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Raphaël Confiant
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Raphaël CONFIANT
Raphaël CONFIANT est né le 25 janvier 1951 au Lorrain (Martinique).
 Il a effectué ses études supèrieures à l'Université de Provence, études principalement de sciences politiques et d'anglais. Militant de la cause créole dés les années 1970, à son retour en Martinique, il oeuvre dans le domaine de l'écrit créole, notamment avec sa participation très active au premier journal entièrement en créole, Grif an té. Cette expèrience durera plus de quatre ans, entre 1977 et 1981. Avant d'ètre l'auteur francophone que l'on connait, Confiant a publié trois romans en créole (et beaucoup de petites pièces plus courtes). Dans les années 1990, ces romans seront traduits en français.

Confiant est l'un des membres du GEREC (Groupe d'Etudes et de Recherches en espace créolophone), et dans ce cadre il participe à la fois à la promotion du système graphique proposé par Jean Bernabé dès 1978, mais aussi à travers divers journaux (Antilla, Karibèl...) à des propositions en matière de lexique, pour développer notamment du vocabulaire technique en créole. Ses deux derniers romans en créole sont suivis d'un court glossaire, Pawôlnèf (Néologismes), dans lequel ses créations propres sont classées par ordre alphabétique et traduites en créole "usuel".

Biographie
Nom Confiant
Prénom Raphaël
Email raphael.confiant@martinique.univ-ag.fr  

Date de naissance 25 Janvier 1951
Lieu de résidence Martinique
Profession •Professeur d'anglais dans le secondaire (1977-1996)
•Maître de conférences en Langues et Cultures Régionales à l'Université des Antilles et de la Guyane (depuis 1997).

Etudes •Baccalauréat littéraire au Lycée Schoelcher.
•Diplôme de l'Institut d'Etudes Politiques.
•Maîtrise d'Anglais.
•D.U.E.L Diplôme universitaire d'études littéraires.
•D.E.A (Diplôme d'Etudes Approfondies) de Linguistique.
•Doctorat de Langues et Cultures Régionales.

Activités associative •Membre fondateur de l'Association "Bannzil Kréyol-Matinik".
•Membre de l'Assaupamar (association pour la protection de l'environnement de la Martinique).

Activités syndicales •Secrétaire de la Section "Education" de la CSTM (Centrale syndicale des Travailleurs Martiniquais) de 1982 à 85.

Activités politiques •Membre des "Patriotes non-alignés" (1983-87).
•Vice-président du MODEMAS (Mouvement des Démocrates et Ecologistes Martiniquais) de 1993 à 1996.
•Membre de "Bâtir le Pays Martinique" depuis 2000.

Activités journalistiques •Membre-fondateur de "Grif An Tè", journal créolophone (1978-82).
•Membre-fondateur d'Antilla.
•Membre-fondateur de "Karibel".
•Membre de "La Tribune des Antilles".

Bibliographie
Chez Ibis Rouge édition
1998 Dictionnaire des titim et sirandanes.
1999 Jik dèyè do Bondyé.
2000 Le Galion.
2001 Dictionnaire des néologismes créoles.
2007 Dictionnaire créole martiniquais-français.
Chez d'autres éditeurs

En langue créole
1977 Jou Baré, poèmes, Editions Djòk.
1979 Jik dèyè do Bondyé, nouvelles, Grif An Tè, 1979 - Réédition Ibis Rouge Editions, 2000 (traduction en français par l'auteur, La Lessive du Diable, Ecriture, 2000).
1985 Bitako-a, roman, GEREC, 1985 (traduction en français par J-P. Arsaye, Chimères d'En-Ville, 1996).
1986 Kòd Yanm, roman, K.D.P., 1986 (traduction en français par G. L'Etang, Le gouverneur des dés, Stock, 1995)
1987 Marisosé, roman, Presses Universitaires Créoles, 1987 (traduction en français par l'auteur, Mamzelle Libellule, Le Serpent à Plumes, 1997).

En langue française
1988 Le Nègre et l'Amiral, roman, Grasset, 1988 (Prix Antigone).
1989 Eloge de la Créolité, essai, en collaboration avec J. Bernabé et P. Chamoiseau, Gallimard, 1989.
1991 Eau de Café, roman, Grasset, 1991 (Prix Novembre).
1991 Lettres créoles : tracées antillaises et continentales de la littérature, essai, en collaboration avec P. Chamoiseau, Hatier, 1991.
1993 Ravines du Devant-Jour, récit, Gallimard, 1993 (Prix Casa de las Americas).
1993 Aimé Césaire, une traversée paradoxale du siècle, essai, Stock, 1993.
1994 L'Allée des Soupirs, roman, Grasset, 1994 (Prix Carbet de la Caraïbe).
1994 Commandeur du Sucre, récit, Ecriture, 1994.
1994 Bassin des Ouragans, récit, Mille et Une Nuits, 1994.
1995 Les Maîtres de la parole créole, contes, Gallimard, 1995.
1995 La Savane des pétrifications, récit, Mille et Une Nuits, 1995
1995 Contes créoles des Amériques, contes, Stock, 1995.
1996 La Vierge du Grand Retour, roman, Grasset, 1996.
1997 Le meurtre du Samedi-Gloria, roman policier, Mercure de France, 1997 (Prix RFO).
1997 La baignoire de Joséphine, récit, Mille et Une Nuits, 1997.
1998 L'Archet du Colonel, roman, Mercure de France, 1998.
1999 Régisseur du rhum, récit, Ecriture, 1999.
1999 La dernière java de Mama Josépha, récit policier, Mille et Une Nuits, 1999.
2000 Cahier de romances, récit, Gallimard, 2000.
2000 Le Galion, Canne, douleur séculaire, ô tendresse!, album, en collaboration avec David Damoison, Ibis Rouge, 2000. (Prix du livre insulaire, catégorie beaux-livres, 2000).
2001 Brin d'amour, Editions Mercure de France..
2002 Nuée ardente, Mercure de France, 2002.
2003 Le Barbare enchanté, récit, Éd. Ecriture, Paris, 2003.
2004 La panse du chacal, Mercure de France, 2004. (Prix des Amériques Insulaires et de la Guyane 2004).
2005 Adèle et la pacotilleuse, Mercure de France, 2005.
2006 Trilogie tropicale, Montréal, Mémoire d’encrier, 2006.
2006 Nègre marron, Éd. Écriture, 2006.
2007 Chronique d'un empoisonnement annoncé (Collectif)
2007 Chlordécone 12 mesures pour sortir de la crise (Collectif)
2007 Case à Chine
2008 Les ténèbres extérieures
2008 Black is black
2008 Le chien fou et le fromager
2009 L'Hôtel du Bon Plaisir
2010 La jarre d'or
L'émerveillable chute de Louis Augustin
2010 Citoyens au-dessus de tout soupçon...
Traduction
1993 Un voleur dans le village, de James Berry, récits, Gallimard-Jeunesse, 1993, traduit de l'anglais (Jamaïque); Prix de l'International Books for Young People, 1993).
1998 Aventures sur la plante Knos, d'Evan Jones, récit, Editions Dapper, 1998, traduit de l'anglais (Jamaïque).



Distinctions et prix littéraires
•1988 Prix Antigone (France) pour Le Nègre et l'Amiral.
•1991 Prix Novembre (France) pour Eau de café.
•1993 Prix de l'International Books for Young People (Espagne) pour la traduction en français de "A Thief in the village" de James Berry (Jamaïque), 1993.
•1994 Prix Carbet (Guadeloupe) pour L'Allée des soupirs.
•1995 Prix Casa de las Americas (Cuba) pour Ravines du devant jour.
•1996 Prix Shibusawa-Claudel (Japon) pour la traduction japonaise de l'Allée des Soupirs.
•1998 Prix RFO (France) pour Le Meurtre du Samedi-Gloria.
•2004 Prix des Amériques insulaires et de la Guyane (Guadeloupe) pour La Panse du chacal.
•2010 Prix de l’AFD pour L'Hôtel du bon plaisir de Raphael Confiant.


Sur potomitan
•Analyse du discours littéraire antillais par José Manuel Cruz Rodriguez.

•An lavi wouchach anle kréyol

•An tjè san ganm (Un cœur simple de Gustave Flaubert) traduit du français par Raphaël Confiant.

•«Black is Black» ou l'art de l'écriture chez Raphaël Confiant par Thierry Caille.

•Bobo kréyòl-la.

•Des chaînes dans la tête

•Dans la peau d'un arabe

•Créolité, Diversalité et Mondialisation

•Créolité et francophonie: un éloge de la diversalité.

•Le créole, cette langue orpheline

•Le créole à travers les âges de l'oral à l'internet, en passant par l'écrit.

•Chronique du temps présent (en ordre chronologique):

◦Tout et n’importe quoi…

◦L’article 74: un tout petit début de commencement d’autonomie…


◦Débat sur l'identité nationale: La preuve (négative) par les antillais...

◦Sé mè Matinik la: «Wi» pa douvan, «Non» pa dèyè!

◦Aimé Césaire (1980): «Je peux me tromper, mais je dis: ou bien la Martinique sera indépendante ou bien elle disparaîtra»

◦Le prix Nobel de la paix 2009 envoie 60.000 soldats supplémentaires en Afghanistan

◦Articles 73 et 74: tout et n’importe quoi (2è partie)…

◦Intellectuels martiniquais, n’aurez-vous pas honte de voter avec la Droite assimilationniste?

◦Ils prélevaient bel et bien des organes sur les cadavres!

◦Moratoire en 1958 ! Moratoire en 1982 ! Moratoire en 2010 !!!

◦La fin annoncée du «compromis historique» ou «Nou kay mété sa red anlè zot!»…

◦«Péyi-a sé ta nou, sé pa ta yo!» («Ce pays est à nous, pas à eux!»), clamaient-ils en février 2009…

◦Décès de Pierre Vernet : la créolistique en deuil…

◦Ce peuple n’a jamais lu Césaire !

◦Forêt des Petites Antilles, richesse insoupçonnée…

◦Nations sans état, nations invisibles…

◦Le secret du Costa-Rica

◦Réflexions d’après désastre…

◦Comment la grève de février 2009 a assassiné le mouvement nationaliste martiniquais…

◦Ecritua y criollidad

◦Gloriyé ba Ras Bèbèn

◦Du conteur créole au marqueur de parole

◦Jean Bernabé: Met-a-manyok kréyol

◦«Toxic Island» d'Ernest Pépin ou l'amour au temps de la cocaïne

◦Le vrai visage d’Obama, l’Afro-saxon

◦Chlordécone: L'étrange rapport«Karuprostata»

◦Pius NJAWE, combattant de la liberté de la presse africaine

◦Démystifier Mustafa Kémal...

◦Ils se moquent de nous...

◦Temps amers…

◦Des «Ground Zero» partout!

◦Que l'on arrête la politique de veglaj à propos du chlordécone !

◦Nos impasses...

◦Petites décéptions…

◦Petites décéptions…

◦Ki wotè konba kréyol-la jòdi-jou ?

◦Interdit de rire...

◦Signaux d'espoir

◦Interrogations...

◦ L’écrivain et la télévision

◦Frontières coloniales

◦Murs et frontières…

◦Souvenir du Tout-monde...

◦Instantanés glissantiens…

◦Du discours de Dakar à «l’islam français»

◦Ce que nous enseignent les révolutions…

•Elégie pour une langue qui se meurt…

•Raphaël Confiant: «nos enfants ont besoin d’admirer des héros créoles» (Entretien)

•Esclavage: pseudo-historiens, vrais négationnistes.

•«Français noir» oui, mais…

•Histoires d'îles: l'Algérie dans trois textes antillais par Mourad Yellès.

•Ki mannie Gilbert Gratiant ka konsivwe pep Matinik la: bokantaj zanset.

•La jarre d'or - Entrevue.

•La jarre d'or: dernier roman de Raphaël Confiant par Maurice BELROSE.

•Littérature-monde, fable post-coloniale et poétiques métisses chez Mohammed Dib et Raphaël Confiant par Mourad Yelles.

•Martinique: 10 ans d'états généraux


•«M aksepte ale…»: dékatiyaj let démision Jean-Bertand Aristide

•Le meurtre du Samedi-Gloria de Raphaël Confiant ou la créolité autour de l’arme du crime par Victoria Famin.

•Le mythe du «chaben»

•Place de la littérature caribéenne dans le monde

•Papa Sézè ni 90 Lanné!

•Un Parcours sans Détours par Véronique Larose.

•Prix 2010 de l’AFD pour L'Hôtel du bon plaisir de Raphael Confiant.

•Prix Carbet: S’enfermer dans la littérature, non! Sauver le livre, oui!

•A propos de la «Nouvelle graphie»

•Pawòl maké é pawòl palé (avec extrait audio).

•Qu'est-ce que la culture créole ?

•2000 pawol-nef kréyol par Raphaël Confiant et Serge Colot.

•Remise du prix AFD à Raphaël Confiant, le 21 avril 2010.

•Scènes de la vie ordinaire en Martinique

•Penser le tourisme au sein d'une économie non-productive. (Vidéo)

•Un tracteur qui brûle ou le boomerang de l'histoire

•De l'urgente nécessité de supprimer les 40% des fonctionnaires…

•La Vierge du Grand Retour de Raphaël Confiant et A barca di a Madonna de Ghjacumu Thiers ou de la centralité convergente des marges






 
 
Chronique du temps présent
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Chronique du temps présent

Ce que nous enseignent les révolutions…

Raphaël Confiant

18. Mars 2011


La révolution arabe qui se produit sous nos yeux a signé, une fois de plus, la défaite des experts, spécialistes, politologues et autres islamologues. Aucun de ces brillants esprits qui, dans leurs ouvrages et sur les plateaux-télé, prétendent nous expliquer le monde arabe, ne l’avait vu venir. Rien de nouveau sous le soleil! En 1989, lorsque le Mur de Berlin s’est effondré et que le monde communiste européen est passé à la trappe, nul soviétologue ne l’avait annoncé non plus. Les Etats-Unis s’apprêtaient même à dépenser des milliards de dollars pour construire un bouclier anti-missiles afin de protéger leur territoire de la menace soviétique. Chez nous-mêmes, qui avait prévu la grève générale de 2009? Personne.

On est, dès lors, en droit de se demander à quoi sert cette débauche d’études savantes, ces rapports et ces analyses prétendument fouillés. À quoi servent les services secrets et les ambassades dont d’ailleurs Wikileaks a révélé l’ineptie des télégrammes qu’ils envoient régulièrement dans leur pays? Ne pas se poser ces questions relève du déni de réalité ou à un réflexe corporatiste, chacun, politologue, sociologue, expert en relations internationales ou journaliste visant à protéger son pré carré ou, pour le dire crûment, son pain quotidien. A cette liste, il faut évidemment ajouter les historiens que ne protègent même pas le fait de travailler sur des événements déjà passé et dont la fonction n’est pas de prédire l’avenir. Certes, mais à quoi bon étudier l’histoire si on ne peut en tirer aucune leçon particulière? Pur plaisir intellectuel?

IMPREVISIBLE
Les beaux esprits ont l’habitude de se gausser d’une notion chère à Edouard Glissant à savoir l’imprévisibilité du monde. Ils y ont vu un bavardage de poète déconnecté de la réalité, or, cette réalité justement ne cesse de leur donner tort. Car enfin, pour aller droit au but, la Tunisie, l’Egypte ou la Libye jouissent d’un PIB considérablement supérieur à bien des pays d’Afrique noire, d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine. Leurs populations ont un niveau de vie, d’éducation scolaire et universitaire, de couverture médicale etc…bien meilleur que dans nombre de régions du Tiers-Monde. L’explication par la seule exploitation des masses ne tient donc pas. Alors, on invoquera le caractère dictatorial des régimes arabes. Certes, mais Ben Ali ou Kadhafi sont-ils pires que Mugabe ou les généraux birmans? Non et pourtant il n’y a aucun soulèvement généralisé au Zimbabwe, en Birmanie ou encore en Guinée Equatoriale. L’argument de l’exploitation des masses et celui du caractère dictatorial des régimes arabes ne tenant pas la route, on se rabattra alors sur la spécificité de la culture arabe, voire même sur l’islam. Sauf qu’au cours des manifestations sur la place Tahrir ou celle de la Kasbah à Tunis, on n’a vu fleurir aucune pancarte se référent à l’identité arabe bafouée, encore moins à la religion de Mahomet.

Enfin, tout le monde s’est empressé de parler de première révolution-Facebook ou Twitter, comme si ces nouvelles technologies de l’information et de la communication n’étaient pas aussi utilisées dans des pays de même niveau économique que les pays arabes, voire même nettement plus pauvres. Mais il est vrai que la télé satelittaire Al-Jezeera, en prenant fait et cause pour ces révolutions, les a en quelque sorte «boostées».

On pourra toujours s’en sortir en invoquant un faisceau d’éléments où se croiseraient explications économiques, politiques et culturelles. Mais force est de reconnaître que rien, sauf l’imprévisible, ne peut expliquer que l’immolation d’un vendeurs de fruits et légumes tunisien, suite à son arrestation par la police, ait pu entraîner une révolution qui s’est ensuite diffusée à la vitesse d’une mèche à travers la quasi-totalité du monde arabe. Car ce monde arabe est justement formé de vingt-deux états assez différents, voire très différents les uns des autres. Gardons-nous d’oublier qu’il y a 5.000kms de distance entre le Maroc et la Syrie! Soit la distance Paris-New-York. Que l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, ouverts sur l’Europe, ressemblent assez peu au Yemen, à Bahrein ou à Oman, ouverts sur l’Afrique de l’Est, le Pakistan et l’Inde. Bahrein est même peuplé à 50% d’immigrés du sous-continent indien!

EXPLICATION
Sans sombrer dans le mythe du complot cher à des analystes comme Thierry Meyssan, on est en droit de s’étonner de cette traînée de poudre révolutionnaire. Voire même d’être perplexe. Tout en étant très content pour les masses arabes et en souhaitant que leurs dictateurs soient dégagés les un après les autres, on peut craindre des lendemains qui déchantent. Quand on apprend, par exemple, que les blogueurs égyptiens ont été formés par un groupe de blogueurs étasuniens dont la spécialité est de pirater ou de neutraliser les sites-web de tel pays ou de telle grande administration ou institution bancaire, il y a de quoi se poser des questions. Et les tergiversations des États-Unis face à la révolution arabe ont parfois des airs de faux-semblant. Tout comme les craintes pour le devenir d’Israël.

Gardons-nous donc de toute euphorie et espérons pour les peuples arabes que derrière leur juste soulèvement, il n’y ait pas en sous-main, dans l’ombre, des forces qui agissent en vue de procéder à une recolonisation, sous d’autres formes, de cette partie du monde!

Raphaël Confiant

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