ville de Petrograd est renommée « Leningrad » en son honneur en janvier 1924 et conserve ce nom jusqu’à la chute de l’Union soviétique en 1991, date à laquelle elle retrouve son nom d'avant 1914, Saint-Pétersbourg.

Suite à sa première attaque, Lénine avait publié plusieurs documents indiquant les recommandations futures pour le gouvernement. Il s'inquiétait énormément sur la capacité d'un parti, qu'il dénonce comme bureaucratisé, de garder à l'esprit les besoins des travailleurs au niveau international. Son dernier acte politique est de critiquer fortement la brutalité de Staline, dans deux textes du 25 décembre 1923 et du 4 janvier 1924 appelés son « Testament politique »[21]. Selon un ancien diplomate soviétique, Dmitrevski, que cite également Trotsky, Staline aurait répondu au téléphone de façon si grossière à Nadejda Kroupskaïa que, celle-ci s'étant plainte à son mari, Lénine aurait décidé de « rompre toute relation personnelle avec Staline »[22].

De Staline, qui est alors secrétaire général du parti communiste depuis avril 1922, Lénine dit qu’il a « un pouvoir illimité concentré dans ses mains » et suggère que « les camarades envisagent une façon de le démettre de ce poste ». La femme de Lénine découvre le document dans l’étude de celui-ci et le lit au comité central qui décide de ne pas suivre ces recommandations et de garder le texte secret. Lorsque le texte est publié à l'étranger en 1926 par des communistes dissidents (Max Eastman et Boris Souvarine), les dirigeants russes (Trotsky compris, au nom de l'unité du parti) dénoncent un « faux ». Le texte ne sera reconnu comme authentique qu'en 1956 par Khrouchtchev, et publié en URSS seulement en 1987.

Au début des années 1920, le mouvement russe de cosmisme est relativement populaire et il est prévu de conserver le corps de Lénine de manière cryogénique afin de pouvoir lui redonner vie dans le futur. L’équipement nécessaire est acheté à l’étranger mais pour diverses raisons, le projet n’est pas mené à bien. À la place, le corps est embaumé et exposé publiquement dans un mausolée sur la Place Rouge à Moscou. Chose que Lénine ne voulait sous aucun prétexte, selon lui ce ne sont pas les hommes mais les idées qui doivent être conservées.

Malgré la volonté exprimée par Lénine peu avant sa mort qu’aucun mémorial ne soit érigé pour lui, divers politiciens (notamment Staline pour asséner son pouvoir sur le peuple) cherchent à améliorer leur image en l’associant à celle de Lénine après sa mort. Il est alors élevé à un statut quasi mythique et les statues, monuments et mémoriaux à son honneur fleurissent.
Après la mort de Lénine, la compétition fait rage pour recueillir la légitimité que son nom apporte. Les vocables « léninisme » et « marxisme-léninisme » apparaissent, le premier étant revendiqué également par les trotskistes, le second uniquement par les staliniens (ce « marxisme-léninisme » constituant la doctrine officielle de l'URSS et de ses partis affiliés du Komintern puis du Kominform). Le « marxisme-léninisme », terme de la propagande officielle, est plus couramment appelé stalinisme.

La figure de Lénine continue d'être officiellement honorée en URSS et dans les pays européens du Bloc de l'Est jusqu'à la chute du bloc de l'Est, qui voit de nombreuses statues de Lénine abattues en tant que symboles des anciens régimes. Un certain nombre de statues de Lénine existent encore cependant en Europe, surtout en Russie, mais également dans certains pays ex-communistes d'Europe de l'Est. En 1993, Boris Eltsine supprime la garde d'honneur du mausolée de Lénine[23]. Il a été envisagé de faire enterrer le corps et de supprimer le mausolée, mais ce projet a été abandonné : le mausolée de Lénine continue d'être un monument touristique visité en Russie.
Lénine et son rôle historique ont fait l'objet d'un grand nombre d'études historiques, beaucoup opposant sa figure à celle de Joseph Staline. Boris Souvarine, plus critique, le considérait comme « un utopiste pour qui la fin justifie les moyens »[24] et commentait « Lénine cite Marx pour justifier le régime soviétique identifié à la "dictature du prolétariat", alors que Marx entendait par cette expression une "hégémonie politique" résultant du "suffrage universel"; ce qui n'a rien de commun avec le monopole d'un parti, l'omnipotence d'une "oligarchie" (Lénine dixit), un Guépéou inquisitorial et un archipel du Goulag »[25]. Souvarine tournait en dérision le culte de « Saint Lénine », estimant qu'« on reconnaît un arbre à ses fruits » et concluant « Il serait absurde de confondre Lénine et Staline dans une même appréciation sans nuances comme de prétendre que le maître n'est pour rien dans les turpitudes de son disciple. En conscience, on ne saurait écrire désormais sur Lénine en fermant les yeux sur les conséquences du léninisme et de son sous-produit, le stalinisme; sur l'injustice atroce des répressions, des exactions, des dragonnades, des pogromes, des hécatombes; sur les tortures et la terreur infligées aux peuples cobayes de "l'expérience socialiste"; sur l'avilissement de la classe ouvrière, l'asservissement de la classe paysanne, l'abrutissement de la jeunesse studieuse, l'anéantissement d'une intelligentsia qui faisait honneur à la Russie de toujours. Lénine n'avait pas voulu cela. Quand même, pour sa large part, il en est responsable »[26].

Selon Domenico Losurdo, Lénine aurait pu s'enorgueillir « de l'élan donné par lui-même et par la révolution d'Octobre au dépassement des trois grandes discriminations et en dernière analyse à la cause de la démocratie et des droits de l'homme dans le monde et en Occident même »[

Pseudonyme[modifier]« Lénine » est un pseudonyme révolutionnaire. Il n'a jamais expliqué publiquement son choix, ce qui laisse le champ libre à toutes les théories. À cette époque, Georgui Plekhanov qui a eu une influence importante sur Lénine utilisait le pseudonyme Volgine, d’après la Volga. Mais certains ont vu dans le choix de la Lena, plus longue et coulant dans la direction opposée, le signe d'une opposition entre Plekhanov et Lénine. Il existe d’autres théories concernant l’origine de ce nom. Pendant son exil à Chouchenskoïe, en Sibérie, le fleuve russe le plus proche était l'Ienisseï, non la Lena : ce n'est donc pas une évocation de son séjour dans cette région.

On trouve parfois le nom de « Nikolaï Lénine », bien qu’il n’ait jamais été connu sous ce nom en Russie.

L’étude du cerveau de Lénine[modifier]Le cerveau de Lénine fut prélevé avant que son corps soit embaumé. Le gouvernement soviétique demanda au célèbre neuroscientifique Oskar Vogt de l’étudier afin de localiser précisément les cellules responsables de son génie[29]. L’Institut du cerveau fut créé à Moscou spécifiquement dans ce but. Vogt publia un article sur le cerveau en 1929 dans lequel il rapporte que certains neurones pyramidaux dans la troisième couche du cortex cérébral de Lénine étaient particulièrement larges. Cependant les conclusions concernant le lien entre cette observation et le génie furent contestées. Le travail de Vogt fut considéré comme insatisfaisant par les soviétiques. Les recherches furent poursuivies par l’équipe soviétique mais les travaux concernant le cerveau de Lénine ne furent plus rendus publics.

Les anatomistes contemporains ne croient plus que la morphologie seule puisse déterminer le fonctionnement du cerveau.






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