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ROBERT MAVOUNZY (1917-1974)

Né au Panama le 2 avril 1917, Robert Mavounzy a 11 ans quand il arrive en Guadeloupe avec sa famille. Il se distingue aussitôt comme batteur et danseur de claquettes. Engagé dans le Fairness’s Jazz de Roger Fanfant, il joue aussi de la scie musicale, du xylophone et, à partir de 1933, du saxophone.

Peu après son passage à l’Exposition Internationale de Paris en 1937, il revient en France pour y faire carrière et commence au Café de Paris et au Chantilly. Durant l’Occupation, il fait sensation à La Cigale et participe à de nombreux concerts du Hot Club de France.

De 1947 à 1949, Robert Mavounzy est chef d’orchestre à La Boule Blanche. Il fréquente ensuite les jam-sessions et joue dans divers cabarets. En 1956, Robert Mavounzy est à La Canne à Sucre. Il fait une tournée en Guadeloupe en 1957 puis à la Martinique en 1958. En 1960, il accompagne Joséphine Baker à l’Olympia, part en tournée en Grèce avec Al Lirvat puis revient dans l’orchestre de La Canne à Sucre animé par Gérard La Viny.

Fin 1964, il part pour cinq ans en Guadeloupe. Revenu à Paris en 1970, il retrouve sa place à La Cigale dans l’orchestre d’Al Lirvat. Un soir, lors d’une représentation, il est victime d’un malaise et décède à l’hôpital de Créteil le 24 mars 1974. Prodigieux improvisateur, virtuose doué d’une oreille et d’une technique infaillibles, Robert Mavounzy est un génie du saxophone qui n’a jamais été égalé.

Par Jean-Pierre NEUNIER
 
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ROBERT MAVOUNZY
(Alias Rabôte)

Né à COLON (Panama),

de mère Guadeloupéenne et de père Panaméen le 02 Avril 1917,

dès son enfance, il à été initié à la musique et jouait à la scie musicale et à la batterie, il est âgé de 10 ans lorsque son père décède.

De retour en GUADELOUPE avec sa maman et a peine ont-ils le temps de s'installer, l'enfant prodige est engagé comme batteur, dans le plus illustre des orchestre que dirige Roger FANFANT, " le Fairness's Jazz ", cet orchestre compte d'éminents musiciens qui sont : Madame THERMES au piano (professeur de musique) - Elie CHAUDREAU à la guitare - Maxime WILLIAM à la trompette - Roger CITE à la batterie - Robert et Roger FANFANT au violon, tous ces musiciens font la joie de leurs admirateurs, leur admiration pour ce gamin qui tient la batterie de manière électrique ajoute au succès du " Fairness's Jazz ".En 1933, Robert MAVOUNZY fait l'acquisition d'un saxophone qu'il maîtrise assez rapidement, il s'amuse à jouer aussi bien du saxo alto au ténor en passant par le baryton sans oublier la clarinette, au sein du même " Fairness's Jazz ", il joue au saxo ténor et Staël GABALI est au saxo alto. En 1937, l'orchestre est désigné pour se rendre en France pour y animer le pavillon de la GUADELOUPE lors de l'exposition Internationale des Arts et Techniques, Madame THERME qui ne tient pas à faire le voyage, se désiste au profit du jeune pianiste Edouard PAJANIANDY dit " MARIEPIN ", une photo immortalise ce grand événement !Avant son retour en GUADELOUPE, l'orchestre enregistre six faces de biguines aux studios Pathé puis, Robert MAVOUNZY ne tardera guère de revenir tout seul à Paris, c'est sans difficulté qu'il prend contact avec les grands musiciens de la capitale. Il joue avec le grand trompettiste Bill COLEMAN au " Club des Champs Elysées ", puis au " Chantilly " avec le guitariste Argentin Oscar ALEMAN.
La guerre de 39 - 45 éclate, les musiciens de couleur on du mal à trouver du travail, Félix VALVERT à une idée de génie, il décide d'aller en zone libre, il parvient à réunir les meilleurs musiciens antillais du moment, tels que : Abel BEAUREGARD - Paul LUDE - Jean DEGRACE à la trompette - Albert LIRVAT au trombone et à la guitare - Claude MARTIAL au piano - Alberto BORGIANO à la contrebasse - Fred ALEXI à la batterie - Robert MAVOUNZY - Eugène DELOUCHE - Emilio CLOTILDE et VALVERT lui-même au saxophone.Nous sommes en Février 1942, L'épopée ne dure que quatre mois, au mois de juin, Robert MAVOUNZY revenu à PARIS se voit engagé dans l'orchestre du camerounais Fredy JUMBO qui officie à la brasserie " la cigale " ; MAVOUNZY est au saxo alto tandis que Sylvio SIOBUD est au saxo ténor, l'haïtien Maurice THIBAULT tient le piano, Henri GODISSARD le Guyanais tient la contrebasse et Fredy JUMBO le pipeau et la batterie.
Un musicologue bien connu écrit la chose suivante en parlant de RABOTE …le pilier de l'orchestre, arrangeur de la plupart des morceaux, était Robert MAVOUNZY qui transmettait son aura à tous les musiciens sans exception, capable de s'exprimer avec le même brio au soprano, à l'alto, au ténor, au baryton ou à la clarinette, il passait d'un instrument à l'autre et poussait la fantaisie jusqu'à en jouer de deux à la fois…Au mois d'octobre 1942, " la Cigale " offrait à son public une section de quatre saxophones : Eugène DELOUCHE et Chico CRISTOBAL à l'alto (émule de Mavounzy) Sylvio SIOBUD au ténor et Robert MAVOUNZY au baryton ; un vrai feu d'artifice !!!
Le 18 Novembre 1942 se produit un grand événement discographique, l'orchestre de Fredy JUMBO enregistre chez "Polydor". Pour la circonstance, Robert MAVOUNZY fait appel à son ami Albert LIRVAT qui intègre la formation pour la guitare. Le non-voyant Claude MARTIAL tient le piano, Sylvio SIOBUD est au saxo ténor, Henry GODISSART à la contrebasse, Fredy le chef d'orchestre toujours à la batterie et au pipeau.
(Orchestre de Fredy JUMBO en 1943) Voilà ce que rapporte le bien connu Jean-Pierre MEUNIER : les deux saxophonistes se placent dans la lignée des meilleurs américains, Robert MAVOUNZY à l'alto posséde l'aisance déconcertante, la logique sophistiquée et intuitive, l'élégance, l'invention, l'exubérance d'un saxophoniste comme Benny CARTER dans des chorus ou chaque attaque est un cri de joie, Sylvio SIOBUD, quant à lui, a retrouvé son ténor, la générosité véhémente, l'assise inébranlable, la flexibilité chaude et moelleuse d'un Coleman HAWKINS Albert LIRVAT assure le soutien métronomique et harmonique d'un Freddie GREEN. Dans une autre séance d'enregistrement, il est dit que : " Robert MAVOUNZY donne une démonstration de sa verve et de sa fantaisie à la clarinette ". Autre phrase à souligner, il s'agit en réalité d'une Jam-Session dans laquelle notre vaillant trio LIRVAT - SIOBUD - MAVOUNZY (ce dernier empoignant l'alto avant de conclure à la clarinette) nous donne en final
(Robert MAVOUNZY et Albert LIRVA)une époustouflante improvisation collective emmenée par MAVOUNZY dans la plus pure tradition de la Nouvelle-Orléans. Autre phrase encore dans " georgina " composition de Robert MAVOUNZY, celui-ci développe un chorus de clarinette débordant de jubilation. Robert MAVOUNZY était de toutes les Jam-sessions organisées après la libération par Charles DELAUNAY, il à été le premier musicien en France à se lancer dans le style Be-Bop de Charlie PARKER, il fut aussi le premier à en faire des enregistrements à Paris, six mois avant que le grand trompettiste Dizzy GILLESPIE ne vienne en faire la démonstration de ce nouveau style de musique à la salle Pleyel en février 1948.
(Madame MAVOUNZY et son fils Robert avec Emilien ANTILE)Robert MAVOUNZY fut le plus prestigieux des saxophonistes antillais, il a marqué le siécle par sa façon de s'exprimer au saxo, il fut souvent imité jamais égalé, il eut de nombreuses empoignades tant avec son émule Chico CRISTOBAL qu'avec Emilien ANTILE - Sylvio SIOBUD - Franck " Big Boye " Goudie etc. Après plus de trente ans d'animation à " la cigale " ce musicien de renom, compositeur émérite, fut pris d'un malaise dans cette brasserie de renommée internationale, haut lieu du Jazz à Paris, c'est aussi dans ce temple de la musique qu'il a pu se mesurer aux grands musiciens américains, donnant à ses fidèles admirateurs le maximum de son talent. Citons quelques unes de ses œuvres qui devinrent des classiques du genre ; Pour le Jazz : " la cigale " " georgina " et pour la musique traditionnelle Antillo-Guyanaise : " bon ti rhum la " " ka y fait ou " " bégonia " etc.  

 

Robert MAVOUNZY succombe à son malaise le 24 Mars 1974.

Il fut remplacé à la cigale par le non moins valeureux saxophoniste "Ti Marcel" LOUIS-JOSEPH, c'est aussi Ti Marcel qui fut sollicité par le curé de l'église des Abbesses pour jouer " du Robert MAVOUNZY " au moment de la cérémonie religieuse, l'église fut archi-pleine des musiciens métropolitains, Américains et Antillo-Guyanais. Que d'yeux ce sont voilés ! la gente féminine fondait en larmes, adieu RABOTE ! ton nom restera gravé dans la mémoire de plusieurs générations de MADIKERA et de la GUYANE.

SOURCE:(Aude BAGOE)

http://alrmab.free.fr/robertmavounzy.html

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Robert Mavounzy

Robert Mavounzy naquit à Colon

( République de Panama) le 2 Avril 1917

Il est décédé le 24 -Mars-1974

à L'hôpital Henri Mondor à Créteil-

( Père de deux enfants : Marie et Jacky,

Robert Mavounzy est enterré au cimetière de Saint-Ouen …


Il jouait du saxophone alto, ténor et soprano. Robert Mavounzy naquit à Colon ( République de Panama) le 2 Avril 1917 -de père et de mère guadeloupéens.Ses parents étaient partis travailler à la construction du Canal . Jeune prodige, il montre très tôt des talents de musicien. C'est en 1928 que sa famille vint se fixer en Guadeloupe où il fit connaissance du folklore local. Vers 17 ans il se met au saxophone alto.

SUR LES TRACES DE L'ARTISTE

TOUS LES ARTISTES DE CETTE ÉPOQUE RECONNAISSENT SES QUALITÉS DE SOUFFLEUR

Pendant l'occupation allemande le jazz ne fut pas interdit . Une grosse clientèle d'officiers maintenaient les autorisations des cabarets parisiens. Les antillais Al Lirvat et Robert Mavounzy, dits “musiciens coloniaux”, purent continuer à exercer leur art malgré que certains lieux soient interdits aux juifs et au nègres .Les titres américains furent un temps rebaptisés à la sauce Propaganda Staffel .Le Hot Club de France présenta Salle Pleyel le 19 décembre 1943 : le Hot Club colonial “un festival de musique nègre”avec : - un grand orchestre sous la direction de Félix Valvert (1) - un quintette et orchestre typique - Robert Mavounzy et son nouvel orchestre A Paris Robert joue avec le trompettiste Bill Coleman (jazz traditonnel et classique 1904-1981) au Café de Paris puis au Chantilly. Il passe à “la Cigale”au côté du trombone Al Lirvat en 1942. Accompagnateur et instrumentiste recherché, le 7 juillet 1943, il enregistre au sax alto au côté du guitariste Django Reinhardt et son orchestre : “Gaiement, Blues d'autrefois, Place de Brouckère” . Il enregistre également avec le noir américain Harry Cooper (trompet. 1903-1961 citoyen français en 1941) pour “Swing”, Léo Chauliac ( pianiste de jazz), Gus Viseur (accordéon jazz- musette 1915-1974 ), Hubert Rostaing (sax .a. et clarinet. 1918-1990) . Robert quitte en 1945 le café “la Cigale” pour “l'Elysée Montmartre”. A la libération on le voit rue Chaptal faire une jam session avec deux musiciens américains. Il enregistre pour Swing avec les :”Bebop Minstrels “en 1947: Allan Jeffrey et Jack Carmon (trompet.), André Persiany (pianiste), Emmanuel Soudieux (contrebass.1919-), Benny Bennett (drums). Participe à de nombreux concerts: École Normale, Théâtre Marigny, Salle Pleyel et d'autres, suivi d'une série de contrats entre 1947 et 1949 à l'Etincelle, au Parnasse, au Melody's, à La Boule Blanche et au Rêve; s'ensuit une série de tournées en France et à l'étranger. En 1954: enregistrement pour Pathé, en compagnie de Sonny Grey (trompet.), Bill Tamper (tromb.), Sam Walker (saxo ténor), Art Simmons (piano), Buddy Banks (contrebas.), Benny Bennett (batter). Une série de 78 tours avec Al Lirvat pour les cuisinières “Chauffé biguine là” (wabap) , il enregistre avec Paul Emile Haliar et son orchestre “Jeunesse” les oeuvres de Jean Bordin. Robert Mavounzy et Al Lirvat connaissent un grand succès de 1955 à 1960 à “La canne à Sucre”et participeront à la Revue de Josephine Baker” Paris mes Amours”pendant un mois probablement en Janvier 1960 à l'Olympia sur l'initiative de Bruno Coquatrix . Retour au pays en 1964, il restera en Guadeloupe jusqu'en 1970 . Marcel Mavounzy raconte qu'a la demande de ses fans il fit revenir Robert de la métropole en 1956 . “Le jour de son arrivée en rade de Pointe-a-Pitre, la joie était à son comble, avec des banderoles sur les immeubles du port, dans les rues de la ville, avec des orchestres locaux, des fleurs, des klaxons de voitures, un service d'ordre de police. Enfin tout ce qui est dû à une vedette ou un représentant d'un pays.” Le jazz et la biguine faisant bon ménage d'après les amateurs, de retour à Paris il rejoue avec son ami Al Lirvat à la brasserie “La Cigale” où il sera frappé du mal qui l'emportera en mars 1974.

Par Marcel MAVOUNZY

 
 

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NOU KA SONJÉ 

ROBERT MAVOUNZY

 
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ANTILLES EN FÊTE

(MUSIQUES DE LA CRÉOLITÉ -

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ROBERT MAVOUNZY – AL LIRVAT –

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ET SON TRIO Direction artistique :

JEAN PIERRE MEUNIERLabel :

FREMEAUX & ASSOCIESNombre de CD : 1

 
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ALBUM D'OR DE LA BIGUINE (1966-1972)

GUADELOUPE - MUSIQUES D'AUTREFOIS

Direction artistique : RAYMOND CELINI

(REEDITION JEAN PIERRE MEUNIER)

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 DISQUE

 Robert Mavounzy & Les Emeraudes Boys-

1: Limbe-Robert -  Mavounzy & Les Emeraudes Boys

  2: Jou la ka rouve -  Robert Mavounzy & Les Emeraudes Boys

  3 : Guadeloupe aimée-  Robert Mavounzy & Les Emeraudes Boys

  4: Roule roule à zote- Robert Mavounzy & Les Emeraudes Boys

  5: Bougo - Robert Mavounzy & Les Emeraudes Boys

  6: Pitite a maman -Robert Mavounzy & Les Emeraudes Boys

  7:Adieu Marie-Galante- Robert Mavounzy & Les Emeraudes Boys

8:Un soir à Saint-François-Robert Mavounzy & Les Emeraudes Boys

 9-Brigadier pas condamné moin-Robert Mavounzy & Les Emeraudes Boys

 10-L'homme à Versailles-Robert Mavounzy & Les Emeraudes Boys

  11-Moin ce on joueur-Robert Mavounzy & Les Emeraudes Boys

DISQUE-ANNÉE :1957

 
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Album d'or de la biguine (Guadeloupe :

Musiques d'autrefois

Robert Mavounzy

 Alain Jean-Marie

Manuela -Pioche

Année-1966-

 
1- Nous les cuisinière- Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 

2- Guadeloupe an nous-Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 

3- Mone a ou ce moune a ou-Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 
 
4-Ce biguine-Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 
 
5-Ti Doudou an moin-Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 
 
6-Ninon-Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 
 
7- Mon automobîle-Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 
 
8-Serpent maigre-Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 
 
9-Touloulou-Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 
 
10- Doudou pas pleuré-Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 
 
11-Chauffe biguine la-Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 
 
12- Adieu foulards, adieu madras-Alain Jean-Marie & Robert Mavounzy 
 

 
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