NOU KA SONJÉ
YO
CÉ LI MINME KI LA
 
Vign_FRANCISCO---------
Frantz CHARLES DENIS
(Alias Francisco, Apito, Babalu, Papito)
Chanteur, danseur, chorégraphe, guitariste, pianiste, percussionniste, tambouye, animateur, comédien, compositeur

Fils d'une famille mulâtre de Saint-Pierre, Franz y voit le jour le 9 novembre 1932. Ses parents hauts fonctionnaires de la bourgeoisie de Fort de France y travaillent. Il sont membres du cercle très fermé "Le Fort-Royal" dit cercle Martiniquais.
Dès sa plus tendre enfance, ce fils unique manifeste son amour pour la musique. Ses parents l'inscrivent aux cours de piano. L'enfant progresse rapidement, amoureux de ce qu'il fait. cela ne l'empêche pas de changer plusieurs fois de professeur. A l'adolescence, il découvre le grand maître de la musique, Victor Coridun, qui l'initie au jazz, plus précisément au boogie-woogie. Rongé par le vif désir de se rendre à Paris, Frantz y est expédié, arguant d'éventuelles études de vétérinaire... il s’inscrit aux cours de danse de Catherine Dunham, et crée bientôt un groupe de danse, Miyo, qui anime durant quelques mois un Club Olympique en Corse puis enchaîne des galas en province. Francisco se découvre une passion pour le judo à cette époque. Il y retrouve des amis d'enfance, dont les parents suite à la fin de la guerre 39-45 se rendre en métropole.
Tels les frères Jeannette et Hector DARIVON. La bande de joyeux lurons est constituée et ne manque aucune manifestation de la cité universitaire ou des boîtes à la mode. Outre les frères Jeannette et Hector DARIVON, Frantz a son grand ami Franck ROSINE, un pianiste de talent, ils font des quatres mains qui rappellent les grands pianistes. Il se produit dans plusieurs cabarets de musique antillaise ou cubaine, au bal Blomet comme à la Cabane Cubaine rue fontaine dans le 9e arrondissement,, son lieu de prédilection, mais aussi la Romance rue monsieur le prince dans le 5e arrondissement. . Fortement influencé par la musique cubaine, il crée en 1950, son propre cabaret, l’Escale, où afflue une large clientèle sud-américaine. Francisco s’envole ensuite pour une tournée mémorable sur la Côté d’Azur, de Cannes à Juan-les-Pins, mais aussi en Europe. Et puis il y a les frères Appolon, fils d'une grande famille d'Haïti. A l'heure du retour au pays, c'est dans l'euphorie de la kermesse aux étoiles, dans le jardin des tuileries à Paris que le départ est fêté. Une kyrielle d'artistes caribéens s'y retrouvent. En plus des amis cités plus haut, il y a Yves Rouam-Sim un des plus grand danseurs des années 50, il quitte Paris le premier en compagnie de ses parents et annonce l'arrivée imminente de Francisco à Fort de France. Tout le monde en parle... Malheureusement, le 25 août 1955 Yves Rouam-Sim décède d'un grave accident de la route. La jeunesse foyalaise est endeuillée. La bande à Aude perd le meilleur de ses danseurs.


Photo Jean-Guy COVERT
Quelques semaine plus tard, "le messie" tant attendu, Frantz Charles-Denis est à Fort de France! Les jeunes Foyalais arpentent les allées de la savane, car l'artiste loge avec sa famille au Central Hôtel. Sa tenue vestimentaire, ses chaussures italiennes à haut talons et aux bouts voyants font sensation. Il porte des chemisses dont les manches sont retroussées jusqu'aux aiselles. Au bout d'une semaine, tous les jeunes suivirent cette mode.
Babalu opére une révolution dans la vie d'une population assoifée de nouveauté. Il ouvre une école de judo. Dans le domaine musical, il impose une tenue vestimentaire et demande aux musiciens de jouer debout à la manière cubaine. Il monte en 1956 La Paillote, un dancing très populaire sur la place de La Française séduit par son jeu teinté de musique latine.
Ses différentes tenues bouffantes font rapidement de lui la coqueluche des femmes, moyennant quoi, il ne se fait pas que des amis.

Frantz anime des soirées musicales, fait des exhibitions de judo, on le retrouve à l'hôtel Impératrice, ou il va taquiner le maître d'hôtel et pianiste attitré, Camille Marlet. Leur jeu pianistique est différent et Camille n'apprécie pas trop.
Pour joindre l'oiseau, il faut faire l'itinéraire : bar de la rotonde, hôtel l'Impératrice, hôtel de l'Europe, Kiosque de la savane, Le Fort-Royal ou la Renaissance, route de moutte voir chez Man Sido etc..
Outre les nombreux voyages à Puerto Rico, au Venezuela, au Japon, en France ou ailleurs, Frantz a fait du cinéma, de l'animation radiophonique, de la chorégraphie. Il se bat également pour l’introduction du tambour dans la musique qu’affectionnent les mulâtres en Martinique. Fortement méprisé à l’époque, le tambour traditionnel est considéré comme l’instrument des nègres des campagnes. Ayant fréquenté des musiciens africains à Paris, Francisco organise en Martinique une vraie campagne pour la revalorisation du tambour. Il anime des conférences sur le rôle du tambour dans la société, part à la rencontre de Ti-Emile à Sainte-Marie, et organise le 1er festival consacré au tambour à Fort-de-France en 1960. Il plonge dans les racines de la tradition martiniquaise, fréquente les lieux les plus reculés de l’île, participe aux rondes de danmyé rythmées par le tambour bèlè. En 1957, Francisco se fait également acteur, et tourne dans La Mauvaise Graine. La même année, il crée le Shango, avec Frantz Guanel, un dancing où il composera deux de ses grands succès, « Fanm Matinik dou » et « Caroline ».

FEMME MARTINIQUE DOUX --Made in JAPAN by MAYA- "FRANCISC0"


En 1958, il se lance dans un genre musical nouveau en compagnie de Marius Cultier et Jack Gil : la biguine latino et la biguine lélé qui marie le tambour traditionnel bèlè à la biguine. Il s’installe à Porto-Rico pour plus d’un an, où il joue dans des orchestres locaux, avant d’enregistrer un album, puis au Vénézuela, où il sortira deux autres disques. De retour en Martinique, il ouvre La Plantation, un night-club très prisé où il recevra des célébrités comme Kirk Douglas ou Jean Marais. Homme aux talents multiples, Francisco s’est également fait acteur, champion d’arts martiaux, et responsable du service artistique et culturel de l’agence régionale de développement touristique de la Martinique. Au long de sa carrière, cet artiste fétiche du public martiniquais a composé plus d’une soixantaine de chansons et a enregistré une quinzaine d’album.

Une maladie des voies repiratoires depuis 1997 l'oblige à être alité. Toutefois, il garde une grande lucidité.



- Prix spécial de la SACEM
- Prix carnaval 1957
- Chevalier de l'Ordre national du mérite
- Trophée du Tourisme pour la promotion de la Martinique

En 2003, Francisco a été promu au grade d’Officier de l’Ordre National du Mérite. Son public s’est réjouit de cette distinction. Une distinction qui vient couronner une carrière au succès incontestable qui inscrit Francisco dans l’histoire de la musique martiniquaise. A l’âge de 71 ans, l’artiste ne fait plus que de rares apparitions en public en raison de la maladie qu’il combat depuis plusieurs années.

SOURCE : (Aude BAGOE) 
Pour en savoir plus cliquez ici
http://alrmab.free.fr/francisco.html
 
 

vign_2

vign_4

vign_5

vign_7

vign_8

vign_9

vign_10

vign_11

vign_17

vign_24
 

vign_38

vign_36

vign_31

vign_30

vign_9

vign_19

vign_20

vign_22

vign_23

vign_17
 
 
Vign_11
POUR EN SAVOIR   PLUS CLIQUEZ ICI

http://www.manoradiocaraibes.com/hommage_a_francisco.ws
 
 
 
 
 
Vign_FRANCISCO-PHOT_DE_FRANCE_ANTILLE


Francisco... les plus belles notes de son pays

M.D.France-Antilles Martinique19.04.2013

Frantz Charles-Denis, plus connu sous son nom d'artiste
Francisco, est décédé hier matin à l'âge de 80 ans. Chanteur pianiste
compositeur des plus belles chansons de notre patrimoine, il s'est éteint ce
matin à La Meynard après un mois d'hospitalisation.

Son enfance musicale débute à 6 ans par l'étude du piano
classique. A 16 ans, il joue à

Paris avec Barell Coppet au Blumet dans le fameux Bal nègre.
Issu d'une famille dite bourgeoise, Francisco a révolutionné le monde de la
musique antillaise en introduisant le tambour dans les salons foyalais avec sa
fameuse « biguine lélé » , née du mélange de musique des campagnes et de
musique citadine.

Par ailleurs, l'artiste a été tour à tour propriétaire de
restaurant, casinotier...et a même été à la tête de l'office du tourisme
martiniquais. En effet, qui mieux que Francisco pouvait représenter son île,
lui qui en faisait l'éloge dans le monde entier à travers ses chansons.

Francisco en a en effet composé plus d'une soixantaine de
chansons et enregistré pas loin d'une vingtaine d'albums. On trouve même des
orchestres japonais interprétant ses oeuvres. Il a enregistré au Canada et en
Amérique du Sud... et a tourné dans pas moins de 16 films dont la « Rue
Case-Nègres » d'Euzhan Palcy.

LE « PAPITO » DE SA FAMILLE

Grand voyageur, il a effectué de nombreuses tournées à
travers le monde dans près d'une soixantaine de pays. Il a animé des émissions
radio et télé au Venezuela et à Porto-Rico...

Marié deux fois, il fut entouré de l'amour de ses enfants.
Grand charmeur, il a maintes fois rendu hommage aux femmes dans ses chansons.

Sa mère née Duclos était enseignante et son père
Charles-Denis, travaillait à la préfecture.

SON AUTRE PASSION : LES ARTS MARTIAUX

Outre la musique, Francisco, était également amoureux d'une
autre forme d'art, l'art martial. Il reste un des champions, le plus haut gradé
d'arts martiaux des Antilles. Il a vulgarisé le judo, le karaté pour le rendre
accessible au plus grand nombre. Il a formé une génération de professeurs
d'arts martiaux dont plusieurs poursuivent aujourd'hui encore son enseignement.

Il y a une vingtaine d'années, la maladie a rattrapé la vie
trépidante de l'artiste. Il souffrait de graves problèmes respiratoires à cause
de son passé de fumeur et n'a eu cesse de répéter aux jeunes que la cigarette
lui a gâché la vie. Cela faisait 18 ans qu'il était sous respiration
artificielle. Il devait sa survie à une machine et restait cloué à un lit. Cette
vie qu'il aimait temps lui qui chantait : « Enmen la vi, la vi a bel » , s'est
terminée ce 18 avril 2013 au matin.

Ses compositions comme « Fam matinik dou, Caroline, Enmen la
vi... » resteront des monuments de notre patrimoine musical. Il nous avait habitués
aux miracles, puisque condamné par la médecine il a vécu 18 ans de plus. mais
cette fois, le lion est mort...

Frantz Charles-Denis, plus connu sous son nom d'artiste
Francisco, est décédé hier matin à l'âge de 80 ans. Chanteur pianiste
compositeur des plus belles chansons de notre patrimoine, il s'est éteint ce
matin à La Meynard après un mois d'hospitalisation.

Son enfance musicale débute à 6 ans par l'étude du piano
classique. A 16 ans, il joue à

Paris avec Barell Coppet au Blumet dans le fameux Bal nègre.
Issu d'une famille dite bourgeoise, Francisco a révolutionné le monde de la
musique antillaise en introduisant le tambour dans les salons foyalais avec sa
fameuse « biguine lélé » , née du mélange de musique des campagnes et de
musique citadine.


Par ailleurs, l'artiste a été tour à tour propriétaire de
restaurant, casinotier...et a même été à la tête de l'office du tourisme
martiniquais. En effet, qui mieux que Francisco pouvait représenter son île,
lui qui en faisait l'éloge dans le monde entier à travers ses chansons.

Francisco en a en effet composé plus d'une soixantaine de
chansons et enregistré pas loin d'une vingtaine d'albums. On trouve même des
orchestres japonais interprétant ses oeuvres. Il a enregistré au Canada et en
Amérique du Sud... et a tourné dans pas moins de 16 films dont la « Rue
Case-Nègres » d'Euzhan Palcy.

LE « PAPITO » DE SA FAMILLE

Grand voyageur, il a effectué de nombreuses tournées à
travers le monde dans près d'une soixantaine de pays. Il a animé des émissions
radio et télé au Venezuela et à Porto-Rico...


Marié deux fois, il fut entouré de l'amour de ses enfants.
Grand charmeur, il a maintes fois rendu hommage aux femmes dans ses chansons.

Sa mère née Duclos était enseignante et son père
Charles-Denis, travaillait à la préfecture.


SON AUTRE PASSION : LES ARTS MARTIAUX

Outre la musique, Francisco, était également amoureux d'une
autre forme d'art, l'art martial. Il reste un des champions, le plus haut gradé
d'arts martiaux des Antilles. Il a vulgarisé le judo, le karaté pour le rendre
accessible au plus grand nombre. Il a formé une génération de professeurs
d'arts martiaux dont plusieurs poursuivent aujourd'hui encore son enseignement.

 
Il y a une vingtaine d'années, la maladie a rattrapé la vie
trépidante de l'artiste. Il souffrait de graves problèmes respiratoires à cause
de son passé de fumeur et n'a eu cesse de répéter aux jeunes que la cigarette
lui a gâché la vie. Cela faisait 18 ans qu'il était sous respiration
artificielle. Il devait sa survie à une machine et restait cloué à un lit.
Cette vie qu'il aimait temps lui qui chantait : « Enmen la vi, la vi a bel » ,
s'est terminée ce 18 avril 2013 au matin.

Ses compositions comme « Fam matinik dou, Caroline, Enmen la
vi... » resteront des monuments de notre patrimoine musical. Il nous avait
habitués aux miracles, puisque condamné par la médecine il a vécu 18 ans de
plus. mais cette fois, le lion est mort...

Il a donné un nouveau sens au show

La disparition de Francisco, tout comme celles de plusieurs « monstres sacrés » de
la musique antillaise, sera à marquer d'une pierre blanche, car elle annonce en
fait, la fin d'un cycle entamé depuis la seconde moitié du XXe siècle...

Musicien, danseur,
spécialiste des arts martiaux, mais avant tout homme de spectacle, Francisco,
dès les années 1950, a apporté une touche novatrice, une approche nouvelle, à
la manière même de se produire sur scène. Connu, reconnu à travers toutes les
îles de la Caraïbe, mais surtout au Venezuela, où il avait séjourné durant
quelques années, Frantz s'est inspiré de toutes ces influences propres au
syncrétisme qui carractérise nos peuples des Tropiques. Son style, son type de
mûlatre basanné, son look vestimentaire, relevait beaucoup plus par exemple des
stars latinos-américaines que des « yéyés » de l'Olympia de Coquatrix... Le
blanc était sa couleur de prédilection, avec chemise, costume, cravate, sans
parler de ces fameux mocassins blancs qui faisaient la fierté de tous ces «
crâneurs » de l'époque...

BIGUINE LÉLÉ ET BOITES DE NUIT

Au niveau
des grands orchestres de bals, comme le Blue Star avec qui il a eu l'occasion
de tourner, Francisco a même révolutionné le style des musiciens, plutôt «
statiques » , voire même « golbos » , les yeux rivés sur leur partition, et
assis de manière très « conventionnelle » derrière leur gros pupitres en bois.
« L'homme de Vénézuèle » , avait ainsi, introduit les premières chorégraphies
d'orchestres dont se sont inspirés par la suite des groupes prestigieux comme
Los Caribes, La Perfecta, ou Les Trimalcos...

Ce sens du
show, cette désinvolture apparente sur scène, cette interactivité avec le
public, ont fait de lui une sorte de chanteur-animateur, un style plutôt
novateur dans les années cinquante...Il y a eu ensuite l'investissement au
niveau des boites, qu'il avait lui même souhaité, puis imposées : La Paillotte,
le Shango, la Plantation, L'Escale, ou encore La Créole à Montparnasse et La
Pantera Gitana à Caracas... Nous ne saurions, non plus, passer sous silence, sa
fameuse « biguine lélé » , qui ramenait les tambours des vieux nègres vers
Foyal, et qui était une sorte de compromis entre le bèlè rural et la biguine de
Saint-Pierre, cette ville qui l'avait vu grandir et qu'il avait toujours portée
dans son coeur... Adepte des « rondes de danmié » , Papito, (ses enfants
l'appelaient ainsi) sans « konparaisonnerie » aucune, parfois, participait à
ces spectacles populaires où s'affrontaient les majors de quartiers

Michel Thimon

- Jocelyne Béroard

C'est
toujours extrêmement touchant, quand un artiste s'en va!

Francisco, je le connais notamment avec
sa chanson « Caroline » . Depuis toute petite, il a a bercé mon enfance. C'est
quelqu'un que j'aimais beaucoup et que j'ai eu la chance de côtoyer lors des
concerts de Matébis. Il restera dans nos mémoires comme un chanteur connu et...
reconnu en Martinique!

- LES RÉACTIONS

Sully Cally, Fonction : La fin de Plomplom Tralala sur la
Savane

« C'est un ami que je perds. Je l'ai immortalisé dans le
grand-livre des musiciens créoles parce que, pour moi, il était parmi les plus
célèbres chanteurs martiniquais et il était celui qui avait le plus de culot!
Il a permis l'introduction du tambour dans la bourgeoisie martiniquaise avec
feu Simon Rostand, dit Ton Simon. Et on lui doit la réintroduction du tambour
dans la biguine avec « biguine lélé » . C'est une grande perte et la fin d'une
époque. La fin de Plomplom Tralala, sur la Savane, un grand moment de la vie
culturelle martiniquaise » .

 
Sonia Marc, La Sosso : Bon voyaj gwan frè mwen!

« Francisco est parti, qu'il veille sur nous pou nou
kontinué chanté bèlè, koinyin tanbou, joué mizik épi dansé, fè judo, fè cinéma,
inmin ich nou, inmin la vi épi fanm pou sa ki inmin sa. Bon voyaj gwan frè
mwen! » 

Jean-Emmanuel Emile : C'est lui qui nous a fait découvrir le
judo

« Je suis triste en tant qu'artiste et... en tant que
sportif! Son décès est une perte pour la culture martiniquaise, pour le sport
et les arts martiaux car Francisco était le précurseur des arts martiaux chez
nous. C'est lui qui nous a fait découvrir le judo, entre autres » .

Jean-Luc Guanel : Il avait vécu tellement de choses!

« J'ai eu la chance de connaître Francisco et de travailler
avec lui, dans des pianos-bars notamment. C'était quelqu'un qui aimait son
pays. Et il avait vécu tellement de choses! Il savait les transmettre! Il nous
les faisait partager. J'avais été très affecté quand il était tombé malade
parce qu'on ne pouvait plus aller l'entendre dans les pianos-bars. Je suis
content d'avoir été des siens au Grand Carbet lors d'un hommage. Ca lui avait
fait tant plaisir! Il avait beaucoup aimé. Il en redemandait... Ses chansons
étaient remplies d'images de son vécu. Je suis toujours content de chanter des
choses qu'il a écrites. » 

Yvette Galot, présidente de la commission Culture de la
Région : Un mélange savant qui a donné la biguine lélé

« Il était un amoureux de la vie. Un mulâtre, un bourgeois
qui a réhabilité le tambour en l'introduisant dans la biguine, dans un mélange
savant qui a donné par ailleurs la biguine Lélè. Il a été un exemple de
combativité pour les artistes. »


Aurélie Dalmat, comédienne, conseillère régionale (groupe
Patriotes et sympathisants : Une joie rare et sincère

« Je retiens l'image de l'artiste qui aimait la vie. Il l'a
chantée, proclamée. Il aimait son prochain. Un homme plein de joie de vivre.
Une joie rare et sincère. C'est une étoile de plus qui brillera dans le ciel...
» 

Miguel Laventure, Un emblème d'excellence

« Il a aimé la vie ardemment. Il l'a aimée artistiquement et
sportivement. Il était la combativité, la multiplicité, l'identité. Et
j'ajouterai l'authenticité. Il a été le premier Martiniquais à franchir des
caps, notamment dans les arts martiaux. Il est un emblème d'excellence et
d'exigence. » 

Serge Letchimy, président du Conseil régional : La perte
d'un trésor

« Avec la disparition de Frantz Charles-Denis, notre
Francisco, la musique martiniquaise perd ce qu'elle avait de plus singulier et
de plus foudroyant : une sensibilité des plus fécondes, une voix à nulle autre
pareille, un rapport total aux rythmes et à la danse, un art de la mélodie
faussement simple, très secrètement puissante, qui a su captiver toutes les
mémoires, et enrichir notre patrimoine musical de près d'une dizaine de
classiques. (...) Francisco nous est donné : comme une source, comme un trésor
inaltérable. Il nous est désormais possible d'y puiser bien des forces pour
chanter ce que nous sommes et projeter au monde l'extraordinaire créativité de
notre pays. » 

Raymond Saint-Louis Augustin, maire de Fort-de-France :
Foyalais aimé et talentueux

« Francisco. Ce Foyalais artiste aimé et talentueux qui a su
chanter et faire connaître la Martinique à travers le monde, sportif émérite,
précurseur des arts martiaux à la Martinique. » 

 
Pierre Samot, maire du Lamentin : Un exemple de vie

« A la fois pianiste, chanteur, auteur compositeur, acteur
et sportif, Frantz Charles-Denis a fait partie de ces artistes qui nous ont
composé un patrimoine culturel particulièrement riche, qui est désormais un
repère pour les nouvelles générations. Papito est et restera un exemple de vie
pour toute la diaspora noire par son courage, son talent sa force de caractère
et ce combat héroïque mené contre la maladie. » 

Philippe Petit, président du Mouvement Libéral Populaire :
Il rejoint le Panthéon des grands musiciens

« Son apport à la rénovation et à l'enrichissement de la
biguine par les influences cubaines et africaines, le fait rejoindre au
Panthéon des grands musiciens les Stellio et autres Barel Coppet... » 

- Francisco (Frantz Charles-Denis) : « J'ai un amour charnel
avec mon pays » 

Le 15 février 2007, Francisco était à l'honneur dans notre
rubrique Grand témoin. Nous republions ici l'interview et le portrait qui avait
été consacrés à ce brasseur d'idées et dénicheur de talents, a élevé les
consciences par la musique et les arts martiaux.

Un savoir-faire qu'il a su transmettre à la Caraïbe.

D'où tenez-vous cet héritage culturel ?

Je suis issu d'une extraordinaire diversité. Mon
arrière-grand-mère, Man Assette qui est morte à 114 ans, était originaire de
Saint-Philomène. C'est de là que la révolte des esclaves est partie en 1848.
Elle avait du sang caraïbe et nègre. Et mon arrière-grand-père était béké.

Mon grand-père vient du Gard, alors que ma grand-mère
maternelle était la fille d'un Corse et d'une fille Gros-Désormeaux. Et ma
grand-mère maternelle était est née à Basse-Pointe, comme Aimé Césaire.
Malheureusement, je ne pensais pas aux questions identitaires, jusqu'au jour où
j'ai rencontré le tambour en France. C'est avec des artistes africains, comme
Fonséca, que j'ai fait mes premiers pas.

C'est aussi par le tambour que vous avez conquis le public
martiniquais ?

Les choses n'ont pas été faciles, j'ai dû affronter beaucoup
d'hostilité avant d'être accepté dans tous les milieux. Car le tambour n'était
pas perçu comme un instrument valorisant. Pour moi, le tambour a été l'arme de
notre conquête identitaire. J'ai réussi à le faire entrer dans les salons
cossus de la Martinique. Dès les années soixante, j'en jouais partout sur les
places publiques et tous les lieux, où il était possible de créer une scène.`

C'est à travers cet instrument et dans un style particulier
que vous avez nourri les musiques carnavalesques ?

Le carnaval est véritablement l'occasion de la communion
entre les gens dans la joie de vivre et le défoulement spontanément C'est tant
mieux, car il fait partie du patrimoine culturel antillais, depuis l'époque de
Saint-Pierre. Avec l'évolution, le côté spontané a disparu. Du coup, on n'a pas
la même ambiance qu'avant. A présent, le public assiste à un spectacle. Par
contre, les costumes sont plus beaux, plus spectaculaires. Mais l'âme a changé.

C'est ce même sens de la fête que vous aviez installé dans
vos boîtes de nuit ?

A mon retour en Martinique, j'ai ouvert des boîtes de nuit
dans le but de favoriser la créativité et susciter des lieux de rencontre. J'ai
commencé par La Paillote.


C'était en 1955-1956, près du fort Saint-Louis. Ensuite le
Shango avec Frantz Jouannel, décédé pendant le carnaval en 1958. Puis j'ai
monté le Madiana et à la fin de 1959, j'ai ouvert La Plantation. C'était à la
veille de la grande bagarre qui s'est déroulée cette année-là à Fort-de-France.
Cet endroit était le premier cabaret de la Caraïbe. Et tous les soirs, il y
avait un show. Le public y accédait en costume et cravate, y compris mon père
qui vivait à ce moment-là avec moi dans cette maison.

J'y ai reçu des personnalités célèbres : Jean Marais,
Onassis et des acteurs américains de passage chez nous.

Et tous les grands talents musicaux se produisaient dans vos
boîtes...

La particularité de La Plantation c'est qu'il y avait un
orchestre uniquement composé de Martiniquais : Barel Coppet (clarinette),
Marius Cultier (piano). On jouait à quatre mains, c'était formidable. C'est
chez moi que Barel est devenu professionnel. Il y avait aussi les frères
Charly, avec Maurice qui jouait la guitare.

Vous avez privilégié beaucoup la Martinique, comme thème de
vos compositions.

80% de mes chansons sont consacrées à mon pays. Elles
touchent le paysage, les personnes, la gentillesse des gens, l'amabilité. Car
j'ai comme un amour charnel avec mon pays. Le piano me permettait de me libérer
des pesanteurs du quotidien. Je ne vois pas ma vie sans musique.


Etes-vous fier de l'évolution de la musique martiniquaise ?

La musique actuelle me plaît. Je ne suis pas de l'avis de
ceux qui disent que ce qui se faisait avant était meilleur. Il faut dire que ce
qui est bon, est vraiment bon. Je porte une attention toute particulière sur le
travail de Léon Sainte-Rose, dans le style de musique créole. Sans oublier
Manuel Sainte-Rose, le clarinettiste.

 
Que pensez-vous de la polémique sur le morceau de Ralph
Thamar ?


C'est des paroles inutiles. Il y a eu pire que cela et
personne n'a rien dit.


Parallèlement à la musique, vous avez propulsé le judo.
Comment en êtes-vous venu aux arts martiaux ?

Déjà enfant, j'aimais les combats, surtout lévé fessé. Une
fois en France, j'ai aussitôt tenté de faire du judo. Mais les conditions
n'étaient pas réunies, car j'étais interne. Après, je suis parti sur la Côte
d'Azur et c'est là que j'ai commencé le judo. J'avais 18 ans et je n'ai arrêté
qu'avec ma maladie, il y a quelques années.

J'ai cassé les barrières sociales, car dans les années
cinquante nous vivions les uns séparés des autres. J'ai réussi à instaurer un
esprit nouveau, par le biais du judo qui est une école de la vie. Il n'y a ni
couleur, ni religion. C'est plutôt une école de l'amitié, du respect. Le succès
ne s'est pas fait attendre, car le judo a créé un engouement insoupçonné
jusqu'alors. Si je fais un parallèle entre mon travail dans le judo et ma
pratique du tambour, je dirais que l'art martial et l'art musical sont destinés
au même but : créer l'harmonie.


Je suis fier de voir que la Martinique participe au tournoi
panaméricain de judo. Cette manifestation porte mon nom. Les responsables du
judo en Martinique font un travail conséquent et sérieux.


Quel autre bilan tirez-vous du succès des arts martiaux ?

D'abord au plan du nombre de prati quants, nous sommes
passés de trois à quatre clubs. Il y en a environ 32, aujourd'hui.

Seule une cinquantaine de personnes en pratiquaient, on en
dénombre actuellement plus de 3000.


Par ailleurs, j'ai ouvert des clubs à la Barbade, en Guyane,
Guade loupe et au Surinam. Nous avions enregistré des succès un peu partout
dans la Caraïbe. Je pense que j'ai donné beaucoup plus au judo qu'à la musique.
Mais la musique m'a apporté plus de récompenses.

 
Quel regard posez-vous sur votre pays ?


Il y a une énorme évolution entre les années cinquante et
maintenant. A mon avis, le pays a gagné 100 ans de progrès en moins de 50 ans.
C'est impensable, ce qui s'est passé, notamment dans le domaine des
infrastructures routières ou des équipements collectifs. Par contre, nous
payons cher les conséquences de l'évolution très rapide avec les encombrements
sur nos routes. Il faudrait donc résoudre ce problème en ouvrant des voies
maritimes. Au plan de la création artistique, on a assisté à un grand boom : je
pense à la très grande maîtrise de la musique.

 
Je me réjouis de voir que la Martinique célèbre le
centenaire d'Aliker. C'est un événement extraordinaire pour mon pays. Car c'est
un homme plein d'humilité. Il a énormément apporté à notre Martinique. Et je
pense que M. Césaire a trouvé en lui un ami, un frère.


- BIO EXPRESS

Originaire de Saint-Pierre, Frantz Charles-Denis, plus connu
sous le nom de Francisco est né le 9 novembre 1932 à Fort-de-France.

Fils unique de Marcel Charles-Denis et de Rose Clémence, née
Duclos, Francisco a été marié trois fois. Il est père de 10 enfants, Roselyne,
Joëlle, Marianna, Marie-Dominique, Patricia, Clémence, Caroline et Christian.
Jean-Marc et Frantz sont décédés. Il a 13 petits-enfants.


Parmi ses distinctions : Prix spécial de la SACEM, Prix
carnaval 1957, officier de l'ordre national du Mérite, Trophée du Tourisme pour
la promotion de la Martinique.

Il a enregistré environ 15 albums.

- IMAGES - Le monde arc-en-ciel

Fervent croyant, solidaire des défavorisés, Francisco est
aussi connu pour son rejet du racisme.

Il a côtoyé divers peuples qui, selon sa propre expression,
lui ont apporté un énorme enrichissement. Les arts martiaux qu'il a longtemps
pratiqué à un haut niveau, ont été également à la base de cette philosophie de
tolérance.

Aujourd'hui, sa plus grande fierté, c'est d'avoir dans sa
descendance, des petits enfants de couleurs différentes. C'est le cas de Sarah
et Christophe. Leurs parents sont respectivement Christian et Patricia, deux
des enfants de Francisco.
SOURCS :M.D.France-Antilles Martinique-19.04.2013
POUR  LA SUITE VEUILLEZ CLIQUEZ ICI

http://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/societe/francisco-les-plus-belles-notes-de-son-pays-201679.php

 
Vign_FRANCISCO--PHOTO_FERNAND_BIBAS-03

 

Les obsèques de Francisco se préparent
France-Antilles Martinique 20.04.2013


La famille de Frantz Charles-Denis, Francisco de son nom d'artiste, prépare activement les obsèques de celui qui a été tout à la fois artiste, chanteur, danseur, chorégraphe, guitariste, pianiste, percussionniste, tambouyé, animateur, comédien, compositeur et sportif. Il est prévu que le cercle restreint de la famille se recueille dès ce soir, samedi 21 avril, à la Joyau à l'occasion d'une veillée strictement privée.Lundi, le corps du défunt sera exposé à l'Atrium, dès le milieu de l'après-midi, pour que l'ensemble de la Martinique rende un hommage à celui qui était surnommé affectueusement par les siens « Papito » .Enfin, après la célébration funèbre qui aura lieu le lendemain mardi à la cathédrale Saint-Louis, le corps de Francisco sera inhumé au cimetière de la Levée, à Fort-de-France.

- « Je n'aurais jamais imaginé le succès de cette chanson »
 « C'était en 1957, ça faisait deux ans que j'étais revenu de France et avais monté tour à tour La Paillote, puis le Chango avec Jouanel, près de la Transat. Pour le carnaval de cette année-là, j'avais composé Fanm'Matinik dou, ainsi que Caroline. Ça m'avait d'ailleurs valu un prix.Un soir, je rencontre Herman Carter : un Américain qui était venu voir mon spectacle Ploum-Ploum Tralala. Il me dit vouloir garder un souvenir de la chanson du carnaval. Nous allons donc chez Yvon Monnerville pour enregistrer le morceau. Il y avait Champvert, un autre ami guitariste et Rolande qui est devenue ma femme, par la suite (...) Carter, qui travaillait pour la maison Cook avait fait un disque de mon enregistrement. Et c'était déjà un succès. Je m'en rappelle comme si c'était hier. La pochette était bleue et sur ce vinyl en 33 tours portant le nom Francisco. d'un côté il y avait Fanm'Matinik dou et de l'autre Caroline. J'étais encore novice dans le métier, mais j'ai compris qu'il y avait quelque chose de louche. J'ai donc retrouvé ce Carter et nous-nous sommes expliqués » (...)« Imagine-toi, fils, qu'un groupe Japonais vient de sortir un disque avec ce morceau au Japon! Avant même le combat de la créolité, j'avais organisé sans le savoir, la promotion de la langue créole » . Car cette « biguine lélé » est depuis des décennies, un standard que l'on se doit d'interpréter en créole. » Propos recueillis par E.H-H (1997)

- LES RÉACTIONS


Josette Manin, présidente du Conseil général : Un artiste d'exception
« Francisco, artiste protéiforme aux multiples

talents, a occupé une place à part dans le paysage culturel martiniquais, qu'il aura durablement marqué de son empreinte. Le Conseil général est heureux et fier d'avoir été, tout au long de sa carrière comme dans les moments les plus difficiles qu'il a pu connaître ces dernières années, aux côtés de cet artiste d'exception. » .
Christian Boutant, délégué de la Sacem : Un compositeur émérite
« Franscisco est inscrit à la Sacem en qualité d'auteur compositeur depuis 1970. Il a déposé à ce jour plus de 30 oeuvres parmi lesquelles « Enmen la vi » , « Bavaroise » , « Caroline » , « Fanm Martnik Dou » ou « Yélélé yé le Halou » . Nous garderons le souvenir d'un artiste de grand talent, d'un compositeur émérite mais aussi d'un homme d'une grande générosité et de sagesse. Franscisco a reçu l'hommage de la Sacem lors des prix de la Sacem Martinique » .
Le président, le conseil d'administration et le personnel du CMAC : Un toucher de piano, une voix, un style«
 Militant culturel, les apports de Francisco pour la musique martiniquaise sont innombrables. Nous retiendrons cette action forte, avant-gardiste d'introduire le tambour bèlè à notre biguine ainsi que ses enrichissements harmoniques au contact de la musique afro-cubaine. Francisco, un toucher de piano, une voix, un style, un Amour de la vie, laisse une empreinte forte dans notre pays, par son talent multiforme au cinéma, en radio, sans oublier sa carrière sportive au niveau des arts martiaux. Le CMAC a eu l'occasion d'accueillir Francisco à plusieurs reprises »
 .Claude Lise, secrétaire général du Rassemblement démocratique pour la Martinique (RDM) : Un homme d'enracinement et d'ouverture« En créant notamment la Biguine lélé, Francisco aura brillamment incarné une certaine conception de la tradition, vécue comme un héritage vivant que les artistes ont la faculté de faire fructifier par leur créativité propre. Son approche et sa pratique de l'art avaient fait de lui un homme tout à la fois d'enracinement et d'ouverture. Un caribéen profondément attaché au dialogue des cultures. Je veux aussi rendre hommage au sportif de haut niveau qu'il a été. Celui qui fut notamment un exceptionnel pratiquant d'arts martiaux qui se sera, par ailleurs, fortement consacré à en assurer la promotion en Martinique »
 
.André Lucrèce : Le souffle de son attentive gentillesse« Je ne peux que saluer Frantz Charles-Denis, celui qui constamment mettait en mouvement le monde dans l'affinité de la matière qui était la sienne, la musique. Je ne peux que saluer celui qui a su répondre à la question : comment rendre le génie d'une forme musicale - la biguine - par l'exploration des possibles sous la bannière de la liberté de l'esprit (...) Ce bel hidalgo à la chevelure noire et aux yeux rieurs s'en est finalement allé de ne pouvoir respirer qu'une très faible brise issue de la vie. Mais demeure le souffle de son attentive gentillesse et celui de sa musique marquée du sceau de l'inventivité et de l'amour du pays. »
 Eugène Larcher, président de la communauté d'agglomération de l'Espace sud : Le père de la Biguine lélé« La disparition de Franscico représente une perte considérable pour la grande famille des musiciens et des artistes martiniquais. Je veux rendre hommage à celui qui fut un modèle de polyvalence rigoureuse et inspirée. Père de la Biguine lélé, il se sera distingué par une étonnante capacité à allier ancrage dans la tradition, audace et inventivité (...) Je salue, par ailleurs, le niveau d'excellence qu'il avait atteint dans le domaine des arts martiaux, qu'il aura contribué à développer en Martinique » .

Luc Clémenté, maire de Schoelcher : Formidable ambassadeur
« Figure emblématique de la musique, la Martinique perd l'un de ses fils, un formidable ambassadeur de notre culture et des arts martiaux. Son oeuvre demeura à jamais inscrite dans notre patrimoine culturel et musical » .

José Alpha : Hey Babalou...
« Moi, je ne te vois qu'à travers ta fureur de vivre, ton élégante allure d'hidalgo, ta moustache conquérante, tes mains bavardes et tes yeux de fauve, et puis tes jambes ; tes jambes et tes pieds en mouvement permanent qui swinguaient la biguine, la charanga, le béliya, le judo et la comédie créole que tu as portée jusqu'au bout de souffle du pays qui était le tien, avant de t'élever dans l'ailleurs en nous précédant. Et puis la sagesse acquise au fil des katas et des Ippons qui traverse les races, les cohérences, les occurrences, les tolérences ; et puis ta voix de boléro qui me tue chaque fois encore, quand j'essaie de m'habiller de ton charme... inoxydable. Yep » .

SOURCE :France-Antilles Martinique 20.04.2013

http://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/societe/les-obseques-de-francisco-se-preparent-201865.php

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Vign_FRANT_CHARLES_MERCI
 
Vign_23
 
Vign_depouille

disparition
Les martiniquais rendent hommage à Francisco Par Joseph NodinPublié le 23/04/2013 | 00:45,
 mis à jour le 23/04/2013 | 06:53Des centaines d'anonymes et de personnalités, ont défilé lundi soir à l'atrium à Fort de France pour dire adieu à Francisco. L'artiste et judoka émérite sera enterré dans l'après-midi à Fort de France.
Lire la Suite Veuillez Cliquez ICI

http://martinique.la1ere.fr/2013/04/22/les-martiniquais-rendent-hommage-francisco-30475.html

 
Vign_42
 
Vign_2
 
Vign_11
 
Vign_40
 
Vign_3
 
Vign_23
 
Vign_1
 
Vign_36
 
Vign_5
 
Vign_18
 
Vign_13
 
Vign_30
 
Vign_41
 
Vign_ainmin-la-vi-francisco-livre
 
Vign_845_470xfloat_francisco-par-jean-guy-cauv
 
 
 

vign1_1

vign1_2

vign1_23
 
Vign_francisco-la-biguine-lele-hit-parade-007-front
 
Vign_francisco
 
Vign_rue-cases-negres-affiche1
 
Vign_img_1068
 
Vign_frantz_charles
 
Vign_40
 
Vign_38
 
Vign_31
 
Vign_37
 
Vign_2
 
Vign_20
 
Vign_1
 
Vign_23
 
Vign_18
 
Vign_5
 
Vign_11
Francisco
Musicien (MARTINIQUE)
Francisco – Frantz Charles Denis – est né en 1932 à Fort-de-France (Martinique). Fils unique d’une famille aisée, Francisco apprend très jeune le piano auprès du célèbre musicien Victor Coridun. Quand il part faire ses études de vétérinaire en France, sa passion pour la musique et la danse l’anime toujours. A Paris, il s’inscrit aux cours de danse de Catherine Dunham, et crée bientôt un groupe de danse, Miyo, qui anime durant quelques mois un Club Olympique en Corse puis enchaîne des galas en province. Francisco se découvre une passion pour le judo à cette époque. De retour à Paris, il se produit dans plusieurs cabarets de musique antillaise ou cubaine, au bal Blomet comme à la Cabane Cubaine, son lieu de prédilection, mais aussi la Romance. Fortement influencé par la musique cubaine, il crée en 1950, son propre cabaret, l’Escale, avec le pianiste martiniquais Frank Rosine, où afflue une large clientèle sud-américaine. Francisco s’envole ensuite pour une tournée mémorable sur la Côté d’Azur, de Cannes à Juan-les-Pins, mais aussi en Europe.
Il retourne en Martinique en 1955, pour mettre son talent au service des musiciens locaux. Il monte en 1956 La Paillote, un dancing très populaire séduit par son jeu teinté de musique latine.
Il se bat également pour l’introduction du tambour dans la musique qu’affectionnent les mulâtres en Martinique. Fortement méprisé à l’époque, le tambour traditionnel est considéré comme l’instrument des nègres des campagnes. Ayant fréquenté des musiciens africains à Paris, Francisco organise en Martinique une vraie campagne pour la revalorisation du tambour. Il anime des conférences sur le rôle du tambour dans la société, part à la rencontre de Ti-Emile à Sainte-Marie, et organise le 1er festival consacré au tambour à Fort-de-France en 1960. Il plonge dans les racines de la tradition martiniquaise, fréquente les lieux les plus reculés de l’île, participe aux rondes de danmyé rythmées par le tambour bèlè.
En 1957, Francisco se fait également acteur, et tourne dans La Mauvaise Graine. La même année, il crée le Shango, avec Frantz Guanel, un dancing où il composera deux de ses grands succès, « Fanm Matinik dou » et « Caroline ». En 1958, il se lance dans un genre musical nouveau en compagnie de Marius Cultier et Jack Gil : la biguine latino et la biguine lélé qui marie le tambour traditionnel bèlè à la biguine.
Il s’installe à Porto-Rico pour plus d’un an, où il joue dans des orchestres locaux, avant d’enregistrer un album, puis au Vénézuela, où il sortira deux autres disques.
De retour en Martinique, il ouvre La Plantation, un night-club très prisé où il recevra des célébrités comme Kirk Douglas ou Jean Marais.
Homme aux talents multiples, Francisco s’est également fait acteur, champion d’arts martiaux, et responsable du service artistique et culturel de l’agence régionale de développement touristique de la Martinique.
Au long de sa carrière, cet artiste fétiche du public martiniquais a composé plus d’une soixantaine de chansons et a enregistré une quinzaine d’album.
En 2003, Francisco a été promu au grade d’Officier de l’Ordre National du Mérite. A l’âge de 71 ans, l’artiste ne fait plus que de rares apparitions en public en raison de la maladie qu’il combat depuis plusieurs années. Son public s’est réjouit de cette distinction.
 SOURCE :
http://www.acaga.net/artistes/html/francisc.html
 
Vign_407642_3352602872747_1463629516_n

 

Communiqués18/4/2013Martinique.
Serge Letchimy :
Le décès de Francisco, la perte d’un Trésor

Fort-de-France. Jeudi 18 avril 2013. CCN. Serge Letchimy, Président du Conseil Régional, réagit au décès de Francisco, qu'il qualifie de perte d’un Trésor. Dans un communiqué de presse, il explique son ressenti.

"Avec la disparition de Frantz Charles Denis, notre Francisco, la musique martiniquaise perd ce qu'elle avait de plus singulier et de plus foudroyant :

- une sensibilité des plus fécondes,
- une voix à nulle autre pareille,
- un rapport total aux rythmes et à la danse,
- un art de la mélodie faussement simple, très secrètement puissante, qui a su captiver toutes les mémoires, et enrichir notre patrimoine musical de près d'une dizaine de classiques.

L'élégance, la subtilité, le sens de la séduction, le goût de la tradition allié à la plus latino américaine des modernités, lui ont permis d'offrir de nouveaux souffles à la biguine, au tambour, à une très juste célébration de la vie, de l'amour, de la femme et des beautés de notre pays Frantz Charles Denis nous a quittés.

Francisco nous est donné : comme une source, comme un trésor inaltérable.

Il nous est désormais possible d'y puiser bien des forces pour chanter ce que nous sommes et projeter au monde l'extraordinaire créativité de notre pays.

Au nom de tous les élus de la Région Martinique, en mon nom personnel, j'assure à ses proches notre soutien le plus reconnaissant et l'expression de notre très affectueuse proximité".
SOURCE : ----http://www.caraibcreolenews.com/  

Lire la suite veuillez cliquez ICI
http://www.caraibcreolenews.com/communiques,1,4968,martinique-serge-letchimy-le-dy-cy-s-de-francisco-la-perte-d-aoun-try-sor.html
 
Vign_depouille
© Michel Joseph La dépouille de Frantz Charles Denis "Francisco", dans la salle de l'atrium et l'hommage des pratiquants des arts martiaux
Hommage à Francisco à l'atrium
Adieu l'artiste !
 
Vign_live-at-bruxelles
Francisco est décédé jeudi 18 avril 2013. Il laisse dans nos mémoires sa musique, sa joie de vivre (inmen la vi), et le judo.Plus d'info sur Francisco ici

http://alrmab.free.fr/francisco.html
 
 
 
 
 
 
 
 
Vign_FRANCISCO-
 
Vign_FRANT_CHARLES-H
© 2011
Créer un site avec WebSelf