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VALDÉS, Alfredito
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VALDÉS, Alfredito

VALDÉS, Alfredito (La Havane 1908-New York 1988)
 

Alfredito est l'aîné de la dynastie familiale qui comprend ses frères juniors, Oscar, Marcelino et Vicentico VALDÉS, tous chanteurs; ses fils et neveux.


Après un passage au sein du "SEXTETO BOLOÑA" en 1926, Alfredito chante avec "Nené" ENRISO puis entre en 1930 dans le "SEPTETO AGABAMA" dirigé par Abelardo BARROSO. Le cabaret La Fantástica engage le groupe.
La même année il devient la première voix du "SEPTETO NACIONAL" alors au sommet de sa renommée après sa tournée en Espagne. Avec le Septeto il enregistre "Entre preciosas palmeras", "Lindo Yambú"... et voyage à la Feria Internationale de Chicago.
Au milieu des années trente il participe avec Amadito VALDÉS Sr. et Gilberto VALDÉS à un historique concert intitulé Concierto de los tres V.

En 1936, avant même la disparition du "SEPTETO NACIONAL", VALDÉS le quitte d'abord pour le "SEPTETO CAUTO" et pour la Charanga de Cheo Belén PUIG, groupes avec lesquels il enregistre en 1937 d'une part "Cadencias tropicales", "Congo se divierte"...avec le premier et "Me han dicho que tu me quieres" , "Dulce serenidad", "Flor de trebol"…avec la charanga au sein de laquele il a la lourde tâche de faire oublier l'idole de la jeunesse cubaine Pablo QUEVEDO disparu à vingt huit ans. L'année 1937 offre également à Alfredito la possibilité d'aller à New York chanter et enregistrer avec Xavier CUGAT. On peut retenir une bonne version de "Bruca Manigua"..
Aux Etats Unis, il se joint également à la "ORQUESTA La ROSA" qui joue en 1937 à La Conga ainsi qu'à la formation de Eric MADRIGUERA en 1939.
A son retour à Cuba il alterne avec MACHITO au sein du "CUARTETO CANEY" puis, au milieu des années quarante, VALDÉS entre dans le "CONJUNTO CASINO" et chante avec Roberto ESPÍ avant de laisser la place à Agustín RIBOT. Il enregistre plusieurs thèmes avec Roberto dont "Que habré hecho yo", "Ñaña Rube", "Tinajas y Tinajones"…

Alfredito est aussi durant cette décennie la voix du "HAVANA CASINO", des "ESTRELLAS del RITMO" et d'une formation personnelle qu'il monte à cette époque et qui se présente durant une longue période à México après avoir débuté au Sans Souci de la capitale cubaine.
La fin des années quarante est marquée par l'exceptionnel succès de la "SONORA MATANCERA". Les matanceros invitent VALDÉS pour deux enregistrements en 1947 et 1948 pour le compte de la toute nouvelle maison de disques la Panart : la guaracha "El dedo gordo" et le Son "Palito de Tendedera".
En 1949 il rejoint à New York son frère Vicentico dans l'orchestre du Portoricain Tito Puente, enregistrant un thème de " Chano" POZO "Ariñarañara". Il part ensuite à Panama.
Alfredito chante au début des années cinquante avec les "GUARACHEROS de ORIENTE" et enregistre avec eux en 1951.
Pendant cette période Alfredito est aussi le chanteur de la charanga de son fils, le pianiste Alfredito VALDÉS Jr. puis il se joint au mouvement salsero naissant en s'intégrant à la "Charanga La Moderna" au sein de laquelle il retrouve d'autres cubains parmi lesquels Rudy CALZADO.
Au début des années quatre-vingt, anticipant sur un phénomène qui verra le jour au début de la décennie suivante, le chanteur Roberto TORRES relance la carrière de Alfredito, âgé de soixante-douze ans, en lui faisant reprendre de vieux Sones traditionnels pour un album intitulé "Alfredito Valdés recuerda al Septeto Nacional".
C'est avec ses anciens complices "Chocolate" ARMENTEROS, "Caito", "Papaito" que Alfredito VALDÉS réalise ses derniers enregistrements "De La Habana a Maisí", "La Mulata cubana"… Il s'éteint à New York en 1988.

© Patrick Dalmace

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ZABALLA, Miguel
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ZABALLA, Miguel (La Havane 1886-1965)


Cantante, Miguel anime au début du XX° siècle les cabarets havaneros. A partir de la seconde décennie il forme un duo avec Floro ZORILLA. Tous deux se produisent dans la capitale et effectuent des tournées dans le pays. A la fin des années vingt le duo se transforme parfois en trio avec l'incorporation de Alberto VILLALÓN.
Miguel ZABALLA forme d'autres duos avec Bienvenido LEÓN, Antonio MACHÍN... et en 1912 il est aux côté de Juan CRUZ, Graciano GÓMEZ et Floro dans un cuarteto.

Lorsque les sextetos commencent leur aventure Miguel devient, en 1924, guitariste du " SEXTETO COLÍN ". Il est engagé en 1927 par Don AZPIAZU et assure alors la seconde voix de l'orchestre à côté de MACHÍN.
En 1929 Miguel organise son propre "SEXTETO ZABALLA" qui devient une véritable pépinière de futurs soneros dans lequel passent ponctuellement MACHÍN, Pancho RISET, Arsenio RODRÍGUEZ qui apprend avec lui la manière d'organiser les voix.

© Patrick Dalmace
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ÁLVAREZ, Adalberto
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ÁLVAREZ, Adalberto (La Havane 1948) 

Bien que né dans la capitale, c'est à Camagüey, où il arrive à peine agé de neuf jours, que se déroule l'enfance de Adalberto. Il y vit dans un contexte dominé par la musique. Sa mère est pianiste et chanteuse, son père est musicien, directeur du groupe "AVANCE JUVENIL". Parallèlement à des études qui doivent lui permettre de réaliser son rêve, devenir aviateur, Il commence des études qui doivent lui permettre de réaliser son rêve, devenir aviateur, mais renonce et entreprend alors des études musicales et entre dans le groupe de son père ainsi que dans le groupe amateur "COMBO CAMAGÜEY". Au sein de la Escuela Nacional de Arte qu'il rejoint en 1966 il apprend le fagot, rencontre Emiliano SALVADOR et José Luis CORTÉS, et dirige la Típica de l'établissement et acquiert là une grande expérience.

Un hautbois en main il se présente à FORMELL lorsque celui-ci forme les "VAN VAN" mais l'instrument n'est pas la carte de présentation adéquate.
Parallèlement Adalberto joue du piano, des timbales et compose pour d'autres formations, notamment au début des années soixante-dix pour le conjunto "RUMBAVANA" qui popularise ses thèmes "Con un besito mi amor", "El Son de Adalberto"…
A Camagüey où il revient diplômé en 1973 il dirige la formation paternelle. Adalberto capte les émissions musicales vénézuéliennes qui lui permettent de se familiariser et s'enthousiasmer pour la Salsa.

En 1978 Adalberto ÁLVAREZ, devenu pianiste, attiré à Santiago de Cuba par Rodulfo VAILLANT, compositeur et directeur de l'Institut Cubain de Radio et Télévision, il accepte avec six autres musiciens de Camagüey de rejoindre dans la capitale orientale sept autres soneros et de former un conjunto : "SON 14".
Adalberto, tout en partant du répertoire traditionnel et des tumbaos classiques du Son, introduit des nouveautés harmoniques issues du Jazz et proches du travail que "Chucho" VALDÉS effectue avec les jazzmen de "IRAKERE" mais aussi de la Salsa. Comme les "VAN VAN", "SON 14" utilise le trombone.
"A Bayamo en coche" est la composition qui lance le groupe non seulement à Cuba mais internationalement. Les salseros de la Caraïbe reprennent les thèmes de ÁLVAREZ.
Rapidement aussi le travail des portoricains ou du vénézuélien Oscar d'León vont exercer une influence sur les conceptions de Adalberto qui va incorporer des éléments de la Salsa à ses orchestrations.
Dès 1980 se présente pour "SON 14" l'opportunité de voyager et de se produire au Venezuela. Il y rencontre Oscar d'León, qui peu après enregistre "El Son de Adalberto". En 1984 Adalberto ÁLVAREZ abandonne le groupe. Au festival de Varadero il retrouve de nouveau d'León qui le motive pour se lancer fermement dans la formation d'un nouveau conjunto qu'il baptise "Adalberto ÁLVAREZ y su SON".
Son objectif est, avec des textes simples mais de qualité, de produire une musique pour les danseurs et de faire évoluer celle-ci en fonction de ceux-là.
Il s'agit véritablement d'un retour vers la tradition issue de Arsenio RODRÍGUEZ.
Adalberto enregistre en 1985 avec Omara PORTUONDO. Cette rencontre avec d'autre solistes se poursuivra au cours du temps. Celina GONZÁLEZ, Gina LEÓN, feront appel à la formation. Pour le compte de son conjunto ÁLVAREZ compose et écrit. Les thèmes remportent succès après succès auprès du public cubain. Une nouvelle rencontre avec Oscar d'León au Festival de Varadero de 1988 produit un impact important dans la structuration des idées de ÁLVAREZ avec notamment une prise de conscience de la nécessité de moderniser la musique produite dans l'île pour qu'elle puisse rivaliser avec la musique cubaine que jouent admirablement bien les ensembles caribéens.
Se confrontant avec sa formation de plus en plus souvent aux groupes de Salsa, de Puerto Rico, du Venezuela… ÁLVAREZ poursuit ses transformations et notamment ralenti le tempo de ses compositions ce qui le rapproche des grandes formations de Tito Puente, Eddy Palmieri… et très rapidement son répertoire est repris par les soneros et salseros caribéens.

Les succès de Adalberto et de sa formation deviennent internationaux.
En 1993 il collabore avec Issac DELGADO et tous deux enregistrent ensemble le disque "El Cheveré de la Salsa y el Caballero del Son".


ÁLVAREZ se présente au sein de la "DREAM TEAM CUBA" au concert de Madrid puis de Paris en 1998. Bien que n'étant pas spécifiquement un adepte du son dur que développent certaines autres formations modernes cubaines, ÁLVAREZ participe à ce "TEAM CUBA", qui sous l'impulsion de Juan FORMELL cherche à promouvoir la musique cubaine sous le nom de Timba. Le concert parisien destiné à lancer cette promotion est un demi-échec.

L'année suivante, poursuivant sa collaboration avec d'autres artistes,
Il enregistre avec la chanteuse espagnole María José Santiago le disque "Flamenco Son".

Lors d'une tournée au Venezuela il reçoit le titre de "Caballero del Son" pour la qualité de ses textes et la correction de ses compositions. A Caracas il donne un cours d'orchestration de musique dansante.
Adalberto parcourt la planète et rencontre les plus grands artistes.
Poursuivant depuis toujours le même objectif : créer une musique encore plus dansante, Adalberto ÁLVAREZ s'intéresse à la Rueda de Casino, une façon de danser en couple typiquement cubaine mais qui tend à se perdre. Il lance avec son conjunto un nouveau disque "Para bailar Casino" qui sort en 2003 et, aboutissement de ses efforts, il préside cette même année le Comité Organisateur du I° Encuentro Internacional de Ruedas de Casino à Matanzas et Varadero. A Camagüey, sa ville natale il reçoit un hommage solennel. Le groupe "SONEROS de CAMACHO" que dirige Nené ÁLVAREZ, père de Adalberto, est chargé de conclure la cérémonie.

Adalberto est le Président d'Honneur du Festival Matamoros 2004, célébré à traditionellement à Santiago de Cuba. Il y continue son oeuvre de promotion de la Rueda de Casino.
Au cours des deux années suivantes Adalberto, lorsqu'il n'est pas avec sa formation consacre son temps à la promotion du Son et de la Rueda de Casino. En 2007 Adalberto est à l'initiative d'une grande fête camagueyana la Fiesta del Tinajón destinée à promouvoir la culture et les arts de la ville de Camagüey. La realisatrice Lourdes de los Santos tourne un documentaire sur la vie de Adalberto intitulé Son para un Sonero.
Adalberto continue de s'impliquer au long de l'année 2008 dans son projet autour de la Rueda de Casino et notamment dans le Proyecto de Las Casinotecas. L'année suivante il est l'invité d'honneur de Cubadisco. Un hommage lui est rendu également au cours du XX° Encuentro Internacional de Agrupaciones Soneras de Mayarí

© Patrick Dalmace

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BAUZÁ, Mario
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BAUZÁ, Mario (La Havane 1911-New York 1993)
 

Dans le quartier noir de Cayo Hueso, propice à la musique, Mario BAUZÁ commence des études musicales et devient très vite un joueur de hautbois et de clarinette courtisé par les directeurs de groupes.

A dix ans il écoute déjà les premiers orchestres américains qui viennent jouer du Jazz dans les hôtels de La Havane pour les touristes américains. BAUZÁ joue dans l'orchestre philharmonique de La Havane et collabore avec de nombreuses charangas ou típicas des quartiers havanais. Il joue même avec l'orchestre de José Antonio CURBELO.


En 1925,Mario BAUZÁ rencontre Estella et naît ainsi l'amitié entre le frère de Estella, Franck "MACHITO" GRILLO et Mario.
BAUZÁ effectue un court séjour de deux semaines à New York avec l'orchestre de Armando ROMEU MARRERO au sein duquel il joue de la clarinette et il se lie avec Armando ROMEU Jr.
A New York, il découvre les jazzmen Flechter Henderson, Tom Dorsey, l'orchestre de Paul Withman et son saxophoniste Trumbauer. Impressionné par celui-ci Mario achète un saxophone alto et se lance dans l'étude de ce nouvel instrument. En 1926 Mario joue ponctuellement dans une petite formation que crée Antonio María ROMEU pour accompagner les shows du Teatro Cerro Garden.
En 1930 BAUZÁ décide d'aller vivre à New York. Sur le bateau qui l'emmène aux Etats Unis il retrouve les musiciens de l'orchestre de Justo AZPIAZU et la grande vedette cubaine du moment le chanteur Antonio MACHÍN. Après le départ de Justo AZPIAZU, MACHÍN, resté à New York recherche un trompettiste. Mario lui réclame un instrument et s'engage à devenir trompettiste en deux semaines. BAUZÁ est prêt à la date prévue. On peut entendre les premiers morceaux de Mario avec MACHÍN dans les enregistrements réalisés à New York en 1930 et 1931. On retrouve très vite Mario BAUZÁ chez Cass Carr puis avec l'ensemble de Noble Sissle -peut-être avec Sidney Bechet- et dans ceux de Don Redman, Sam Wooding, Chick Webb. Il enregistre avec celui-ci en 1934. Mario écrit, et, parmi les compositions de cette époque il faut citer "Congo", "The Congo conga".

La décision de BAUZÁ de s'installer à New York, de passer du saxophone à la trompette et celle d'épouser Estella en 1936 vont bouleverser la vie de MACHITO et ... la musique cubaine.
En 1939, Mario BAUZÁ décide avec MACHITO, installé désormais à New York, de créer leur propre groupe. Mario avait cette idée en tête depuis le milieu de la décennie précédente mais les conditions à La Havane n'étaient pas favorables. La formation de l'ensemble est finalement repoussée et BAUZÁ entre dans le groupe de Cab Calloway. A la trompette Mario a progressé à une vitesse stupéfiante. Il devient l'arrangeur de Cab. Les compétences de BAUZÁ lui permettent de suggérer à Calloway de faire entrer le bongosero "Mulatón" RODRÍGUEZ dans l'orchestre puis un jeune trompettiste, John Birks "Dizzy" Gillespie. Les enregistrements de l'ensemble de Cab Calloway des années 39-40 portent indéniablement la marque latine de BAUZÁ. "Chile con conga" , "Vuelva", pour ne prendre que les titres aux noms latinos, gravés le 17 octobre 1939 ou "Yo eta cansa", "Goin'conga" en août 1940.

Au milieu de l'année 40, alors que MACHITO a créé le groupe "MACHITO y sus AFROCUBANS", BAUZÁ, après plus d'une cinquantaine d'enregistrements, abandonne l'orchestre de Cab Calloway et rejoint MACHITO.
Mario BAUZÁ apporte rapidement quelques modifications dans la composition du groupe.
L'appel à des jazzmen est un premier indice montrant sur quelle voie s'engage BAUZÁ dès cette époque.


Influencé par les recherches de "Dizzy" Gillespie et des créateurs du BeBop, Mario fait connaître pendant l'année 1943 sa première œuvre, "Tanga", dans lesquelles les racines du jazz et celles de la musique cubaine, si proches l'une de l'autre, s'unissent dans une composition élaborée, tout à fait nouvelle et originale. "Tanga" constitue la première œuvre d'un Jazz Afro-cubain qui n'aspire alors qu'à se développer et en tout premier lieu chez les "AFROCUBANS". Mario rappelle fréquemment une évidence, le Jazz américain et les rumbas cubaines ont les mêmes racines africaines. "Tanga" va devenir le morceau fétiche des "AFROCUBANS".


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L'histoire de Mario est désormais inséparable de celle de "MACHITO y sus AFROCUBANS". Les changements qu'il va apporter à l'ensemble, les arrangements qu'il réalise, conduisent celui-ci à une inexorable évolution vers un style de jazz spécifique que certains vont baptiser CubBop et qui peut être simplement appelé Jazz Afro-cubain
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L'état du CuBop à la fin de l'année 1948 ou au début de 1949 est clairement audible dans les enregistrements réalisés au Royal Roost, "Howard's blues", "Cubop City" … Toutes les fioritures issues de la musique cubaine ont été écartées pour ne conserver et mettre en avant que la puissance rythmique des congas, bongó et pailas qui se coulent sans difficulté dans des compositions jazz.

Avec les "AFROCUBANS" et MACHITO, BAUZÁ participe comme premier rôle à toutes les aventures du Jazz Afro-cubain. Il enregistre avec eux et avec Charlie Parker en 1948, puis en 1950 avec "Dizzy" pour "Afrocuban Jazz Suite" coposée par "Chico" O'FARRILL.
L'année suivante il est au Birland de nouveau avec Parker.
En 1957 Mario écrit plusieurs pièces destinées à être enregistrées par une pléiade de jazzmen, Adderley, Doc Cheatham, Livramento… sous le titre de "Kenya".
BAUZÁ est encore avec les "AFROCUBANS " pour l'enregistrement de la seconde suite de O'FARRILL.

En 1974 ce même O'FARRILL crée une nouvelle pièce qu'enregistrent BAUZÁ, MACHITO, les "AFROCUBANS " et Gillespie: "Oro, incienso y mirra".
L'année suivante Mario se sépare de MACHITO -qui prend le chemin de la Salsa- et monte son propre ensemble qu'il va maintenir sur la même ligne jazzistique et dans lequel vont intervenir Paquito d'RIVERA, "Patato" VALDÉS, José FAJARDO...
En 1986 Mario BAUZÁ revient dans les studios d'enregistrement avec son " AFROCUBAN JAZZ ORCHESTRA ". Mario appelle dans sa formation son ami Rudy CALZADO comme chanteur. BAUZÁ enregistre en 1992 pour une nouvelle version de "Tanga" devenue "Afro-Cuban Jazz Suite", une suite en cinq mouvements et pour "My Time is Now". Enfin l'année suivante Mario enregistre son dernier disque "944 Colombus". Mario BAUZÁ disparaît cette même année 1993.

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BLEZ, Emiliano
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BLEZ, Emiliano (Santiago de Cuba 1879-1973)
 

Emiliano, chanteur et guitariste, fait partie du premier groupe de disciples de Pepe SÁNCHEZ et participe à l'essor du mouvement de la canción cubana. Au début du siècle il forme un duo avec Sindo GARAY puis avec Eduardo REYES. Emiliano BLEZ entre dans l'historique "QUINTETO de TROVADORES SANTIAGUEROS" de Pepe SÁNCHEZ avec Pepe FIGAROLA, FERRER et PORTES, qui se produit en 1913 à La Havane.

Emiliano fréquente tous les cantantes et notamment " Manuelico" CARDONA.

Emiliano BLEZ se consacre également à retranscrire les œuvres de Pepe. Sans son labeur il ne fait aucun doute que l'essentiel des compositions du maître serait aujourd'hui définitivement perdu.
Sindo GARAY lors de ses retours à Santiago forme régulièrement avec lui un duo. A la suite de cette collaboration BLEZ retranscrit une partie de l'œuvre de GARAY comme il l'avait fait pour SÁNCHEZ, accomplissant là une œuvre de grande valeur.
Plusieurs boleros sont à porter à l'actif de BLEZ : "Besada por el mar", "Corazón de fuego"…

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Miguelito CUNÍ
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CONILL, Miguel Arcangel dit "Miguelito CUNÍ" 
 (Pinar del Río, 1917-La Havane 1984)


CUNÍ est né dans un quartier rural de Pinar del Rio mais très vite sa mère vient habiter en ville dans un barrio tout aussi pauvre, le solar Santiago mais où l'environnement est d'une plus grande richesse culturelle dont profite Miguelito.
Il étudie le piano qu'il doit pourtant abandonner pour gagner sa vie comme ébéniste mais vers treize ans il entre dans l'ensemble familial amateur "Sexteto HERMANOS CUNÍ" et dans "Los COLOMBINOS". Il chante ainsi dans les fêtes populaires, les rencontres familiales…

Rapidement il est appelé par Niño RIVERA qui organise le "SEPTETO CARIDAD". Peu après, Miguelito passe successivement dans l'orchestre de Fernando SÁNCHEZ puis dans la charanga de Jacobo RUBALCABA et dans la charanga "YAMILE".
En 1938 il s'installe à La Havane, engagé par Ernesto MUÑOZ pour son orchestre de la radio CMBQ. C'est là qu'il commence à se faire connaître et l'année suivante il est engagé par Arsenio RODRÍGUEZ.
Il enregistre avec RODRÍGUEZ en 1940. Parmi les titres : "Ya ta' enamora"… Il récidive l'année suivante avec "No hace na la mujer"... et les disques s'enchaînent années après années jusqu'en 1946.

Sa voix a tant conquis le public cubain que Miguel CUNÍ est régulièrement invité par un grand nombre de formations: "ARCAÑO y sus MARAVILLAS" avec qui il se produit dès le début de la décennie sur radio CMQ, avec l'orchestre de la Mil Diez…

En 1947 CUNI se rend au Panama pour honorer plusieurs contrats. Il y reste deux ans.
A son retour il rejoint René ÁLVAREZ qui réorganise son conjunto désormais baptisé "Los ASTROS". Très vite il retourne auprès de Arsenio RODRÍGUEZ et reste avec lui jusqu'au départ définitif du Ciego Maravilloso pour les Etats Unis avec de nouveau des dizaines d'enregistrements.
Entre 1953 et 1954 Miguelito retrouve Niño RIVERA qui vient de fonder le "CONJUNTO MODELO" et enregistre plusieurs thèmes : "Viejo socarrón", "Nos estamos alejando"…
Miguelito est toujours à ce moment la seule voix capable de rivaliser avec Benny MORÉ qui l'admire et l'invite en 1956 à se joindre à sa "BANDA GIGANTE" pour une tournée dans l'île et une autre au Venezuela.
Au cours de l'année 1958 Miguelito rassemble quelques amis, Niño RIVERA, "Papakila", "Florecita", Lili MARTÍNEZ… pour enregistrer sous son nom plusieurs thèmes de Bienvenido GUTIÉRREZ.

En marge de ses qualités comme chanteur, Miguelito CUNÍ était aussi compositeur. On lui doit "Congo africano", "A bailar con la guajira", "A ti Benny Moré", "Esto no se ve".

En 1959 CUNÍ retourne dans l'ancienne formation de Arsenio dirigée désormais par CHAPOTTÍN avec qui il réalise plusieurs tournées qui lui permettent également de chanter avec d'autres orchestres comme lors du passage dans les Antilles Hollandaises où il enregistre avec le conjunto "Estrellas del Caribe" ou encore à New York en 1960 lorsqu'il rencontre Arsenio RODRÍGUEZ.
En 1966 il enregistre avec "CHAPOTTÍN y sus ESTRELLAS" le fameux "Guarapachanga".
Ses activités deviennent plus sporadiques durant les années soixante-dix au cours desquelles il enregistre encore avec RIVERA, ARCAÑO. Il visite l'Union Soviétique avec la "ORQUESTA CUBANA de MÚSICA MODERNA" en 1978
A la fin de sa carrière, Miguelito est fréquemment sollicité pour représenter Cuba dans des délégations culturelles.

En 1980 le Ministère de la Culture lui rend un hommage lors du 2° Festival Nacional del Son, à Guantanamo. Avec CHAPOTTÍN, ils participent au tournage d'un court documentaire sur leur œuvre cette même année.


CUNI est invité à entrer dans "Las ESTRELLAS del AREITO" avec les grands de la musique cubaine et effectue avec le groupe la tournée au Venezuela de 1981 trouvant une nouvelle fois l'occasion de chanter avec un groupe vénézuélien "Los Soneros Clásicos del Caribe" mais aussi avec "IRAKERE" en tournée à Caracas.
De retour dans l'île sort un disque sur lequel il chante en hommage à Marta VALDÉS plusieurs boleros dont "Deja que siga solo", "Tu no hagas caso" en duo avec Pablo MILANÉS. Depuis le retour d'URSS sa santé est délicate et malgré cet état il part en tournée avec CHAPOTTÍN au Mexique en 1982 puis participe au Festival de Varadero avant de séjourner dans divers hôpitaux et d'y décéder au début de 1984.

© Patrick Dalmace
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Compay Segundo
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REPILADO, Francisco dit "Compay Segundo"
 (Siboney 1907-La Havane 2003)

C'est presque sur la plage de Siboney que naît en 1907, dans une famille de huit enfants, Francisco REPILADO. Là, jusqu'à ses neuf ans, il vit les pieds dans l'eau, porte le déjeuner à son père, conducteur d'un train minier, lorsque le convoi journalier passe devant la maison familiale et allume les cigares de sa grand mère.

Les difficultés économiques poussent les parents vers la ville, vers Santiago. Le grand frère Roberto est musicien. Il ramène à la maison un tres et toute la famille se jette dessus. Il en va de même peu après avec la guitare. Un autre frère, Juan, joue du tres dans une estudiantina « La ARROLLADORA ». Francisco ne tarde pas à être gagné par la passion de ces deux instruments. S'il a l'occasion de côtoyer le grand Sindo GARAY, Pepe BANDERAS puis Rafael CUETO, il apprend aussi beaucoup auprès des treseros del monte, ces musiciens paysans qui lui donnent l'opportunité de découvrir le Son tel qu'il subsiste dans son état premier dans les campagnes alentours.

Mais pour gagner sa vie la musique n'est pas le bon choix et Francisco traverse les campagnes, de Alto Songo à Benito, du Callejón de la Victoria à La Prueba pour proposer ses services dans les travaux des champs.
A la fin de la seconde décennie du siècle on peut l'entendre dans diverses formations allant du simple duo à la estudiantina comme celles de Narciso ou de El Sordo, mais c'est dans le sexteto « Los SEIS ASES » formé par de jeunes musiciens du barrio El Tivolí qu'il se distingue. Avec ce groupe il interprète sa première composition « Yo vengo aquí ». Francisco entre dans la « BANDA MUNICIPAL de SANTIAGO » où il joue de la clarinette, instrument qu'il étudie dans le cadre de la formation musicale qu'il s'est décidé à entreprendre auprès de Enrique BUENO directeur de la Banda .

En 1924 il a le génie de créer un instrument à corde qu'il va être le seul à utiliser malgré les riches possibilités qu'il offre, l' armónico .

Francisco REPILADO et la «BANDA MUNICIPAL de SANTIAGO » se rendent à La Havane en 1929 pour participer à un Concours de Bandas au Théâtre Payret. Les santiagueros reçoivent le Premier Prix ce qui leur vaut le privilège d'être choisis pour donner un concert lors de l'inauguration du Capitole.

De retour en Oriente REPILADO continue de fréquenter le milieu des trovadores, donne avec eux les sérénades, anime les fêtes familiales. Pour vivre il se fait alors barbier ou tabaquero . Ce dernier métier permet, en emportant quelques outils légers, d'aller de villes en villes et de rejoindre pour quelques pesos les rouleurs de cigares et de continuer à jouer ici et là.

Francisco s'intègre aussi dans diverses formations dont le « CUARTETO CUBANACÁN » de Anibál CARRILLO.
En 1934 il entre dans le « CUBANS STARS », un quinteto -qui ne comprend que quatre musiciens !- dirigé par Ñico SAQUITO dans lequel jouent également Enrique PUYITA et Ramón DILÚ. Avec ce groupe il se rend pour la seconde fois à La Havane avec son armónico.

Alors que le groupe s'apprête à rentrer à Santiago, Ñico qui a su reconnaître les possibilités de l 'armónico et le talent de Francisco conseille à celui-ci de rester à La Havane.
Francisco REPILADO saisit l'opportunité et retrouve dans la capitale le guitariste et chanteur Lorenzo HIERREZUELO , un cousin, avec qui il a grandi sur la plage de Siboney. Ils s'associent à Marcelino GUERRA et Evelio MACHÍN pour former le « CUARTETO HATUEY ». Francisco voyage en 1938 au Mexique avec le cuarteto -rénové- au sein duquel entre le trompettiste "Florecita" et participe au tournage de deux films, Tierra Brava et México Lindo. Les radios et les cabarets les accueillent.

Au retour du séjour mexicain, après avoir participé à un nouveau tournage, Cuba canta y baila , Francisco retrouve un autre santiaguero, plus âgé que lui, mais qu'il a pourtant entendu et fréquenté dans les rues, les fêtes et les sérénades de Santiago, Miguel MATAMOROS. Miguel cherche en cette année 1942 à créer un conjunto . Il se souvient parfaitement du clarinettiste de la « BANDA MUNICIPAL de SANTIAGO » et l'invite à entrer dans l'ensemble. REPILADO passe douze ans avec le « CONJUNTO MATAMOROS ».

Mais parallèlement il forme avec Lorenzo un duo « Los COMPADRES » qui va marquer de son empreinte l'histoire de la musique cubaine. Alors que le duo enregistre une émission, le présentateur donne à Francisco -qui fait la seconde voix à HIERREZUELO -le surnom de Compay Segundo .
Les enregistrements se multiplient avec le duo –un par mois pour la Panart affirme Francisco - .
La célébrité de REPILADO, qui compose à cette époque quelques-uns de ses meilleurs succès « Sarandonga », « Macusa », « Llora mi nena » …, croît ainsi jusqu'en 1955.

Compay Segundo abandonne alors son partenaire pour former un groupe « COMPAY SEGUNDO y sus MUCHACHOS ». Il rassemble Rafael GARCÍA , guitare ; ZABALA , contrebasse ; CAVADA et Carlos EMBALE comme première voix. Le groupe après avoir enregistré et réalisé une tournée en République Dominicaine devient en 1957 « COMPAY SEGUNDO y su GRUPO » dans lequel chante Pio LEYVA. D'autres voix lui succèdent : ZAMORA, Julio FERNÁNDEZ … « COMPAY SEGUNDO y su GRUPO » réalise plusieurs tournées à travers toute l'île.

Les activités artistiques de Compay Segundo se raréfient aux début des années révolutionnaires en raison d'un séjour de près de trois ans en Chine.
Mais la retraite musicale ne fait pas partie du programme de Compay Segundo . Il continue de jouer avec ses Muchachos .
En 1974 il enregistre de nouveau ainsi qu'en 1985. Un disque paraîtra avec ces enregistrements sous le titre « Original Egrem Studio Session » puis sous celui de « Son del Monte ». En 1977 il oganise pour une tournée dans l'Oriente un septeto de música campesina, « SIEMBRA CULTURAL », pour lequel il recrute le joueur de laud Barbarito TORRES.
A cette époque Francisco réintègre Santiago de Cuba et joue avec le cuarteto de l'Hotel Daïquiri.

En 1989 Elíades OCHOA l'invite à s'intégrer à son « CUARTETO PATRIA » tout d'abord pour enregistrer à Santiago plusieurs de ses compositions dont le célèbre et désormais historique « Chan Chan ». Francisco a déjà dépassé les quatre vingts ans. Avec le Cuarteto il voyage aux Etats Unis, invité par le Smithsonian Institute de Washington en 1989. Compay Segundo y retrouve, quarante ans après, son ancien compagnon du « CUARTETO HATUEY » Marcelino GUERRA .
Il est également de la tournée à la Guadeloupe et en République Dominicaine.

Francisco REPILADO remis en selle, reconstitue son groupe « COMPAY SEGUNDO y sus MUCHACHOS ». Il est alors avec cette formation un habitué de l'Hotel Kohly de La Havane.

En 1994, l'Andalousie, prise dans les tentatives de fusion du Flamenco avec d'autres musiques, se tourne vers le Son cubain et organise des rencontres entre le Son et le Flamenco. Compay Segundo fait partie de la délégation cubaine. Il retrouve pour la dernière fois Marcelino lors d'un concert à l'Université de Alicante et rend l'hommage des cubains à Antonio MACHÍN disparu quelques vingt ans plus tôt sur sa terre d'exil, l'Espagne.
A l'issue de la tournée il enregistre aux Canaries le disque « Saludo Compay ».
Les tournées européennes reprennent pour Francisco REPILADO que plus personne ne connaît sous un autre nom que Compay Segundo . Ce sont principalement la France avec une présentation mémorable au Café de la Danse et l'Espagne qui le réclament. A Madrid il se présente dans tous les grands clubs, Suristán, Galileo Galilei, Clamores, Popular, etc… C'est dans ce pays qu'il enregistre en 1995 « Yo vengo aquí ».

Ses « MUCHACHOS » sont à cette époque : Salvador REPILADO , contrebasse ; Benito SUAREZ , troisième voix et guitare ; Julio FERNÁNDEZ , première voix et maracas .

En 1996 Compay participe au projet musical de Ry Cooder et Juan d'MARCOS, au film de Wim Wenders Buenavista Social Club et naturellement au grand concert donné par le groupe au Carnegie Hall de New York.



L'Espagne constitue sa terre d'accueil. En il s'y trouve de nouveau et parallèlement à la tournée il commence l'enregistrement des thèmes qui constitueront le disque « Lo mejor de la vida ».

1998, 1999, 2000, continuent de voir Compay Segundo sur les scènes européennes et mondiales. Paris et l'Olympia le reçoivent tout comme Madrid et le Palacio de Convenciones, Londres et le Royal Albert Hall, Milan et le Teatro Ragno …

Francisco a plus de quatre-vingt-dix ans se permet d'innover. En 1999 pour l'enregistrement à La Havane de son disque « Calle Salud », son intuition lui permet d'introduire à côté de Benito, de Salvador et de la nouvelle voix Hugo GARZÓN, un trio de clarinettes – réminiscence de sa jeunesse !- composé de Rafael INCIARTE, Haskell ARMENTEROS et Rosendo NARDO, qui devant le succès obtenu restent attachés au groupe pour les tournées postérieures.

Au cours de celles-ci, à Malaga et Paris, il complète le disque. Dans la capitale française c'est avec Charles Aznavour qu'il le fait.
Rien et surtout pas l'âge n'arrête Francisco.
« Las Flores de la Vida » sort en 2000. En 2001 le public peut l'écouter aussi bien à Lisbonne qu'à Mexico ou encore à l'Hotel Nacional, son pied à terre de La Havane. Dans la capitale cubaine il monte une pièce de théâtre musical « Se seco el arroyito ».

L'année suivante alors que sort sur le marché un disque compilant tous les duos qu'il a réalisé avec les plus grands artistes internationaux, Compay Segundo est invité au Brésil puis à Paris pour chanter avec Adalberto ÁLVAREZ. On l'entend au Mexique, en Espagne, en République Dominicaine, à Lima et toujours sur la scène du Nacional.



Au début de 2003 Compay Segundo est sur scène avec le Buena Vista Social Club à Mexico. Ce sera là son dernier triomphe. Il décède à La Havane au milieu de cette année, laissant orphelins "Los MUCHACHOS de COMPAY".


© Patrick Dalmace

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PÉREZ PRADO
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PÉREZ PRADO, Dámaso (Matanzas 1916-México 1989)
 

Doué d'un sens de la promotion hors du commun, Dámaso PÉREZ PRADO a toujours entretenu le mystère sur les premières années de sa vie et de sa carrière, y compris sur l'année de sa naissance. Mais c'est une certitude : il a effectué des études musicales. Il collabore dans ses premières années avec la charanga de Senén SUÁREZ.
Vers 1940 Dámaso est installé à La Havane où il joue du piano dans les cabarets Pennsylvania à Marianao et Kursaal sur les quais du port.
Il semble également qu'il ait joué dans la charanga de Paulina ÁLVAREZ. Dámaso joue ponctuellement dans diverses formations et remplace René HERNÁNDEZ au sein de l'orchestre de Julio CUEVA.
Excellent arrangeur, il travaille pour le programme que Orlando "Cascarita" GUERRA anime sur CMQ. Sur les ondes c'est la formation de Carlos ANSA qui interprète son travail.

"Cascarita" le fait entrer en 1942 dans l'orchestre "CASINO de la PLAYA" pour suppléer aux départs successifs de Anselmo SACASAS et de Julio GUTIÉRREZ. Avec "Cascarita", il laisse une belle version du "Llora" de "Chano" POZO.
Dámaso intervient aussi au sein du "KUBANEY".
Pendant cette période PÉREZ PRADO, s'inspirant des innovations de Orestes LÓPEZ et du diablo de Arsenio RODRÍGUEZ, commence à développer des idées personnelles. Il acompagne aussi les solistes, notamment Elena BURKE, dans les cabarets.
Ces années quarante sont aussi celles où le Jazz intéresse de nombreux musiciens Cubains et Dámaso subit aussi cette influence.
En 1946, au retour d'une tournée aux Etats Unis avec "CASINO de la PLAYA" il organise son propre orchestre et enregistre à Cuba. L'année suivante il part en tournée en Argentine et au Venezuela où il diffuse sa composition "Qué rico el Mambo".
Mais à Cuba les nombreux arrangements qu'il réalise rompent avec la tradition, comme par exemple celui de "Kuba-Mambo" qui contient déjà les germes du Mambo , avec quelques riffs et onomatopées que Dámaso va systématiser par la suite. Ces arrangements déplaisent aux maisons d'enregistrements. Celles-ci demandent aux musiciens qu'elles ont sous contrat de ne plus faire appel aux services de PÉREZ PRADO. La route lui semble barrée. A New York il réalise des orchestrations pour Xavier CUGAT et divers autres cubains.

En 1948 Dámaso PÉREZ PRADO prend le chemin du Mexique. Il entre dans diverses formations alimentaires puis forme un nouvel orchestre.
Dans la capitale aztèque, ses innovations rencontrent un bien meilleur accueil et il peut aisément développer ses idées. Dámaso enregistre dès 1949 pour la Victor, "José", "Macamé" et quelques autres thèmes mais le disque est un demi-échec. PÉREZ PRADO organise alors un type de formation spécialement adaptée à ce qu'il souhaite faire.
Le trombone et la dizaine de saxophones et trompettes peuvent répondre, le plus souvent dans d'immenses unissons, à la polyrythmie offerte par la basse, le piano et les tumbadoras. Alors que les charangas et les conjuntos utilisent une seule tumbadora, Dámaso en utilise deux
Dès lors les prestations vont prendre une autre allure. Immédiatement Dámaso PÉREZ PRADO obtient au Mexique un succès retentissant. L'écoute d'une version de "Mambo N°5" enregistrée à Cuba et celle enregistrée à México à peu de temps d'intervalle montrent bien comment Dámaso a exploité ses trompettes et saxophones et comment l'aspect haché, entrecoupé d'onomatopées s'est accentué. Il enregistre aussi "Mambo N°8", "Mambo en Sax", "Go Go Mambo", "Mambo del papelero"…
Dámaso martèle l'esprit du public avec le terme Mambo.
Autour de lui il recrute de bons musiciens mexicains, José Solis, Guadalupe Montés, Chilo Morán… et des percussionnistes de valeur : Modesto DURÁN, tumbadora ; Aurelio TAMAYO, timbales ; Clemente PIQUERO, bongó…Le conguero "Mongo" SANTAMARÍA se joint à lui et enregistre "Al compás del Mambo", "Martinica", "Enamorado"...

En 1945 le conjunto de Miguel MATAMOROS s'était produit au Mexique avec "Benny" MORÉ. Celui-ci, tombé amoureux d'une mexicaine, n'avait pas souhaité rentrer à Cuba. PÉREZ PRADO l'engage en 1948 et tous les deux proposent un spectacle, Al Son del Mambo, qui remplit le Théâtre Blanquita. Ils effectuent plusieurs tournées dans la République ainsi qu'au Panamá. "Benny" et Dámaso enregistrent également plusieurs disques qui renforceront leur popularité. Parmi les meilleures compositions de PÉREZ PRADO enregistrées avec "Benny", figurent "María Cristina", "Ana María", "Guajiro", et "Mangolete", "Mamboletas", "Dolor Carabalí" de MORÉ lui-même."Mongo" SANTAMARÍA fait partie de la formation.
Après le départ de "Benny" MORÉ, PÉREZ PRADO ne cherche pas à le remplacer. Il pense comme plusieurs directeurs de charangas que les chanteurs font de l'ombre aux directeurs des orchestres.
En 1951 Dámaso tente sa chance aux Etats Unis, d'abord à Los Angeles, débutant à la salle de danse Zenda. Les huit premiers concerts déclenchent une vague de mambomania qui atteint même la critique de Jazz de la côte Ouest.
PÉREZ PRADO veut conquérir New York et la Côte Est. Le Mambo ne l'a pas attendu. René HERNÁNDEZ, Joe Loco et Tito Puente ont déjà imposé le genre au Palladium. Malgré tout il enregistre rapidement "Mambo a la Kenton" écrit par Armando ROMEU, "Broadway Mambo", "Perdido"…
Avec le percussionniste "Chino" POZO et toujours avec "Mongo", il enregistre de nouveau entre 1951 et 1953, "Mambo del 65", "Ole Mambo", "Muchachita"…Il incorpore Armando PERAZA aux côtés de "Mongo" en 1954.
PÉREZ PRADO occupe durant une période le Palladium mais la concurrence est rude avec les autres orchestres cubains et portoricains, notamment avec les "AFROCUBANS" qui, menés par René HERNÁNDEZ et MACHITO, développent une facette dansante lorsqu'ils sortent des Clubs de Jazz qu'ils fréquentent habituellement.
C'est donc sur la Côte Californienne que Dámaso va s'installer et diffuser avec succès le Mambo.
Au cours des années cinquante PÉREZ PRADO se déplace en Europe et revient fréquemment à Cuba où le public s'arrache ses disques que les radios diffusent en permanence. Les partitions de PÉREZ PRADO sont diffusées à Cuba et de nombreux orchestres interprètent ses compositions.
Dans l'île Dámaso fait plusieurs tournées qui l'amènent jusqu'à Santiago.C'est dans cette ville qu'il fait appel à Roberto NÁPOLES pour remplacer son contrebasiste malade.
Il quitte le Mexique en 1953. En 1954 il conduit sa formation pour la première fois en Colombie, à Bogotá.
Pourtant PÉREZ PRADO s'essouffle au milieu de la décennie après la série d'enregistrements "Mambo King".

Pérez Prado et l'orchestre "Havana Casino " à l'Hôtel Sevilla de La Havane.

Il tente alors de s'orienter vers des compositions plus amples; compose en 1954 une "Suite Voodoo" dans laquelle intervient le saxophoniste Shorty Rogers, puis deux autres œuvres d'envergure, "Mosaico Cubano", "Suite of the Americas". Enfin dans la seconde moitié des années soixante il livre son "Concierto para bongó".
Pour tenter de prolonger sa carrière Dámaso PÉREZ PRADO adapte en vain le Mambo qu'il rebaptise Suby, Pau Pau, Chunga, Rockambo…. A Hollywood il enregistre "Suite exótica de las Américas". Il retourne au Mexique en 1964 et se rend de nouveau à Bogotá en 1966 mais le concert est annulé. Dámaso retourne en Colombie une dernière fois en 1983. Cette fois il s'agit d'une tournée à travers le pays, Damaso emmène avec lui, outre ses seize musiciens, un corps de ballet de huit danseuses.

© Patrick Dalmace
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VARONA, Jorge
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VARONA, Jorge (Camagüey 1932-La Havane 1988)
 

Les VARONA représentent une lignée de musiciens camagüeyanos dont l'origine remonte au milieu du XIX° siècle. Jorge s'inscrit dans cette dynastie. Il s'initie à la musique grâce à son père, étudie à l'Académie musicale, mais doit aussi rapidement gagner sa vie comme maçon. Il commence toutefois à jouer de la trompette avec le jazzman local Angelito MOLA.
En 1945 il entre dans le groupe "AVANCE JUVENIL" et en 1947 refuse l'offre de Arsenio RODRÍGUEZ qui lui propose de faire partie de sa formation. Jorge VARONA rejoint celle des frères LICEA puis joue avec Vitico GONZÁLES qui lui impose une grande rigueur.


Installé à Holguín en 1952, Jorge se joint à la "ORQUESTA Hermanos AVILÉS" . VARONA reste plusieurs années aux côtés des frères AVILÉS avec lesquels il effectue une tournée au Venezuela en 1956. Jorge est engagé en 1957 par Walfredo de los REYES Sr. pour jouer dans l'orchestre du Cabaret Parisien de l'Hôtel Nacional. Il reste dans la formation lorsque celle-ci vient à être dirigée par Leonardo TIMOR Jr.. Ses qualités font qu'il est appelé par plusieurs ensembles avec lesquels il joue simultanément. En 1959, VARONA s'intègre un moment au "CONJUNTO CASINO" alors au sommet de sa popularité. Après avoir joué dans le "SABOR de CUBA" de "Bebo" VALDÉS, il rejoint la "BANDA GIGANTE" de "Benny" MORÉ avec qui il restera jusqu'à la disparition du "Bárbaro del Ritmo" en 1963. Regagnant aussitôt l'orchestre de TIMOR, il enregistre avec celui-ci puis passe à la "ORQUESTA CUBANA de MÚSICA MODERNA" que forme et dirige Armando ROMEU en 1967. Jorge fait partie de la formation, réduite à un noneto, lorsque celle-ci voyage en Europe.
Jorge VARONA met en évidence ses aptitudes de jazzman dans toutes les descargas de la capitale et "Chucho" VALDÉS l'invite à le rejoindre une première fois lorsqu'il forme le "Quinteto CUBANO de JAZZ" puis en 1973 lors de la constitution du groupe "IRAKERE ".
A compter de cette date l'histoire de Jorge VARONA et celle de "IRAKERE" se confondent jusqu'à sa disparition. Certains de ses duos à la trompette avec Arturo SANDOVAL -son élève- restent historiques tout comme ses solos sur "Summertime", "Yesterday"…
Parallèlement à ses prestations avec l'orchestre de "Chucho", VARONA anime ses propres formations, principalement des groupes soneros. Durant les années soixante-dix et au début des années quatre-vingt, Jorge dirige ainsi le groupe "VARONA SON" et le "CONJUNTÓN VARONA".
Excellent soliste il est fréquemment sollicité en cette qualité par diverses formations. En 1981 il se rend au Festival de Antilla comme artiste invité. La même année au Venezuela, il participe à l'enregistrement "Estrellas del Areito". En 1984 Jorge joue avec le groupe de DULZAIDES au Festival Jazz Plaza où il se fait remarquer dans un extraordinaire "Body and Soul"…

Ses qualités sont récompensées en 1986 par un L.P. "Black & White", dans lequel il s'entoure des meilleurs jazzmen Cubains dont Gonzalo RUBALCABA, "Chucho"…
Foudroyé par une crise cardiaque Jorge VARONA disparaît à la fin de l'année 1988. Le Festival Jazz Plaza lui rend un vibrant hommage l'année suivante.
 
© Patrick Dalmace
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Arsenio RODRÍGUEZ
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 Arsenio RODRÍGUEZ

RODRÍGUEZ, Arsenio. Ignacio Arsenio TRAVIESO SCULL
dit: (Güira de Macurijes 1911-Los Angeles 1970)



Ses plus proches ancêtres sont depuis peu à Cuba, amenés directement du Congo comme esclaves. Lorsque Arsenio a sept ans les TRAVIESO partent vivre à Güines. C'est vers cette époque que, frappé par les sabots d'une mule, Arsenio perd la vue.
A la fin de la décennie, tandis que ses frères "Quiqui" et Raúl commencent à montrer leur penchant pour la musique, leur père fait fabriquer un tres pour Arsenio. C'est le facteur de l'instrument, Victor Feliciano, qui lui enseigne les premiers rudiments et Arsenio apprend à une vitesse prodigieuse. Il est également très à son aise avec la basse, les congas, le quinto ou les maracas.

Les traditions africaines sont vivaces dans la famille mais aussi dans l'environnement dans lequel vit Arsenio à Guines. Les descendants d'esclaves constituent l'essentiel de la population et sont tournés vers les traditions et les rites afrocubains, la Rumba et Arsenio dès son plus jeune âge vit à ce rythme. L'oncle SCULL emmène la famille en camion dans les cercles rumberos qui abondent dans la région de Güines, Matanzas. Les jeunes TRAVIESO y apprennent tous les rythmes et les percussions. Les compositions futures de Arsenio laissent penser qu'il a connu les grands rumberos de l'époque, "MALANGA", "MULENCE" et sans doute RONCONA et d'autres.
Mais ils s'initie aussi aux traditions soneras et apprend à jouer de la marimbula, de la botija et devient même un bon joueur de contrebasse.

Le cyclone de 1926 dévaste la ville et détruit la maison des TRAVIESO. La famille émigre à La Havane et s'installe à Marianao où ils sont voisins de Felipe NERI chanteur du "SEXTETO HABANERO" . Arsenio et ses frères "Quiqui" et Raúl, observent les répétitons du groupe. Arsenio estime qu'il est capable de faire avec son tres, mieux que le tresero du sexteto, Carlos GODINEZ et que lui pourrait jouer avec plus de deux tonalités. Déménageant une nouvelle fois, toujours dans Marianao, il habite près d'un autre tresero Issac OVIEDO qu'il fréquente également.

Dès son arrivée à Marianao Arsenio commencent à jouer avec ses frères, ses cousins et des jeunes du quartier mais aussi quelques amis de Güines, émigrés eux aussi à Mariano ou dans de proches quartiers populaires de La Havane. En 1928 il organise avec ses cousins Estebán REGUEIRA et Jacinto SCULL le "SEPTETO BÓSTON" puis en 1934 il rejoint le "SEPTETO BELLAMAR" du trompettiste José INTERIÁN

Arsenio compose déjà depuis quelques années. "Ya son gangá" date de l'époque du "BÓSTON", "Ven acá Tomás" de premiers moments du "BELLAMAR"... "Bruca Manigua" l'une des plus belles compositions de Arsenio est enregistrée par Miguelito VALDÉS et l'orchestre "CASINO de la PLAYA" en 1937. Arsenio RODRÍGUEZ aura aussi l'opportunité de s'intégrer à l'orchestre pour y interpréter son pregón "Se va el caramelero".

En 1940 Estebán REQUEIRA, directeur officiel du "BELLAMAR", offre à Arsenio RODRÍGUEZ la direction du septeto et la possibilité de le transformer. Le tresero fonde alors le "CONJUNTO Arsenio RODRÍGUEZ" auquel il donne une orientation toute particulière et avec lequel il va révolutionner la musique populaire cubaine.
En 1947 Arsenio, convaincu par ses amis Miguelito VALDÉS et Mario BAUZÁ, décide de consulter un ophtalmologiste à New York. Il pense pouvoir retrouver la vue. Pour réaliser ce voyage il donne de grands concerts à La Havane, à Matanzas, dans sa ville natale Güira de Macurijes. Le public accourt en masse. A New York le médecin est catégorique. Le nerf optique est totalement détruit.

Le désespoir le conduit à se réfugier dans l'écriture. Il compose alors l'exceptionnel bolero "La vida es un sueño". A New York il enregistre avec ses amis et notamment avec "Chano" POZO installé depuis quelques mois dans le Barrio, avec son ancien guitariste Marcelino GUERRA et les musiciens de MACHITO. Outre des thèmes de "Chano" il enregistre quelques compositions personnelles dont "Paso en Tampa".

Dans l'avion de retour il compose "Guaguancó en La Habana" se rend à La Tropical où l'attend son orchestre et un immense public. "Lili" réalise immédiatement l'arrangement et Arsenio offre un émouvant concert.


Au début de 1950 Arsenio confie la direction de son conjunto à Félix CHAPPOTÍN et retourne à New York pour s'y installer. Il organise un nouveau conjunto "Arsenio y su CONJUNTO TODOS ESTRELLAS ". Il enregistre immédiatement. Les premières années sont florissantes. Le public se presse pour l'écouter et danser dans les grands clubs de Manhattan. Arsenio fait le va et vient entre la Big Apple et la capitale cubaine mais en 1952 il abandonne la formation cubaine à Félix CHAPOTTÍN et se fixe à New York avec les familles de ses frères "Quiqui" et Raúl. Sa formation américaine est constituée de musiciens latinoaméricains, essentiellement portoricain et de ses deux frères aux percussions mais les musiciens sont forts variables selon les circonstances. Il enregistre de nouveau en 1953 avec René HERNÁNDEZ au piano et avec René SCULL, Cándido Antomattei pour les parties vocales. Parmi les titres figurent "Esclavo Triste", "Mulence", "Yo soy Chambelón", "Oye mi cantar", "Como se goza en el Barrio".... De nouveaux enregistrements sont réalisés en 1955 à New York avec la voix de Luis "Wito" Kortright, Manolo Morales et Cándido Antomattei. A cette époque Arsenio utilise un tres amplifié.
Arsenio retourne à La Havane durant quelques mois en 1956, réorganisant une formation avec quelques anciens membres de son conjunto "Florecita", "Chocolate" ALFONSO, SIRIAL et Estela et de nouveaux musiciens. Il joue à La Havane à La Polar, au Club Social Buena Vista et enregistre avec la voix de sa soeur, d'un chanteur de son groupe américain, Luis "Wito" Kortright et "Wichi" SIRIAL. Pour le dernier enregistrement, sans "Wito", Arsenio a recours à la voix de sa fille Regla.
La seconde moitié des années cinquante devient plus complexe. Le mambo, prisé par l'élite newyorkaise et les clubs comme le Palladium, renvoie le Son et les formations qui l'interprètent vers la périphérie, vers les quartiers plus populaires, plus noirs comme Harlem ou le Bronx où existent des clubs tels que le Club Cubano ou le Tropicana Night Club, fréquentés par cubains et portoricains de couleurs et de catégorie sociale moins aisée. Arsenio retrouve les conditions cubaines des années quarante. Il continue toutefois d'enregistrer fréquemment. "El Cumbanchero", "Necesito une mujer cocinera", "Cuba llora", "Quiero mucho a mi suegra"... sont de cette période et l'oportunité lui est donné de retrouver pour ces enregistrements d'anciens partemaires, GUERRA, "Chocolate" ARMENTEROS. En 1962 il utilise les services de Sabu Martínez qui avait remplacé "Chano" POZO après sa disparition dans l'orchestre de Dizzy Gillespie. Sabu, Raúl, "Quiqui" forment un superbe trio de percussions tandis que Arsenio chante dans l'enregistrement du disque "Cumbanchando con Arsenio” .
Cette situation perdure jusqu'en 1964 lorsque Raúl installé l'année précédente à Los Angeles appelle Arsenio et "Quiqui". De nouveau il organise un conjunto qui durant deux années rencontre un franc succès en Californie. Mais de nouveau la situation se dégrade et Arsenio retourne à New York jusqu'en 1969. La musique de Arsenio prend toutefois dans cette période présalsera une tounure plus proche des tendances new yorkaises sans que la situation ne s'améliore nettement. Toutefois il réalise de nouveaux des enregistrments en 1966 et deux ans plus tard "La bamba" , "La pared", "Hang on sloopy", un boogaloo; "Quindembo Jazz"...


En 1969 Arsenio repart pour Los Angeles peut-êre avec le projet de rentrer ensuite à Cuba. Il arme une nouvelle formation avant de s'éteindre à la fin de 1970.

http://www.montunocubano.com/Tumbao/biographies/rodriguez,%20arsenio.htm

© Patrick Dalmace

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Discographie sélectionnée:

* Cf. "Arsenio RODRÍGUEZ y su Conjunto "
* In "Legendary Sessions", L.H. 1948-N.Y.1953, Tumbao TCD 017.
* " Como se goza en el barrio ", N.Y.1953, Tumbao TCD 022.
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PIÑEIRO, Ignacio
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PIÑEIRO, Ignacio (Pinar del Río 1888-La Havane 1969)
 


Ignacio PIÑEIRO chante, tout petit, dans des chœurs d'enfants du quartier de Carraguao de Pinar del Río. Très tôt il doit gagner sa vie et effectue divers métiers, palefrenier, maçon, tonnelier.... Parallèlement il s'initie aux rythmes africains au milieu des Lucumí et des Congó, auprès des membres du coro "PENDÓN de los NEGROS CURROS".

Ignacio entre en 1906 dans le groupe de claves et de guaguancó "TIMBRES de ORO", puis dirige "Los RONCOS". Il compose pour cette formation "El Edén de Los Roncos", "Mañana te espero, niña"...
PIÑEIRO participe aussi au groupe "RENACIMIENTO" avec "Montoto", père du joueur de bongó Agustín GUTIÉRREZ.
Ignacio PIÑEIRO rencontre María Teresa VERA qui, selon la légende lui aurait appris la contrebasse, et en 1926 PIÑEIRO entre dans le Sexteto de celle-ci, le "SEXTETO OCCIDENTE". Le groupe effectue une tournée aux Etats-Unis mais au retour Ignacio se joint au "SEXTETO NACIONAL" de VILLALÓN, Juan de la CRUZ, Bienvenido LEÓN... à peine créé.
Il enregistre avec le sexteto en 1927 à New York des compositions personnelles "Estas no son Cubanas", "Bu Bu Rum Barara"…

Ignacio devenu directeur du groupe fait entrer un trompettiste dans l'ensemble qui devient en 1928 le "SEPTETO NACIONAL".
Il contribue avec son Septeto, au même titre que le "SEPTETO HABANERO" à définir ce qui va devenir le Son traditionnel mais imprime des apports personnels qui vont se démarquer de ce l'on nomme le Son oriental et va créer une forme de La Havane au Son toujours perceptible aujourd'hui.


Son travail de compositeur est remarquable. PIÑEIRO a composé 327 œuvres. Parmi celles-ci "Echale Salsita" sera reprise par les plus grands soneros durant des décennies.

Il rencontre Gershwin à La Havane en 1932. Gershwin utilisera dans son "Ouverture Cubaine" des thèmes de "Echale Salsita". Ignacio PIÑEIRO abandonne le Septeto en 1935 mais en assume de nouveau la direction avec plusieurs de ses fondateurs en 1954.

© Patrick Dalmace

Discographie sélectionnée:

* Cf. "Cf. Sexteto OCCIDENTE."
* Cf. "Sexteto et Septeto NACIONAL."
http://www.montunocubano.com/Tumbao/biographies/pineiro,%20ignacio.htm
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Roberto NÁPOLES
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NÁPOLES, Roberto (Santiago de Cuba 1911)
 

A douze ans Roberto est déjà menuisier et, sans avoir aucune notion musicale, il est embauché par des copains pour aller gagner quelques pièces dans un café. Il chante. Il chante si bien que la première voix qu'il accompagne le laisse terminer seul. Les piécettes pleuvent ! Roberto y prend goût. Il gagne moins à la menuiserie qu'en fréquentant, la nuit, les cafés de Santiago.
Sa voix plait au public.
Roberto NÁPOLES ne joue toujours d'aucun instrument mais il achète une vieille guitare qu'il restaure à la menuiserie, apprend rapidement avec un livre et décide de former un groupe, le "SEXTETO La TROPICAL" qui commence à se faire entendre dans la ville dès 1923 et jusqu'en 1926.
Le groupe est composé de Roberto, voix et guitare, Quico MOYA, voix ; Enrique CARBONNEL, tresero ; Mario DUARTE, maraquero ; Jesús ULMAN, voix ; Luis Mariano PORTUONDO, marimba.
Patronné par la marque de bière du même nom, le "SEXTETO La TROPICAL" joue pour faire la promotion de celle-ci et a l'opportunité d'aller jusqu'à La Havane. Son répertoire va du Son à la guajira en passant par les guarachas, boleros et afros.
En 1927 Roberto s'associe aux frères Manuel et Luis VALERA membres de la grande famille sonera des VALERA pour former la "ESTUDIANTINA INVASORA".
Dans ces groupes NÁPOLES assure la partie vocale. Ces prestations à la guitare ne sont que secondaires. Il reste de manière fixe au sein de la Estudiantina jusqu'en 1930 date à laquelle Mariano MERCERÓN, qui souhaite introduire un chanteur dans son jazz band le "PIPPER JAZZ" l'appelle.


Sans connaître la musique Roberto NÁPOLES compose. Son premier titre, un bolero-son, "Ñapompa" est suivi de "Palo Seva", "Asabache", "Vamos pa' el central", "Cerca del arroyo"…
Après le terrible tremblement de terre de 1930 les possibilités de travail sont réduites et avec un ensemble formé des meilleurs musiciens des orchestres de MERCERÓN et de la CHEPÍN-CHOVÉN, Roberto NÁPOLES parcourt la République jusqu'au Teatro Nacional de La Havane où en 1932 se désintègre le groupe. Roberto rentre à Santiago. La même année le maestro CHOVÉN l'invite à entrer dans le nouvel orchestre qu'il est en train de former avec CHEPÍN. CHOVÉN lui demande d'assurer également la partie de contrebasse. Roberto achète un instrument et, doué d'une oreille exceptionnelle apprend, seul, comme il a appris la guitare.


Malgré quelques escapades clandestines du côté de la "ESTUDIANTINA INVASORA" Roberto NÁPOLES reste avec l'orchestre "CHEPÍN-CHOVEN " jusqu'en 1985, date à laquelle il est censé prendre sa retraite. Durant son passage dans l'orchestre santiaguero, NÁPOLES, après une quinzaine d'années passées à jouer d'oreille, commence sur l'insistance de CHOVÉN, à apprendre la musique. Il réalise avec l'orchestre ses premiers enregistrements pour le compte de la Victor entre 1942 et 1945. Parmi les titres "El Merenguito", "Rincón Tropical ", "Cuidado con el tubo"…
Lors de la venue de PÉREZ PRADO à Santiago de Cuba au début des années cinquante, Roberto est appelé à suppléer le contrebassiste de ce dernier sur les ondes de Cadena Oriental ainsi qu'au Teatro Oriente.
Lorsque le "CHEPÍN-CHOVEN " devient la "ORQUESTA ORIENTAL de CHEPÍN" à la fin des années cinquante, Roberto continue de collaborer avec CHEPÍN. Il enregistre avec le nouvel ensemble y compris des compositions personnelles, "Ay Azabache"…
Il accompagne aussi plusieurs artistes de passage dans la capitale de l'Oriente et entre autres"Benny" MORÉ.



2000. Roberto Nápoles.
Photographie Patrick Dalmace
En 1986, son médecin lui conseillant de ne pas arrêter toute activité, le "retraité" Roberto NÁPOLES réintègre la "ESTUDIANTINA INVASORA" qu'il avait fondé soixante ans plus tôt, en prend même un moment la direction. Il voyage alors avec le groupe au Mexique, en Espagne, France, Suisse…

En 2001, La Casa de la Trova de Santiago lui rend un vibrant hommage pour ses 90 ans.
Au début 2004 Roberto est encore en tournée et participe avec son groupe au Carnaval de Barranquilla en Colombie.
 © Patrick Dalmace
http://www.montunocubano.com/Tumbao/biographies/napoles,%20roberto.htm






HIERREZUELO, Lorenzo
HIERREZUELO, Lorenzo


Lorenzo Hierrezuelo (Hierrezuelo la O, El Caney 5 September 1907 – Havana, 16 November 1993) was a Cuban trova musician

HIERREZUELO, Lorenzo (Siboney 1907-La Havane 1993)

Lorenzo est l'aîné d'une très modeste famille paysanne installée pratiquement sur la plage de Siboney depuis des dizaines et dizaines d'années voir des siècles car elle a vraisemblablement des racines Tainos. Son père Nicolas et sa mère Julia la O. sont aussi cantantes et vont dans les campagnes et à la toute proche Santiago de Cuba. Lorenzo apprend avec son père la guitare et sur la plage de Siboney il joue et chante avec les frères REPILADO.
En 1920 la famille émigre vers la toute proche Santiago de Cuba. Lorenzo fréquente alors les musiciens soneros et les cantantes. Il apprend la guitare et comme il chante bien, trouve à jouer dans différents duos ou trios interprétant parmi d'autres les compositions de Pepe SÁNCHEZ.
Avec un de ces trios le "TRIO ORIENTE", il se rend en 1930 à La Havane et gagne quelques pesos dans les bars. Resté dans la capitale, il s'intègre au " TRIO LÍRICO CUBANO " puis joue et chante dans le "SEPTETO CAUTO" du santiaguero BORGELLÁ.



En 1934, avec Francisco REPILADO, ils entrent dans le "CUARTETO HATUEY". L'année suivante Lorenzo passe dans une nouvelle formation, celle de Justa GARCÍA. Il y fait la connaissance de María Teresa VERA et tous deux constituent dès cette année là un duo historique qui va se maintenir ainsi plus de vingt cinq ans.
La part de HIERREZUELO dans les nouveaux succès de María n'est pas négligeable car il doit accomplir un travail remarquable pour faire la seconde voix de María Teresa. "Veinte años " , interprétée par le duo est mémorable.
Lorenzo entre en 1942 comme chanteur -occasionnel- dans le "CONJUNTO Miguel MATAMOROS", ses obligations avec María, ne lui permettant pas d'être présent en toutes circonstances. En 1945 il laisse la place à Benny MORÉ pour la tournée au Mexique.
Duo de Lorenzo et María Teresa.
En 1948 il appelle Francisco pour remplacer sa partenaire, malade. Le résultat est si concluant que Lorenzo maintient le duo en parallèle avec celui de María Teresa VERA.
Ainsi naissent "Los COMPADRES". Les enregistrements de Lorenzo avec ce duo commencent dès la fin des années quarante. En 1955, Francisco REPILADO, devenu "Compay Segundo", abandonne son cousin pour former son Conjunto et Lorenzo appelle alors son jeune frère Reynaldo pour poursuivre avec au moins autant de succès "Los COMPADRES".
En 1982 Lorenzo se retire de la scène et disparaît en 1993.
http://www.montunocubano.com/Tumbao/biographies/hierrezuelo,%20lorenzo.htm

© Patrick Dalmace


LÓPEZ, "Cachao", Israel
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LÓPEZ, "Cachao", Israel (La Havane 1918-2008)

Né dans la même maison que José Martí, Israel, suivant les traces de son frère aîné Orestes LÓPEZ se mêle tout petit à divers groupes de jeunes soneros. Son surnom, "Cachao", lui vient en fait d'un grand père, Aurelio LÓPEZ CACHAO, excellent musicien. Il joue du tres et même de la trompette dans le sexteto "Los INVASORES". En 1926 "Cachao" joue aussi du bongó dans une formation au sein de laquelle chante Roberto FAZ. Le conjunto répond au nom de " En honor a Carlos Miguel de Céspedes ".

Mais dès l'année suivante il apprend la contrebasse et trouve ses premiers engagements avec "Bola de Nieve" pour accompagner les films muets dans les cinémas. Il compose même comme pour les séries de court-métrages Tom Mix ou Los Tres chiflados...


Il joue en 1933 avec la "Charanga LÓPEZ-BARROSO"que forment son frère Orestes et le chanteur Abelardo BARROSO. Deux ans plus tard, il joue dans l'un des cuartetos de Antonuo MACHÍN et en 1937, à dix-neuf ans, il tient la contrebasse dans la formation danzonera de Fernando COLLAZO, "La MARAVILLA del SIGLO".
A la dissolution du groupe, Israel LÓPEZ reste avec "ARCAÑO y sus MARAVILLAS".
Compositeur, il participe avec Orestes, son frère et Antonio ARCAÑO à la transformation du danzón et écrit des centaines de danzones de nuevo ritmo : "Broadway", "Corta la caña", "Armoniosos de Amalia", "Se va el Matancero"… Il quitte la charanga en 1949.

Au début des années cinquante "Cachao" collabore avec Mariano MERCERÓN, entre dans l'orchestre "FAJARDO y sus ESTRELLAS" avec lequel Israel se produit aux Etats Unis, au Venezuela en 1954…. Il reste dans l'ensemble jusqu'en 1960.
"Cachao" s'intéresse au travail des jazzmen et organise des "descargas" entre musiciens, parmi lesquels Alejandro "El Negro" VIVAR, Guillermo BARRETO, Gustavo TAMAYO, "Tata" GÜINES, Jesús CAUNEDO, son frère Orestes... qui en 1957 aboutissent à des enregistrements désormais historiques.
Israel LÓPEZ est sans aucun doute celui qui a donné à Cuba une importance significative à la contrebasse, dépassant le simple rôled'accompagnement qu'elle avait jusqu'alors. Suivent une série d'enregistrements dans lesquels il est le musicien vedette. Avec Walfredo de los REYES, "Cachao" enregistre égalemment "Cuban jazz".

"Cachao" participe également en 1956 aux descargas de "Chico" O'FARRILL .
Trois ans plus tard il laisse sur le vinyle ses "Superdanzones" avec trois clarinettes dont celle de Amadito VALDÉS. Au cours d'un séjour à New York LÓPEZ rassemble quelques musiciens dont Marcelino VALDÉS pour enregistrer de nouvelles "descargas". Israel quitte Cuba en 1962 pour honorer une succession de contrats en Espagne avec l'orchestre de DUARTE, "SABOR CUBANO". Il reste un an dans le pays, jouant dans les clubs El Biombo, La Riviera, le Florida, à Madrid, le gallo Rojo à Alicante... LÓPEZ s'installe ensuite à Las Vegas où il joue dans la formation de Franck Sinatra pendant presque une decennie. "Cachao" entre aussi dans les groupes de Palmieri, Pacheco, Tito Rodríguez… Il s'installe finalement à Miami.

Son travail de compositeur et d'arrangeur mène imperceptiblement les ensembles pour qui il travaille vers la Salsa.
Pendant les années soixante et soixante-dix, "Cachao" joue avec tous les grands orchestres et musiciens Cubains et latinos des Etats Unis et de Puerto Rico : Mongo SANTAMARÍA, Eddy Palmieri…Il collabore pendant deux ans avec Libertad Lamarque, joue de la musique mariachi avec Aceves Mejias.
En 1977, Israel se lance dans l'enregistrement de ses plus récentes "descargas". Il rappelle pour l'occasion "El Negro" VIVAR, "Rapindey"... .
Au cours des années quatre-vingt, avec Walfredo de los REYES, Paquito HECHEVARRIA et Tany GIL , il constitue le "Cuarteto WALPATACA" expérimentant la musique progressive.
Andy García tourne un film sur sa vie en 1993. Il y occupe évidemment la vedette avec sa contrebasse. Le film le remet en selle, l'entraîne en studio pour les "Masters Sessions" et la même année Paquito d'RIVERA l'invite à se joindre à son groupe pour l'enregistrement des "40 Years of Cuban Jazz Sessions". Tournées et enregistrements reprennent -Colombie 1994- tout comme les collaborations avec les plus grands jazzmen latinos, notamment en 1995 avec David Sánchez… et en 2000 il est de nouveau dans un film, celui de Fernando Trueba, Calle 54. "Cachao" a l'occasion d'y retrouver "Bebo" VALDÉS avec qui il enregistre dans la foulée le disque "El Arte del Sabor" en compagnie du conguero "Patato" VALDÉS.
En 1998 "Cachao" participe au projet "Los ORIGINALES" avec de vieilles gloires de la musique cubaine des années cinquante.

Depuis cette date, régulièrement, "Cachao" offre des prestations magistrales comme celles réalisées au Club Copacabana de New York avec Arturo SANDOVAL en 2001, à Puerto Rico en 2003 lors du Heineken Jazzfest, au Ballroom del San Juan Marriott, .... Il participe au disque d'une gloire exilée du feeling cubain Olga GUILLOT en 2001.

Photographie Hot Salsa.



"Cachao" continue d'être réclamé dans le monde entier. En 2004, il est en France pour Tempo Latino, à San Sebastian pour le Jazzaldia, à Milan, à Madrid, à San Francisco, Miami... .
Après avoir débuté l'année avec le "Spanish Harlem Orchestra" à Puerto Rico, il remporte le Grammy 2005 avec son album "Ahora sí !".

En 2006 il se présente en Espagne, à Panama puis, dans le cadre du Festival Barranquijazz, "Cachao" donne un concert au Teatro Amira de la Rosa de Barranquilla accompagné notamment de Alfredo VALDÉS Jr., Federico Brito, Tata PALAU, Orestes VILATO et Luis CONTE. "Cachao" retrouve "Bebo" VALDÉS sur les ondes d'une radio de Miami.
Il joue également cette année au Blue Note de New York.



Cachao, 2006. La Factoria del Ritmo. Barcelone.

En 2007, le contrebassiste est en France au Festival Tempo Latino de Vic Fezensac mais aussi à Sète, au New Morning de Paris avec "Tata" PALAU, Alfredo VALDÉS Jr.... A Washington il est invité à jouer à la Maison Blanche où il interprète "Como mi ritmo no hay dos'' et "Guantanamera''. Au piano il avait déjà joué dans la demeure présidentielle en 1948.

Pour célébrer ses quatre-vingts ans de carrière il offre un concert à Miami accompagné par les plus grands musiciens latinos dont les cubains Issac DELGADO, Orestes VILATÓ, Candido CAMERO, LUCRECIA.... "Cachao" joue encore à la mort de son ami le tromboniste Generoso JIMÉNEZ.

Au début de 2008 Israel "Cachao" LÓPEZ disparaît à Miami.


© Patrick Dalmace

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Rapidement "Cachao" joue avec de nombreuses charanga. On l'entend avec Antonio María CRUZ, avec Tomás CORMAN.
En 1930, Israel entre dans l'Orchestre Philharmonique de La Havane.




La Lupe
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YOLI, Guadalupe, "La Lupe" (Santiago de Cuba 1936- New York 1992)

Guadalupe YOLI voit le jour dans l'un des faubourgs de Santiago de Cuba, San Pedrito. Son père, Tirso, amateur de cinéma lui donne le nom de la vedette mexicaine du moment. Il s'aperçoit vite des dons de sa fille en matière de chant mais estime qu'elle doit devenir institutrice et ne fléchit nullement. Sa belle-mère elle-même la décourage estimant qu'une négresse ne peut pas chanter ! Lupe passe son temps à écouter sur les ondes les grandes chanteuses latines. Sans prévenir son père elle se présente à un concours de chant, à Santiago. Elle en sort vainqueur et, le concours se déroulant en direct à la radio, son père est vite informé. Il la félicite. En 1955 pour assurer un meilleur avenir à sa fille et lui permettre de suivre des études, Tirso entraîne la famille à La Havane. Trois ans plus tard Lupe est institutrice et annonce à son père qu'après lui avoir donné satisfaction elle allait dorénavant se consacrer à sa passion.

Elle se marie avec Yoyo MESÍAS, percussionniste, et monte avec lui et une amie, Nancy, un trio "Los TROPICUBAS". Le groupe se présente au club El Roco et Lupe attire l'attention grâce à un style inhabituel, agressif, expressif. Le groupe et le couple éclatent rapidement.
Lupe devient vite source permanente de polémiques entre ceux qui en font leur idole et ceux qui n'apprécient pas son indépendance, sa manière de se présenter sur scène et dès l'entrée des Barbudos dans la capitale, le 31 décembre 1958,"La LUPE" se heurte au nouveau pouvoir, non sur des questions politiques mais plutôt sur une image, un comportement peu compatible avec l'idéal des révolutionnaires.
Pourtant en 1960 Lupe chante au Capri, puis au club La Red où sa popularité croît rapidement. Elle y reste jusqu'à l'année suivante. Sa passion, son rythme, son dynamisme, sa sensualité enflamment le public. Un journaliste présent à une soirée la baptise définitivement "La Lupe".

Son succès auprés du public lui permet de remettre sur la bonne voie le Cabaret Le Mans alors en déclin.

La revue Show lui rend hommage lorsqu'elle fête son année de spectacle à La Red en la proclamant Chanteuse Excentrique de l'année.

Deux disques sont édités en 1961 "La Lupe : Con el diablo en el cuerpo", avec des thèmes comme "Fever", "Con el diablo en el cuerpo"… et en 1962 "La Lupe is back". Son style d'interprétation donne naissance à un vaste mouvement distribué dans toute la grande Caraïbe : La Nueva Ola. Elle est l'une des premières à chanter en espagnol les grands succès américains "Crazy Love", "So its goodbye", "I miss you so"… et participe ainsi à la résistance devant la percée du Rock.

Sa première prestation télévisée marque le moment de la rupture définitive. En 1962 Lupe YOLÍ quitte Cuba pour le Mexique.


Passant rapidement de México à Miami où elle gagne quelques dollars dans un cabaret, elle rejoint New York. Très vite elle trouve un engagement à La Barraca où elle fait la connaissance de Johnny Pacheco puis de Mongo SANTAMARÍA, enregistrant avec lui "Mongo Introduces La Lupe". Dans l'orchestre se trouvent entre autres René HERNÁNDEZ, Chocolate ARMENTEROS… Avec Mongo, La LUPE chante au Triton Theater puis à l'Apollo. En 1964 elle chante dans le cadre de la Foire Internationale de New York.


Tito PUENTE lui propose d'enregistrer une série de disques et face aux Beatles, au Pop, tous deux assurent la permanence de la musique latine. Le premier succès, "Qué te pedí", est enregistré avec Tito en 1965. Durant trois années les disques communs sortent. Parallèlement aux enregistrements "La Lupe" et PUENTE se produisent ponctuellement sur scène.
Elle devient l'une des stars de la chanson latine aux Etats Unis après son formidable succès obtenu avec Tito lors du 2° Festival Cubano de 1966 au Carnegie Hall et où sont présents Miguelito VALDÉS, Celia CRUZ, la "SONORA MATANCERA", Belisario LÓPEZ, MACHITO, GRACIELA…
Cette même année elle enregistre "La Lupe y su alma venezolana". Elle y montre l'étendue de ses possibilités dans l'interprétation du joropo vénézuélien. L'un des atouts de Lupe est d'être capable de briller dans tous les genres de la musique caribéenne. Dans la foulée "La Lupe" sort un disque accompagnée de Chico O'FARRILL et de son orchestre. Elle y chante des succès américains et cubains : "Take it easy", "El carbonero"…
Lupe organise sa formation personnelle et, deux années de suite, en 1967 et 68, devient la Reina de la Canción Latina. Avec son cri caractéristique, Yiyiyi, elle triomphe désormais sur les chaînes des télévisions américaines avec une nouvelle version de "Fever".

Dès 1964 "La Lupe" est attirée par la santería et en 1969 elle devient santo sous le nom de Ocanto Mi et prend l'habitude d'inclure des bembés dans ses présentations et ses enregistrements. Etre santo n'est pas un obstacle à la réalisation de son rêve : Elle chante au Madison Square Garden, disputant la vedette à Tito Rodríguez. Une autre grande scène l'accueille la même année, le Carnegie Hall. Plusieurs disques sont commercialisés : "La Era de la Lupe", "Definitivamente la Yiyiyi", "La Lupe es la Reina". Son implication dans la santería est de plus en plus grande et elle consulte systématiquement les dieux avant toute décision ce qui de nombreuses fois perturbe son travail lorsque la réponse de ceux-ci est défavorable. Autour d'elle gravitent également de nombreux profiteurs du monde des santos.
Au début des années soixante-dix certains de ses disques ont moins de succès. La santé mentale de Willie García, son mari et collaborateur se détériore. Elle se sépare de lui en 1972 et verse encore un peu plus dans la santería. Sa participation à une pièce jouée sur Broadway, guère appréciée par le public latino, ne lui permet pas de relancer sa carrière.

En 1973, accompagnée du jeune pianiste portoricain Papo Lucca elle enregistre "Pero como va ser ?", un disque qui semble pouvoir redorer son prestige et l'année suivante elle participe au concert du groupe "Tico-Alegre All Stars", accompagnée par Tito PUENTE et un autre disque paraît, "Un encuentro con La Lupe". Ces années soixante-dix sont celles durant lesquelles le phénomène salsero monte en puissance. La compagnie discographique La Fania rachète Tico et "La Lupe" avec mais n'exploite pas les talents de la chanteuse lui préférant systématiquement Celia CRUZ. "Las Estrellas de la Salsa" à aucun moment ne l'incorporent à leurs prestations. Peu à peu "La Lupe" est écartée du monde musical. Ses rapports avec les dieux perturbent l'ensemble de sa vie familiale et professionnelle. Tito PUENTE intervient auprès de La Fania qui, en 1978, accepte de les enregistrer ensemble. Le disque sort sous le nom "La Pareja", bénéficie de peu de promotion et obtient un succès mitigé tout comme "Algo Nuevo" deux ans plus tard. Le disque compte pourtant avec la participation d'une vingtaine des meilleurs salseros du groupe. Celia CRUZ est définitivement La Reina en lieu et place de "La Lupe".
Estimant pouvoir encore avoir du succès à Puerto Rico "La Lupe " s'y installe en vain en 1980. Sa situation financière devient intenable.
De nouveau à New York, Lupe vit d'aides publiques, voit sa maison partir en flammes et est victime d'un accident qui l'oblige à rester en fauteuil roulant. En 1986, le monde du spectacle, alerté sur son état, lui rend un hommage dans les salons du Broadway 96. Le public la réclame sur scène.
Abandonnant la religion afro-cubaine, Lupe YOLI, découvre le christianisme. Subitement, à la suite d'une visite chez un pasteur, sa colonne vertébrale retrouve sa vitalité. Elle s'investit totalement dans la propagation de l'Evangile, vendant des cassettes produites par elle-même.
En 1992 Lupe YOLI décède d'un arrêt cardiaque.


© Patrick Dalmace

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Antonio MACHÍN
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Antonio MACHÍN

Antonio Lugo machín, connu comme Antonio machín (sagua la grande, Cuba, 11 février 1903 – 4 août 1977, Espagne, Madrid), était un chanteur cubain boleros et la musique populaire en général. Il a fondé son répertoire de la musique cubaine et le romantique ballade .

Interprète de prestige reconnu dans le domaine de la langue espagnole, est célèbre pour ses loisirs, notamment, des questions telles que la manisero, deux gardenias, Black Angels. Son album la manisero, enregistré en 1930 , accompagné par l' orchestre de Don Aspiazu à la Victor de compagnie de New York, a constitué le premier succès de millionnaire dans les ventes de musique cubaine.

Biographie

Membre d'une famille pauvre (d'environ quinze brothers) de la ville cubaine du sagua la grande, Antonio a travaillé comme un enfant dans différents métiers. Ses parents étaient un immigrant galicien, José Lugo Padrón et un noir cubain, Leoncia Machín. Sa grand-mère paternelle était Canaries.[1] Les retraits de l'artiste ont été heureuses de sa famille, ce qui n'était pas « très riches ou très pauvres ». Très bientôt manifeste son amour du chant. Il alterne son travail de jeune maçon à chanter à l'église, dans les théâtres et derrière l'écran de l'ère du cinéma muet de la ville. Il arrive à se joindre à jusqu'à trois fois avec des groupes de musiciens grâce à son mode de la ville de la Havanede voyager. En 1911, le curé de la paroisse de Sagua se met à chanter dans son autel. À une occasion, à l'occasion d'une partie de l'organisme de bienfaisance, joue l' Ave Maria de Schubert téléchargés sur une chaise : gagner les applaudissements de l'ensemble de la population. À l'âge de vingt ans exprime son désir d'étudier le bel canto et Opera, mais il comprend qu'en raison de leur couleur, leur répertoire serait réduit à Othello. Alors que sa mère inculcaba lui l'amour du chant, le père voyait son activité irrégulière et rayana vivant sur les individus immorales.

Non sans difficulté, il atteint la Havane en 1926, où commence comme soliste dans les cafétérias, accompagné par le guitariste Manuel Zaballa. La réputation du duo vient aux oreilles des bourgeois de la Havane, qui déjà aucune hésitation à leur embauche. Par chance du destin atteint chanter à une station qui coïncide Don Azpiazu, qui l'a embauché comme deuxième chanteur de son orchestre. Il serait donc le premier chanteur noir à agir dans le Casino National à la Havane, place de la bourgeoisie plus raciste et d'exclusion, comme un vrai professionnel. Sans quitter Aspiazu, fonde un sextet fait ses premiers enregistrements en 1929 et des médias de l'époque, c'est-à-dire les phonographes de corde et de la radio qui commence à se développer. Le succès fut immédiat avec ces yeux verts, suivi par le manisero. En 1930, il quitte Cuba (où pas encore avant 1958). En avril 1930, il arrive à New York, intégrant l'orchestre dirigé par Don Azpiazu. Elle a passé quatre ans dans la grande ville, dans le cadre d'autres nombreux groupements (José Escarpenter et son orchestre, Orchestre antillais de Rafael Hernández, Roque de juillet et son orchestre, Armando Valdespí et son orchestre, ainsi que ceux réalisé par lui-même : l' orquesta machín et le Quatuor Machin).

Bien connu dans la scène latine de New York, où il a popularisé « El manisero » Moisés Simons et enregistrer une longue série de titres durant la première moitié des années 1930, il part pour l'Europe en 1936. Après un bref séjour à Londres (agissant dans le théâtre Adelphya), vous venez à Paris, où la musique cubaine avait forte présence depuis les années 1920. À Paris, forme le groupe Antonio Machin et son orchestre, avec Moisés Simons au piano, étant par la suite plusieurs grrabaciones. En 1936, il a enregistré avec l' Orchestre de Eduardo Castellanos. Amoureux d'une jeune fille française nommée ligne, avec son et son orchestre il aurait mener un tour de Suède, où ne serait pas due au climat froid, de retour à Paris.

Machin est devenu Espagne, pays de son père, où vivra jusqu'à sa mort en 1977. Depuis les années vingt, il avait un frère qui a vécu à Séville. Antonio arrive en vacances en 1939, essayant de s'échapper de seconde guerre mondiale, plus vous ont été trouvé avec la dure réalité de la guerre civile espagnole et l'angoisse qui en découle. Il est arrivé avec le saxophoniste dominicain Napoleón Zayas, avec qui auraient aimé à se joindre à des fronts de lutte contre le fascisme, mais a choisi de rester à Madrid. En 1943 , il épousa à Séville Maria des anges Rodriguez. Séville fait partie des familles cubaines. Il est apparu dans certaines chambres de festivals comme Shanghai (appel, après le changement de noms étrangers par noms castillanes, salle Boléro), charge 25 pesetas par jour. Le premier succès en Espagne était une triste nuit, un renard mélodique, enregistré avec la Mihuras des sujets, orchestre que vous accompagne Machin dans ses premiers succès et qui plus tard dissociée lui-même. D'autres de ses premiers succès étaient comment a été, Moreno, amour sincère, etc.. En 1947 , il est venu leur grand succès en Espagne : la chanson"knobbed" Black Angels, converti en bolero avec arrangement musical dans les années 1960.

Deux compositeurs importants de sa carrière, ont été le cubain Oswaldo Farrés : auteur de thèmes comme Madrecita, toute une vie, je ne vais pas de tromper, peut-être, peut-être, peut-être, Ayé de mon... et le mexicain Consuelo velázquez: auteur de Besame mucho, il sera pour cette raison et aimer et vivre. La seule version de la cubaine isolina Carrillo, qui est devenu l'un de leurs plus grands hits, deux gardenias mérite une mention spéciale.

En Espagne, depuis avec plus de soixante disques enregistrés et avec son « Machin Quartet », arrive la consécration par une adaptation du pays absolu comme en témoigne l'expression hautement citée, qu'il était « le plus cubain de l'espagnol et l'espagnol plus du peuple cubain ». Espagne, Machín est tout ce que vous recherchez et aime surtout de Madrid, Séville (où se trouve love). Alicante où il a passé de longues saisons dans son appartement à Playa San Juan. Également fréquenté de Barcelone, où il a joué pour la première fois d'aller en Espagne et aujourd'hui il est connu avec un monolithe dans le district de Plaza Vicenç Martorell de ciutat vella, près de la Plaça Bonsuccés, là où la pensée se déplaçant à vivre juste avant sa mort.

A commencé presque au fond et il devient témoin et bande sonore des histoires d'amour des Espagnols à un moment difficile, sa popularité grandit à être idolâtre tels qu'ils étaient les étoiles de la « COPLA », leurs chansons devint une partie de la mémoire romantique des générations par radiola seule façon de donner à la musique de l'époque, l'un des quelques spectacles qui avait à l'époque.

Par sa nature grave et humble, Machin a été très bien reçu dans une Espagne monolithique et peu habitués à la diversité des races. Il a imposé son style personnel dans le Boléro et up est devenu populaire avec le dicton Proverbes « vous déplacer plus que les maracas de Machin. » Dans alcalá de guadaira (Sevilla) le 7 juin 1977 à gauche très épuisé scène et il n'a pas pu revenir. C'était son dernier concert. Machin est mort à Madrid 4 août 1977, à son domicile dans la rue général Mola (maintenant Príncipe de vergara), à l'âge de 74 ans. Repose dans le cimetière de San Fernando à Séville, où ses compatriotes et sa famille lui rappellent chaque année aspersion la tombe avec cubain rhum et certains de ses boleros chantant.

Hommages Inauguré le 10 décembre 2006 une statue en sa mémoire à Séville, le sculpteur William Plaza jiménez, situé dans la Plaza Carmen Benitez. Là, l'image sévillane de Machin garde et visages des Hermandad de Los Negritos, dont le chanteur cubain était très lié, également une rue de Séville est nommé.

22 avril 1981 a été payé un grand hommage lors d'un concert, impliquant quatre cents artistes de styles différents, qui a eu lieu au Palacio de los Deportes de Barcelone.

Dans le Musée de la musique dans sa ville natale de tenir bon nombre de leurs possessions : son maracas, clés et certains de leurs albums, en plus de ses photographies et les membres de la famille.

Antonio Machín (1903-1977) remplie de cent ans en 2003, le 25e anniversaire de sa mort et à la veille de son centenaire a été honoré avec un projet qui comprenait un documentaire réalisé par Núria Villazán, un livre biographique et un disquele titre de cette édition triple était « machin. » « Une durée de vie ». Joan Manuel serrat a participé dans le documentaire, dans son discours à la Chambre qui a été enregistrée dans le populaire Boadas cocktail, au coin de la rue du site Web officiel de randonnées pédestres, Serrat, a commenté : "le chiffre de Machin est lié à la culture romantique de radio"C'était une petite fenêtre qui a pénétré la lumière dans des moments très sombres. Avec cette lumière est venu la voix de Machin, la de juanito valderrama, piquer Concha, Juanito segarra, Jorge sepúlveda, bonet de San Pedro, lorenzo gonzález... Ils étaient parfois de la faim, de privation et de peur. Quand j'ai eu l'usage de la raison, Machin était déjà consolidé dans la mémoire sentimentale du peuple. Nous avons rencontré en 1965, lorsque nous effectuons à la radio (et tarification, puis il a été payé pour avoir agi : la radio était un flotteur alors qu'ils s'attendaient à temps meilleurs). J'étais alors un artiste émergent et il a passé un moment difficile. Même s'il a jamais cessé de travailler, il souffrait d'un déclin certain en popularité, car un nouveau type de musique semble faire disparaître tout. « Si il portait avec dignité et s'est rallié à cette période grâce au camp de mode, récupérer son aura mythique ». Serrat admet avoir « appris beaucoup de Machin et la musique qu'il a ». Machin a été une énorme éponge, qui pourrait être « La manisero », « Black Angels » et le répertoire de Oswaldo Farrés. Il pourrait aussi sing guarachas avec tranquillité identique et effroyable. Ils savaient tout. Et sur ces chansons, histoires, qui sont nés de la vie émotive du peuple. « Machin a été crucial ».

Bibliographie

Antonio machin. Heredia, Pedro. Editorial Miguel Arimany SA. Barcelone, 1976. ISBN: 84-7211-090-7.
Machín, toute une vie. Jover, Eduardo. La sphère des livres. Madrid, 2002.
Calle Antonio Machin. Burgos, Antonio. Article dans la zone dans le monde de l'Andalousie. 18 Octobre 2001.

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Antonio MACHÍN
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Roberto Faz
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Roberto Faz est un musicien cubain né à Regla en 1914
Décédé à La Havane le 26 avril 1966.

Issu d'une famille humble, il joue dans plusieurs groupes locaux avant qu'en 1930 son père ne l'engage dans l'orchestre dont il est le directeur musical : l'Orquesta Ultramar.

Chanteur et percussionniste, il joue notamment dans le Conjunto Casino à partir de 1943 avant de former en 1956, alors qu'il est déjà populaire, l'orchestre Roberto Faz y su conjunto.

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FAZ, Roberto (Regla 1914-La Havane 1966)


Chauffeur de bus, barman, Roberto doit lutter pour survivre dans le quartier populaire de Regla. Il tente sa chance comme chanteur dans les bars et cabarets de la vieille Havane et finit par être engagé en 1927 dans un septeto juvenil, le "CHAMPAN SPORT" du trompettiste Carlos TOLEDO. Il y joue même de la marimbula. Deux autres groupes de jeunes l'accueillent, le "TROPICAL" et le sexteto de Ricardo CABANA.
Roberto FAZ admire le trompettiste Félix CHAPOTTÍN qu'il essaie de rencontrer chaque fois que l'occasion se présente et progresse musicalement grâce à ses conseils.
 En 1930 Roberto quitte les juveniles pour entrer dans un septeto professionnel, le "ULTRAMAR" dont son père est directeur.
A la même époque il chante aussi dans plusieurs orchestres tipo jazz band pour suppléer les chanteurs absents : le "COPACABANA", le "CONTINENTAL", le "HABANA"…et entre dans le très bon "HERMANOS PALAU" qui joue au Cabaret Sans Souci.

Roberto FAZ excelle également sur divers instruments de percussion, notamment la tumbadora, les pailas et le bongó.

On le retrouve aussi fréquemment suppléant un musicien sur ces instruments.
En 1938 Roberto FAZ erejoint le tout nouveau "COSMOPOLITA" et l'année suivante un autre remarquable orchestre celui des "HERMANOS LEBATARD".
Il remplace au pied levé un trovador sur la radio CMQ. Il est aussitôt engagé et, cette même année, devient artiste exclusif de la station. Il va pouvoir se faire entendre sur une grande échelle et l'impact de cette audience est immédiat. Chanteur blanc, Roberto FAZ est engagé en 1941 au Cabaret de l'Hôtel Nacional pour tenir le bongó et chanter aux côtés de Tito GÓMEZ.
Au bout de deux années, il délaisse le Cabaret et les orchestres pour s'intégrer au conjunto "KUBAVANA" de Alberto RUÍZ qui joue au Zombie Club. Il enregistre avec ce nouveau groupe qu'il quitte rapidement, appelé en 1943, par Roberto ESPÍ pour venir chanter dans son "CONJUNTO CASINO".
C'est le début d'une histoire qui va durer jusqu'en 1956 et durant laquelle avec ESPÍ et Agustín RIBOT, ils vont constituer le meilleur trio vocal de l'histoire des ensembles de musique populaire cubaine.
Les enregistrements, les émissions de radio, les tournées vont s'enchaîner faisant le succès tant du conjunto que de ses trois voix dont celle de Roberto FAZ.
Les grands succès du "CASINO" avec Roberto sont innombrables, "Ay Nicolas!", "Otra vez", "Oye aquí esta", "Canelita", "Quinto me llama"…
En 1956, Roberto, fort de sa popularité se sépare du "CASINO" et fonde sa propre formation "Roberto FAZ y su CONJUNTO".
Immédiatement ce sont de nouveaux succès et enregistrements, "Si me pudieras querer", "Realidad y fantasia", "Mosaico 11", "Desastre"…

En marge de son ensemble, Roberto chante en solitaire. C'est ainsi que fréquemment il retrouve à l'Ali Bar quelques-uns des grands acteurs de la musique populaire, Fernando ÁLVAREZ, Orlando VALLEJO, Lourdes TORRES et Benny MORÉ avec qui il chante en duo l'historique bolero "Obsesion". Il est aussi programmé au Tropicana en 1965 dans le show Tu música en Tropicana.


Roberto FAZ disparaît en 1966.
 © Patrick Dalmace
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