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Contemporain du chanteur,

Dr Charles Dessalines, saxophoniste et collectionneur,

affirme que Pierre Blain est né à Cuba en 1932,

d’un père haïtien. Cubaine, sa mère s’appelait Mélinca .

Il commença à chanter dès l’âge de quatorze ans. A seize, il débuta sa carrière musicale avec l’Orchestre de Chepin Coven, puis Satantan, des groupes cubains. Rentré en Haïti à dix-huit ans, il intégra le Jazz des Jeunes, puis l’Orchestre de Nemours Jn-Baptiste, celui de Mura Pierre, de Cabane Choucoune, des Casernes Dessalines et d’autres groupes. Au soir de sa vie, il a gravé des disques, un avec le Haitiano. Il était l’unique chanteur haïtien connu, capable de chanter en cinq langues de façon intelligible : français, anglais, espagnol, italien, créole, voire portugais, conclut Dr Dessalines.

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Le Parcours Musical De Pierre Blain 1932- 2012 
 
    Nous bûmes Montecarl et ses faubourgs;. la raison pure et simple. C’est la fête de l’amitié, la fête de la sincérité’. Sous l’influence de
l’alcool, ses  phrases d’humour et d’amitié enregistrées sur bandes magnétiques furent claironées par Pedro, le caravacheur,  pendant toute la nuit du 31 décembre 1959 au premier Janvier 1960 à  Montecarl  night club, dans la région de Brochette à Carrefour. Le florilège de ses petites phrases, ses tirades dans L’Orchestre de Mura Pierre et de Nemours  Jean Baptiste lui ont valu parfois le titre de premier rappeur haitien. 

        Pierre Blain est de la lignée des “Blain de Lakou Blain ‘, site politique, historique et vodouesque autour duquel nos ainés ont contemplé l’évolution et les jalons posés par les Sénateurs Emile Saint Lot et Antoine Innocent. Ce dernier, l’auteur du premier roman  vodouesque haitien ”Mimola Ou L’Histoire D’une Cassette”, publié en 1906 en Haiti par l’imprimerie E. Malval. Ce site  est situé  à l’angle de la rue Des Césars et la rue Des Pucelles. Ce n’est qu’en  décembre 2002,  Pedro affirma son appartenance à ce site historique dans
une de ses préstations  pendant que le Ministère De La Culture célébrait le labeur opiniâtre des musiciens des années 50 et 60.
 

Dans une entrevue accordée à Gérard Jean Gilles pour  Joseph Solon  de l’émission “ C’etait Hier” ,  diffusée sur la Radio Nationale D’Haiti, Pierre Blain retraçait son parcours musical des Frères De L’instruction Chrétienne  jusqu’à Paris. Ce parcours a eu en effet la fulgurance d’une étoile qui scintillait au gré des tonalités et des orchestres. Il fréquentait dit-il le Lycée Toussaint Louverture avec Dieujuste Dorlette quand il se joignit à son père et son grand frère à Santiago De Cuba; il n’avait que 14 ans. Il laissa Haiti en 1946 pour y retourner 8 ans plustard. Pendant son séjour dans l’ile soeur, il évolua dans l’Orchestre de Chepin Chovin et le destin l’a  placé dans
l’environement de Perez Prado, Isidoro  Orea, Benito Majea, un grand chanteur Cubain du fameux orchestre “ Gigante’ et Beni More. 


  A 22 ans, il retourna au  bercail avec son père et rencontra Marc Séide qu’il connut depuis son enfance . Il fit part de ses expériences  musicales au député Séide qui à son tour, sans aucune appréhension, informa Saint Aude de la découverte d’un chanteur de 24 ans qui ait acquis une solide formation musicale à Santiago De Cuba.  Saint Aude s’est empressé pour rencontrer cet inconnu en vue de valider les acquis et l’expérience du  chanteur que le député ait fait mention  dans leur conversation. L’optimisme du maestro Saint Aude et la
nécessité de trouver un chanteur pour aider Pierre Riché l’incitèrent a projeter une répétition .  Après cette merveilleuse tête-a-tête, le maestro Saint Aude et Antalcidas Murat furent particulièrement impressionés  par la voix chaude et claire de Pedro, ce timbre unique qui lui a permis de tout  chanter. Par contre, Saint Aude et Antalcidas furent tous les deux ébahies par cette voix tendre , sensationelle, cette belle diction des langues francaise et espagnole et de plus, il est danseur et comédien. Le jour même de la répétition, Pierre Blain  fut employé par le Théatre De Verdure et le Jazz Des Jeunes. Ainsi débuta  une belle carièrre qui l’amenera très loin , depuis le Théatre De Verdure jusqu’au Paris qu’il y révait.


C’est au beau milieu des années cinquantes que Pierre Blain débuta avec Des Jeunes. Il fut un protégé de Antalcidas Murat. Il a été choyé, gaté, toléré  par tous les membres de Des Jeunes. En 1957, il enregistra avec Des Jeunes Bel Jès, Paralésie, Bèl Ochan etc En 1958, après une répétition au Théatre De verdure, Mura Pierre, ayant  signé un contrat de 6 mois avec le Casino International pour
remplacer l’orchestre du même nom qui partait pour l’Italie, sollicite ses services. Il reçut de Mura une sorte de léssive psychologique et donna sa démission trois jours après.


  Ainsi, il laissa Des Jeunes pour la première fois. D’après ce que Kesnel Hall confie à Michel Pressoir, L’orchestre du Casino s;est rendu en Italie le 13 Avril 1957. Par contre, Pierre Blain et Mura Pierre commencèrent à jouer au Casino International entre avril ou au début du mois de mai 1957. 


Avec Mura Pierre, il imprima sur disques des chansons comme ‘ Ti Zout, Koyo, Tata, Tafiateur etc (P L 100)  Cependant, Michel Pressoir certifie quand l’orchestre du Casino retourne au pays,  la direction du Casino procédait à des traveaux  de reconstruction et de rénovation et  l’orchestre s’hexibait temporairement dans une des salles de jeux de l’Hotel Beau Rivage. Le contrat de Mura Pierre étant terminé, il trouve une ouverture à Cabane Choucoune , puis à Mocambo night club,  Aux Calebasses, Cap haitien.etc. Alors, après la restauration  du Casino, la direction embaucha Mura Pierre, Dante Pierrot et Pierre Joseph comme saxophonistes, Raymond Sicot, Gervais Guirand et Kesner Hall comme trompétistes.



Quelques jours, apres l’écroulement de L’Orchestre Mura Pierre, dejà perça l’idée  d’ériger un orchestre portant le nom de Pierre Blain.  Ce groupe musical  performait au Coq D’or” d’après ce que rapporte Dennis Lefranc de la Radio Diffusion Haitienne. L’une des chansons à succès de l’orchestre Pierre Blain, balbutia Lefranc, a été ‘ Machan’n Kenèp’. Quoiqu’il en soit, les affaires ne marchaient pas trop bien pour Pedro, Saint Aude fit appel à  lui en 1959.  Il rencontra  à nouveau Gerard Dupervil, son professeur de solfège, et dejà s’annonce la polémique entre Des Jeunes et Nemours. Ce dernier venait juste de changer le nom de l’ensemble ‘ Aux Calbasses’ pour adopter son prore nom, après une dispute avec Jean Lumarque et sa femme, Carmen.  En effet,Pierre Blain fut le premier à chanter   Makak Sale/ Pilulle 13 ou  Ouang outan, Acte de contrition  pour répondre aux attaques de Nemour envers Des Jeunes.                                                                                                                 
.

Je viens à vous Jeanco
Tout couvert de poussiere
Et de confusions
Ecoutez ma priere
Je me repends trois fois
Acte de contrition
Donnez moi cinq dizaines
Et comme à la confession
Jeanco Ti Came pardon

Refrain


Imbéciles sans patente
Ignorants sans couleurs
Retourner en poussiere
C ‘est notre coin dernière
L’honneur, la dignité
Vocables vides  de sens
Une simple automobile
Quelle vertue cardinale!


Au seuil de 1960, Pierre Blain laissà Des Jeunes pour la deuxième fois. Les fanatiques du vieux fleuron de notre folklore, fachés, déçus par ce va et vient ennuyeux de leur idole, auraient  bien aimé résoudre cette chicane entre Pedro et l’administration de Des Jeunes mais, leurs démarches furent vaines.  Par contre, Pedro décida de former un autre  Orchestre qui porte son nom.  Composé de Raymond Pinchinat et Ti Jacques , saxophones, Walter Scot accordéon, piano, Senecal Batterie, Pierre Riché, second chanteur, Fritz Duval, guitariste, Hilario Dorval, trompette , Pierre Blain, maestro, chanteur etc.


Pedro commencait à vivre des moments sublimes à la direction de son orchestre. Il composa ‘Mesdammes ale kile et créa d’autres mélodies merveilleusement inspirées, enjolivées de paroles douceureuses et miélleuses  quand soudain apparaissent Fito Boucard l’administrateur et  le maestro, Nemour Jean Baptiste. Ces derniers voient en Pedro un sauveur, l’homme qui va certifier le contrat que
la direction de Cabane Choucoune  vient de leur  offrir; ils solliciterènt ses services. Encore une fois, Pedro s’est laissé convanicre par les élans généreux et les coups d’enscenssoir du maestro et de l’administrateur; il succomba. Pierre Blain  laissa son orchestre à Raymond Pinchinat (Colo) et  commenca à jouer avec Nemour  au début de 1961.


En 1961, Pierre Blain et Nemour embrassent le public de Cabane Choucoune, C’était probablement pour Nemour et son groupe la période la plus florissante,  le commencement  de près d’une décenie de progrès et de joie de vivre. Car, c’est dans cette boite de nuit  que Nemour  atteignit le moment le plus passionant, le plus excitant de son existence; son sommum. Dans sa sphère d’action, Pedro établit un standard qui servira de guide à tous ceux qui aspirent à chanter avec l’ensemble de Nemour Jean Baptiste.  Conséquemment,
Nemour devient le groupe musical chargé de tendresse, d’amour qui attire une nouvelle jeunesse et Pedro est au centre  de’cette perception; la danse ‘carre” s’annonce à Port-au-Prince, des chansons comme Egoisme, Impossible amour, Nou Se Chelbe , Destin et Ti Jocelyne de Michel Desgrottes sont sur tous les lèvres.  De plus, les couleurs rouge et blanc devenaient l’etendard du Compas Direct.
Mais, un beau jour de l’année 1963, Pedro s’en est allé.; un contrat de Nassau Bahamas en est la cause.


Pedro s’est rendu à Nassau  Bahamas pour honorer un contrat de six mois qu’il ait signé avec le club Jukanoo où  il connut un succès extraordinaire.. Près de six mois après, il performa avec un groupe Cubain à British Colonial. C’est en s;exhibant avec les Cubains que Raymond Sicot l’invite à se joindre à lui en Guadeloupe. Tous les deux,  ils ont fait Pointe à Pitre et Fort de France et n’ont pas connu des périodes de vaches maigres. La réussite de Pedro et de Raymond Sicot attirent l’attention de Raymond Sarkis et de Henry Debs . Blain et
Sicot se dirrigèrent vers La martinique et furent embauchés par la direction de l’Orchestre Carribean. Trois ans après,  Sicot et Pierre Blain se rendirent au Brésil où ils remportent des succès éclatants. Pedro refusa de dormir sur ses lauriers, il retourne en Guyanne Francaise et s’est rendu à Paris avec une Guyanaise qui lui facillita l’obstention d’un contrat. Il certifia à Julio Jean Pierre de la Télévision Nationale D’Haiti en mai 2008, d’avoir vécu à Paris pendant 22 ans et a enregistré  plusieurs disques. Il a fait la Canne à sucre,
visité la Suède, l’Espagne  ect..


 Discographie partielle de Piere Blain:

Jazz Des Jeunes LP.78 240

Jazz Des Jeunes  7302

Murat Pierre  A Saturday Night In Port-au-Prince  1959    PL 100

Nemour Jean Baptiste Et Son Ensemble 1962    ILP 111

Nouveaux Succes 1962   ILP  114

Paralesie  Disques Celini 45 rpm   1964      (R C)

Je t;attends  (Te Espero Bienvenido Granda)     Disques Celini  45 rpm 1964  (R C)

Suzette   Disques Celini    45 rpm  1964       (R C)
 
Pierre Blain Et Las Amis Aux Ondes  1964      (R C)
 
Boogaloo Creole   45 rpm    1968        (R C)
 
Souvenir De La Guadeloupe   33 rpm  1968        (R C)
 
Pierre Blain Et Son Emsemble  1969   Hit Parade

Pierre Blain Et Haiti Combo    33 rpm  1980   Eddy Son
 
Pierre Blain  Y Su Cadenzia Y salsa 1980 ECAP International
 
Makumba Carnaval Pierre Blain  1984  CEL
 
Orchestre de Frantz Courtois 1999 Geronimo Records
 
Haitiendo 2001 Mini Records



Pierre Blain s’est adonné à plusieurs courants musicaux. Il  peut se definir comme un chanteur qui chante avec toutes ses émotions.  On retrouve chez lui une passion, une sensibilité débordante, une vélléite en chantant les rithmes  folkloriques haitiennes, le Gualacha, Cha cha cha, le Bolero. le Compas Direct , la Méringue Lente etc. Il est joyeux, romantique, sympathique, élegant  et plein de charisme. Marié deux fois, il a eu cinq enfants et trois petits enfants. Au fil du temps, il a engendré  beaucoup de vagues avec ses interprétations et
compositions. Rentré en Haiti après plus de trente années à l’extérieur, il continua son métier de musicien et collabora avec Frantz Courtois, Mini records, Reginald Polycarpe et avait même fondé un petit groupe qu’il nomma  Chougalou Combo. Promu  Directeur Socio-Culturel à la Mairie de Delmas par son fils, Kennedy Blain, le Maire de cette commune, Pedro utilisa la somme de toutes ses connaissances pour procurer au plus grand nombre les élements éssentiels qui peuvent contribuer  à l’épanouissement de la culture haitienne. Cependant, son fils, le Maire de Delmas est mort empoisonné. Depuis cet incident tragique, Pedro ne se portait pas trop bien; il fut atteint d’une crise cardiaque qui a engendré des troubles de la parole.  Quand il joignit à nouveau  le Jazz Des Jeunes sur la direction de mon ami d’enfance Jean Robert Jean Pierre, il a été élevé à la dignité  de Grand officier de l’ordre national Honneur et Mérite par
le président René Garcia Préval le 22 décembre 2007, au Champ De Mars.  Son dernier essai avec Des Jeunes traduit son envie de pratiquer l’art qu’il aimait le plus dans sa vie. Pierre Blain, ce monument de la musique haitienne succomba dans la nuit du 24 au 25 septembre 2012. Mes sympathies aux parents éplores et à ses adeptes. 
          
Références

Observations  de Pierre Blain à Radio Haiti- Radio Caraibes- Théatre De Verdure 1959 -1960
Observations de Pierre Blain à Radio Port-au-Prince 1961
Entrevue de Gérard Jean Gilles avec Pierre Blain  pour Joseph Solon de la Radio Nationale D’Haiti
Images visuelles de Pierre Blain ( Homages aux musiciens haitiens des années 1960
décembre 2002).
Entrevue de Julio Jean Pierre de la Télévision Nationale D’Haiti avec Pierre Blain (mai 2008)
Entrevue de Michel Pressoir ancien chanteur de Nemour Jean Baptiste
(septembre 2012)
Entrevue de Dominique Janvier ancien administrateur de Nemour Jean Baptiste  (septembre 2012)

Adrien B .Berthaud

SOURCE :-http://adrienberthaud.com/Pierre_Blain/

http://adrienberthaud.com/Pierre_Blain/  



 

 
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Funérailles en la mineur

Rony Blain 3 octobre 2012

Depuis certain temps, on se contente d’annoncer la mort de nos artistes par une simple note de presse. Autrefois, ils bénéficiaient de funérailles nationales, aujourd’hui, d’une gerbe de mépris. L’occasion de faire revivre le passé à notre jeunesse éperdue, de lui signifier les qualités de la vie, de lui inculquer des notions de grandeur et de prestige est perdue. Franchement, il existe un complot contre les valeurs haïtiennes, depuis la montée spectaculaire des piètres et des parvenus. Nos boussoles sont folles, nos repères, introuvables, un Haïtien a de la valeur seulement si les étrangers l’honore.

L’art est un grand inconnu qui se dévoile avec le temps. Témoins, nous devons transmettre des informations aux futures générations qui probablement vont explorer l’univers du génie haïtien.

Teinté de références biographiques, cet essai musicologique propose un modèle de rédaction sur la vie de nos artistes aussi bien que leurs œuvres.                                                                                              

Musicien, je suis incapable de me taire sur le passage d’un homme qui a marqué l’histoire nationale en donnant un visage humain à la musique haïtienne. Son décès sert de baromètre à notre niveau de développement, de thermomètre à notre état de délabrement.

Pierre Blain bénéficiait certainement d’une longévité professionnelle. Il est l’unique musicien haïtien avoir resté si longtemps sur scène. Est-ce une forme de compensation ? En effet, le chanteur avait disparu de la scène nationale pendant plus d’une vingtaine d’années. Comme ses paires, il a émigré à la Martinique, la Guadeloupe, en France et aux États-Unis quand les Mini-jazz venaient d’émerger, balayant tout sur leur passage.

Contemporain du chanteur, Dr Charles Dessalines, saxophoniste et collectionneur, affirme que Pierre Blain est né à Cuba en 1932, d’un père haïtien. Cubaine, sa mère s’appelait Mélinca . Il commença à chanter dès l’âge de quatorze ans. A seize, il débuta sa carrière musicale avec l’Orchestre de Chepin Coven, puis Satantan, des groupes cubains. Rentré en Haïti à dix-huit ans, il intégra le Jazz des Jeunes, puis l’Orchestre de Nemours Jn-Baptiste, celui de Mura Pierre, de Cabane Choucoune, des Casernes Dessalines et d’autres groupes. Au soir de sa vie, il a gravé des disques, un avec le Haitiano. Il était l’unique chanteur haïtien connu, capable de chanter en cinq langues de façon intelligible : français, anglais, espagnol, italien, créole, voire portugais, conclut Dr Dessalines.

Pierre Blain ne s’est pas effondré en un jour, mais s’est éteint lentement. Gary Févry, un ami intime, dénombre l’étendue de cette amitié. « J’ai connu Pierre Blain quand j’avais seize ans. On habitait ensemble pendant un certain temps à la Première ruelle Nazon, communément appelée Trou-sable.

Sa femme Marie Lourde lui a donné trois garçons : Visky, Pepito et Kennedy, aujourd’hui décédé. Monique sa deuxième, lui a donné deux autres. Semble-t-il que Pierre était retourné à Cuba, y resta pendant de longues années. Se sentant abandonnée, sa première femme sombra dans la folie. Ce qui explique peut-être l’absence de ses premiers fils aux funérailles.

Humaniste, Pierre et sa petite amie Maria, une française, encourageaient les jeunes du quartier à s’exprimer en français. Le couple nous demandait de lui soumettre  nos textes pour être corrigés. En outre, Pierre encourageait les jeunes à tous les niveaux. L’effort était pour lui synonyme de réussite.

Surnommé Maestro, Pierre avait d’autres talents ignorés du grand public. Il était danseur et comédien. Ce dernier, on le retrouve dans sa façon de parler, de s’habiller ainsi que dans ses manières.

J’ai travaillé sous la direction de Pierre Blain pendant cinq ans quand il était directeur socioculturel à la Mairie de Delmas. Démis de ses fonctions, Pierrot a fondé un groupe de huit musiciens, dénommé Chougalou-Combo. Il jouait au Cassagne Restaurant et au Café des arts, sis à Pétion-ville. Par la suite, il a tenté de se présenter aux élections pour la municipalité de Delmas, pour suivre les pas de son fils Kennedy, mort empoisonné. Mais par faute de fonds, il a du rebrousser chemin avant même le processus d’enregistrement.

Sous les impulsions de Jean Jean-Pierre, un fin mélomane, il a participé à la reconstitution du Jazz des jeunes. Amoureux de jeunes filles, presbyte, Pierre ne se déplaçait pas sans assistance, ne pouvait même plus se tenir sur scène sans supervision. »


Il n’existe pas de génération spontanée, croit-on. Quand il s’agit de remonter les origines d’un artiste, les experts explorent principalement le volet familial, pour s’informer de possibles penchants des parents pour la discipline en question. Ainsi, je me permets d’opiner sur son nom de famille.

 
A Port-au-Prince, les Blain se cantonnaient au Bélair, représentaient l’une des plus vieilles familles de la Capitale. Influents, on les retrouvait dans le commerce, l’éducation, l’administration publique, l’armée, l’art et le sport. Centre culturel pour certains, lieu mystique pour d’autres, Lakou-Blain abritait l’âme de la ville. Autrefois, pour célébrer l’anniversaire de Port-au-Prince, on y faisait venir des paysans qui dansaient la contredanse, le menuet et les danses sacrées. La ville s’y donnait rendez-vous pour une rencontre africaine. On dit que certaines nuits les tambours avaient l’habitude de résonner sans l’aide de batteur.

Mon grand-père croit que tous les Blain, qu’ils soient blancs ou noirs descendent d’une même lignée. En réalité, quand je me suis présenté aux examens de fin d’études primaires, les candidats qui portaient ce nom ont célébré cette rencontre. Je me souviens de quelques uns : Clarel excelle en peinture ; Ronald embrasse l’architecture ; fils du chanteur, Kennedy fut élu Maire de Delmas. Nous étions les seuls avoir fraternisé tandis que la salle réunissaient uniquement des candidats de noms de familles regroupés. Finalement, tous les Blain sont des cousins, même quand ils ne sont pas en mesure d’établir les liens. Quelquefois, des particuliers prennent l’initiative de planifier des rencontres entre personnes portant ce nom. Par ce principe, les Blain sont admirés ou discrédités selon le comportement des uns.

Je me souviens de quelques notables, membres de cette famille :  Michel, ancien gardien de la sélection nationale de football ; Colonel Ipharès, ancien directeur de la Fanfare des Casernes Dessalines &  la Musique du Palais national, fondateur de l’Orchestre national et de la Chorale nationale, compositeur et enseignant ; Colonel Kesnel, ingénieur, activiste ; Colonel Léonce, ingénieur, musicien, imprimeur ; Me Arnold, ancien Président de L’aigle noir, ancien Ministre des Affaires sociales, ancien conseiller du Ciment d’Haïti ; Roland, peintre, musicien, fondateur des Fantastiques d’Haïti ; l’autre Pierre, chanteur d’opéra, acteur, chorégraphe, dramaturge, enseignant, ancien directeur du Théâtre national. Sans oublier ceux qui ne portent pas le nom de leur mère, tels que : Goebbels Cadet, ancien arrière de la sélection nationale de football ; Sénateur Émile St-Lot, diplomate qui a milité à l’ONU en faveur de la décolonisation des pays africains ; on rapporte qu’en Lybie, une place publique porte son nom.

  * La voix de Pierre Blain a bercé mon enfance. Le Dimanche soir, les stations de radio diffusaient surtout des boléros, dédicacés aux auditeurs. Avant de jouer la musique, le speaker annonçait que la prochaine serait dédiée à une personne bien spécifique sous la demande de l’un de ses proches. Je parle du temps où les membres des familles se regroupaient dans leur salon pour écouter de la musique. Les femmes aimaient lire les roman-photo. On s’adressait aux jeunes-filles par écrit. Comme un bouquet de charme, la voix de Pierre Blain était la bienvenue dans tous les foyers.


Avec le temps, cette génération s’est lentement évanouie pour faire place aux Mini-jazz. Exil obligatoire, migration nécessaire, le pays s’est dévidé de tous ses jeunes, des quartiers furent décimés.

 
En 2005, un disquaire m’a montré une vidéophonie, sur laquelle Pierre Blain était accompagné du Haitiando, un groupe cubain, interprétant des compositions haïtiennes, lors d’un festival organisé dans un parc public en Floride. Le septuagénaire m’a séduit et par sa voix et par sa prestance. Car, il ne s’agit pas d’avoir une belle voix pour briller sur scène, votre personne doit répondre aux critères scéniques. Par la suite, la Société des amis de l’art et de la culture et moi avons remis une plaque d’honneur à Pierre Blain. Sur le trophée est gravé « Musicien de l’année 2009 ».

Je devrais attendre la mort de Pierrot, pour me rendre sur Youtube où ses proches ont placé une partie de son patrimoine musical.  J’ai eu l’opportunité d’évaluer le talent du chanteur en écoutant le peu qui s’y trouvait mais qui était suffisant pour m’aider à cerner l’envergure de sa carrière.  Les chansons suivantes,  Jaco ave plume doré  et  Va-t-en  ont retenu mon attention. Dr Charles Dessalines assimile  Jaco ave plume doré à une meringue lente. Le chanteur a contrefait la façon de chanter des Martiniquais. Mais les trompettes sonnent comme de la musique dominicaine et cubaine.


Va-t-en  figure parmi les dix plus beaux boléros de la musique haïtienne. La voix franche du chanteur véhicule un message direct aux cœurs endoloris. Je parle du temps où chez nous l’amour était sacré. Pour danser ce genre musical, le couple s’entrelassait complètement et se déplacait à peine. Seuls les fins danseurs s’exposaient sur la piste quand les autres se replient pour regarder le spectacle.

Presque tous nos saxophonistes se sont inspirés de Weber Sicaut. De ce fait, en plaçant Pierre Blain dans son époque, on constate qu’il a introduit une nouvelle école vocale que ses successeurs ont suivie à la lettre. Les Capois semblent être les plus influencés. Jusqu’à l’époque des Mini-jazz, nous constatons que nos chanteurs étaient passionnés de l’espagnol. Personne, en dehors de Pierre Blain, grandi à Cuba était capable d’initier un tel mouvement. Contrairement à certains de nos chanteurs qui imitaient les Français, Maestro était maître de sa voix et se complait de son authenticité. Pas une de ces interprétations ne rappellent Tino Rossi ou Charles Aznavour, deux maîtres à penser dans l’histoire de la chanson haïtienne.

La voix de Pierre Blain était aussi excellente que les autres grands de l’histoire de la chanson moderne, en l’occurrence,  javier Solis, Julio Iglesias, Frank Sinatra ou Nankin Cole. Pourquoi n’a-t-il pas été reconnu pour tel?


En plaçant le chanteur dans son cadre social et son contexte historique, nous pouvons aisément discerner les causes de ses limites.


Dans notre milieu, on n’accorde pas de priorité aux chanteurs, lesquels sont confondus aux autres musiciens de l’Orchestre. Les chanteurs représentent de simples subalternes, je dirais même un beau décor. La gloire et le succès du groupe reviennent au maestro, propriétaire du groupe.


Deuxièmement, l’industrie musicale se confine à la danse, il n’y a pas de débouchée pour la musique instrumentale et la chanson.

Les chanteurs devraient se conformer aux exigences professionnelles, jongler, sacrifier leurs talents, pour quelques nuits de chanson.
Presque partout où il est admis, Pierre Blain s’est contenté de remplir le vide laissé par le départ d’un autre chanteur. Par exemple, en laissant le Jazz des jeunes pour l’Orchestre Nemours Jean Baptiste, Pierre a effectué un saut périlleux quand un problème de style, de registre, de tonalité se posait.

Maestro ne jouissait pas assez de liberté pour évoluer à sa guise. Quelquefois, on le voit devant le mauvais orchestre, s’efforçant de respecter le rythme imposé, alliage qui ne répond pas à son style ni son genre. Sa voix suave, convient surtout au Boléro.

Troisièmement, il faut remarquer que tous les grands chanteurs connus et reconnus n’animaient pas de bals, mais produisaient en concert. La chanson haïtienne a donné trois chanteurs de renom, Ansy Dérose, Lionel Benjamin et Léon Dimanche lesquels se contentaient de produire un concert par an.
Quatrièmement, contrairement à nos chanteurs qui ont produit leurs propres disques, Pierre se contentaient de collaborer avec des orchestres, brèche irréparable dans la carrière d’un génie musical.
Pour conclure, un grand chanteur compte habituellement dans sa suite, des paroliers, des compositeurs, un impresario, un chef d’orchestre, voire de bons instrumentistes. Ces carences vont empêchent à nos chanteurs d’investir la scène internationale.  

* En saluant le départ de Pierre Blain,  j’en profite pour exposer la situation de l’art haïtien. En effet, le pays est privé de mécène, de musicologue, de critique littéraire et de critique d’art. Le monde artistique ne dispose pas de subvention, d’infrastructure, d’une administration propre, soit un organisme chargé de la protection des artistes, tout en parrainant la promotion et l’éducation artistique.
Dans le temps, les gouvernements étaient plutôt réceptifs à la nécessité de construire l’art national, quand Haïti projetait la fierté sur la scène internationale, que le pays représentait la deuxième destination touristique des Caraïbes.
Étant une institution, la musique est régularisée par des conventions telles que le droit d’auteur. Par exemple aux États-Unis, les stations de radio paient les musiciens ou leurs représentants. Pharmacies, supermarchés, tous les établissements qui captent les stations, versent les redevances à leur tourne. Ainsi, les héritiers des artistes continuent de capitaliser sur leurs oeuvres.
Chez nous, c’est différent. Quand on cherche des informations sur un disque compact, quelquefois on ne trouve pas le nom des instrumentistes et des compositeurs qui l’ont gravé. Certains propriétaires de groupes déclarent que toute musique composée par un musicien du groupe appartient au groupe. C’est-a-dire, en cas de révocation, il est interdit à l’auteur de faire des revendications. Après avoir gravé son premier disque, pour salaire, Gérard Henry dit Coupé Clouré a reçu une bouteille de rhum, d’une valeur de 3 Gdes.
En 1984, après un spectacle organisé à l’Institut français, au Bicentenaire, pour célébrer l’anniversaire de Solon Veret, pianiste, composition, enseignant, le patriarche nous remerciait et nous mettait en garde contre une carrière artistique en nous disant :  « l’art haïtien est ingrat ».

En effet, on a érigé des cantines à travers tout le pays, nos artistes meurent de faim. On y a construit une infinité de logements, nos artistes sont mal logés. Pourtant, nos artistes sont les vrais ambassadeurs de la culture haïtienne.
Photographe de Pierre Blain, Garry Févry confie que la dépouille de Pierre Blain gelait à la morgue pendant plus de deux semaines. Finalement, le Jazz des jeunes a payé la facture de l’enterrement. Il ajoute : « Une cinquantaine de personnes a conduit Pierrot à sa dernière demeure. Mario Volcy, Lionel Benjamin, Arnold Antonin, Jean Molière ont fait le déplacement. Boulot Valcourt et Fabienne Denis ont chanté, le Jazz des jeunes a exécuté les morceaux favoris du défunt. Le Ministre de la culture, la grande presse, les bruyants promoteurs du mouvement musique-rétro et les personnalités artistiques ont boycotté les funérailles d’un génie national, une référence musicale. »

Je me souviens de la fin tragique de Roger Colas, chanteur du Septentrional. Mort dans un accident de voiture, un dimanche, vers deux heures du matin, après un bal au Djumbala Night Club, à Frère. Midi, son cadavre gisait encore sur la chaussée. Il a fallut l’intervention de Ansy Dérose sur les ondes, exposant l’urgence par devant les autorités compétentes. 
Dans sa chanson Rose noire, Ansy  entonne : « Je vis dans un pays / Où l’artiste n’est / Qu’une humble fleur des champs / Qui pousse sans amour  / On n’a besoin de lui / Ni pour les beaux salons / Ni pour celui du peuple / Et même pas pour le cimetière. »

  * Nul n’est prophète en son pays, a dit Jésus. Heureusement, l’art haïtien a traversé nos frontières depuis des siècles pour se répandre dans le cœur des citoyens du monde.

Arrivé au Mozambique dans les années 90, l’un de nos ressortissants qui travaillait pour les Nations Unies me révéla que les Africains vénèrent certains de nos chanteurs, tels que Roger Colas, Gérard Dupervile, Gesner Henry dit Coupé Clouré. Lors d’une réception, j’ai fait écouter un album des Frères Déjean à l’un de mes invités. Après avoir obtenu la traduction de Léôgane, chanté par Gérard Louissaint, l’Ivoirienne s’empara du disque et le plaçant sur son ordinateur de bureau pour pouvoir écouter quotidiennement son morceau préféré. La convive me conta l’histoire d’un chanteur de son pays qui était devenu riche et célèbre en imitant Gérard Dupervil. Elle m’a parlé de Pierre Blain, le chanteur favori de son père, un Nigérien.

Je le répète pour ceux qui l’ignorent, que nos compositeurs ont inspiré les antillais, les cubains et les Dominicains. On a rapporté que le Jazz américain fut inventé par quatre musiciens haïtiens. En effet, pendant l’esclavage, il était interdit aux Américains noirs de battre du tambour, ils se contentaient d’observer des musiciens étrangers qui jouaient dans un endroit appelé Congo Square.

  * Le génie n’a qu’un siècle, disait Voltaire. En effet, la musique haïtienne s’est réduite à sa plus simple expression. Aujourd’hui, nos chanteurs imitent nos anciens élèves. Nos excellents ensembles sont remisés leurs instruments, laissant la scène aux disc jokers audacieux, des tonneaux vides. Finalement, la musique haïtienne évolue hors du cadre normal.


L’art joue un rôle central dans toutes les grandes civilisations, de l’Egypte à la Grèce, en passant par Rome et la Perse. Pourquoi pas chez nous ?

L’Art haïtien ne se remettra pas sans une « politique responsable », un engagement formel de l’État. Une partie du budget national doit être consacré à cette fin.


Pour donner une nouvelle orientation à notre industrie musicale, il faut commencer par l’organiser : cataloguer tous nos disques avant de les classifier ; recenser tous nos musiciens, passés et présents ; identifier les divers courants et époques de notre musique ; parrainer les écrits sur la musique, tels que études, essais et bibliographies ; divulguer le savoir musical en établissant des ateliers de formation ; organiser des concours ; subventionner les concerts ; encadrer les talents ; combattre la piraterie ;  contacter des promoteurs internationaux ; créer l’Institut de gestion de la musique haïtienne ; construire une maison de retraite pour les musiciens ; faire venir des professeurs étrangers pour administrer un conservatoire.

* Contrairement à d’autres valeurs haïtiennes qui sont décédées à l’étranger, Pierre Blain a choisi de revenir à Port-au-Prince où il est prince, pour s’éteindre dans les bras de ses admirateurs.

Sa tombe représente le mausolée de nos ressortissants, principalement, ceux qui se sont distingués par leur caractère, leur grandeur, leur intelligence, leur amour-propre et leur talent, mais pour une raison quelconque n’ont pas pu se reposer auprès de leurs parents. Elle symbolise aussi le tombeau de ceux qui ont péri en mer dans l’espoir de gagner des rives vermeilles. Par extension, ce monument  s’identifie au rapatriement symbolique de nos cerveaux, entraînés par la grande fuite des années soixante dix. La nation vient d’inhumer un fils, la société vient d’exhumer un modèle. Il est temps pour notre pays de protéger ses hommes de valeurs, ceux qui inspirent les jeunes, les ambassadeurs de l’art haïtien.


La terre ouvre la voie du ciel à ceux qui ont mené le bon combat.

  Rony Blain

Fondateur de la Société des amis de l’art et de la culture

Diplômé en musique, lettres et beaux–arts.

blainrony@yahoo.com

New York, États-Unis 

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http://artunivers.org.over-blog.com/article-funerailles-en-la-mineur-112386237.html  

 

 
 
 
 
 
 
 
 

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 Message: ADIEU PIERRE BLAIN
Le grand chanteur haïtien Pierre Blain s’est éteint le dimanche 23 septembre dernier à l’âge de 81 ans.

Pierre Blain a fait ses débuts à Cuba en 1948 au sein du l’orchestre Chepin Choven, l’un des plus populaires de la Havane. Rentré en Haïti en 1952, il devint le chanteur principal légendaire Jazz des Jeunes. Il n’avait que 20 ans. Neuf ans plus tard, il joignit les rangs de l’ensemble Nemours Jean-Baptiste. Les chansons qu’il a enregistrées avec ses deux orchestres font aujourd’hui partie de notre patrimoine immatériel.

Emigré en Martinique en 1962, il acquit rapidement la réputation d’un excellent chanteur d’une élégance inégalable. Durant son long séjour (1962-1987) aux Antilles françaises et à Paris, il a évolué au sein de ses propres orchestres Haïti Combo, Les Etoiles (Martinique) et Makumba Carnaval (Paris) ainsi que ceux de Raymond Sicot, Gais troubadours de Louis Lahens, et du Caribbean de Robert Sarkis.

Pierre Blain a prêté sa voix unique à la première édition de Haitiando au début des années 2000 et, plus tard, a enregistré plusieurs albums avec Le Grand Orchestre de Frantz Courtois et le talentueux pianiste Reginald Policard. Plus récemment, comme un retour au bercail, il a captivé le public haïtien –jeunes et vieux- avec accompagnement du Jazz des Jeunes, réformé en 2007.

Le 22 décembre 2007, lors d’un grand concert du Jazz des Jeunes au Champs de Mars, M. Pierre Blain a été fait, par le président René Préval, le Grand Officier de l’ordre national Honneur et Mérite, la plus haute distinction accordée à une personnalité en Haïti.

Les funérailles de M. Pierre Blain seront chantées le Samedi 6 octobre 2012 à 9 :00 AM en l’Eglise Saint Louis Roi de France où la dépouille sera exposée dès 8 :00 AM.


Photo: Pierre Blain et le Jazz des Jeunes (sous la direction du maestro Jean Jean-Pierre) au Champ de Mars, Port-au-Prince, Haïti, le 22 décembre 2007.
SOURCE :Nom: Jean-Pierre
Prénom: Jean

 
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Pierre Blain 1932- 2012

 
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Gaetan Saxemard
tres bon chanteur

qui animait les jeudi a la paillote

au coin au carbet avec un guitariste

maintenant tromboniste mr guy vadeleux

,j'ai eu l'occasion de le revoir a la chapelle

des lombards rue de lappe a paris

tjours égale a lui meme tres charmeur

et sourire de prine pirate RIP mr pierre blain

 
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Karl Mondesir

posted a comment in Mort de Pierre Blain

ancien chanteur de l 'orchestre aux calbasses

de Nemours Jean Baptiste - Radio Television

Caraibes Haiti, Actualites,

Nouvelles, News, Politique · an hour ago

Je n'ai pas connu Pierre Blain durant mon enfance,

tout fanatique du Compas Direct que je suis encore,

toutefois j'ai eu le bonheur de le voir chanter au Kinam,

lors d'une prestation du Jazz des jeunes

(version Jean Jean Pierre). C'est vraiment avec

tristesse que nous voyons partir de tels monuments
SOURCE :

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/mort_de_pierre_blain_ancien_chanteur_de_l_orchestre_aux_calbasse.html

 
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Gilbert Pago
J'en étais fan dans ma jeunesse
mais je n'avais plus aucune nouvelle
de lui. Merci à Mano de nous le rappeler

 
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Fréro Lafleur

il a été mon chanteur
a cause de lui j ai parcouru

toute la martinique

 
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Rubeen Frantz

chanteur de grand talent

avec une voix en Or

 
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Membres

Nous partageons avec vous la nouvelle 

de la mort du chanteur Haïtien Pierre Blain.

Nous profitons de la circonstance pour

présenter nos condoléances

a ses parents et amis.


Que la terre lui soit légère.

Requiescat in pace Pierre


Harry Fouché

 
Vign_KK

Josette Aumis

oui Mano moin ka songé

pierre Blain le punch en musique

il chantait toutes ses chansons

sur la radio Caraibes chaque samedi

après midi dans les année 60 .................

 
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Vign_MERCI-PIERRE_H
 
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EN GUADELOUPE, DANS
TOUTES LES ANTILLES ?

JE DIS LA VÉRITÉ POUR
LES JEUNES QUI ÉCOUTENT MANO RÉTRO, PIERRE

BLAIN A EU LA CHANCE
D’APPRENDRE A CHANTER A CUBA,

IL EST NÉ DANS CE PAYS

IL A APPRIS A CHANTER
TRES TRES JEUNE ET LA DEUXIEME VÉRITÉ C’EST QUE

AVANT TOUT LE MONDE,
IL CHANTAIT DES BOLÉROS EN ESPAGNOL,

FRANÇAIS, ANGLAIS ET CRÉOLE

ECOUTEZ AVEC BEAUCOUP
D’ATTENTION –

 VA T’EN (BOLÉRO) CHANTÉ EN FRANÇAIS ET
ESPAGNOL

C’ÉTAIT UN GROS TUBE
EN 1964

 
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